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Bal de Printemps

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Drago Malefoy_2
Elève de Serpentard 6ème année
Elève de Serpentard 6ème année



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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Mer 12 Mar - 23:46:41

Paresseusement étendu sur son lit baldaquin, Drago Malefoy contemplait le plafond de sa chambre avec une indifférence profonde. Il se morfondait dans son immobilisme depuis une éternité. L’empreinte de sa silhouette s'enlisait dans ses draps depuis si longtemps qu’il se trouvait à présent, autant dire, cimenté à son matelas. Le jeune homme profitait lâchement de l’isolement confortable de son dortoir pour céder à ces tourments courants de la vie d’adolescent. Une émotion étrange l’étreignait, un poids d’origine inconnue l’écrasait. Une partie de lui cherchait à comprendre son affliction, mais chaque fois qu’il s’engageait sur une piste, une autre partie de lui, que nous appellerons «flemme», l’en dissuadait, prêtant la sourde oreille à ses affres éperdues, estimant préférable de les évincer et de prendre sur soi.

La rancune, l’indécision, la peur, l’incompréhension, le vertige se suppléaient en son esprit et brouillaient ses idées, le condamnant à errer indéfiniment dans un labyrinthe sans issue. Le temps allait donc son cours sans que le garçon semblasse vouloir remuer à nouveau un jour. À un moment, il en vint à se porter la réflexion suivante : À quoi s’engageait-on lorsqu’on accompagnait une fille à un bal ? Pas assez pertinente pour le dissuader de s’y risquer, suffisamment en lien avec son mal pour aboutir à une conclusion hypothétique. Son esprit, flottant toujours au milieu d’un océan lymphatique, s’appliqua distraitement à y répondre.


*À danser, évidemment, fut sa première pensée.*

Ou autrement dit :
Mouvoir son corps assez près de celui de sa partenaire pour partager un semblant d’intimité.


*Si elle est assez dégourdie - et elle l’était assurément s’il daignait l’accompagner - à se moquer ensemble des premières années, ridiculiser les piètres danseurs... constitua sa seconde observation.*

Ou, différemment formulé :
Partager une complicité, dans la tyrannie.


*Sans oublier, à se côtoyer toute une soirée… parvint-il en conclusion.*

Ce qui impliquait, subséquemment :
Passer du temps agréable à deux.

Bien. Maintenant, en multipliant ces éléments, toujours sans empressement, et en les incorporant à sa propre situation contextuelle, la déduction suivante s’imposait : si Erylis et lui-même se rendaient au bal ensemble, le jeune couple devrait forcément partager une intimité, une complicité et s’efforcer de passer du temps agréable à deux… Bien. Tout ce qu’il y avait de plus logique… En fait, à y réfléchir, pas si bien. Car, malencontreusement, ces trois incontournables typiques d’une soirée de Bal, l’adolescent doutait fortement pouvoir s’en accommoder au bras de sa petite amie. Oui, oui, je sais... Malgré son indolence, Drago se rappelait très bien ce qu’impliquait être en couple. Inévitablement, que les deux jeunes gens partagent une intimité, une complicité et, il va de soi, soient capables de passer du temps agréable en compagnie l’un de l’autre. Et c’était précisément le paradoxe qui le faisait stagner.

Était-il logique d'être incapable de profiter avec sa petite amie des principaux bénéfices d’être en couple ? Sortir avec une personne, mais se résigner à ne pas partager d’intimité, de complicité ou un moment agréable à deux ?… Résolument, et à son grand désarroi, rien de logique ne pouvait prétendre lier son cœur à sa tête. Ou plutôt, lier ses sentiments à son orgueil. Son pompeux orgueil qui proscrivait obstinément tout contact avec celle qui l’avait - sans le vouloir il fallait l’admettre - solidement humilié ; et cela en présence de son pire ennemi ! Le préjudice avait été commis de manière involontaire, mais cette phrase aurait aisément pu se terminer au début, son orgueil la lirait ainsi de toute manière. Le préjudice avait été commis. Point. Mais l’acte était-il si répréhensible ? Serait-il plus raisonnable d’oublier le malentendu, de faire un trait sur son honneur bafoué, et de se réconcilier avec elle ?

Tandis que ses pensées vagabondaient le long de ces questionnements existentiels, il négligeait un détail. Il délaissait le souvenir d’avoir eu le malheur d’omettre de verrouiller sa porte lorsqu’il s’était confiné dans son exil, condamnant à une vulnérabilité fortuite son havre de paix. Il s’avérait aussi qu’une véritable tornade irlandaise passait dans le coin. Nécessairement, la bourrasque ne se gêna pas pour s’engouffrer par l’embrasure de sa chambre et rompre impunément la quiétude ambiante.


« Hey, Malefoy, ça te dirait d’aller au bal avec moi ? »

Le dit Malefoy, qui avait à prime abord sursauté, considéra avec un étonnement mal dissimulé la rafale d'audace qui venait de surgir en trombe de son cadre de porte. Whoua… Une… manifestation divine… Quelqu’un, là-haut, avait ouï ses tourments et lui avait envoyé… Joana O’Donnell. Drago cligna des yeux à quelques reprises, échouant à comprendre ce qui poussait la vipère à se comporter de manière aussi cavalière, aussi insoupçonnée de sa part. Ses yeux se plissèrent en une fine ligne maligne et un sourire tout aussi déluré scinda ses lèvres. Se pourrait-il que…

« Pas de malentendu. Je ne suis pas une groupie.

*Le sourire malicieux s’efface…*

Je te propose plutôt… une alliance.

*…regard intrigué, oreille attentive…*

Tu comptes peut-être aller au bal avec Sayan en fait.

*…crispation subtile de la mâchoire…*

Mais si ce n’est pas le cas, je te propose ma compagnie. Rien de romantique. Pas de chichis. Deux bons amis, semant la terreur à une soirée attendue par beaucoup. »

D’accord, là c’était un signe. Timing impeccable, proposition plus qu’alléchante. Le choix était fait avant même qu’elle ne termine son discours.

« Dire que, ça fait plus de cinq années qu’on se côtoie… Ça t’en aura pris du temps avant de venir m’accoster, se moqua-t-il, sourire goguenard à l’appui. Je croyais que tu ne te déciderais jamais. »

Oui, il plaisantait. Le poids qui jusque là pesait sur sa personne s’était subitement évaporé et les interrogations ne tenaient plus. Une doucereuse allégresse les délogeait, en vue de cette mielleuse perspective...

« Il n'y a personne d'autre que toi avec qui je préfèrerais me rendre à cette soirée, Joana, fit-il, flagorneur à souhaits, comme d'usage chez les serpents. Deux bons amis, semant la terreur à une soirée attendue par beaucoup... C'est exactement ce qu'il me fallait pour me changer les idées ! »

Le garçon acceptait d’emblée le plan luciférien de sa comparse vipérine. Il irait au Bal de printemps au bras de Joana O’Donnell. Pas de remords à avoir. Si, pour raccommoder son couple, il avait effectivement pu faire un trait sur son honneur bafouée, alors il n’aurait pas été Drago Malefoy…

Le soir du bal, le jeune homme se retrouvait donc devant son miroir, attelé aux derniers préparatifs, paré à ne pas aller au Bal avec sa petite amie. Après avoir ajuster la dernière touche à son habit – une cravate aux reflets métalliques brillamment agencée à l’argent miroitant de ses prunelles – il jeta un dernier coup d’œil mécontent à la glace. Ses cheveux étaient miraculeusement lisses et soignés, sans qu’il ait eu besoin d’y passer le moindre peigne, comme à l’habitude. Chemise noire, pantalon noir et courte veste nacrée, simplement, mais harmonieusement coordonnés ; devant lui se tenait un admirable garçon dont mère Malefoy aurait été absolument fière. Néanmoins, quelque chose clochait. Drago resta un bon moment à chercher ce qui n’allait pas, quel détail lui échappait. Il dut pourtant bientôt se résigner et se diriger vers la Grande Salle sans avoir résolu l’affaire, question de ne pas faire poireauter davantage sa cavalière. La connaissant, elle devait déjà s’impatienter.

De toute façon, même s’il était resté planté devant son miroir une heure entière, il n’aurait pas pu remarquer quoi que ce soit d’incongru en son accoutrement. Car son malaise était ailleurs. Il provenait du simple fait qu’il s'apprêtait à se rendre au Bal sans Erylis. Bien qu’il se convainquait n’avoir absolument aucun redevoir envers elle, qu’il avait absolument le droit d’y aller avec qui il désirait, il savait pertinemment qu’elle ne sauterait pas de joie en l’apercevant au bras d’une autre fille. D’un autre côté, à y penser, un plaisir malsain s’insinuait en lui... Sa rancune cédait place à un désir vengeur qui, à chaque pas qu’il faisait vers le tumulte de la Grande Salle, s’entérinait, s’avilissait. Lorsqu’il franchit enfin les majestueuses portes de chênes et se retrouva dans la mer d’élève, une détermination quasi-inflexible soulevait son menton, tout doute s’était dissipé. Pas question d’exhiber la moindre faiblesse en public…

Il ne mit pas longtemps à repérer celle à qui il avait offert son bras, mais inopportunément, moins longtemps encore pour remarquer celle à qui il l’avait soustrait. Là, près du buffet, à discuter avec ce garçon légèrement plus âgé que lui… Alors, elle avait osé se présenter au bal avec un autre ?!? Drago serra les dents et se dirigea sans attendre vers la demoiselle masquée qu’il avait aisément reconnue comme étant son escorte. Sans s’en rendre compte, son regard dévia et il examina d’un œil noir la paire d’adolescent allogène tout au long de son avancée. Le visage placide, le regard embrasé. Qu’est-ce qu’elle faisait là ? Avec cet illustre inconnu de septième année avec qui elle n’avait jamais eu la moindre entrevu… Grand, charmeur, suédois… S’intercalant délibérément dans un angle où il pourrait surveiller les agissements d’Erylis – elle restait tout de même sa petite amie après tout ! Enfin, aux dernières nouvelles… - il rejoignit sa partenaire de la soirée.


« Je ne t’ai pas trop fait languir ? certifia-t-il distraitement sur ce ton banal qui préconisait instamment la réponse comme étant « Non voyons, pas du tout Dray ! »»

Ayant engager la conversation, il délaissa, presque à contre cœur, la contemplation des deux tourtereaux pour porter son attention sur sa compagne. En la considérant pleinement, il se rappela à qui il parlait et l’animosité qu’elle pouvait manifester lorsque contrariée, et donc, bifurqua prestement dans sa manière de l’aborder.

« Désolé pour le retard, j’ai… j’a… j’avais… *Cesse de regarder Erylis !* Enfin, désolé… bredouilla-t-il bêtement. »

Un besoin machinal cherchait à établir si oui ou non elle l’avait remarqué. Et alors qu’il se posait la question, il crut entrevoir ses yeux. Il n’en était pas certain parce que, évidemment, un réflexe orgueilleux l’avait fait détourné les siens aussitôt qu’il l’avait vu osciller en sa direction. Presque certain toutefois. Il ne fallait pas qu’elle le voit entrain de l’épier, il ne fallait pas avoir l’air jaloux ou désespéré. Il ne devait plus laisser aucune trace de son trouble. Se redressant pleinement, il reluqua sa cavalière de bas en haut.

« Tu es magnifique Joa… Mmm, Mmm… *Raclement de gorge pour taire son prénom.* Oui, ravissante, tu es méconnaissable, assura-t-il avec un sourire cordial. »

Malgré qu’elle ne semblait pas accorder bien de l’importance aux regards des autres, il fallait avouer qu’elle savait se parer, Joana. Et le jeune paon qu’était Drago tirait une certaine fierté d’être à ses côtés en cette soirée. Jetant un bref regard à gauche et à droite, il réduisit considérablement la distance entre lui et sa complice et se pencha en avant pour parler à son oreille.

« Alors, quelqu’un t’as démasqué ? Tu préfères garder l’anonymat encore un moment ou je peux prononcer ton nom à haute voix sans réserve... ? »

Il ne savait pas exactement ce qu’elle avait en tête et ne voulait surtout pas gâcher ses plans. La diablesse devait avoir ses raisons pour s’être présentée ici derrière ce masque, il ne fallait pas crier son identité sur tous les toits. Ah, et aussi, il y avait Erylis, là-bas, qui devait le voir et l’idée qu’elle l’aperçoive si près de sa cavalière lui procurait un sentiment de satisfaction exalant...

« Très joli ton masque, en passant. »
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Isaac Deniel
Préfet de Serpentard 3ème année
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Ven 14 Mar - 14:02:29

L'annonce du bal, tombée quelques semaines plus tôt, fit rouler, comme toujours, une vague de commérages et de superficialité dans tout le château. A côté de ceux qui feignaient d'ignorer les dernières grandes nouvelles, principalement tournées sur les nouvelles tendances de la saison et les histoires de couple, mais qui écoutaient tout d'une oreille attentive, il y avait ceux qui développaient sans relâche des conversations que l'agréable futilité mettait au comble de l'effervescence. On s'attendait d'un cours à l'autre pour se jeter sur un camarade avec des « Tu sais quoiii ? » et, souvent, on finissait par ricaner. Quoi de plus normal ? Dès qu'un duo se formait – puisqu'à ce stade il n'était pas encore question de couple, bien que les invitations soient rarement désintéressées – il y avait toujours un partenaire plus pitoyable qu'un autre. Si la fille était laide par exemple, on énumérait tous les défauts de son cavalier, et si elle était belle et le garçon beau, il s'agissait forcément d'une ingénue qui allait se faire lâcher à la première occasion. L'inverse marchait aussi. Avec moins de vigueur peut-être, les garçons ayant un poids moins lourd de paraître à porter. Isaac adorait ces moments. Rien, à par ses histoires de jeux vidéo peut-être, ne le rendait plus loquace que les ragots et les critiques sardoniques. Ses moqueries étaient appréciées pour leur mordant, les persiffleurs de Serpentard se précipitaient sur lui au moindre bruit afin de lui arracher un trait d'esprit. On se souciait peu de lui d'ordinaire mais, dans ces cas là, son avis importait et on aimait le rapporter quand il était d'une ironie particulièrement exquise. Il fallait dire qu'avec des parents en politique et une éducation de petit bourgeois londonien il avait été élevé à bonne école. Ses camarades lui avaient aussi reconnu un autre talent : son sens de l'habillement. Pour les filles comme pour les garçons, il était bon conseiller. Bien qu'il ne connût rien à la mode des sorciers, il arrivait à satisfaire tout le monde, et c'était en partie grâce à sa capacité à s'adapter à la mode de ce monde en y apportant une vision nouvelle à travers ses origines. Cette dernière semaine, le jeune Deniel n'avait pas eu le temps de s'ennuyer, il se sentait parfaitement dans son élément.

Pourtant, de graves questions s'étaient posés. Comment allait-il s'habiller lui ? Et, devrait-il se trouver une cavalière ? Le dernier problème était délicat. Comment pouvait-on inviter une fille après avoir ri de tous ceux qui le faisaient ? S'il ne trouvait pas une fille parfaite sur tous les points, il allait se retrouver dans la situation du moqueur moqué. Et, la fille parfaite existait-elle ? Isaac avait une idée tellement précise de ce que devait-être la fille parfaite qu'il ne la reconnaissait dans aucune de ces demoiselles. Elles lui semblaient toutes ternes. Il pouvait toujours se fier à la réputation de l'une et de l'autre mais à chaque fois, la fille devant laquelle s'extasiaient les garçons lui semblait ou d'un beauté trop vulgaire, ou trop stupide. De plus, il risquait de faire des jalouses. Toutes les filles de son âge qui se moquaient avec lui en affirmant qu'elles n'avaient besoin de personne n'attendaient qu'une chose : qu'il en choisisse une et elles le faisaient bien comprendre par des demandes détournées comme « Et toi Isaac, tu préfère laquelle parmi nous ? ». Eh oui, c'est ça la célébrité Cool . Mais finalement, aller au bal avec une fille juste comme ça, c'était les ennuis assurés. D'abord parce qu'elle risquait de se faire des films, et ensuite, parce que cela signifiait qu'il serait dépendant de quelqu'un et qu'il passerait pour un goujat s'il lui prenait l'envie d'aller faire autre chose. Emilien et Samaël ne s'étaient pas encombrés d'une cavalière et, par conséquent, il avait décidé de les imiter, solidarité masculine oblige ! - dans le cas contraire, il aurait réagi d'une façon complètement inversée, rivalité masculine oblige aussi !

Et le Grand moment était arrivé. Mais non ! Pas le Bal enfin ! Celui de la Préparation. Le bal n'était qu'une conclusion. Il fallait relooker les individus les plus pitoyables, révèler leur beauté cachée – autant dire que parfois c'était difficile. Et, comme à l'impossible nul n'est tenu, il avait renvoyé les cas les plus affligeants avec des « ah non laisse tomber, tu repasseras quand je maîtriserai la métamorphose faciale !» - conseiller, et s'occuper de soi, en demandant à son tour des conseils. Il n'était pas question qu'il opte pour quelque chose de classique. C'était bon pour les gens ennuyeux et dépourvus d'imagination. Après avoir retourné sa valise il avait opté pour une chemise rayée de fines bandes roses vives et noires aux manches trois quart, pointues au bout comme le col. Par dessus, il avait passé un gilet sans manche de coton noir sur lequel était brodé une couronne qui rappelait celle des monarques anglais en fils argentés. En bas du vêtement, sur le côté droit, il s'était amusé avec quelques badges trouvés sur le chemin de traverse. Dans des tons rose, noir ou argentés, ils scintillaient comme des constellations, tournaient comme des spirales hypnotiques ou changeaient sensiblement et inlassablement de tons. On retrouvait un enchevêtrement de fils noirs et rose à l'un de ses poignets et, à l'autre, une simple chaîne d'argent. Le bas était plus classique quand à lui, trop en faire était une faute de goût. Il s'était contenté d'une ceinture noire – simple mais dont la finesse du travail laissait deviner un prix élevé – et un jean bleu foncé légèrement trop large. Après avoir passé de longues minutes devant sa glace à chercher le meilleur arrangement pour ses cheveux, il s'était enfin présenté au bal – avec un peu de retard mais qu'importe. Personne ne l'attendait, il n'attendait rien de personne. Et s'il s'était tant soigné, c'était avant tout pour son propre plaisir.


Spoiler:
 


La décoration était somptueuse, bien plus intéressante qu'au début de l'année scolaire avec ses apanages tropicaux. Les élèves s'étaient également vêtus avec plus de recherche ou de classe et, par conséquent, les « originaux » - souvent bien malgré eux – se repéraient très facilement et attiraient quelques regards emprunt de mépris ou de pitié. Entre ceux qui avaient associé des couleurs et des matières qui n'allaient Absolument pas ensembles, celles qui ressemblaient à des pots de peinture, ceux qui avaient fait des essais capillaires convainquant... il y avait de quoi passer la soirée à rire dans son coin, si du moins, il trouvait ses amis. Et c'était bien là le problème, dans cette foule grouillante qui plaisantait, se disputait, se draguait, se trémoussait, il ne trouvait personne. Se retrouver tout seul au milieu d'un groupes qui s'amuse à dresser la tête et les pieds était particulièrement désagréable. Bah oui attendez... ça faisait sans amis ! Looser quoi ! Pauvre type. Il lui fallait quelqu'un et vite. Et si la première personne sur laquelle il tombait ne l'intéressait pas, ce n'était pas très grave, il pourrait essayer de repérer quelqu'un d'autre pendant qu'on lui parlait et s'éclipser avec un « oh y'a Machin ! Attend je reviens ! »... En se gardant bien évidemment de tenir sa promesse. Il se faufila entre quelques danseurs plus âgé et, soudain, il reconnut Erylis Sayan. Une jeune fille qu'il avait rencontré l'an passé dans le parc, à cause d'une histoire de pull, quand il n'acceptait pas encore sa nature de sorcier. Son entrevue lui avait beaucoup apporté, mais il ne l'avait jamais retrouvée par la suite. A dire vrai, il éprouvait une certaine gêne à l'évocation de ce souvenir. La fatigue et la tristesse lui en avaient fait trop dire. Il n'avait pas l'habitude de se livrer. Et puis, il avait appris qu'elle sortait avec Drago Malefoy, un des membre les plus détestable de sa maison puisqu'il passait son temps à fanfarroner et affichait avec une insultante légèreté son mépris pour les nés moldus. Il s'était senti un peu trahi. Il s'était demandé si la jeune fille n'avait pas joué un rôle avec lui en jouant les Serpentard tolérants et en le couvrant de belles et fallacieuses paroles... Il se le demandait encore... La retrouver n'était-elle pas une bonne façon de le vérifier ? Et puis, quelque chose clochait, elle n'était pas avec Malefoy mais avec un grand de Serdaigle à l'air un peu abruti.

Sa curiosité franchit les derniers mètres. Il eut le temps de remarquer le copain officiel de la demoiselle à côté d'une autre fille dissimulée derrière un masque et, sans se sourcier du grand Serdaigle, de la barrière qui d'âge qui se dressait entre eux, s'insinua d'une façon éhonté dans la conversation avec un jovial :


- Salut Erylis ! Tu te souviens de moi ?


Il avait délibérément ignoré le Serdaigle. S'il avait une importance quelconque, Erylis le lui présenterait. Sinon, ce n'était pas la peine de l'intégrer dans leur conversation. Son entrée en matière avait été assez rhétorique. Il ne voulait pas prendre le risque de la froisser si elle rencontrait effectivement des problèmes de couple. Après tout, il ne la connaissait pas beaucoup.
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Aramis.
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Aïlin Bower
Elève de Serdaigle 5ème année
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Sam 15 Mar - 0:01:22

A l'abri des regards dans son lit à baldaquin aux rideaux indigos fermés, Aïlin rangeait et dérangeait les affaires de sa valise. Dans une demi-heure, le bal commencerait et le jeune Bower était toujours affublé d'un simple caleçon (non, ne vous mettez pas à hurler de plaisir, il ne viendra pas vêtu de ce simple bout de tissu. Un corps comme ça, ça ne se dévoile pas ainsi ! Il risquerait de ne pas s'en sortir vivant, autrement. Le caleçon non plus.). Il fallait dire que le Serdaigle ne se pressait pas plus que de raison. Aucune cavalière ne l'y attendait, seulement un ami. Un ami avec qui passer une soirée agréable, et qui, malgré l'insigne qui lui donnait le grade de préfet, avait apparemment voulu s'arranger pour se fournir une bouteille de Whisky Pur Feu à l'insu du Corps Professoral de l'école. Autant dire que, malgré cette histoire de Reine et Roi du bal ainsi que de tenue de gala, l'ambiance serait pour eux plutôt relachée. Et cette perspective le rassurait, d'ailleurs. Le jeune homme ne se voyait vraiment pas jouer le jeu de la soirée, pas même pour Clarisse. Lui, tout ce qu'il désirait était d'être tranquille, assez pour oublier toute contrariété. Ne serait-ce que pour ce soir.
Mais ça n'était pas pour autant qu'Aïlin comptait s'habiller de façon banale. Ignorant si William revêtirait un ensemble convenant à la soirée à laquelle ils allaient mettre les pieds, il n'avait aucune envie de faire tâche à côté de lui. Il fallait également préciser qu'Aïlin appréciait bien se vêtir et que, même dans la vie de tous les jours, les robes de sorcier qu'il portait - le jeune homme ignorant tout de la mode moldue ne s'habillait guère autrement - étaient assez élégantes.
Après quelques hésitations, Aïlin parvint enfin à mettre la main sur quelques vêtements à son goût. A son goût, oui, car la plupart de ses robes de soirées étaient faites dans un vert qui rapellait avec trop de flagrence les couleurs du Blason des Serpentard. Son père avait le chic pour lui rapeller de façon aussi insidieuse les idéaux familiaux. Mais cette tenue là, qu'il avait entre les mains, était plus proche du vert bouteille que des couleurs de Serpentard. C'était ce qu'il revêtirait, ce soir. Le jeune Bower aurait aimé poussé l'affirmation de sa Maison jusqu'à modifier d'un coup de baguette la couleur de son gilet d'homme en satin de soie, mais ayant oublié la formule ainsi que le livre dans lequel il pourrait la retrouver, il s'en contenta.
Quelques minutes plus tard, le jeune Bower ouvrit les rideaux de son lit à baldaquin émergeant enfin dans la pièce de toute façon déserte - la plupart des garçons de son dortoir ayant une cavalière à ne pas faire attendre. Une lourde cape à capuche tomba élégamment sur le sol, recouvrant les pieds d'Aïlin d'un tissu aussi sombre qu'une nuit sans étoile. Rentrée dans son pantalon noir, une chemise à manches bouffantes, de satin de coton était mise en valeur par le gilet vert bouteille. Ce dernier quant à lui, voyait sa couleur rappelée par une broche ovale qui retenait sa cape autour de son cou, dont la pierre encerclée d'or était chatoyante : une émeraude. Dans une main, Aïlin tenait sa baguette ainsi qu'une paire de gants blancs et dans l'autre, il examinait d'un oeil critique un étui de bois noir se terminant par un fin pommeau en spirales marqués par le relief du bois aboutissant à un cercle doré autour d'une pierre plate aussi luisante que l'émeraude de sa broche. Un étui à baguette. Après un haussement d'épaule - si le jeune Bower avait peur de trop en faire en portant un tel bijou, il n'avait de toute façon aucun autre moyen de ranger sa baguette magique s'il ne le portait pas - il se décida à l'accrocher à sa ceinture de cuir noir liseré d'or et d'y enfermer sa baguette qu'il fixa avec maintes précautions sur la garde. Enfin, le jeune Serdaigle se décida à tenter un regard vers son reflet, dans le psyché qui trônait dans le dortoir.

« B... B comme... Bower ? »

Lança le miroir, perspicace. Le regard azur du garçon se baissa sur sa broche. En effet, l'initiale de son nom semblait incrusté en une lettre capitale doré à l'intérieur même de la pierre. Une légère grimace crispa ses lèvres. Aïlin n'avait nulle envie de porter ne serait-ce qu'une mention implicite à son nom, ce soir, surtout pas en présence de William. Après une faible hésitation, Aïlin sortit sa baguette de son étui et pointa la broche avec son extrêmité. Il chuchota quelques paroles et, lentement, le "B" capital se transforma en un "A". Les lignes n'étaient pas aussi parfaites qu'elles ne l'avaient été pour le "B", laissant la marque du sortilège utilisé par quelques tremblotements qui rendait la nouvelle initiale moins parfaite, mais ça n'avait pas été le désastre qu'Aïlin avait redouté. Ca faisait même un certain style.


« A comme Aïlin, plutôt. »

Répondit-il alors, avant de ranger sa baguette, de boucler sa ceinture et d'enfiler ses gants. Enfin, la cape du Serdaigle virevolta derrière lui tandis qu'il descendait les escaliers menant à sa salle commune. Il n'y avait personne et Aïlin se s'y attarda guère. Il s'arrêta une dernière fois devant un miroir, réajusta rapidement sa coiffure qui n'en avait aucun besoin et parcourut le château jusqu'à enfin parvenir jusqu'à la grande salle.
Il hésita avant d'y entrer mais, ne voyant pas William, ne s'attarda pas à l'extérieur. Le préfet était sûrement déjà entré, bien que cette idée ne l'enchantait guère, compte tenu du monde qui se pressait déjà.
Sur le pas de la porte, le jeune homme s'attarda à regarder autour de lui. Pour l'occasion, la salle avait bien changé, et ne déparaillait pas avec les tenues des élèves - du moins, de ceux qui avait eu un minimum de goût parce que même lui qui n'était pas de nature à se moquer voyait de drôle d'énèrgumènes lui passer sous le nez. Les tables croûlaient sous les pâtisseries, les cocktails et les alcools divers, tandis que s'étalaient contre les murs quantité de chaises rembourrées afin de se laisser choir après quelques danses ou, pour les plus timides (ou ceux qui, comme lui, n'avaient pas de cavalières) y être confortablement installé. Bref, tout cela était bien beau mais ne l'aidait pas à trouver Craig. Bower hésitait entre deux solutions, dans l'attente de l'apparition de son camarade : rester près de la porte, ou chercher à se faire une place dans la masse d'élèves agglutinés près des cocktails et se prendre un verre. Finalement, il trouva un compromit en lançant un "Accio Bierreaubeurre" qui lui attira quelques regards, voir quelques cris de surprise quand par malheur, une personne manquait in extremis de se manger la bouteille. Fallait pas être sur le chemin, aussi. Boire tout seul manquait certes un peu d'élégance, aussi Aïlin lança un deuxième accio qui lui apporta un verre qu'il réceptionna entre ses doigts gantés pour se servir avec autant de dignité que lui permettait la situation. Il ne manquerait plus qu'il passe pour un ivrogne en plus de tout ce qu'il se disait déjà...!

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Précieuse McLane
Préfète de Serpentard 3ème année
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Sam 15 Mar - 12:55:12

Le dernier bal de Précieuse l’an passé avait été des plus chaotique : elle avait giflé Emilien, cette idiote de Lucy Duncan lui avait offert des tongues dépareillées sentant le poisson pourri, on l’avait traité de mante religieuse, elle avait versé une bassine de jus de framboise sur la tête des deux grognasses Lucy et Mariana et elle avait retrouvé sa complicité avec son cousin Nathan. Cependant, le clou du spectacle était sans aucun doute le moment où Précieuse avait hurlé qu’elle était vierge devant tout Poudlard.

Tout cela pour dire que Précieuse s’était jurée de ne jamais retourner à un bal de sa vie. C’est pour cette raison que la jeune fille n’avait pas cherché à se trouver un cavalier. Cependant, le soir du bal elle fut atteinte de remords en voyant toutes ses camarades de chambre revêtir leurs plus belles tenues.

A 20h00 pétantes, heure de commencement de la soirée, Précieuse était en train de se préparer hâtivement. Comme cette desicion de se rendre au bal était très tardive, Précieuse n’avait pas eu le temps de demander à sa mère de lui envoyer une nouvelle robe. Elle était donc forcée de mettre une robe qu’elle avait déjà mise une fois ! C’était une catastrophe. Quand on s’appelle Précieuse McLane, on ne met une tenue de soirée qu’une seule fois. Le changement c’est la classe. Remettre plusieurs fois la même tenue est un signe de pauvreté.
Précieuse se décida finalement pour une robe blanche avec des dentelles. Elle mis à son cou un collier de perles et à ses pieds des petites ballerines. C’était finis les chaussures à talons. Elle avait décidé de rester dans la simplicité.

Quand Précieuse entra dans la salle de bal, elle effectua immédiatement un repérage des personnes présentes.


*Nathan, toujours en train de draguer… Bon si c’est une serpentarde, cela prouve qu’il a encore du goût. Hummm… Oswald et Mariana, pas très étonnant. Qu’est ce qu’ils ont l’air coincés ! Tiens, y’a même une fille qui a mis la tête dans une tarte à la crème. Une bouffondor bien sur.*

Précieuse regarda plus en détail la fille-au-visage-crémeux. Visiblement quelqu’un lui avait envoyé un truc crémeux sur le visage. Il ne fallu que quelques secondes à Précieuse pour supposer qu’il s’agissait de son cousin. Balancer de la nourriture sur les gens semblait être devenu une habitude chez les McLane d’autant plus que Nathan avait dis à Précieuse qu’il comptait ne pas rester très sage pendant la soirée. Précieuse soupira en songeant qu’il allait falloir qu’elle répare les bêtises de son cousin pour sauver l’honneur de sa famille.

*Il faut donc que je trouve un coupable… Humm facile*

Elle s’approcha de la Gryffondor de 1ère année de sa démarche nonchalante et se plaça juste devant cette dernière pour être certaine que celle-ci la voit. Elle prit une mine faussement triste et sortit un mouchoir en tissu de sa poche :

« Tiens », dit-elle en tendant le mouchoir à la Gryffondor. « Tu sembles en avoir besoin. »

Précieuse pointa alors discrètement son doigt en direction de Mariana Taylor et ajouta :

« Je ne sais pas si tu connais cette fille là bas. Elle s’appelle Mariana et est en 3ème année. C’est elle qui t’as envoyé cette chouquette. Quand j’étais en première année elle m’avait moi aussi martyrisée en me poussant dans le lac de Poudlard ! J’avais perdu mes superbes chaussures à talons à cette occasion ! Cette biatch doit détester les premières années, il n’y a pas d’autres possibilités. Si j’étais toi je ne me laisserai pas faire et j’irais me venger. »
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William J. Craig
Préfet de Gryffondor 4ème année
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Sam 15 Mar - 22:17:10

Et voilà... le jour du bal avait fini par arriver, un peu trop rapidement au goût de William qui se plaisait de plus en plus dans sa solitude. Il était sept heures et demie du soir, et le préfet de Gryffondor venait de regagner son dortoir après un long bain réconfortant. Etendu sur son lit, la taille ceinte d'une simple serviette, le rouquin soupirait abondamment en songeant qu'il allait devoir se préparer et descendre. Son humeur de plus en plus ombrageuse lui avait évité les sollicitations de la gent féminine ; il avait tellement tendance à fuir toute compagnie, ces temps derniers, que personne n'avait pris le risque de l'inviter. Lui n'avait envie d'être le cavalier de personne ; il se souciait peu de savoir s'il serait "le seul idiot tout seul", comme le lui avait prédit la seule fille assez inconsciente pour lui demander de l'accompagner.
D'ailleurs, non, il ne serait pas tout seul ; il avait rendez-vous avec Aïlin Bower, ce soir-là. Etrange rendez-vous, un soir de bal, que celui de ces deux garçons ; mais chacun des deux adolescents avait des tourments à oublier, et aucun des deux n'était d'humeur à s'amuser. Ils avaient donc décidé de passer la soirée ensemble, à essayer de ne pas trop penser à leurs ennuis respectifs, et à boire. Sans pouvoir dire pourquoi, William avait envie de boire, et il s'était procuré à cet effet une bouteille de whisky Pur Feu. Une bouteille pour deux, ça devrait aller... à condition de ne pas se faire repérer par un prof trop pointilleux sur la discipline. De toute façon, le Gryffondor se fichait éperdument des conséquences ; et pour tout dire, être renvoyé du collège aurait été une bonne chose, puisque cela lui aurait permis de regagner le domicile familial et de rester auprès de sa mère.
Les minutes passaient tandis que William, soupirant, observait sans le voir le ciel de lit écarlate, et se laissait porter par ses réflexions. Il prit soudain conscience du silence inhabituel qui l'enveloppait, et se redressa pour tendre l'oreille. Plus aucun bruit ne lui parvenait de la salle commune, chose rare s'il en était... Tout le monde avait dû descendre. Le rouquin consulta sa montre ; huit heures moins le quart. Bon, c'était l'heure... Avec un trois millième soupir, le préfet se leva, jeta sa serviette au sol et entreprit de s'habiller.
Il avait écrit chez lui, plusieurs jours auparavant, et ses parents lui avaient fait parvenir un costume gris et une chemise blanche qu'il n'avait portés qu'une fois, pour le mariage de sa cousine, en juillet.
Spoiler:
 

Will aimait prendre soin de son apparence, et il avait immédiatement pensé à ce costume pour le bal, même s'il n'avait pas de cavalière ; pas question de ne pas s'habiller chic, et pas question non plus de porter une de ces robes de soirée qu'affectionnaient les sorciers. William n'était vraiment à l'aise qu'habillé en Moldu ; les robes de sorciers seraient sans doutes majoritaires au bal, mais peu importait.
Une fois habillé de pied en cap, le rouquin se mira dans la glace, et eut un vague sourire d'approbation. Ouais, ça va. Rien de plus. En d'autres temps, il se serait trouvé beau, mais là, il se contenta de juger que son apparence était acceptable. Il négligea de se coiffer (à quoi bon ?), regarda son flacon de parfum, hésita un instant, puis le reposa. Pas la peine de se parfumer pour aller retrouver Bower... ça ne ferait que conforter le brun dans les fausses idées qu'il avait pu avoir.
Après un dernier regard critique à son reflet, le préfet se décida à quitter le dortoir, d'un pas nonchalant. Il ne rencontra personne jusqu'au deuxième étage, où une bande de filles de Poufsouffle le bouscula en riant. Le rouquin poussa un énième soupir exaspéré, rajusta sa veste, et poursuivit sa descente.
L'entrée de la salle de bal était noire de monde, et il fallait une certaine dose de courage pour se frayer un chemin. Will s'avança sans ralentir, séparant les couples, s'attirant diverses réflexions au sujet d'un certain “manque de politesse” ; Bower n'était en vue nulle part, mais diverses connaissances du rouquin se trouvaient là, et il était urgent de les éviter. Non que Will fût fâché, mais en ce moment, il aimait bien rester seul, et ne pas voir ses amis.
Il joua des coudes jusqu'au buffet- il voulait se servir un premier verre, avant tout- et aperçut Bower à quelques mètres de là.

-Aïlin !

Sa voix résonna par-dessus le brouhaha des conversations, et plusieurs têtes se tournèrent vers lui sans qu'il en éprouve la moindre gêne. À grands renforts de gestes, il fit signe au Serdaigle de le rejoindre à une table, un peu en retrait, et s'éloigna en emportant une cruche d'hydromel.
D'autres élèves les suivirent des yeux ; Aïlin était considéré, peu ou prou, comme un assassin, et chacun de ses mouvements était épié et commenté. William entendit divers commentaires sur le thème “mais comment il peut être ami avec ce type”, mais n'y prêta pas attention.
Il alla s'asseoir dans un coin et attendit Bower. Un groupe de filles passa devant lui, et l'une des filles lança :

-Alors, Poil de Carotte, ton amoureux n'est pas venu ?


À ces paroles spirituelles, William reconnut les hystériques qui s'étaient abondamment moquées d'Aïlin et de lui, quelques jours auparavant. Il haussa les épaules, en silence, et les filles s'éloignèrent, lui lançant un regard dégoûté, tandis qu'il s'attaquait à l'hydromel.
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Mathias Deinan
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Dim 16 Mar - 16:04:32

Mathias avait du mal à croire ce qu'il avait accepté de faire... Pour la première fois depuis trois ans, quelqu'un l'avait invité au bal, et ce quelqu'un n'était pas n'importe qui. Neoki Ewora, sa collègue Préfète des Serdaigles, lui avait demandé, si, "en toute amitié bien sûr", il était prêt à l'accompagner au Bal de Printemps qui avait lieu quelques jours plus tard. Et Mathias avait accepté. Si c'était en toute amitié, où était le mal? Bien sûr, il n'avait envie d'aller au bal qu'avec une seule personne. Mais il devrait se faire à l'idée: Nervia refusait toujours nettement de lui adresser la parole, et il devrait penser à autre chose pendant cette soirée où il la verrait certainement au bras d'un autre que lui. En même temps, les garçons à Serdaigle étaient peu nombreux. Tout en s'habillant, Mathias se les remémora dans la tête: il connaissait Marvin, Aïlin, Stephen qu'il avait croisé une ou deux fois, un certain Axel, et plus récemment Orion, son compagnon de dortoir. D'ailleurs, celui-ci avait disparu, il devait déjà être descendu.

Tout en se regardant dans le seul miroir de son dortoir, Mathias essaya la chemise blanche que Nervia lui avait offerte l'année dernière. Depuis, elle ne lui avait plus reparlé. Pas un mot... Une fois qu'il l'eut mise sur le dos, sans fermer les boutons, le Préfet s'immobilisa. Il se regarda quelques secondes...avant d'enlever la chemise, et de la jeter négligemment sur son lit. Se voir avec un cadeau de Nervia lui faisait mal, très mal... Et de toutes façons, il avait beaucoup grandi depuis l'année passée, et le vêtement était devenu bien trop petit. Soirée de gala, disait l'invitation qu'il avait reçue... Il n'avait pour l'instant qu'un jean Moldu, et rien d'autre. Un véritable vêtement de gala coûtait trop cher pour sa pauvre mère, et les vêtements de ses grands frères étaient encore trop grand pour lui... Finalement, Mathias se résolut à porter sa chemise noire habituelle, tout en laissant les quelques boutons du dessus ouverts, habitude également... Il n'avait absolument rien de quelqu'un allant à une soirée de gala. Mais c'était mieux que rien: il pouvait peut-être ressortir du lot avec ses vêtements de Moldus.

Le Serdaigle s'empara aussitôt de sa baguette magique. L'heure était venue de prendre une grave décision... Allait-il lisser ses cheveux épais à l'aide d'un sortilège dérivé de la lotion Lissenpli qu'il avait lu dans un bouquin de sortilèges, ou bien au contraire les laisser tels quels? Une bonne minute de silence fut nécessaire au Serdaigle pour prendre sa décision. Il rangea sa baguette magique dans sa poche, et sortit un simple élastique, avec lequel il attacha ses longs cheveux en une petite queue de cheval. Puis il sortit en courant.

Plusieurs regards féminins se posèrent sur lui lorsqu'il descendit l'escalier, à sa grande surprise. Mais évidemment, Mathias ne pouvait pas se douter que, habillé comme il l'était, il ne pouvait qu'attirer les convoitises de la gent féminine, car il était devenu particulièrement beau depuis le début de l'année, surtout grâce à ses cheveux longs, et aux effets du Quidditch sur sa morphologie.

En entrant dans la Grande Salle, la première personne que Mathias aperçut ne fut pas Neoki, mais William. Aussi le Serdaigle choisit-il de mettre sa timidité de côté pour aller s'assoir à la table de son meilleur ami.


Salut, dit-il d'un air gêné.Je peux m'assoir?

Préférant rester debout jusqu'à avoir la "permission" de son meilleur ami, Mathias ne put s'empêcher de remarquer que le Préfet de Gryffondor avait nettement plus fait attention à son apparence que lui. Et il se sentit tout d'un coup tout petit devant William, qui du coup devenait très grand: une impression qu'il n'avait jamais ressenti jusqu'alors, et qui le mit profondément mal à l'aise...
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Emilien A. Backhand
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Dim 16 Mar - 16:43:21

L’agitation dans la salle commune de Serpentard était à son comble, en cet après-midi, et pour cause : ce soir avait lieu un bal … LE bal, attendu par « tous » depuis que les invitations avaient été distribuées. Bien sûr, l’ambiance n’était pas la même que dans les autres maisons, ils étaient à Serpentard tout de même. Mais ça n’excluait pas la fébrilité des préparatifs, les crises de nerf de ceux qui n’arrivaient à rien, et les appels à l’aide d’autres énergumènes qui s’y prenaient au dernier moment.Sans compter les bornés qui refusaient catégoriquement d’y aller, et qu’on essayait de convaincre – s’ils en valaient la peine, bien sûr : s’il s’agissait d’imbéciles ou de lourdauds sans intérêt, on les laissait dans leur coin … N’oublions pas non plus les invitations de dernière minute, les garçons qui n’avaient pas fait l’effort de trouver une cavalière ou qui avaient cru que les filles tomberaient à leurs pieds sans rien faire, et qui se lamentaient de devoir y aller seuls. Pendant une partie de l’après-midi, Emilien s’était prêté au jeu qui consistait à leur trouver une cavalière parmi les filles désespérées que personne n’avait invitées ou qui avaient refusé toutes les invitations – cas plus rare, il est vrai. La tâche n’était pas toujours aisée : certains garçons étaient vraiment difficiles à « caser » à cause de leur sale caractère, de leur mauvaise réputation ou de leur bêtise. Quant aux filles, on comprenait parfois sans mal pourquoi personne ne les avait invitées : l’autre là, aux cheveux noirs, un flacon entier de parfum ne serait pas venu à bout de son odeur pour le moins … repoussante. Celles qui partageaient son dortoir témoignèrent et racontèrent leurs nombreuses tentatives pour la faire disparaître : dentifrice à la menthe, bonbons à la menthe, sirop de menthe, shampooing, gel douche, parfum, elles avaient même voulu la jeter dans le lac ! sans résultat.

Mais la patience d’Emilien avait ses limites, et il finit par laisser tomber, préférant lui aussi se mettre aux derniers préparatifs. Il quitta le fauteuil où il avait élu domicile depuis la fin du repas de midi, et prit les escaliers menant aux dortoirs. « Ah ! Attends, Emilien ! » Un élève s’était levé à son tour et le suivait, inconscient de l’exaspération du deuxième année, sans doute. Qu’est-ce qu’il lui voulait, encore ? Tout ce qu’Emilien demandait, c’était de la tranquillité, maintenant ! « Tu m’avais promis que … » Mais Emilien n’entendit pas la fin de sa phrase car il avait claqué la porte du dortoir derrière lui. Il comprit à peine la phrase étouffée de l’autre élève, qui ressemblait à un « Mais c’est pas vrai ! On peut même pas compter sur lui ! ». Avec un soupir, il hésita à verrouiller la porte, mais l’autre semblait être parti. Et puis, si pour le moment il était seul dans le dortoir, ça ne serait sûrement pas le cas toute l’après-midi : Isaac et Samael viendraient eux aussi se préparer – ça ne l’aurait par contre pas dérangé que Michel reste dehors. De toute façon avec la tête qu’il avait, Michel pouvait porter ce qu’il voulait, il aurait toujours le même air de vieux bœuf rabougri aux yeux de poisson mort. Il y a des gens comme ça, on n’y peut rien … Emilien chassa l’Amish de ses pensées et se concentra sur ce qu’il avait à faire. Il aurait bien voulu ne pas avoir à se prendre la tête avec sa tenue, mais ce n’était pas comme s’il avait le choix … Il retrouva facilement le paquet que sa mère lui avait envoyé l’autre jour, accompagné d’un mot qui pouvait se résumer à « Fais un peu honneur à ta famille, et habille-toi bien. » L’honneur de la famille ? Encore une drôle de blague ! Le paquet en question contenait une chemise dont Emilien ne voulait même pas deviner le prix, sa mère était définitivement cinglée, il l’avait compris depuis les vacances de Noël.

Avec ça, avec ça … Il n’avait même pas besoin de retourner sa valise, c’était déjà fait, et ce depuis le début de l’année ! En effet le dortoir des deuxième année n’avait pas vraiment été rangé, depuis qu’ils l’avaient investi, début septembre … Ils avaient même trouvé le moyen de déranger la valise de Michel. Mais pour leur défense, ce n’était absolument pas volontaire ! Voyons, la première fois, c’était parce qu’Isaac racontait n’importe quoi, Emilien avait voulu lui lancer quelque chose pour le faire taire – sûrement son oreiller – et il avait touché la valise du Amish, posée sur son lit, qui s’était renversée … Enfin quoi qu’il en soit, il n’y était pour rien ! Et pour rien au monde il ne l’aurait ramassée, il avait juste repris son oreiller. Après, Michel osait dire qu’il était exclu et qu’on le maltraitait … Peu importe ! Bon, il en était à la recherche d’un pantalon, il devait bien avoir quelque chose ! Aha ! Là, une jambe de pantalon dépassait de sous son matelas, signe qu’il était propre – si, si, c’est peut-être pas évident à comprendre, mais c’est vrai. Emilien tira un grand coup dessus pour le déloger de là, et le tint à bout de bras pour mieux pouvoir l’observer. Jean noir, pas slim mais presque, acheté récemment – donc en bon état et à sa taille – ça ferait parfaitement l’affaire ! Autrement, pas question de mettre de cravate, il devait déjà en supporter une tous les jours, c’était suffisant. Pas de veste non plus, il crèverait de chaud, et puis il n’en avait pas, ça réglait l’affaire ! Après s’être habillé, il préféra redescendre dans la salle commune, où allaient défiler la plupart des élèves dans les heures à suivre : ça promettait d’être intéressant. L’élève à qui il avait promis il ne savait plus quoi et au nez duquel il avait claqué la porte du dortoir lui fit une remarque sur son pantalon, ce à quoi Emilien répliqua que lui, au moins, ne s’était pas fait une espèce de crête de poulet sur sa la tête.

Alors que les critiques fusaient sur telle ou telle tenue, l’heure passait et Emilien y prenait de moins en moins part. C’était que … La soirée avait autant de chance de se passer à merveille, que de tourner à la catastrophe ! Et pour cause : cette année, il n’y allait pas seul. Il se rappelait encore l’année précédente où il s’était retrouvé à danser avec Précieuse pour avoir renversé de la Bièraubeurre sur sa robe … Involontairement, on s’en doute. Non, cette année, il avait pris la décision d’inviter quelqu’un, et n’avait pas longtemps réfléchi pour trouver qui. Bon, il n’avait pas préparé de long discours, ni apporté un bouquet de fleurs ni quoi que ce soit pour faire sa demande – hey, ce n’était pas une demande en mariage, quand même, juste une invitation à un bal – mais avait simplement amené la conversation sur le sujet, une fois qu’il s’était retrouvé seul avec elle. Quand on le connaissait, c’était déjà pas mal ! Enfin, à son grand soulagement, elle avait accepté. Il avait un peu de mal à imaginer comment il aurait réagi, autrement … Imaginez si elle lui avait répondu qu’elle y allait avec un Amish de sa connaissance ! Emilien aurait difficilement supporté, bien entendu. En tout cas, il n’en avait pas parlé à Isaac ni à Samael. Pourquoi ?Il se rappelait encore leur discussion dans la salle sur demande – qui va avoir lieu, ne vous inquiétez pas – ou le jour où il s’était retrouvé dans les cachots en compagnie de Samael et Lucy. Et puis … Bah, ça ne regardait que lui ! Et puis, il était sûr que s’ils en avaient parlé, il aurait fini par regretter, ou quelque chose dans le genre. De toute façon, ils s’en rendraient bien compte eux-mêmes ! Emilien n’allait pas se cacher pendant tout le bal, ne quitterait pas la salle au bout de cinq minutes comme pour le bal de début d’année, et ne porterait pas non plus de masque pour dissimuler son identité !

Tiens, ça devait être l’heure, tout le monde se levait ! Emilien prétexta qu’il avait quelque chose à prendre dans le dortoir pour ne pas partir avec le groupe installé près de la cheminée. En réalité il se contenta de s’allonger deux minutes, de prier pour que la soirée se passe bien, avant de se relever et de quitter le dortoir des deuxième année. Hé, il n’allait pas mourir, non plus ! Il rejoignit rapidement l’attroupement qui s’était formé devant les portes de la salle, et observa d’un œil critique les tenues des uns et des autres. Certains étaient bien drôles, tout de même … Lorsque les portes s’ouvrirent, Emilien se laissa emporter par le flot d’élèves excités, et la masse le poussa jusqu’au buffet. Très bien, de là, il avait une bonne vue sur la porte, et pourrait apercevoir Lucy lorsqu’elle arriverait. Le Serpentard se servit donc négligemment de la Bièraubeurre, sans prêter trop d’attention aux discussions qui commençaient près de lui.

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Daneel Wright
Préfet de Poufsouffle 2ème année
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Dim 16 Mar - 17:12:19

Daneel regarda Canelle s’éloigner pour aller se chercher à boire puis la jeune Gryffondor goûter à la Bièreaubeurre en pensant de plus en plus qu’il lui faudrait retourner en prendre une. Soudain, ses yeux se levèrent pour apercevoir quelque chose qui entrait son champ de vision. A peine eut-il le temps de remarqué la chose que celle-ci s’abattait dans le visage de son amie. D’abord surprit par l’intrusion de la confiserie, il dut se ressaisir et jouer d’agilité à temps pour éviter le jet de Bièreaubeurre que Page lui envoya presque dessus.

- What the…, s’exclama-t-il avec un rire nerveux, promenant son regard pour trouver d’où venait l’attaque.

Il glissa la main gauche dans sa poche et en sortit un mouchoir propre soigneusement plié. De la droite, il agrippa la main de Page et troqua doucement la bouteille de Bièreaubeurre contre le mouchoir.

- Ah ben c’est loin d’être malin, quand même ! Tiens, essuie toi. Ça va, ton œil ?

Il chercha de nouveau « l’agresseur à la confiserie ». La salle était pleine, maintenant. Tant de visages inconnus après déjà plusieurs mois. Bien entendu, il reconnaissait tous ces gens qu’il avait déjà vus dans un couloir ou devant une salle de cours mais il ne connaissait presque aucun d’entre eux. Cela le frappa tout d’un coup et il réalisa que, depuis Septembre, il avait nagé dans l’inconnu et que ça se poursuivait.
Cela lui faisait étrange et il repensa à son petit monde, loin à l’Ouest, qui continuait de vivre et de changer sans lui. Après le printemps, c’était l’été et il se demandait de quoi aurait l’air sa maison, ses parents, son quartier et ses amis après près un an d’absence.
Il eut un sourire triste et ses yeux s’égarèrent, se perdirent, sur un carré imaginaire non loin de lui entre au moins six paires de souliers. Il avait soudainement moins envie de faire la fête et se dit que ce bal était quelque peu ridicule.


J’aurais peut-être du resté à la salle commune, pensa-t-il.
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Aïlin Bower
Elève de Serdaigle 5ème année
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Dim 16 Mar - 18:42:34

Les regards que lui avait attiré sa démonstration de magie cessèrent au bout de longues secondes de partir pour revenir de plus belle sur Aïlin qui, mal à l'aise et le regard rivé quelque part sur le sol, avait provisoirement oublié de chercher le jeune préfet du regard. Une main nonchalante aggripée à sa ceinture, il buvait à grande gorgées la bieraubeurre sans montrer le mélange de gêne et de colère que lui attiraient les regards qu'on posait sur lui. A force de traverser les couloirs et d'être considéré en "paria", le jeune Bower ne remarquait même pas que tous n'étaient pas désapprobateurs. Il finit même par se retourner pour lancer un regard noir par dessus son épaule, pensant que les picotements sur sa nuque était dûs à l'observation de quelque personnage moqueur et pour s'enfoncer, il n'avait s'agit de personne d'autre que d'une fille d'assez petite taille, sûrement un peu plus jeune que lui, qui s'était détournée en rougissant, à son tour assez mal à l'aise pour piquer du nez dans son verre. Ce qui, cette fois, lui attira le regard courroucées des copines qui entouraient la fille. Un soupir blasé s'échappa de ses lèvres, et Aïlin alla pour vider le reste de sa bouteille dans son verre quand une voix familière l'arrêta dans son geste. Quand il se retourna, cette fois, ce ne fut pas face à une armée de demoiselles désapprobatrices qu'il se retrouva, mais face à William, vêtu d'un costume qu'il pensait à juste titre être d'origine moldue, mais qui allait plutôt bien au garçon, trouvait-il. Un petit sourire redressa tant bien que mal ses lèvres. C'était bien le seul qui jusqu'à présent, l'avait abordé et malgré les regards qu'il s'attira, il ne semblait pas le regretter le moins du monde. Son sourire se fit plus sincère lorsqu'à l'aide de grands signes, le Rouge et Or le guida vers une table en retrait des autres.
Le Serdaigle se faufila à travers la foule tout en évitant tant bien que mal de bousculer les élèves qui l'entouraient, ni de renverser le reste de bière qu'il tenait dans sa main. Exercice bien difficile, qui le retint assez pour arriver plusieurs secondes après William à la table, mais juste assez pour entendre de loin les paroles du groupe de filles qu'ils avaient déjà rencontré au détour d'un couloir. Sa colère qui grondait déjà depuis qu'il était arrivé dans la salle éclata soudain, déversant dans son ventre une chaleur brûlante. Un rictus au bord des lèvres, il fit un détour sans prendre cette fois la peine d'éviter de bousculer les gens, et s'arrangea pour arriver pile en face de celle qui avait parlé. D'un malencontreux coup d'épaule, il lui rentra dedans, assez pour que ses gestes lui échappent que le reste de sa bouteille se répandent sur la belle robe que portait la demoiselle.


« Oh, l'amoureux est navré... »

L'ombre d'un sourire mesquin naquit sur ses lèvres tandis qu'il rencontrait le regard stupéfait de la jeune teigne, et sans attendre de réaction - elle semblait de toute façon trop sous le choc pour réagir - le Serdaigle se détourna pour poser son regard sur William. Les insultes pleuvèrent drû tout à coup, mais le jeune homme ne s'en souciait déjà plus. Il venait de se laisser lourdement tomber sur une chaise, en face de Craig. Il posa dans un claquement sec la bouteille à présent vide et un léger rire moqueur s'échappa de sa gorge. Du coin de l'oeil, il avait aperçu celle qui prenait tant plaisir à regarder les gens de haut fondre sur un pichet d'eau, paniquée et les larmes aux yeux.

« C'est bien ce genre de filles qui me feraient prendre goût à la personnalité qu'on me prête. »

Son sourire se dissipa cependant bien vite, colère ou non, Aïlin n'était pas forcément fier lorsqu'il se laissait aller à blesser consciemment les autres. Même si cette autre en question était une saleté qui ne s'était pas gêné à son égard. Hochant lentement la tête, il prit d'une main le pichet d'hydromel, ralentissant son geste seulement lorsqu'il aperçu quelqu'un arriver vers eux. A tous les coups, s'était le Prince Charmant du crapeau qu'Aïlin venait d'arroser, pensa-t-il tandis qu'il adressait à ce dernier un regard soupçonneux. Mais non, tandis qu'il commençait déjà et soupirer intérieurement en imaginant sa soirée et celle de William gâchée par une peste, il reconnut Mathias, le préfet des Serdaigle qu'il ne connaissait que pour son insigne. Soulagé de ne pas avoir à éviter tant bien que mal une possible bagarre, le jeune homme se renfonça contre le dossier confortable de sa chaise, mais à sa surprise, Deinan ne lui adressa même pas l'ombre d'un regard, s'adressant directement à William.

« Dis-le si je te dérange, surtout. »

Lança-t-il sans pouvoir s'en empêcher et sur un ton plus désagréable qu'il ne l'aurait pensé. Sa colère n'était peut-être pas tout à fait retombée, ou alors était-ce le fait que lui savait ne pas risquer être dérangé pendant le bal et qu'il avait imaginé qu'il en serait de même pour William. Qu'avait-il imaginé, que Craig resterait vraiment toute la soirée en sa compagnie ? Détournant un regard qu'il craignait être aussi peu agréable que ses paroles, le jeune homme eut un petit bruit de gorge, entre le rire et le toussotement. Voilà qu'il se montrait possessif envers ceux qu'il appréciait comme de réels amis, maintenant ? Non, ça ne lui ressemblait pas. D'un mouvement mécanique, Aïlin se leva en faisant tressauter sa cape aux reflets indigos et sans regarder ni l'un ni l'autre, déclara qu'il allait chercher à boire. Sans autres formes de procès, il s'esquiva pour laisser les deux préfets seuls un moment. De toute façon, se dit-il, il désirait vraiment aller prendre un verre, et n'avait guère envie de goûter à l'hydromel, aussi bon pouvait-il être. Aïlin était Irlandais, il préfèrait la bière.
Arrivé à une des longues tables où s'étalaient des verres à pieds déjà remplis de boissons multicolores, le jeune homme se glissa entre deux filles pour prendre le premier qui lui passait sous la main, et sous le regard de celle qui se trouvait à sa droite, porta le verre à ses lèvres.
« Non ! » Entendit-il sortir de la bouche de la blonde qui tendit une main comme pour lui arracher le récipient des lèvres. Aïlin se recula instinctivement en soulevant un sourcil, et la fille qui portait sur sa robe son blason (Serpentard) en guise de broche s'arrêta dans son mouvement, l'air quelque peu paniqué et battant des cils pour essayer de cacher ce dernier.
« Non ! C'était le dernier à base d'abricot ! » Lui lança-t-elle sur un ton de reproche, après avoir refermé une bouche ronde comme un "O" et s'être fiché d'une mine désapprobatrice.
Un mauvais pressentiment naquit en le Serdaigle, qui, l'oeil soupçonneux, observait la Serpentard. Cette dernière paraissait à présent tout à fait neutre à son égard. De visage seulement, car une lueur étrange brillait dans ses yeux, comme si elle s'attendait à quelque chose d'un instant à l'autre. Aïlin ne parvenait cependant pas à trouver ce qu'elle pouvait espérer et/ou redouter et marmonna un simple « Désolé ».
Soudain, une chaleur étrange monta de son estomac jusqu'à sa gorge, et le jeune Bower sentit s'insinuer en lui le désir de boire une nouvelle gorgée du cocktail. Tandis que son esprit lui disait que quelque chose était louche, son bras portait le liquide à ses lèvres et à la seconde gorgée, la chaleur semblait s'être insinué dans chaque parcelle de sa peau pour engourdir ses mouvements. L'espace d'un instant, il ne vit de la salle de bal plus qu'une forme floue aux tons pastels, puis sa vision lui revint avec une netteté brutale qui lui fit cligner les yeux.
« Euh... Bon tu viens Bethany ? Y a euh... Du gâteau là bas.
- Mais y en a ici aus...
- Ta gu*ule. »

Quelque chose n'allait pas, et la fille qui lui passait devant pour attraper sa copine par le bras y était peut-être pour quelque chose, se dit-il en écoutant l'échange, mais il ne parvint pas à s'en soucier. Au lieu de quoi, Aïlin but à nouveau de longues gorgées de la boisson, avec autant d'avidité qu'un enfant goûtant à sa boisson préférée.

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Page McHenry
Préfète de Gryffondor 2ème année
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Lun 17 Mar - 14:24:48

La petite irlandaise était dans une telle fureur qu'elle ne pensa même pas à s'excuser auprès de son ami de l'avoir presque douché à la Bièraubeurre. Celui-ci avait comme par magie troqué la bouteille qu'elle tenait il y a un instant en main contre un mouchoir, et s'inquiétait pour elle.
Elle lui jeta un regard furibond mais se radoucit en croisant les yeux du Poufsouffle. Après tout, il n'y était strictement pour rien, lui, et au contraire, il était gentil et prévenant. Elle se ressaisit donc un peu et maugréa :


- M'ci Daneel, désolée pour la Bièraubeurre...


Elle avait à peine terminé sa phrase qu'un nouveau mouchoir lui était tendu. Tiens donc, tout le monde se précipitait pour l'aider ou quoi ? Faisait-elle tant pitié ? Sa colère remonta de plus belle. Elle dévisagea la jeune fille qui lui proposait son mouchoir. Une belle chevelure d'ange, une peau pâle, une robe blanche rehaussée d'un collier de perles... Aucune indication de Maison. Mais que lui voulait-elle donc ?

- Je ne sais pas si tu connais cette fille là bas. Elle s’appelle Mariana et est en 3ème année. C’est elle qui t’as envoyé cette chouquette. Quand j’étais en première année elle m’avait moi aussi martyrisée en me poussant dans le lac de Poudlard ! J’avais perdu mes superbes chaussures à talons à cette occasion ! Cette biatch doit détester les premières années, il n’y a pas d’autres possibilités. Si j’étais toi je ne me laisserai pas faire et j’irais me venger.


Aurait-elle su que la jeune blonde appartenait à la noble mais vile Maison Serpentard, elle aurait certainement hésité un peu avant de prendre pour argent comptant ce qu'elle avait dit. Mais la fillette n'avait qu'une envie, c'était de trouver un coupable et de passer ses nerfs sur l'infortunée personne. Et cette fille lui servait ce qu'elle désirait si ardemment sur un plateau d'argent. C'était si facile, si gros qu'aveuglée par son énervement, la première année ne fit preuve d'aucun discernement.

Ainsi donc elle connaissait la coupable ? Cette Mariana là-bas ? Ca l'amusait donc de lancer de la nourriture sur les gens ?
Déjà, on ne joue pas avec la nourriture. Ca, c'était un principe que la mère de Page avait inculqué dès le plus jeune âge à ses filles. Quand on ne croûle pas sous l'argent, on ne s'amuse pas à gâcher ce qu'on a la chance d'avoir. Et quel manque de savoir vivre !
Les pensées de la petite rouquine filaient à une vitesse impressionnante, se télescopant les unes les autres avec pour seul résultat d'exacerber sa colère.

La fillette crispa donc les épaules et se dirigea d'un pas décidé vers Mariana, qui visiblement s'éloignait vers la sortie...


*Ah la lâche, même pas capable d'assumer, elle se sauve ! Non mais ho, ça ne va pas du tout ça !*

- Hé toi là, Mariana Truc, tu crois que tu vas t'en tirer comme ça ?


L'invective de la jeune fille avait fait sursauter plusieurs autres élèves à proximité, aussi était-elle persuadée que la concernée devait l'avoir également entendue. La fillette se planta derrière la rouge et or, les poings sur les hanches, le regard mauvais, prête à dégainer sa baguette si l'impudente tentait quoi que ce soit.


*T'as intérêt à me présenter tes plus plates excuses, poulette !*
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Oswald Smith
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Mar 18 Mar - 3:43:39

Tout en s'empiffrant de son éclair au chocolat, Oswald regarda attentivement la réaction de la gryffondor. Il espérait bien que son gentil commentaire décocherait au moins un petit sourire à Mariana, mais ce ne fut pas le cas. En fait, c'était beaucoup pire de tout ce que le blondinet s'était imaginé. Non seulement il n'avait même pas réussi à faire apparaître ne serait-ce que l'ombre d'un sourire, mais en plus on aurait dit que la gryffondor était sur le point d'éclater en sanglot. Ses yeux rougis ne mentaient pas, à moins que ce ne soit parce qu'elle venait de fumer un gros pétard ,mais je doute fortement que ce soit le cas. Oswald, lui, ne comprenait pas du tout le pourquoi de la réaction de la rouge et or. Il s'était pourtant forcé pour être gentil et pour une fois qu'il avait pris la peine de réfléchir un temps soit peu à ce qu'il avait dit.

- Bah .. il faut que j'y aille. J'attend quelqu'un et euh ...

Ça y est, Mariana était sur le point de partir, Oswald avait manqué son coup. La prochaine fois, il n'aurait qu'à s'acheter le livre: 'Comment parler aux filles pour les nuls'., même si je doute qu'un bouquin à ce sujet existe étant donné la complexité de l'esprit des femmes. Ben quoi, qu'est-ce qu'il aurait dû dire Oswald? Qu'il aimait Mariana à la folie, qu'il voulait se marier avec et avoir plein d'enfant? Pfff, pas question d'avoir des enfants d'abord, mais en faire, aucun problème. Un homme a ses priorités quand même.

Au grand bonheur du jeune Smith, Mariana semblait hésiter. Cela voulait-il dire qu'Oswald avait encore une chance? Au fond, peut-être que tout n'était pas perdu, encore fallait-il que le blondinet sache quoi dire. Il se força à déglutir de travers sa bouché d'éclair au chocolat afin que lorsqu'il ouvrirait la bouche, aucun postillon à saveur de chocolat de viennent s'écraser sur la robe de la gryffondor. Bon maintenant qu'il avait la bouche vide, il était prêt à parler. Il ne restait plus qu'à trouver quoi dire. La situation était assez catastrophique, entre Mariana qui était à deux doigts de pleurer et Oswald qui ne comprenait toujours pas pourquoi, les choses n'étaient pas près de s'arranger. Cette histoire lui rappela l'épisode dans la forêt interdite et il faut dire que cette fois-là, il s'en était plutôt bien sortit. Qu'avait-il dit c'était fois là pour que tout s'arrange aussi facilement? Ah oui, le blondinet s'en souvenait très bien, il s'était excusé. Alors, si cela avait fonctionné aussi bien une fois, pourquoi cela ne marcherait pas maintenant?


-Euh...Je voulais juste te dire que...euh...je m'excuse d'être parti si vite l'autre jour. J'sais pas ce qui m'a pris... et aussi, quand t'a dit que j'étais dingue de toi et que j'ai dit que t'avais pas raison...ben j'ai mentis...t'avais un peu raison...

Voilà, c'était dit, il n'y avait rien de plus à ajouter. Surtout qu'en ce moment, Oswald aurait préféré se retrouver six pieds sous terre, confortablement installé dans un cercueil. Mariana allait sûrement lui dire qu'il était stupide de penser que cela aurait pu fonctionner entre eux et qu'au fond, le baiser ne signifiait rien pour elle. Il n'y avait aucun doute, juste à en déduire par la réaction de se soir, c'était clair qu'elle ne voulait pas de lui. Si seulement il pouvait revenir dans le temps trois ans plutôt et s'empêcher de rencontrer Mariana dans la volière, cela lui permettrait au moins d'éviter ce moment de pur angoisse et de malaise.

À peine avait-il dit sa réplique que la jeune rouquine qui avait reçu un choux à la crème vint les interrompre. Elle accusait la rouge et or mais Oswald resta silencieux. Incapable de soutenir le regard de Mariana, il profita de l'occasion pour fixer le sol. Il faut dire que le carrelage de la salle de bal était particulièrement intéressant à observer...

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Nathan McLane
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Mar 18 Mar - 23:09:30

Nathan était un tombeur, c’est bien connu ! Cette bouille d’ange, ces cheveux doux et soyeux, ce regard foudroyant, ce sourire … béat d’avoir fait une bêtise, bref vous voyez le tableau. Tous les ingrédients pour attirer une jeune et jolie petite Serpentarde avec des étoiles dans les yeux à la recherche de son prince charmant aux couleurs de sa maison.

Nathan évalua la demoiselle un peu plus précisément. Elle était mignonne, très certainement, mais il n’était pas du genre à se mettre la corde au cou, même pour une soirée. Sur de lui et de son effet sur les filles, il lui dit, après un petit clin d’œil :


« Ce sera avec plaisir que je t’accorderai une danse, mais une fois que je serais un peu échauffé. La soirée vient à peine de commencer et je sais exactement quel genre d’exercice il me faut et ce n’est pas de me trémousser sur une piste de danse où il n’y a personne. Quand à une cavalière, non je n’en ai pas une en particulier, mais ne soyons pas si vieux jeu. Quel est l’intérêt de se limiter ? »

Il attrapa un verre de jus de citrouille probablement sur le buffet, pinça gentiment les joues de la demoiselle en ajoutant :

« On se voit très bientôt ma jolie »

Puis il se détourna, sûr de son effet, et se dirigea tel un prince vers son pote Oswald qui semblait tout confus et lui dit en chuchotant :

« Hey mec, tu as quoi en tête à propos de cette fille ? Tu prépare quelque chose d’amusant j’espère? »

Son regard disait:

« Tu as intérêt car je suis ton poto mais si tu sors avec cette gryff je pourrais plus te causer car notre ancêtre de maison et le sien ils sont pas trop copains et moi je me fais une place chez les Serpentards ce n’est pas pour en être exclu par ta faute parce que tu penses avec ton pantalon »

La soirée prit soudain un tournant très intéressant, et ce grâce à sa chère cousine. Il savait qu’il pouvait compter sur elle pour ce genre de chose mais il faut avouer qu’elle avait particulièrement bien rebondit sur son petit jeu de chouquettes.

Il quitta Oswald en lui donnant une petite tape sur l'épaule et s’approcha de Précieuse puis lui dit, discrètement :


« Ca c’est bien joué adjudant, je n’aurais pas fait mieux. »


Positionné de façon à observer la scène entre les deux Gryffondors, il ajouta à sa partenaire de farces, toujours entre les dents pour éviter d’être écouté :

« Et si on continuait sur cette lancée camarade ? J’ai exactement ce qu’il faut pour passer la seconde »

Il sortit discrètement de sa poche une jolie araignée animable, achetée dans un magasin de farces et attrapes sorcier.




« Check this out »

Il effleura le bouton déclencheur pour qu’elle s’anime toute seule et la lâcha. C’est pas qu’il avait peur le Nathan hein, mais un peu quand même. Ces jouets de sorciers avaient l’avantage de bien imiter la réalité… Il regarda son petit jouet se diriger vers les jambes de jeunes filles. Twisted Evil

Il donna un coup de coude à sa cousine en riant déjà puis se souvint que ce n’était pas un pote mais sa cousine : La fille qu’il avait méprisé et haït pendant des années et admiré secrètement pendant autant de temps. Il rougit légèrement en gardant un sourire crispé, espérant être à la hauteur des espérances de Précieuse.


« Hum, jolie robe au fait ! Elle ressemble beaucoup à une autre de tes robes Suspect . Ca te va bien … comme couleur »
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Erylis Sayan
Elève de Serpentard 5ème année
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Mer 19 Mar - 18:08:56

Le Serdaigle qui, par hasard, avait croisé sa route lui sauvait la mise. Il n’y avait rien de pire que d’être seule lorsqu’on était entouré de tant de personnes, c’était une situation à la fois gênante, humiliante et désespérément ennuyante. Le garçon devait être lui aussi seul, et la conversation s’engagea le plus naturellement du monde, si l’on excluait les coups d’œil fréquents et discrets que jetait la demoiselle vers la porte d’entrée. Erylis guettait l’arrivée de Drago dans un mélange de rancune et d’impatience ; il lui tardait de savoir s’il venait accompagné ou non, pour pouvoir juger de leur situation. Son attention se reporta néanmoins vers le Serdaigle alors qu’il lui jetait un regard apparemment étonné, et commentait le bal.

Effectivement, la demoiselle l’avait vouvoyé, vestige d’une éducation sévère qui jugeait beaucoup sur le paraître des gens. Et ne jamais tutoyer un inconnu, garder ses distances finalement, fut une des premières choses qu’on lui apprit. Elle hocha légèrement la tête alors qu’il lui disait la forte présence de plus jeunes, sans commenter. Il était vrai que de nombreuses premières années étaient déjà là, peut-être plus impatients que leurs aînés, mais les plus âgés, sans doute ne tarderaient pas. Le jeune homme se présenta enfin, et lui demanda ensuite son identité.


« Erylis Sayan, enchantée. » Déclina-t-elle distraitement, alors que Drago se présentait à son tour dans la salle.

Un semi-sourire amusé étira ses lèvres alors qu’elle le voyait étaler cette superbe purement Malefoy, qu’elle lui connaissait bien. Et à l’air qu’il affichait, Erylis pouvait d’ores et déjà deviner qu’il ne comptait nullement venir vers elle, ni même sans doute lui adresser la parole. Elle détourna les yeux tandis qu’il semblait chercher quelqu’un du regard, ne daignant pas lui faire comprendre qu’elle l’avait remarqué, et afficha un air paisible, un fin sourire tracé sur son visage. Elle se retourna néanmoins peu après, incapable de contenir cette curiosité brûlante et aperçut Drago, au coté de la demoiselle masqué, croisant imperceptiblement son regard. Nul sentiment ne s’affichait sur son visage, mais il brillait dans ses yeux une flamme de colère qu’elle ne savait étouffer. Celle-ci s’aviva très fortement alors que le garçon se penchait au plus près de la jeune fille pour lui murmurer quelques mots, et Erylis décida sagement de s’en retourner ; hors de question qu’elle reste pendue à ses faits et gestes, ni que quelqu’un puisse croire qu’elle soit jalouse.

La demoiselle se servit un nouveau verre de cet alcool doux qu’était la bierreaubeurre, et fit à nouveau face au jeune homme Serdaigle lorsqu’une voix familière lui parvint. Placé exactement entre elle et le Bleu, Isaac se dressait fièrement, sans gêne aucune, et lui demanda si elle se souvenait de lui. Le joyeux sourire qui éclaira son visage alors fut une réponse éloquente, et la Verte et Argent haussa des épaules, comme si c’était une chose évidente.


« Je me souviens très bien de toi Isaac, dénicheur renommé de lièvre. » Répondit-elle, avec un sourire amusé.

Elle se souvenait très bien du jeune homme avec qui elle avait eu une discussion en pleine nuit, dans le parc de Poudlard. Son arrivée magistrale et son solide sens de l’ironie lui avait plut immédiatement, et les deux Serpents avaient sympathisé, scellant leur rencontre sous le joug d’un secret qu’elle avait dû et su garder occulte. Ils avaient ensuite débattu tous deux sur leur monde respectif, lui étant d’origine moldue, et de l’échelle sociale que le garçon avait semblé vouloir grimper. Depuis cette soirée, la demoiselle n’avait plus eu vraiment de nouvelle, le croisant parfois dans des couloirs, l’apercevant dans la salle commune, mais ils menaient chacun leur petit bout de chemin, et le bal était une belle opportunité, prometteuse d’une nouvelle discussion.


« Où en es-tu dans ta quête de reconnaissance sociale ? »Demanda-t-elle avec un air malicieux, lui remémorant ainsi, s’il avait oublié, leur ancienne conversation.

La Verte et Argent avait, avec l’arrivée d’Isaac, complètement oublié le Serdaigle et ne songea même pas à le lui présenter. Le temps de quelques brèves minutse, elle avait même réussie à oublier Drago et sa parade, et lorsque le souvenir lui revint, il lui tira une furtive grimace rancunière. Elle ne contenait cette envie furieuse de brésiller le masque de l’inconnue qu’avec grande peine, et ce ne fut que lorsqu’elle se força à détourner les yeux qu’elle réussit à se calmer enfin. Devait-elle être blèche pour se cacher ainsi, pensait-elle avec une acidité plaisante. La demoiselle se pencha ensuite vers le jeune homme pour lui demander, d’un ton plus bas, où perçait une pointe de malice non dissimulée.


« N’es-tu point accompagné, ce soir ? »

Point de retenue et de précaution de la part de la Verte et Argent qui abordait sans gêne aucune ce sujet parfois houleux pour tout adolescent.
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William J. Craig
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MessageSujet: Re: Bal de Printemps   Mer 19 Mar - 21:43:53

Les filles avaient ri plus fort que nécessaire à la plaisanterie de leur meneuse, mais les rires s'évanouirent dès l'apparition d'Aïlin auprès de William. D'abord parce que le Serdaigle traînait une réputation détestable- pensez donc, il avait tué son père, froidement, c'était certain... Le Gryffondor qui manifestait de l'amitié pour lui se retrouvait donc dans le même sac, presque complice de l'atroce assassinat. (Curieux d'ailleurs comme chacun se plaisait à donner mille détails sur cet assassinat, mille détails souvent invérifiables, et parfois contradictoires ; l'un jurait que Devin Bower était mort nu dans sa salle de bains, l'autre racontait à qui voulait l'entendre qu'Aïlin avait craché sur le cadavre encore tiède de son père... à croire que toute l'école avait assisté au trépas du Mangemort. William y pensait souvent, tâchant de comprendre ce qui avait pu se passer, et cette profusion de détails l'étonnait toujours.)
L'autre élément qui mit un terme aux ricanements des filles fut un geste malheureux d'Aïlin, ô combien malheureux puisqu'il expédia un demi-litre de Bièraubeurre sur la robe de la plus provocatrice de la bande. Bien fait... La pintade furieuse s'éloigna précipitamment, lançant au jeune Bower un regard mi-courroucé, mi-apeuré, et les deux adolescents purent enfin se saluer cordialement.


-Bien joué, ça lui fait les pieds,
commenta William, sans relever l'allusion du brun à "la personnalité qu'on lui prêtait". Encore une rumeur ?... Le préfet devait reconnaître qu'il n'était pas au courant de celle-ci...

Le rouquin adressa un sourire à son compagnon, en songeant que si une telle rumeur existait, elle ne ferait qu'enfler lorsqu'on les verrait attablés ensemble au bal, l'un et l'autre sans cavalière. Il allait faire part de cette brillante conclusion au jeune Bower, mais l'irruption de Mathias l'en empêcha. Il n'était pas nécessaire de parler de cela devant un tiers... fût-ce le préfet de Serdaigle, en qui William avait toute confiance. Il ignorait tout des relations entre Aïlin et son préfet, et ne voulait pas mettre l'un ou l'autre dans l'embarras par une maladresse. Il se contenta donc de hocher la tête à la demande de Mathias, qui semblait attendre sa "permission" pour s'asseoir, sans se douter que Bower bouillonnait de rage.
Le rouquin fut le premier surpris lorsqu'Aïlin se leva brusquement, lança une petite phrase aigre au Français, et s'éloigna. Déconcerté, Will suivit le brun des yeux, en se demandant quelle mouche le piquait. Bon, Bower avait parfois des réactions un peu vives, ce qui se comprenait... à force d'être l'objet de murmures et d'attaques, il y avait de quoi craquer. Il était parti faire un tour, et il reviendrait quand il irait mieux... Fort de cette certitude, William décida de ne pas aller le rejoindre, comme il l'avait envisagé un instant, et se tourna en souriant vers Mathias pour engager la conversation.


-Alors, ça va ?... Tu... tu es venu seul ?

Non, patate, ma cavalière est dans ma poche, mais elle ne veut pas sortir, se répondit-il aussitôt dans sa tête. Oui, il était seul, ça se voyait, pourtant... A proférer de telles énormités, il allait faire fuir Mathias... Le Gryffondor eut un sourire d'excuse, et replongea dans son hydromel en remarquant que son ami n'avait guère fait de frais de toilette.
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