Ecole virtuelle Poudlard & Université de Magie. Période jouée : 7ème année d'Harry Potter
 
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 Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]

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Arsène Vawdrey
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MessageSujet: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Dim 10 Jan - 23:03:02

Son emménagement dans le Manoir de Thadeus était la plus belle chose qu’il lui soit arrivé depuis le 1er janvier 1998. Biensûr c’était assez paradoxale comme pensée quand on savait que son somptueux appartement avait intégralement brûlé lorsque les Mangemorts avaient tenté d’y entrer par effraction. Ne lui laissant que quelques maigres affaires qu’il avait furtivement récupérées dans son bureau de l’UMA deux semaines auparavant.

En fait, il se consolait comme il pouvait et ce n’était pas pire que s’il avait dû dormir dans les draps brodés par Madame Mole dans le ridicule Cottage d’Edward. Encore que cette pensée le faisait rire jaune ; Edward était vraiment dans un état déplorable et s’il n’avait pas stupidement provoqué Faith Baxter, il ne serait jamais rien arrivé. Il n’aurait pas sauvé Edward des griffes de son ancienne maitresse, il n’aurait pas perdu à jamais son statut d’homme libre au sang mélé, il n’aurait jamais fait cette chute du haut de sa splendeur et il n’aurait pas le visage défiguré à cause de ce crétin de James Kirkby. Et surtout, Ophélia n’aurait pas subit toutes ces souffrances.

Son air maussade ne l’avait quitté qu’à de très rares occasions depuis le Nouvel An. Le médicomage n’avait jamais autant déprimé de toute sa vie. En fait il n’avait jamais eu à le faire pour la simple et bonne raison que jusqu’à présent il avait toujours totalement maitrisé le cours des événements, donnant à sa vie tout ce dont il avait besoin, aussi égoïste qu’il avait pu l’être, il s’était protégé des autres et de l’impact qu’ils auraient pu avoir sur son avenir. Arsène avait toujours eu un comportement d’extrême conservation en ce qui concernait sa petite personne et jamais encore il n’avait dû à affronter une situation si désastreuse. Aujourd’hui, il mesurait à quel point il était insignifiant et le monde qui l’entourait ; si fragile.

Bien entendu, il n’était pas resté durant toutes ces semaines replié dans sa torpeur, non, il avait prit la ferme décision de retrouver James Kirkby et de lui soutirer des informations sur le Seigneur des Ténèbres. Le noiraud mesurait à présent la nécessité de faire tomber le Lord et il espérait qu’il n’était pas trop tard pour agir. Sa descente à l’UMA n’avait pas été fructueuse concernant l’étudiant Mangemort, mais il avait pu se rabattre sur Saya pour lui fournir des informations très importantes concernant l’homme au genou brisé. Il était parfois très utile d’entretenir des relations, quelques quelles soient, avec l’ennemi.

C’est ainsi qu’il s’était retrouvé avec Ophélia en planque à Regent’s Park, attendant le retour du Mangemort éclopé. Arsène se sentait relativement mieux depuis qu’il avait prit la décision d’agir et de ne plus tourner en rond dans le manoir de Thadeus. Prendre l’air lui faisait le plus grand bien, surtout que James habitait dans un quartier moldu où ils risquaient moins de se faire repérer. Tous les deux étaient emmitouflés dans leur écharpe, un bonnet ou une capuche sur la tête, habillés comme des moldus. Le médicomage arborait un splendide Jeans Lewis et une veste de ski de la marque Mammut, prêt à affronter le froid hivernal de Londres. Un Starbucks se tenait dans le coin de la rue et Arsène venait d’y faire une descente pour récupérer des boissons chaudes pendant qu’Ophélia était assise sur un banc un petit peu plus loin, le nez plongé dans le journal Moldu du quartier.

Tiens ! Y a du sucre si tu veux. Toujours rien ?

L’ancien Professeur de Soins Magiques s’assit aux cotés de la grecque et lui tendit sa boisson chaude. De son coté, il avait abandonné le café qui l’empêchait de trouver le sommeil pour revenir à ses origines purement anglaises et boire de l’Earl Grey.
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Ophelia Xantopoulos
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Lun 11 Jan - 5:52:26

«  Thank you dear. Non, toujours rien. »

Ses mains protégées par des moufles grises qu'elle s'était tricotées avant le début des temps froids vinrent agripper le verre de carton que lui tendait Arsène. La Grecque déposa le « Sun » du jour sur ses genoux et prit une gorgée de latté au caramel avant de glisser la tasse entre ses cuisses, la chaleur se diffusant à travers son jean pour venir la réchauffer un peu. Elle s'était habillée simplement aujourd'hui. Un jean, une chemise noire ajustée à manches longues et son manteau, sans oublier son écharpe et son bonnet, tous deux assortis à ses moufles. Après tout, ils étaient en mission. La jeune femme reprit le journal à potins et le leva devant ses yeux, adressant un fin sourire à Arsène avant de reprendre distraitement sa lecture, l'oeil toujours attentif.

Elle avait craché le morceau environ une semaine après l'incident. Et ce n'était pas une simple question d'honnêteté envers ses pairs, elle voulait prendre sa revanche. Elle voulait le faire souffrir, elle voulait qu'il paye pour ce qu'il lui avait fait subir à elle et à ses amis. Elle voulait le voir gémir, supplier. La brune avait d'ailleurs écrit au Mangemort la veille de l'annonce de son identité auprès de ses camarades. Certes, la missive n'avait pas été des plus élogieuses, mais au moins il savait à quoi s'attendre de sa part. C'est donc avec des intentions un peu dissimulées qu'elle se proposa pour la mission qui aurait lieu début février, souhaitant pouvoir retirer un peu de satisfaction personnelle de cet emprisonnement potentiel.

Elle espérait seulement que le beau médicomage comprendrait bien vite qu'elle voudrait Kirkby à elle seule. Pas que le brun n'était pas compétent, au contraire. C'était une question d'honneur à rétablir, sans plus.

C'est que cela pouvait être traître, l'orgueil. Mais là n'était pas le temps de réfléchir aux conséquences de ses actes, il était temps d'agir. Et James tardait d'arriver à la maison.

La Grecque soupira doucement et replia le journal, le délaissant sur le banc. Elle se faisait impatiente. Plus vite le visage de l'étudiant se retrouvait sous sa botte, plus vite elle serait en paix. Cela faisait beaucoup trop longtemps que ça traînait. La jeune femme prit une gorgée du liquide sucré et revigorant, laissant le temps à ses papilles de réellement apprécier de goût du caramel et de la cannelle puis, tenant toujours le verre dans ses mains, laissa sa tête basculer vers l'arrière, ses yeux cherchant en vain quelques étoiles dans le ciel.


« C'est long. »

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Arsène Vawdrey
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Mar 12 Jan - 1:22:58

Le thé fit son office et le médicomage sentait sa chaleur se rependre dans son corps engourdis par le froid. Installé confortablement sur le banc, il avait vu sur la porte d’entrée de l’immeuble, prêt à les lancer sur les traces de James. Du coin de l’œil, il lançait des petits regards furtifs à Ophélia. Il ne pouvait s’empêcher de penser en l’observant qu’il lui avait fallut probablement beaucoup de courage pour admettre qu’elle connaissait le Mangemort qui les avait attaqués. Biensûr ça avait grandement facilité leur tâche et aussitôt, Arsène avait promit à la grecque de remettre la main dessus. Promesse qu’il avait tenu et ce n’avait pas été une mince affaire. Depuis le début de l’année, il se sentait obligé d’avoir quelques attentions particulières envers ses camarades d’infortunes. Biensûr il voyait ça comme un geste à leur rendre et ne voyait pas que c’était simplement l’événement qui les avait un peu tous rapproché. Les relations humaines à plus larges échelle n’avait jamais été son fort et ça le perturbait royalement de se voir réagir de cette manière. Il se sentait presque gêné d’en faire trop ou de devenir… envahissant. Lui si solitaire d’habitude, le voilà qu’il craignait de fatiguer son entourage en étant plus présent qu’auparavant. En même temps il fallait reconnaître qu’il n’avait que ça à faire de toute la journée.

Sirotant son thé, il sourit d’un air grave lorsqu’Ophélia reposa le journal un peu plus loin sur le banc d’un air las. Depuis qu’il était dans l’Ordre, il avait apprit à être patient, trèèès patient. C’était le maître mot dans pratiquement toutes les missions. Car non seulement ils n’étaient pas certains que James avait gardé ce lieu de domicile et encore moins qu’il y serait. Peut-être même y était-il déjà et n’en ressortirait pas de sitôt. Et si ça se trouvait, il était déjà mort et enterré.

Ne sois pas impatiente. On vient d’arriver, ça peut durer encore longtemps.

Un sourire amical se dessina sur son visage lorsqu’il posa ses yeux sur la grecque. C’était une femme vraiment splendide mais qu’il ne comprendrait certainement jamais. Puisqu’ils avaient du temps à perdre, autant lancer la conversation sur un sujet plus léger. Surtout que l’endroit dans lequel ils se trouvaient lui rappelait de nostalgiques souvenirs de son enfance.

C’est assez marrant, mais tu sais que j’ai passé mon enfance à jouer au ballon dans ce park. A l’époque j’étais loin de penser qu’un jour je serais en planque devant la maison d’un Mangemort… ou même d’un sorcier.

Sa phrase était d’un banal à en crever, mais c’était rare qu’il ait l’occasion de parler de son enfance. En général il n’en parlait jamais, n’aimant pas se livrer aux autres. Avec Ophélia c’était différent. Ils avaient passé de longues heures déjà à discuter de tout et de rien, de leurs vies, d’eux. Mais encore jamais il n’avait parlé de son enfance à la femme. Ce n’était jamais trop tard, et pourtant peut-être pas le moment de devenir nostalgique.

De longues minutes s’écoulèrent encore, laissant le froid mordant leur geler le visage. L’endroit était stratégique mais pas tellement adapté aux conditions météos du mois de janvier. La perspective de faire à nouveau un saut au café du coin se faisait de plus en plus présent dans l’esprit d’Arsène. N’y tenant plus, il se leva.

Tu veux que je retourne nous chercher des boissons chaudes ? Tu veux y aller toi pour profiter des quelques minutes passés dans le café ?


Son œil était interrogateur mais ne cachait pas le ton pressant qu’il affichait. Les gants c’était bien beau, mais c’était ses pieds qui étaient gelés. Ses yeux se reposèrent instinctivement sur le trottoir d’en face et avant même que la grecque ne lui réponde, il reprit la parole dans un murmure à peine audible.

Je crois que c’est remis à plus tard. Voilà notre homme.

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James Kirkby
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Mar 12 Jan - 18:48:40

Désormais, les gens s'écartaient sur son passage, lui tenaient les portes, mais ces sympathiques attentions ne parvenaient qu'exceptionnellement à amener un sourire sur son visage. Les traits de James semblaient s'être figés dans l'expression de la douleur et de l'amertume, et les passants lui accordaient les égards dûs aux infirmes. Son visage pâle, presque gris, indiquait l'homme rongé par la douleur tandis qu'il remontait la rue menant à son domicile ce matin-là. Il se gavait pourtant de potion anti-douleur, mais sa dernière prise ne faisait plus effet, et il avait hâte de reprendre une gorgée du précieux breuvage. Il se dépêchait donc de parcourir les dernières centaines de mètres, ses béquilles tricotant en mesure sur le bitume du trottoir.

-Y en a vraiment qui ne sont pas gênés... Mon pauvre monsieur, vous avez besoin d'aide ?

Une dame entre deux âges désignait une voiture stationnée tranquillement sur le trottoir, et tendait le bras à James pour l'aider à contourner l'obstacle sans se faire ratiboiser. Le jeune sorcier remercia à mi-voix, pas mécontent de cette aide ; il ne s'était pas encore habitué à faire attention à la circulation, et avait un peu tendance à se jeter sous les roues des automobiles.
Depuis sa blessure, il s'était mis à fréquenter les commerces moldus de son quartier, par obligation : comment se préparer à manger lorsque la simple station debout relevait de l'exploit ? Il découvrait donc la gastronomie moldue londonienne, notamment dans un établissement marqué d'un grand M jaune où le menu ne variait guère. La blessure était l'occasion d'une plongée inattendue dans le monde moldu, avec tout ce que cela impliquait de découvertes.

La dame lui souhaita gentiment bon courage, et James reprit sa route, un peu décontenancé par la prévenance des Moldus. La douleur qui traversait sa jambe de bas en haut ne lui laissait guère le loisir de réfléchir, cependant ; son immeuble se profilait à quelques dizaines de mètres, et le jeune sorcier accéléra, la tête basse, le nez dans le guidon. Encore cinq minutes, et il pourrait poser ce sac de courses qui l'encombrait (quelle idée de porter les choses, vraiment) et ouvrir un flacon de potion anti-douleur...

C'est avec soulagement qu'il pénétra dans la tiédeur du hall de l'immeuble, et appuya sur le bouton d'appel de l'ascenseur. D'ordinaire, il n'utilisait guère ce moyen de locomotion, mais il n'avait plus vraiment le choix... Le vieil ascenseur bringuebala jusqu'au troisième étage, et le jeune homme tira sa baguette magique de sa poche pour lever les sorts qui protégeaient sa demeure. Sans perdre de temps, il ouvrit la porte d'entrée en grand, laissa tomber son sac de courses, et se précipita vers la cuisine pour y prendre un flacon de potion. La porte, munie d'un ressort, se refermerait toute seule, et il réactiverait l'enchantement de protection une fois la potion absorbée.

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Ophelia Xantopoulos
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Jeu 14 Jan - 22:49:19

La jeune femme réprima difficilement un soupir lorsque le médicomage lui indiqua d'être patiente et que cela pouvait être encore bien long. Elle savait bien qu'il avait raison sur toute la ligne mais bon, elle n'avait tout simplement pas envie d'attendre. Cela avait déjà été suffisamment long, d'attendre l'officialisation de la mission, surtout qu'elle était convaincue qu'elle aurait pu le faire d'elle-même bien avant. Ils avaient tous insisté pour que la mission soit réalisée par au moins deux personnes et pour qu'il n'y ait pas d'excès de violence. La brune avait accepté. Pour leur faire plaisir. Bien qu'elle savait que ce n'était que lorsqu'elle verrait le Mangemort qu'elle pourrait accepter la deuxième clause de l'entente.

Ophelia redressa sa tête et la tourna en direction du bel anglais lorsqu'il reprit la parole. Un fin sourire ourla ses lèvres; elle aimait qu'il se confit ainsi à elle. La Grecque savait son compagnon très discret et pudique de ses émotions et qu'elle était l'une des rares personnes à qui il parlait de choses anodines comme le parc de son enfance. C'était d'ailleurs la première fois qu'ils discutaient de cette période de sa vie. La belle s'amusa un instant à s'imaginer Arsène à cinq ans, jouant calmement avec un ballon à l'ombre d'un vieil arbre, probablement seul ou avec quelques amis. Si le gamin n'était qu'un peu comme sa future personne, elle se l'imaginait très mal en grand public. L'Auror n'arriverait cependant probablement jamais à comprendre toute l'étendue de la situation d'Arsène. Elle avait toujours vécu dans un monde teinté par la magie et la sorcellerie. Les traditions magiques grecques étaient beaucoup plus poussées que celles qu'elle avait connues en Grande-Bretagne. Elles étaient beaucoup plus intégrées à leur vie de tous les jours.

L'enseignant se tortillait légèrement sur son siège. Elle le voyait se retenir de ne pas tout simplement se lever et se réfugier au Starbucks. Le pauvre, il était tout gelé. C'était l'avantage d'avoir un métier comme le sien; les gens pouvaient très difficilement lui cacher quelque chose. Comme prévu, l'homme se leva et lui posa une question. L'impatience transparaissait dans sa voix.

Alors qu'elle s'apprêtait à lui dire d'y aller, il l'interrompit, lui signalant la présence de James. La jeune femme tourna discrètement son visage dans la même direction qu'Arsène.

Elle le vit, clopinant piteusement à l'aide de béquilles jusqu'à un bloc de logements, ses bras chargés de courses. Et malgré toute l'humanité et l'empathie dont Ophelia était capable, elle n'eut pas pitié. Elle était dégoûtée, outrée, enragée par sa seule présence. Ses doigts fins se serrèrent dans ses moufles, attendant qu'il soit entré des l'immeuble pour se lever.


« Allons-y »

Aussitôt levée, la Grecque s'avança vers la rue, guettant les voitures du regard et la traversa en courant lorsqu'elle en eut le temps. Discrètement, elle pénétra dans le bloc, son regard cherchant tout de suite l'intercom où étaient inscrits tous les noms des locataires.

« Troisième étage », chuchota-telle à Arsène.

Les deux membres de l'Ordre montèrent le plus subtilement possible les escaliers jusqu'au troisième. Une fois à l'étage, la belle retira son bonnet et ses moufles, les fourrant dans les poches de son manteau qu'elle commença à détacher. Ils marchaient silencieusement, le regard d'Ophelia scrutant les numéros de porte.

Son cœur eu un soubresaut alors qu'elle s'arrêtait devant la porte de l'appartement de Kirkby. Ils étaient là, elle pourrait le voir souffrir. La belle retira son manteau et son écharpe, les laissant sur le sol du couloir, puis dégaina sa baguette, la pointant sur la porte qu'elle fixait de ses yeux bleus.


« Vas-y, ouvre. », souffla-t-elle à Arsène.

Aucun retour en arrière n'était possible maintenant.

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Arsène Vawdrey
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Lun 8 Fév - 21:36:45

[HJ : Toutes mes excuses pour le retard cheers James ton genou va morfler Yeux]

Il était vraiment pitoyable. Rien à voir avec le jeune étudiant plutôt charmant qu’il avait croisé à l’UMA. Non vraiment il ressemblait à un vieux moldu blessé lors d’une quelconque guerre où il aurait servit son pays, bravement. Arsène se retint d’afficher un petit sourire satisfait, biensûr c’était son œuvre et il était ravi de savoir que ce blanc-bec n’avait pas été soigné correctement. Apparemment les Médicomages ne faisaient pas légion chez les Mangemorts, c’était plutôt bon à savoir. Un point pour l’Ordre du Phénix !

Ophélia prit les choses en main et l’ancien Médicomage la suivit sans broncher. Elle connaissait suffisamment bien son boulot pour mener la mission sans qu’il n’ait à le faire lui-même. Autant profiter, ce n’était pas souvent qu’un membre de l’Ordre du Phénix était si doué et si confiant. Arsène ne s’inquiétait nullement de la tournure qu’elle prendrait, il avait entièrement confiance en la grecque.

Rapidement, mais discrètement, ils traversèrent la rue en évitant les voitures qui roulaient pour la plupart en excès de vitesse. L’immeuble contenait plusieurs étages et il leur faudrait éviter de devoir fouiller tous les appartements avant de tomber sur le Mangemort. Heureusement pour eux, les noms et les étages étaient indiqués à coté des boites aux lettres. Silencieusement, ils s’élancèrent dans les escaliers pour rejoindre le pallier du troisième étage.

Cette mission était toute à fait excitante et rappelait à Arsène ces vieux films américains qu’ils remettaient régulièrement au goût du jour dans les cinémas du quartier. Sauf que là il ne tenait pas un revolver dans sa main et ne portait même pas de costard cravate. Non et en plus de ça dans les films de James Bond la jeune fille plantureuse ne menait pas la danse, la baguette pointé sur la porte de la cible en question.

D’un hochement de tête, le médicomage prit une petite inspiration pour se donner une bonne dose de courage. Pour être franc, ce n’était pas souvent qu’il avait ce genre de mission à mener et pour rien au monde il aimerait remettre sa blouse de médicomage contre l’habit de terrain des aurors.

Précautionneusement, Arsène pointa sa baguette sur la porte et commença à prononcer quelques sorts lui permettant d’identifier de manière relativement discrète si un enchantement les séparait du mangemort.

Etrange. La porte semblait être simplement fermée. Hésitant quelques instants tout en jetant un regard éloquent à Ophélia, Arsène se décida à ouvrir simplement la porte avec un geste souple de sa baguette, prêt à se reprendre le pire des maléfices à la figure. Car bien qu’il fut très doué en ce qui concernait les sortilèges, le médicomage ne pouvait pas se venter d’avoir étudié assidument la magie noire durant ses études à l’UMA.

Mais rien ne se produisit si ce n’est que la porte s’ouvrit en grand, dévoilant une partie de l’appartement de James Kirkby. Sans demander leurs restes, les membres de l’ODP entrèrent telles des agents secrets en mission pour faire un premier état de la situation et déterminer où se trouvait leur cible.

Laissant passer Ophélia devant lui, Arsène couvrit leurs arrières du mieux qu’il le pouvait, l’oreille tendu à l’affût du moindre bruit suspect. Très rapidement ils identifièrent l’endroit où se tenait l’estropié ; la cuisine, cul de sac bien évidemment ! Il fallait être rapide et ne pas lui laisser le temps de réagir.

Pointant la potion sur l’homme, Arsène lui adressa la parole, plutôt que de lui jeter un sortilège brutal même si l’envie ne manquait pas. Mais Rémus avait dit qu’il fallait le ménager et éviter de le ramener en trop mauvaise état.


Kirkby, un seul geste et tu te retrouve coucher par terre ! Maintenant retourne toi… lentement…

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James Kirkby
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Mar 9 Fév - 13:46:13

Du bout des doigts, James effleura le flacon, sans pouvoir le saisir. Il manquait quelques millimètres, problème qui ne s'était jamais posé tant que le jeune homme avait pu compter sur deux genoux en état de marche, mais qui se révélait désormais dans toute son ampleur. La béquille droite reposait contre la table, le Mangemort se hissait autant qu'il le pouvait sur la béquille gauche, la main tendue, mais il ne parvenait pas à attraper le précieux flacon de potion anti-douleur. Exaspéré, il tira sa baguette magique d'un geste nerveux pour lancer un sortilège d'attraction ; c'était tout de même idiot de devoir en arriver là pour prendre une fiole dans son propre placard. Une fois de plus, le blessé maudit silencieusement Arsène Vawdrey et l'ordre du Phénix dans son ensemble, tout en faisant sauter le bouchon de la fiole. Ceci fait, il posa sa baguette devant lui, sur le plan de travail, et porta enfin le breuvage tant attendu à sa bouche...

Une voix masculine menaçante, vaguement familière, retentit alors dans la petite pièce, interrompant le geste de l'étudiant. On l'appelait par son nom, et on lui indiquait sans détours qu'il était fait comme un rat. La baguette magique n'était pourtant pas loin, à quelques centimètres, mais pour s'en saisir, il fallait déjà poser le flacon, puis esquisser un geste de côté, de quoi laisser largement le temps à l'homme de mettre ses menaces à exécution. James resta immobile quelques instants, réfléchissant en vitesse avant de se retourner comme on le lui avait ordonné. Ses chances de pouvoir récupérer sa baguette étaient quasiment nulles, mais il était tellement frustrant de ne rien tenter...

Le coeur battant à tout rompre, il finit par se décider. Il ignorait à qui il avait affaire, et toute velléité de résistance pouvait causer de graves dégâts. D'autant qu'il n'était pas spécialement en état de combattre. Il inspira un grand coup, et obtempéra, pivotant lentement sur sa béquille restante, sans poser son flacon de potion. Pas un geste superflu, exactement ce qu'avait ordonné...

Vawdrey.
C'était Arsène Vawdrey qui le tenait en respect de sa baguette, et qui posait sur lui ce regard dur. Et près de lui, il y avait... James eut un vertige en reconnaissant Ophelia. Il avait espéré ne plus jamais la revoir, ne plus se heurter à ce regard de reproche, et voilà qu'elle revenait. Elle le fixait avec une expression terriblement inquiétante, qui n'était pas difficile à comprendre. Voici quelques jours, il avait incendié le meuble sous les débris duquel elle se trouvait – mais allez donc expliquer la raison profonde de ce geste ; allez faire comprendre que ce qu'il avait voulu faire disparaître dans les flammes, ce n'était pas elle, mais leur rencontre, et ce qui faisait de lui un ennemi juré de la Grecque...

La gorge de James était extraordinairement sèche, tout à coup. D'un geste très lent, sans quitter Vawdrey des yeux, il avança la main vers la table pour y poser la fiole de potion, tout en s'efforçant de plaisanter :


-C'est curieux, je ne me rappelais pas vous avoir invités.

Il tâchait de poser sur eux un regard insolent, et de parler fermement, mais sa voix lui faisait défaut, et il se sentait frémir légèrement tandis qu'il parlait d'une voix blanche, presque inaudible. Que lui voulaient ces gens ? À en juger par l'expression d'Ophelia, ils ne venaient pas lui apporter des chocolats et lui souhaiter un prompt rétablissement. Très nerveux, le Mangemort passa sa main libre dans ses cheveux, observant alternativement ses deux visiteurs inattendus.

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Ophelia Xantopoulos
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Mer 10 Fév - 4:38:58

La Grecque avait expiré un court soupir lorsqu'elle entendit le bruit distinct du loquet de la porte qui cédait. Autant elle tentait de garder un air dur, impassible, distant tandis qu'elle fixait la porte qui s'entrouvrait devant Arsène, elle sentait qu'au creux de sa poitrine, c'était le chaos total. Elle avait peur. En fait, elle était terrorisée. Elle avait peur de ses yeux, elle avait peur de ses lèvres, de ses mains. Elle ne voulait pas flancher à nouveau, elle voulait lui prouver qu'elle était plus forte que lui, qu'elle pouvait, à son tour, détruire tout ce qui restait de son existence misérable et malhonnête. Qu'elle pouvait l'écraser du bout du doigt, comme une fourmi trop entreprenante sur un mur de pierre. C'est ce qu'elle souhaitait sincèrement faire alors qu'elle faisait les premiers pas dans l'appartement de l'étudiant, Arsène derrière elle.

Le Mangemort n'avait pas eu le temps de se cacher, cela leur facilitait la tâche. Il était là, dans la cuisine, piégé. Elle ne le quitta pas du regard, prenant une grande respiration alors qu'il se retournait dans leur direction à l'aide de sa béquille. La brune, froidement, retint le regard bleuté du jeune homme pour quelques secondes avant de sentir le haut de son corps frénétiquement se secouer de sanglots, d'amères larmes coulant le long de ses joues de lait. Chaque douloureux instant de cette nuit-là lui revenait à l'esprit; Sa terreur, ses yeux dans les siens, les langues de feu qui déchiquetaient lentement, bien trop lentement, la chaire fragile de son dos. Par Merlin qu'elle s'en voulait, elle ne supportait pas sa propre faiblesse devant cet homme. Qu'elle était imbécile, de se sentir à cet instant précis comme une enfant, emprisonnée dans ses couvertures trop serrées, dans une mer de noirceur. Elle détestait tout d'elle-même, son manque de raison, ses larmes trop promptes, son cœur emballé, sa gorge terriblement serrée.

Elle tremblait de tous ses membres.

Tout bascula lorsqu'il entrouvrit les lèvres. Sa voix perça l'air pour se rendre à son tympan, l'atteignant en plein cœur. L'abcès était crevé, il n'en restait plus que l'amertume. S'il disparaissait, sa terreur ferrait sans doute de même. C'est ainsi que l'on traite les phobies, en les affrontant, en les percutant de plein fouet. La rage que la Méditerranéenne avait entretenue pour elle-même vit volte-face pour retourner à sa source directe, à son point d'origine.

Vers cet animal hideux.


« Incarcerem ! », cria-t-elle à s'en couper le souffle, sa baguette fermement pointée vers sa victime, comme un dard.

Le sort avait été suffisamment puissant pour projeter le jeune homme contre le plan de travail derrière lui alors que de fermes cordes s'enserraient solidement autour de son corps, empêchant tout mouvement de ses membres. Qu'il tombe, qu'il saigne... C'était tout ce qu'elle voulait.

La jeune femme s'approcha d'un pas ferme et rapide vers l'Anglais et resta suspendue au dessus de lui pendant un instant, ses yeux détaillant avec perversion la position dans laquelle ils se retrouvaient tous les deux. Elle avait à peine goûté à la revanche et déjà, elle en redemandait. Son cœur était avide de cette sensation de pouvoir ultime, de tenir entre ses doigts fins la vie d'une personne. Avec toute la rudesse dont elle était capable - et c'est beaucoup dire -, Ophelia posa le dessous de sa botte contre la joue du ténébreux et lui écrasa le visage contre le sol froid, y soutenant une forte pression.

Elle pencha le haut de son corps, s'appuyant sur sa cuisse de son coude et souffla, un cruel sourire pendu à ses lèvres tandis qu'elle laissa l'une de ses larmes âpres tomber contre la peau du cou de l'étudiant:


« N'es-tu pas heureux de me voir, James ? »

Elle ne lui laisserait pas le temps de répondre.

Son pied se dégagea un très bref instant de sur sa joue, mais seulement pour mieux y revenir. Le coup de pied avait déployé presque seul, presque sans effort malgré sa force étonnante. Ophelia entendit la mâchoire craquer sous l'impact de son pied, elle vit quelques gouttes de sang bruiner sur le sol pâle, comme de la pluie écarlate. Les frissons de satisfaction profonde qui parcouraient chaque fibre de son corps à cet instant furent comme un signal, une alerte. Elle le sentait au bout de ses doigts, elle sentait sa baguette lui brûler la paume.

Il suffisait d'un geste, un seul geste de plus...
Et elle ne pourrait plus s'arrêter.


« N'es-tu pas heureux de me voir, James ?! », répéta-t-elle, cette fois en criant, en rugissant, toujours perchée au dessus de lui.

La Grecque vint pointer sa baguette en direction du genou déjà meurtri de sa victime. Les mots n'étaient pas nécessaires, la force de vouloir était amplement suffisante. Le bruit singulier de cartilage brisé et d'os craqués résonna dans la pièce. C'était suffisant pour donner des frissons de dégoût à n'importe quelle personne saine.


« I thought so... Fucking whore »*

Les cris de James étaient devenus sa motivation, sa poussée derrière chacun de ses gestes.

Sa pulsion, son énergie, son malice.



[* C'est ce que je croyais... Sale garce]

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Dernière édition par Ophelia Xantopoulos le Mer 17 Fév - 17:19:12, édité 1 fois
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Arsène Vawdrey
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Mer 10 Fév - 15:26:13

[HJ : James t'es un peu un pantin là au milieu alors si faut éditer y a pas de souci Fou j'espère ne pas trop avoir anticipé ton action Fou désolée pour la médiocre qualité de ma réponse Déçu]

Un silence de plomb tomba dans la cuisine l’espace de quelques instants, secondes, le temps que James se décide à se retourner. La baguette du mangemort n’était pas bien loin et dès qu’il en aurait l’opportunité, il s’en emparerait pour éviter tout accident qui serait très mal venu. Le médicomage garda son regard froid posé sur l’étudiant qui n’avait jamais fréquenté ses cours, mais il pu constater avec appréciation qu’il avait vraiment une sale mine. Un sourire satisfait se dessina sur ses lèvres.

Puis subitement, ses yeux se dirigèrent vers l’auror, un air légèrement stupéfait se dessinant sur ses traits presque parfaits. Elle pleurait. A chaude larmes c’était le cas de le dire. Arsène n’avait absolument pas envisagé de l’emmener avec lui s’il avait réalisé que le Mangemort avait à ce point fait souffrir la jolie grecque. Enfin quoi qu’il en soit la situation serait très vite réglée étant donné qu’ils n’auraient même pas besoin de se battre vu que le sbire du Lord était fait comme un rat.

L’autre ouvrit la bouche pour débiter une débilité, probablement pour se donner du courage. Un courage qui semblait bien faillir au vue du ton de sa voix. Un petit rire s’échappant de ses lèvres, Arsène répliqua assez froidement, le souvenir cuisant de leur duel toujours en mémoire.


C’est pour le service après-vente ! Tu as un genou à faire réviser !

Sans laisser à l’autre le temps de répliquer, Ophélia lança l’offensive avec un Incarcerem assez violent qui envoya valser le mangemort contre le plan de travail. Ah c’était très agréable de le voir s’écrouler sur le sol sans même avoir le temps de réagir. La vengeance était un plat qui se mangeait froid et qui vraiment en valait la peine surtout quand vous étiez en si charmante compagnie et sur la même longueur d’onde avec celle-ci.

Pourtant ça ne tournait pas très rond. La grecque y mettait quand même un peu trop de cœur. Il la savait très sensible mais ne se sentait pas tellement à l’aise de la voir s’emporter contre Kirkby et se mettre à crier. Il ne fallait surtout pas qu’on les entende. Il valait mieux être prudent et éviter de se faire remarquer, on ne sait jamais cette maison pouvait très bien être un nid à Mangemort.

Alors que le médicomage lançait un regard en direction de la porte pour s’assurer que personne ne pouvait les repérer, un craquement sonore se fit entendre qui lui glaça légèrement le sang. Elle n’avait quand même pas osé ?

L’étonnement se lisait dans ses yeux lorsque sa main se posa sur le bras d’Ophélia pour la ramener à la réalité et éviter qu’elle ne décide de l’achever. Le but était de le ramener, pas de le torturer. Même si c’était très tentant, ils ne devaient pas s’abaisser à faire des choses aussi terribles.


Ophé ! Arrête !


Les cris du Mangemort retentirent dans l’appartement. Ils faisaient bien trop de bruit et la mission était vraiment en train de déraper. Que faire ? Il ne pouvait pas le laisser s’égosiller de la sorte, il fallait le faire taire.

Silencio


Un peu de silence dans cette cuisine qui puait l’agonie. Ophélia l’impressionnait vraiment. Elle si douce, si discrète, qu’on aurait presque peur de la briser en la frôlant s’était transformé en l’espace de quelques secondes. Sa main était encore posée sur son bras, fermement mais pas trop.

Arrête ça ne sert à rien. Et ça ne changerait rien.


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James Kirkby
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Mer 10 Fév - 23:18:42

James entendit sa voix résonner étrangement dans la cuisine, aussi lointaine que si un inconnu avait parlé à sa place, et un frisson lui parcourut l'échine. En face de lui, Ophelia pleurait nerveusement, tremblait comme une feuille, mais elle ne cessait pas pour autant de pointer sa baguette vers lui. Le Mangemort jeta un coup d'oeil furtif à sa propre baguette, sur le plan de travail, si proche... mais la récupérer relevait de l'exploit, avec ces deux horribles en train de le menacer. Il y eut un instant de silence pesant, puis le premier sort fusa. Sans avoir eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, James se retrouva ficelé comme un rôti, vacilla légèrement, et bascula.

Vue d'en bas, la situation était encore pire. Les talons aiguilles étaient passés devant les pompes d'homme, avev une précipitation affolante. Pas le temps d'admirer les jambes de la jeune femme ; son escarpin s'était écrasé sur la joue de James, le forçant à tourner la tête tandis qu'elle demandait s'il n'était pas content de la revoir en temps normal, il aurait pu trouver cette situation excitante ; une femme dominatrice en escarpins, la chose aurait pu être intéressante sans la fureur qui faisait trembler la voix de ladite femme. La pression du pied cessa, et James eut le temps de tourner la tête de deux centimètres et demi avant de se reprendre un grand coup de tatane qui lui explosa la lèvre. Le jeune homme poussa un gémissement tandis que le sang coulait sur son menton et pénétrait dans sa bouche. Le talon aiguille n'avait pas qu'une haute valeur d'évocation érotique, c'était aussi une arme redoutable.

La Grecque répéta sa question, sans que le Mangemort réponde une seule syllabe ; il tâchait de surveiller sa baguette, et se démontait à moitié le cou sans pouvoir voir ce qui l'attendait. Il n'eut pas besoin de s'interroger bien longtemps, cependant ; son genou déjà blessé craqua, et une douleur insoutenable se répandit dans toute la jambe du jeune homme qui poussa un hurlement déchirant. La première blessure, le soir du Nouvel An, avait été douloureuse, mais la récidive était encore pire. Avec un peu de chance, il allait s'évanouir, et l'Auror le lâcherait...

À travers l'espèce de brouillard où la souffrance l'avait plongé, James entendit la voix de Vawdrey, vit ses pieds bouger. Il intervenait, tâchait de calmer le jeu... Ou pas, d'ailleurs. Il utilisait sa baguette, oui, mais pour réduire au silence la victime de cette folle furieuse... Ainsi, on pourrait continuer à torturer gentiment sans que les hurlements n'indisposent les voisins – ou les propres oreilles des bourreaux ; après tout, la torture n'était pas leur domaine, c'est du moins ce qu'ils se plaisaient à affirmer... mais leur maîtrise en la matière laissait deviner qu'ils ne devaient pas en être à leur coup d'essai.

Réduit au silence, incapable de bouger, rendu fou par la douleur qui lui causait une sorte de vertige, James parvint à tourner son regard vers Vawdrey. Un type qui se prétendait Médicomage ne pouvait pas regarder sans bouger un tel spectacle, entendre craquer les os, céder les cartilages... Les yeux du Mangemort se remplirent de larmes, et il dut serrer les dents à s'en étourdir pour ne pas fondre en larmes.

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Ophelia Xantopoulos
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Jeu 11 Fév - 1:25:05

La voix presque affolée du médicomage tira la Grecque de sa torpeur, de son état second où elle s'était glissée avec plaisir. Son regard quitta les traits tendus et crispés de douleur du jeune homme sous son pied pour venir se plonger dans les yeux de son collègue. Ses yeux n'étaient plus semblables à une mer paisible, comme c'était normalement le cas. Ses yeux ne calmaient plus, ils effrayaient. Ils était agités, foudroyants, profond, comme une tempête dont on est prisonnier. C'était clair, net et précis; elle était totalement hors d'elle-même. Ses sombres pensées n'étaient pas les siennes, son cœur amer ne battait pas dans sa propre cage thoracique. Elle était étrangère à ce plaisir fou que lui donnaient les cris de douleur qui s'échappaient de la gorgée du ténébreux. Et pourtant, elle s'y laissait emporter avec désinvolture, comme si elle savait que c'était inutile de lutter contre cet élan de violence.

L'Auror jeta un bref coup d'œil derrière son épaule alors que les plaintes de douleur de James s'effaçaient dans l'air. Le silence était lourd, terriblement lourd. Comme un cillement irritant au creux de l'oreille, un profond mal de tête qui persiste, de la peau qu'on ne peut pas gratter. C'était sur le point de la rendre folle. Même si, à ce moment-là, elle l'était probablement déjà un peu... Elle avait besoin de ce bruit de fond, comme si de le voir souffrir sans qu'il puisse exprimer sa douleur lui apparaissait injuste. C'était difficile de faire plus injuste que de ligoter quelqu'un et de le torturer.

La jeune femme dégagea brusquement son bras de l'étau des doigts d'Arsène et s'approcha de lui, son buste contre son torse, le regardant droit dans les yeux d'un air menaçant, voire cruel. Jamais elle n'aurait osé agir avec lui auparavant, jamais. Ce n'était pas comme elle, ce n'était pas Ophelia. C'était sa vengeance.


« Si, Arsène, ça sert à quelque chose. Tu sais à quoi ça sert, hm? »

Elle approcha son visage du sien, son regard flamboyant toujours ancré dans le sien, inébranlable, comme si on venait de lui donner toute la force du monde.

« Tu ne sais pas à quel point ça me satisfait de le voir se tordre, de l'entendre gémir. Ça sert à me faire plaisir, c'est à ça que ça sert. Je sais que ça ne changera rien à la situation, je sais que ça ne m'aidera pas à effacer ce qui a bien pu se produire, à passer par dessus. Je ne suis pas sotte... Mais ça me plait. Ça me fait sourire. », siffla-t-elle à son oreille.

La brune recula un peu puis regarda James un bref instant avant de reprendre la parole, croisant le regard d'Arsène une dernière fois avant de rapprocher de l'étudiant.


« Alors laisse-moi lui donner sa leçon, veux-tu? »

Elle ponctua sa phrase d'un fin sourire, adressé au jeune homme étendu sur le sol. Gracieusement, Ophelia l'enjamba et vint s'asseoir sur le bassin du Mangemort, dans une position qui ne leur était pas étrangère. Silencieusement et habilement, la demoiselle dégagea le bras gauche de sa victime de sa prison de cordes, s'assurant d'un sort informulé que celles-ci se resserrent à niveau au maximum, et en souleva la manche, dévoilant le sombre tatouage contre sa peau. Alors que les ongles de sa main droite s'enfonçaient dans l'épiderme du poignet du jeune homme pour immobiliser le membre, l'Auror approcha le bout de sa baguette de la Marque des Ténèbres de sa main libre.

« Sectum », chuchota-t-elle d'un ton sombre, croisant le regard bleuté et larmoyant du jeune homme.

Le derme du Mangemort céda lentement, se déchira sur toute la longueur du tatouage, en déformant un peu le motif. De longues et maladroites coulisses de sang perlèrent le long de sa peau tremblante. Puis elle recommença une nouvelle fois, une quantité additionnelle de liquide vermeil et poisseux se joignant aux autres gouttes. Et encore... Et encore.

Elle assaillit la peau du jeune homme un total de sept fois , la marque invisible sous cette chaire vive et brûlante et sous cette quantité tout de même étonnante de sang. La jeune femme soupira doucement et vint récolter, du revers de la main, quelques trainées de sang qui dégoulinaient le long du bras de James. Son regard s'arrêta un instant sur le fluide visqueux qui scintillait sur sa main avant qu'elle ne l'étende abruptement contre la joue de celui à qui il appartenait.


« Look at what you made me do... »*

Elle ne pouvait quand même pas le laisser comme ça... Une plaie, ça doit être cautérisé. La tortionnaire pointa à nouveau le bout de sa baguette de pommier vers la plaie sanguinolente, resserrant la pression de ses doigts autour du poignet de l'étudiant, et lança un Incendio silencieux, une flamme continue et ardente s'échappant du bois pâle. On pouvait entendre la peau frémir sous la chaleur du feu.

« You brought it upon yourself, James. »**, dit-elle d'un timbre presque doux sans cesser de le regarder dans les yeux

So what if you can see
The darkest side of me
No one will ever change this animal I have become
Help me believe it's not the real me
Somebody help me tame this animal


[* Regarde ce que tu m'as fait faire...]
[** C'est toi-même qui t'ai attiré cela, James]

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Arsène Vawdrey
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Sam 8 Mai - 20:48:15

Un silence de plomb tomba sur la cuisine du Mangemort. Un silence si pesant qu’Arsène se sentie encore plus mal qu’avant. Le courage ne lui faisait pas défaut, non jamais, mais il ne s’était jamais sentie à l’aise dans ce genre de situation. Il préférait l’adrénaline de l’Hôpital, ces moments où chaque minute, chaque seconde compte pour sauver une vie. L’adrénaline qui permet de ne pas perdre le patient et de le voir par la suite s’en sortir et repartir sur ses deux jambes. Une adrénaline complètement différente de celle qui l’avait mené jusqu’ici à la suite de la grecque.

Arsène n’avait jamais envisagé de faire des études d’Auror, il avait passé trop de temps au cabinet de ses parents pour avoir envie de faire autre chose que ça. Même en devenant sorcier il avait gardé cet objectif en tête. Le costume de James Bond aurait parfaitement été à sa taille et l’Aston martin aussi, mais ce n’était décidément pas son truc, il n’en voyait pas l’intérêt réel et ça le dépassait complètement. Le sang sur les mains n’était pas le même et les objectifs non plus. Peut importait la justice qui de toute manière n’était pas bonne, peut importait que les bons gagnent, peut importait du moment qu’il avait le pouvoir de redonner vie. Tout le contraire de ce qu’ils étaient en train de faire là, et surtout de ce qu’il laissait faire Ophélia Xantopoulos.

Ses yeux ne pouvaient se détacher de la jeune femme, il n’avait pas envie de les poser sur James qui devait crever de mal dans un silence atroce. Le médicomage fut très surpris de la réaction de sa collègue qui dégagea brusquement, trop brusquement pour elle, son bras de son emprise pour venir se planter juste sous son nez, à quelques centimètres de lui. Pas assez loin pour qu’il ne puisse pas sentir le parfum de la grecque et sa respiration. Dans un autre endroit et à un autre moment il aurait pu y voir des raisons supplémentaires pour espérer que la journée se termine manière très glamour, mais les éclairs qui sortaient des yeux de l’Auror et l’air furieux qu’elle lui projetta à la tête ne lui laissa même pas le temps d’envisager une telle éventualité, bien au contraire. Son sang se glaça, non pas de peur, mais d’incompréhension et de mal-être. Il ne savait pas ce qu’il devait faire, c’était le drame ! La situation était en train de lui échapper et c’était tout bonnement inadmissible. Ophélia n’avait jamais été si proche et si lointaine qu’en ce moment précis où elle aurait presque pu l’effrayer s’il avait été sujet à ce genre de sentiments.

Il ne dit rien, baladant son regard inquiet sur le visage flamboyant de la jeune femme qu’il connaissait si mal, apparemment. Comment pouvait-elle trouver du plaisir à faire souffrir de cette manière-ci un autre être ? Biensûr dans le feu de l’action il s’était lui-même prit à ce jeu-là, mais pas de sang froid. Oh non jamais ! Il n’avait qu’une envie, c’était de lui agripper la main, de l’entrainer avec lui dans les escaliers et de fuir loin, très loin de cet endroit et trouver un moyen de la raisonner et de la consoler. La souffrance que le Mangemort avait dû lui occasionner devait être immense, bien plus grande qu’il ne le pensait, mais même, il ne pouvait se résoudre à penser qu’il méritait ce qu’elle était en train de faire, ce n’était pas humain, c’était typiquement voldemorien. C’était ce qui l’avait empêché de passer du mauvais coté.

Sans broncher, il garda les yeux braqué sur elle, dans une sorte de torpeur sans nom. Il l’a vit s’installer sur le Mangemort et dévoiler la marque qu’il avait à l’avant bras. C’était tout bonnement effrayant, non pas de voir la marque qu’il connaissait sait si bien, mais de la voir se comporter ainsi. Ophélia était redoutable, bien loin de l’image de la femme qu’il côtoyait tous les jours, un peu admirable aussi. Le dévoilement de la marque lui fit réaliser qu’il était en train de ressentir de la compassion pour le Mangemort qui était en train d’en baver. Était-ce juste ? Injuste ? C’était là un dilemme trop compliqué pour lui et le spectacle était insupportablement inhumain à ses yeux.

Pourtant il laissa faire, silencieusement, les sept entailles sévères qui vinrent défigurer la marque du seigneur des ténèbres. Il ne rata pas une seule miette du spectacle, impuissant, indécis, dans l’incompréhension totale. Totalement spectateur de la scène qui se déroulait sous ses yeux. Jusqu’à ce que les flammes s’élevèrent du bras meurtris de l’étudiant. Par réflexe plutôt que par réflexion, Arsène leva sa baguette et la pointa sur l’homme.


Expelliarmus !

Sans un mot de plus, la baguette d’Ophélia vint se poser docilement dans sa main droite alors que la gauche était toujours dirigée vers le poignet du graçon.

Désolé… mais je ne suis pas venu ici pour voir ce massacre, ni pour y participer. Ce n’était pas l’objectif de notre mission, il faut que cela cesse !


Son regard était à présent fixé dans le dos d'Ophélia toujours penchée sur le Mangemort. Il appréhendait, mais était prêt à la maitriser si c'était nécessaire. Il avait pris une décision, une grosse décision et même si elle n'était pas d'accord et voudrait le lui faire payer, il l'en empêcherait quoi qu'il lui en coûte.



[Ophélia je ne sais pas exactement où tu veux aller avec ton personnage, je te laisse donc maitre de la suite. Ta baguette est arbitrairement dans la main d’Arsène, mais il reste toujours celle de James Wink MP moi si jamais y a quoi que ce soit. Idem pour toi James.]

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James Kirkby
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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Jeu 13 Mai - 22:12:58

Sans conviction, Vawdrey intervint, essayant d'empêcher Ophélia de continuer son oeuvre de destruction. Comme il fallait s'y attendre, la jeune femme n'avait aucune intention de s'arrêter en si bon chemin, et elle l'expliqua sans ambages à son compagnon... James, quant à lui, n'entendait guère ce qui se disait. Son corps entier était parcouru de frissons, et secoué, de temps à autre, d'une véritable convulsion ; il lui semblait que tout son être s'était concentré dans ce genou brisé dont la douleur lui était insupportable. Aucune autre partie de son corps ne vivait avec tant d'intensité en ce moment, que son genou gauche qui criait merci. Sans qu'il puisse les retenir, de grosses larmes roulaient à présent sur ses joues, et sa bouche s'ouvrait en un cri silencieux qui lui déchirait la gorge... En finir, n'importe comment, voilà tout ce qu'il demandait... Le jeune homme tourna un regard implorant vers Arsène, mais Ophélia reprenait les choses en main, avec une violence insoupçonnée.

Elle s'était assise sur lui, dans une position hautement équivoque qui aurait pu rappeler de bons moments, et qui n'était que plus terrifiante. James tenta de se débattre dès que l'étreinte des cordes se desserra, mais seul son bras gauche put échapper aux liens ; en un instant, ce bras fut dégagé, dénudé jusqu'au coude, révélant la Marque des Ténèbres, plus noire que jamais... Il comprenait ce qu'elle avait en tête, même s'il n'en devinait pas les détails, et sa terreur devenait incontrôlable. Toucher à la Marque serait une sentence de mort... Le tatouage liait chaque Mangemort au Seigneur des Ténèbres, d'une façon si intime que le Lord saurait aussitôt que sa Marque avait été salie, attaquée...

Roulant des yeux terrorisés, James suivit le geste de la brune tandis qu'elle déchirait la peau de son avant-bras, plus terrassé par la peur que par la douleur. Malgré ses liens, il ruait sans cesse, donnait des coups de reins pour tenter de se dégager... Dans le même temps, il s'efforçait d'appeler silencieusement Arsène au secours, qu'il empêche cette folle de continuer... Pas la Marque, tout mais pas la Marque ! Il n'avait pas passé des jours à se terrer chez lui pour qu'on appelle le Lord en jouant avec sa Marque...

Méthodiquement, la jeune femme mit la chair à vif, indifférente aux soubresauts de sa victime, aussi concentrée et satisfaite qu'aurait pu l'être une Mangemort. Chaque lacération arrachait un cri à James, un cri que nul n'entendait mais qui déchirait ses cordes vocales. Ophélia eut encore le temps de brûler la plaie, le bout de sa baguette touchant presque la chair sanguinolente, avant que Vawdrey intervienne. Sous l'effet de la douleur, James manqua de s'évanouir, mais, à son grand regret, il garda toute sa conscience... En un éclair inexplicable, il sut notamment que Lord Voldemort avait perçu l'atteinte faite à la Marque, et sa terreur s'accrut encore.

Enfin, le médicomage désarma la jeune femme, mais la douleur était trop présente dans le corps de James pour cesser avec le sort. Le genou brisait semblait palpiter, et l'avant-bras brûlé répandait une odeur de chair grillée qui donnait la nausée... Le corps à nouveau secoué de spasmes, le jeune homme sentit qu'il perdait tout contrôle, et éclata en sanglots en serrant son bras contre lui.

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MessageSujet: Re: Genou à réviser...besoin d'un plombier ?[PV][/!\violence]   Sam 28 Aoû - 4:33:27

Just gonna stand there and watch me burn
But that’s alright because I like the way it hurts


Le sort lancé par Arsène avait été aussi frustrant que délivrant. Comme si toute sa revanche, toute sa haine, sa rage, sa folie dépendait de sa baguette magique, de ce qu’elle pouvait en faire. C’était si facile, d’infliger de la douleur à quelqu’un, elle en était la preuve vivante. Cet éclat de fureur lui était totalement étranger. On ne l’aurait jamais crue capable de telles choses, de prendre plaisir à voir quelqu’un se tortiller de douleur, à implorer sa grâce. Pourtant, son sang bouillait. Ses doigts, maintenant libres, se recroquevillèrent en deux poings, ses ongles se plongeaient dans sa chaire dans un moment de confusion et d’incrédulité. Ses yeux azurs fixaient furieusement James tandis que sa respiration haletante se calmait lentement. Il était en fort mauvais état ; son sang coulait toujours de la plaie à moitié brûlée, son genou enflait déjà à une vitesse phénoménale et son corps entier était assailli de fortes secousses. La douleur et la peur, sans doute.

Une nouvelle vague de sanglots pris entière possession du corps et de l’âme de la Grecque. Toujours assise à cheval sur James, ses plaintes vinrent se joindre aux siennes tandis qu’elle venait enfouir son visage au creux de ses mains de porcelaine. Elle ne comprenait pas exactement d’où venaient ces larmes, mais une chose était certaine, c’était qu’elle avait vraiment besoin de se laisser aller de cette façon. Elle avait tellement aimé voir souffrir James, mais à ce moment-là, elle ne supportait pas la douleur dont il était victime. Car c’était elle et seulement elle qui avait causé ce supplice. Malgré les cicatrices toujours brûlantes dans son dos et sur ses cuisses, elle s’en voulait d’avoir blessé le jeune homme. Et d’un autre côté, elle s’en voulait tellement d’être si faible et de regretter son geste. Elle voulait être plus forte que sa compassion et continuer à le faire saigner, à le faire pleurer. Elle voulait le dominer entièrement, l’écraser comme une coquerelle, lui cracher dessus. Mais elle ne pouvait pas.


« I hate you James. I fucking hate you !!! », cria-t-elle en cognant frénétiquement ses poings fermés sur le sol juste à côté de la tête du Mangemort.

Tout simplement dégoûtée par la situation, l’Auror se redressa, toujours en sanglots, et vint se coller contre le médicomage, son visage niché dans le creux de son épaule. Ses bras enserraient doucement sa nuque, pour lui faire savoir qu’à ce moment-là, elle n’avait plus besoin de représailles mais bel et bien de quelqu’un qui pourrait la réconforter.


« Je ne sais pas ce qui s’est emparé de moi, Arsène. Je suis désolée… J’ai… J’ai totalement dévié. Partons d’ici le plus vite possible, je t’en prie. Je ne peux plus le voir. »

La jeune femme jeta un dernier coup d’œil au jeune homme derrière elle, essuya machinalement ses joues du revers de sa main puis détourna son regard. Elle avait la nausée. De haine et de remords à la fois.

Pour la première fois, elle était allée trop loin. Elle avait dépassé la frontière de ce qui était acceptable – et ce même pour les circonstances qui avaient menées à cette visite – et elle savait déjà que, pour les deux semaines à suivre, elle en resterait éveillée à chaque nuit. Elle s’empêcherait de dormir, les images du visage tordu et du bras sanglant de James tapissant son imaginaire.


(Hj : Pardon pour la longueur, je dois reprendre un rythme normal de RP. Ça a rouillé Fou )

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