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Firenze Professeur d'Histoire de la Magie


Age : 20 Inscrit le : 30 Déc 2007 Messages : 27 Localisation : En plein galop au milieu des étoiles
 | Sujet: La Source [LIBRE] Sam 1 Mar - 20:49:53 | |
| C'était un retour aux sources pour le centaure. Les senteurs que la pluie avait décuplé lui revinrent en plein nez et ses yeux de saphir sillonnèrent le tronc des arbres tranquilles. C'était une belle nuit, une nuit tranquille et l'on aurait presque envie d'enlever le mot interdite au patronyme de la fameuse forêt. Son sabot se posa sur le sol que la pluie avait battue; le rendant plus stable et plus docile. Les longues heures passées dans les salles de cours poussiéreuses et sur le sol lisse et glissant du château n'avaient pas entamé la nature première de Firenze qui restait avant tout un être à l'instinct sauvage et libre. Ses oreilles d'elfes captèrent les échos des chants d'oiseaux pas très sages pas encore couchés malgré l'heure tardive. Il devait être aux environs de minuit et la belle lune ronde souriait Firenze se méfiait, il savait que l'aspect féerique ne restait qu'un aspect. De ses trois ans de solitude le jeune centaure gardait d'ailleurs la marque de 3 griffes parallèles et fines sur son flanc droit. C'était à la fin de ces années, il était épuisé car un centaure n'est pas fait pour vivre seul et un loup garou en avait profité. Firenze n'y avait survécu que par chance et grâce à sa vitesse. Dégageant la créature d'une ruade il avait galopé comme jamais vers la cabane de Hagrid avant de tomber sur le seul de la porte, salement amoché et très chanceux de respirer encore.
Un centaure n'était pas immortel et devait être prudent. La forêt était son domaine mais il n'y était qu'un invité; et non le roi. Bientôt les habitudes du centaures reprirent; il se tenait prêt à la fuite ou au combat, son échine frissonnant et le sabot sûr. Les fers qu'on lui avait posé pour ne pas glisser sur le sol du château ne le gênait nullement et c'était même un avantage. Protégeant ses sabots de l'usure et les renforçant de cette feraille qui ne devait pas faire du bien si on se la prenait en pleine poitrine.
Au petit trot; d'un pas élégant, sa fine silhouette blanche se glissant furtivement; ses cheveux châtains-blonds flottant et sa queue balayant doucement les alentours Firenze ne semblait pas vraiment savoir que chercher. Il tournait en rond à vrai dire, se promenant pour mieux éviter sa forte envie de retrouver le clan des centaures. Son peuple savait être bon mais aussi impitoyable lorsqu'on ne respectait pas ses lois. Firenze avait du mal à juger réellement ce qu'il avait fait. Dumbledore disait que c'était formidable d'avoir agit ainsi mais les centaures avaient crié sacrilège. Pourtant n'auraient-ils pas hurlé au monstre eux; si un humain avait lâchement laissé mourir l'un de leurs enfants ?
Il fut soudain sortit de ses pensées par un bruit: un cri ? Ou simplement une exclamation ? Ou le bruit d'un animal ? Toujours ait-il que le centaure tendit l'oreille, se dirigeant au petit trot vers la provenance des bruits. Peut-être était-ce un élève ? Ses collègues professeurs lui avaient dit que des élèves avaient tendance à ne pas respecter l'interdit. Ce qui selon Firenze était pure folie; car même lui taillé pour la forêt n'y était pas en sûreté...Dans l'optique de vérifier le centaure s'approchait toujours, avivant son trot qui passa au petit galop...Là il entrouvrit des fourrés, les écartant de ses mains fines pour apercevoir.....
[hj: à vous ! ] _________________
~La vie laisse ses cicatrices. Si la surface de ton coeur est lisse; Sans aucune trace de brûlures, Ni vestiges d'anciennes blessures... C'est que tu n'as pas vraiment vécu~
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|  | | Canelle O'Riordan Elève de Serdaigle 2ème année


Age : 21 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 76
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Sam 1 Mar - 21:46:01 | |
| Elle s'était échappée de l'école, jetant de temps en temps un coup d'oeil inquiet derrière elle, ne voulant pas être surprise et donner des explications qui auraient été embarrassantes. Elle s'était glissée comme une ombre aux abords de la cabane d'Hagrid, guettant une présence, prète à rebrousser chemin à la moindre alerte.
Puis elle avait atteint la lisière de la forêt. La forêt, enfin ! Dans son Irlande natale, les forêts étaient respectées, non craintes. Elle n'en avait pas connues qui soient frappées d'interdit, contrairement à certains antiques cercles de pierres levées, où on murmurait que certaines nuits, certains rites...
Elle s'était enfoncée dans les halliers. Elle écoutait les voix des arbres, portées par le vent. Ils se murmuraient des choses lourdes et sombres. Ce n'était pas normal, se disait-elle. Les arbres doivent se raconter le temps qui passe, et soupirer en se penchant l'un vers l'autre. Ces arbres là avaient des pensées d'automne, des pensées d'octobre.
Elle s'arrèta. Elle n'éprouvait aucune crainte. Juste de la curiosité, et l'envie de faire sourire ces arbres, de les délester un peu du fardeau qu'ils portaient.
Elle ota ses chaussures et marcha pieds nus sur l'herbe d'hiver, fermant les yeux, réceptive aux forces de la terre nourricière . Tournant lentement sur elle même, les yeux toujours clos, elle chanta de sa petite voix claire.
-"Báidín Fheilimí, d'imigh go Góla, báidín Fheilimí is Feilimí ann, Báidín Fheilimí, d'imigh go Góla, báidín Fheilimí is Feilimí ann.
Báidín bídeach, báidín beosach, báidín bóidheach, báidín Fheilimí. Báidín díreach, báidín deontach, báidín Fheilimí is Feilimí ann."
Elle était aussi légère qu'une plume sur le tapis moussu. Ses pieds auraient à peine ridé la surface d'un étang, évanescente petite sorcière d'avril.
"Oró, sé do bheatha abhaile, Oró, sé do bheatha abhaile, Oró, sé do bheatha abhaile Anois ar theacht an tsamhraidh." _________________ Des armes ! Des armes, des armes ! et des poètes de service à la gachette pour mettre le feu aux dernières cigarettes au bout d'un vers français brillant comme une larme... |
|  | | Firenze Professeur d'Histoire de la Magie


Age : 20 Inscrit le : 30 Déc 2007 Messages : 27 Localisation : En plein galop au milieu des étoiles
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Sam 1 Mar - 22:13:44 | |
| Il était assez prêt pour distinguer des mots mais ne comprenait pas. Une langue différente sûrement. Il fut rassuré néanmoins car ce n'était pas le ton bourru d'un troll ou autre créature dangereuse...Quoiqu'il fallait toujours se méfier. Après tout, les sirènes n'avaient-elles pas une voix délicieuse ? Le jeune centaure s'approcha doucement. Ses yeux de saphir tombèrent sur une petite source d'eau pure tapie non loin de deux pieds nus que Firenze remonta pour trouver...Un élève ! Et pas n'importe laquelle; il la connaissait...Elle était venue à son premier cours et avait participé. Se souvenant donc de son nom le centaure sortit des fourrés d'un petit saut gracieux et vif. Le centaure était dans son élément ici et son corps souple et fin s'accordait à merveille avec l'environnement. Curieusement la petite sorcière gracieuse le paraissait aussi !
Firenze se gifla d'écouter ainsi le joli chant de la fillette car ces lieux étaient dangereux pour elle...Et interdit, elle pourrait avoir une punition. D'ailleurs c'était lui, en tant que professeur qui était censé lui en donner une pourtant le centaure n'en avait pas le coeur. Il se promit de lui expliquer les danger de ces lieux pour qu'elle n'y revienne pas au lieu de la punir. Cela le rasséna car Firenze ne voulait pas se fâcher: il restait persuadé que la douceur et les explications faisaient plus d'effets que la punition qui donnait encore plus envie de braver les interdits. Firenze s'approcha, veillant à arriver bien en face pour ne pas effrayer Canelle puis il aborda une mine sévère
-Que fais-tu hors de ton dortoir ? C'est très dangereux ici tu sais ! Les centaures ne font pas de cadeaux aux humains et nous sommes prêt de leur camp
Firenze en prit soudainement conscience. Il s'était dirigé vers son ancien clan petit à petit, inexorablement, son coeur contrariant son esprit et écoutant son désir; le menant vers le camp...Ce qui signifiait que Canelle était aussi prêt d'eux. Le centaure regarda la petite source aux pieds de la fillette, pas très loin d'eux et se souvint que c'était celle-là même qu'enfant il s'amusait à suivre avec Bane...Cette source était petite mais pure; les centaures s'y désaltéraient et venait se servir. En plus ils venaient souvent en ces lieux dégagés qui offraient une excellente vue pour observer les étoiles. Cette nuit-là elles étaient brillantes et la lune magnifique...Les centaures viendraient sûrement et Firenze ne voulait pas les "combattre" de nouveau dans la même situation qu'il y avait trois ans avec Canelle à la place de Harry. Cette fois ils ne ne laisseraient pas partir.
-Remets tes sabots...Euh ! Tes chaussures...Il ne faut pas traîner dans le coin
Fit Firenze en oubliant sa mine de prof sévère. Un frisson parcourut son échine. Il se rapprocha de Canelle; prêt à déguerpir en l'emportant si un ennui arrivait
[hj: tu as toute liberté ! Tu peux faire intervenir ce que tu veux ou rien...A toi de choisir en fait] _________________
~La vie laisse ses cicatrices. Si la surface de ton coeur est lisse; Sans aucune trace de brûlures, Ni vestiges d'anciennes blessures... C'est que tu n'as pas vraiment vécu~
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|  | | Daneel Wright Préfet de Poufsouffle 2ème année


Age : 24 Inscrit le : 28 Jan 2008 Messages : 138 Localisation : Soviet Canuckistan !
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Sam 1 Mar - 23:37:41 | |
| Le jeune Poufsouffle sortit de derrière le cadre donnant accès à sa salle commune. Il n’y avait plus aucun bruit dans les cuisines et personne dans le couloir.
« Lumos », dit le garçon avec enthousiasme, tout content d’utiliser la magie et de voir sa baguette luire d’une douce lumière.
Il fit quelques pas.
« Nox »
Et la baguette s’éteignit. Il était vêtu d’une veste de cuir brune avec un gilet polo noir et un jean. Il avait tout a fait l’air d’un moldu et, légèrement déprimé ce soir là, ce serait bien enfui pour aller passer vingt-quatre heures au Canada…
Ce soir-là, Daneel n’avait pas sommeil et s’était installé dans une fenêtre non loin d’une sortie, contemplant la nuit noire. Quel dommage que sa salle commune se trouva sous terre… lui qui aimait tant regarder dehors…
Soudain, il cru voir une ombre et vit… mais oui ! Quelqu’un… non… Quelque chose se baladait dans le château ! Le bruit régulier lui rappelait vaguement quelque chose, mais sous l’effet de l’adrénaline et de l’excitation de cette découverte il se contenta de suivre, presque accroupi, la forme qui continuait vers la sortie.
Un voleur ? Un tueur ?
Il se glissa par l’ouverture de la porte qui se refermait et continua de pister l’inconnu. Une fois arrivé près de la cabane d’Hagrid, il réalisa que c’était nul autre que son professeur d’Histoire : Mr Firenze.
Il lui sembla soudain le voir se retourner et Daneel se jeta contre le sol, la face dans l’herbe froide et mouillée. Il se releva et vit que son jean était salit de belles traces de l’herbe grasse sur les genoux.
« Chouette… »
Mais lorsqu’il releva la tête, ce fut pour voir ce qui se trouvait derrière le centaure avant qu’il ne se jette parterre, ce qu’il avait superbement manqué de voir bien que ce fut impossible et qu’il remarquait maintenant que le professeur s’y était engouffré : la foret interdite.
Le vent souffla et les feuilles émirent un bruissement digne d’un film d’horreur. Sans réfléchir, Daneel se précipita vers le « danger » dans l’espoir de retrouver la trace du professeur.
Il sentit les branche se frotter a lui, comme essayant de le retenir, de le dissuader d’entrer dans cette partie restreinte de la propriété de Poudlard et les feuilles bruisser sur son passage.
Il commençait à paniquer légèrement. Il avait perdu la trace de Firenze et son sens de l’orientation souffrait dans la nuit noire. Il sortit sa baguette, prêt a la fois a se défendre (du moins le croyait-il car, en fait, il n’aurait su prononcer un seul sortilège qui aurait pu sauver sa peau) mais surtout a s’éclairer.
« Lumos »
Il continua d’avancer parmi la végétation jusqu'à ce qu’il entendit une voix, un murmure, un chant lointain… Il pressa le pas, prenant la direction de la source du chant. Arrivé non loin, il remarqua qu’il ne comprenait rien a ce que cette petite voix aigue fredonnait et se demanda si tout ça était bien prudent… Ce pouvait être un piège…
« Nox »
Il avança lentement et embarqua sur une grosse branche très basse d’un arbre en train de mourir. Il regardait par-dessus un gros buisson cette petite forme, frêle, fragile, toute menue, qui passait en chantant. A la voix de la gamine se mêlait le bruit de l’eau qui coulait doucement ainsi que… des sabots !
Il vit le professeur Firenze surgir et écouta, rampant un peu sur la branche pour s’approcher. Le professeur semblait fâché… il ne semblait pas content du tout. Daneel, n’en pouvant plus d’avoir la branche froide entre les jambes et ne pouvant plus supporter d’etre seulement spectateur descendit de son observatoire.
La branche de l’arbre remonta dans un nouveau bruissement de feuille.
« Merde… », dit-il a voix basse.
Baguette devant lui (au cas ou), il s’approcha un peu entre les buissons, accroupi avec une main au sol pour assurer son équilibre. |
|  | | Canelle O'Riordan Elève de Serdaigle 2ème année


Age : 21 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 76
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Dim 2 Mar - 0:06:34 | |
| La fillette s'était arrètée net, au son de la voix de Firenze. Elle mit ses mains dans le dos, baissa la tête, et tortilla un orteil dans l'herbe, tandis qu'il la grondait gentiment. Trop gentiment car, quand elle leva ses grands yeux bleus et les plongea dans ceux du centaure, ils étaient espiègles et reflétaient les étoiles. Elle éclata d'un rire clair qui rebondit et sembla se fondre dans le murmure de l'eau.
-Je n'ai pas peur des "capall an fear". Je les ai souvent observés, chez moi. Je suivais mes parents quand ils partaient dans les forêts nourrir et soigner le peuple des bois. J'ai enlevé des plants de sauge de notre jardin et je les ai replantés là où je voyais la trace de leurs sabots. J'ai respiré la fumée de leurs feux, quand ils interrogeaient le ciel. J'ai regardé quelles branches ils choisissent pour faire leurs arcs. Non, je n'ai pas peur, professeur.
Elle était aussi innocente que fragile et rieuse. En cet instant, elle semblait plus à sa place que dans la froide pierre de Poudlard, petit faune, revenue à ses escapades enfantines dans les brumes matinales de sa terre chérie. L'école ne semblait pas avoir imprimé sa marque sur elle. Ou à peine...
Un bruissement, une branche qui fouette l'air... Elle tourna vivement la tête, et sourit encore.
-Quelqu'un vit ici, dans l'arbre et sur la terre. Tout est vie ici. L'arbre, la pierre, l'eau... _________________ Des armes ! Des armes, des armes ! et des poètes de service à la gachette pour mettre le feu aux dernières cigarettes au bout d'un vers français brillant comme une larme... |
|  | | Firenze Professeur d'Histoire de la Magie


Age : 20 Inscrit le : 30 Déc 2007 Messages : 27 Localisation : En plein galop au milieu des étoiles
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Dim 2 Mar - 2:58:08 | |
| Firenze entendit une branche craquer et tourna la tête; son arrière-train fléchit, prêt à bondir. Il commanda à la fillette de ne pas bouger et approcha doucement du buisson vers lequel Daneel se dirigeait aussi doucement, baguette en avant. D'un bout du sabot le centaure repoussa le feuillage et eut un mouvement vif de recul et de peur en voyant l'élève de Poufsouffle. Il se cabra à demi avant de reprendre enfin ses esprit; son pauvre coeur mit à rude épreuve reprenant enfin son rythme normal-où à peu près-. Il allait enguirlander Daneel dans les règles; vraiment furieux cette fois. C'est vrai quoi; tous les élèves de premières années s'étaient donnés le mot ou quoi ? Firenze allait donc le sermonner lorsque Canelle s'exprima derrière lui après avoir rit. Un rire aussi cristallin et pur que la petite source qui coulait tout près
-Je n'ai pas peur des "capall an fear". Je les ai souvent observés, chez moi. Je suivais mes parents quand ils partaient dans les forêts nourrir et soigner le peuple des bois. J'ai enlevé des plants de sauge de notre jardin et je les ai replantés là où je voyais la trace de leurs sabots. J'ai respiré la fumée de leurs feux, quand ils interrogeaient le ciel. J'ai regardé quelles branches ils choisissent pour faire leurs arcs. Non, je n'ai pas peur, professeur.
La situation était si incongrue que le centaure oublia sa colère et le sermon pour Daneel. Encore face à ce dernier-bien sale d'ailleurs après s'être jeté à terre-il tourna simplement la tête vers Canelle; son antérieur droit dans le vide; toujours sur le qui-vive. Encore plus après cette candeur inquiétante et mortelle en ces lieux. Il devinait vite ce qu'elle entendait pas Capall an fear même si il ne connaissait pas la langue. Canelle les croyaient gentils. Pour avoir vécu parmi eux Firenze savait que non ! Peut-être que chez elle le clan de centaures respectait cette famille qui soignait les peuples des bois mais les siens n'étaient pas ainsi...Même Hagrid n'était sûr de rien. Même Firenze étant des leurs avait été rejeté, voué à une mort quasi-certaine sans états d'âmes. Bane avait failli laisser mourir Harry Potter sans regrets. Il s'en prendrait aux deux enfants sans problèmes de conscience. Les deux meilleurs amis qu'ils étaient étaient devenus les pires ennemis. Aussi différents que la robe de Firenze était blanche et celle de Bane noir comme la nuit.
-Ici ce n'est pas pareil. Chez toi, s'ils t'avaient repérés je ne sais même pas si tu n'aurais pas eu d'ennuis mais ici la question ne se pose même pas...Ils ont failli laisser mourir un enfant humain sans aucune émotions...Et ça n'a pas été leur seul acte du genre
*Oui il y avait moi....Pourtant les astres disaient que ce j'ai fais était la meilleure chose ! Le clan est faux. Il manipule les paroles des astres pour les tourner à leur avantage. Ils les contredisent et leur attribuent des mensonges !*
Mais l'heure n'était pas aux rêveries. Une chose n'avait pas changé...Bane aimait sûrement autant se promener dans le coin par ces nuits-là ! Rien qu'en pensant à celui qui avait raconter son aventure au clan au lieu de se taire en sachant pertinemment qu'il se ferait exilé et très probablement tué...Firenze sentait la tristesse, l'indignation et la colère se mêler en lui
-Quelqu'un vit ici, dans l'arbre et sur la terre. Tout est vie ici. L'arbre, la pierre, l'eau...
-Et tout peut mourir -Finit-il dans un souffle; d'un timbre de voix qui exprimait le vécu-
-Remets tes chaussures Canelle s'il te plaît, dépêche-toi et Daneel...Relève-toi maintenant
Fit-il d'un ton vif avant de se retourner. Son sang ne fit qu'un tour...Avait-il rêvé ? Il lui semblait distinguer un bruit de course...Ce n'était peut-être que son imagination qui sait ?
[hj: à vous de choisir] _________________
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|  | | Daneel Wright Préfet de Poufsouffle 2ème année


Age : 24 Inscrit le : 28 Jan 2008 Messages : 138 Localisation : Soviet Canuckistan !
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Dim 2 Mar - 3:43:50 | |
| Daneel fut effrayé lorsque Firenze le découvrit. Il ne fut pas effrayé de voir le visage d’elfes mais il eut vraiment peur de se faire gronder ou que le centaure, dans sa réaction, ne le blesse.
Est-ce que le gentil et doux professeur serait clément envers l’élève qui l’avait suivit dans la forêt interdite ? Le jeune Poufsouffle espérait que oui. De toute façon, il avait trop le goût de l’aventure pour regretter ce qu’il avait fait.
Il entendit alors une petite voix aigue qui se faisait plus distincte, maintenant.
- Je connais ce rire…, dit-il lentement en se relevant, suivant un Firenze silencieux et a l’air furieux.
Il ne comprenait rien du tout à ce qu’elle racontait. Capall an fear ? Les seuls mots qui lui venaient à l’esprit étaient « w-t-f » mais il s’abstint de s’exclamer car ce n’était pas poli. Seulement, son visage se déforma en un air d’incompréhension totale quoique la pénombre lui offrit certainement un masque, empêchant les autres de voir ses traits être déformés par ce qui était un mélange de doute, d’incrédulité et d’indignation.
Mais… ce rire ! Je connais ce rire ! C’est bien elle ! C’est Canelle.
Mais il ne bougea pas. La gamine semblait échanger des propos importants avec le maître centaure et le moment aurait été mal choisit pour de joyeuses retrouvailles. Daneel se tourna vers le professeur. Il n’avait pas l’air très à l’aise dans cette situation. Il connaissait sûrement beaucoup plus de choses que les deux élèves et devait savoir pourquoi cette foret était interdite. Était-il gêné du fait que deux élèves s’y trouvent, avec lui et qu’il ait à sévir auprès d’eux ou du fait qu’il aurait à s’expliquer auprès de ses supérieurs… Peut-être pire… Peut-être quelque chose de bien pire les menaçait… Peut-être qu’ils avaient quelque chose a craindre, finalement…
- Prof…, essaya de l’interrompre Daneel.
Mais Firenze semblait aborder quelque chose de très sérieux et le jeune Poufsouffle s’arrêta.
Le professeur parlait de bien sombres choses. Qu’étaient-ils ? De quoi s’entretenait-il avec Canelle ? Daneel commençait a se sentir de moins en moins en sécurité et se mit a tourner la tête à droite et a gauche, baguette toujours devant lui, afin d’apercevoir quelque chose qui aurait pu soit le renseigner sur ce qu’il y avait de si inquiétant ou soit l’empêcher de se faire prendre par surprise.
Lorsqu’il s’adressa à Canelle, ce qui confirma au jeune Poufsouffle que c’était bien elle, Daneel remarqua qu’elle était pieds nus et se dit que ce serait peu pratique si quelque chose venait à arriver. Lorsque le professeur lui demanda de bouger, Daneel resta immobile, guettant toujours les environs, baguette en main.
- Professeur…. Qu’est-ce qui se passe ? C’est quoi toute cette histoire de Capall an fear ou je ne sais quoi ?
Mais un bruit déchira le silence lourd qui s’était installé. C’était régulier, sourd, un peu loin mais il n’y avait aucun doute que ça se rapprochait. Daneel fixa la source brillante du reflet de la lumière lunaire et son regard suivit le petit chemin. Ses yeux s’élevèrent pour plonger son regard entre les arbres et il vit finalement une masse, un peu distincte par cette même lumière de lune qui faisait luire son poil sombre, qui se déplaçait a bon train, régulier, entre les arbres.
- Canelle, poussa-t-il en un murmure, prends ta baguette … maintenant…
Agile, la forme s’approchait d’eux. Sans le savoir ? En toute conscience de la présence de ces intrus ? Daneel ne pouvait pas prendre de risque et garda donc sa baguette pointée vers la forme, une incantation sur le bout des lèvres. |
|  | | Canelle O'Riordan Elève de Serdaigle 2ème année


Age : 21 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 76
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Dim 2 Mar - 11:48:24 | |
| La vérité sur ses cousins d'Irlande, il n'y avait bien qu'eux qui la connaissaient. Canelle était persuadée qu'ils ne l'avaient jamais repéré, et ses parents auraient fait une attaque s'il avaient su à quels jeux jouaient leur fille. La vérité était qu'ils l'avaient très bien vue, et qu'ils la toléraient, mi agacés, mi amusés. Mais Padraic et Anne O'Riordan avaient parcouru les bois pendant des années, soignant et ne demandant rien, ne posant pas de questions.
Cependant Firenze venait d'inquiéter Canelle, et elle s'apprétait à lui obéir lorsque Daneel était apparu. Avant même qu'elle puisse dire un mot, il avait attiré leur l'attention sur cette forme, dans l'obscurité, encore indistincte. Elle posa doucement son bras sur celui de Daneel et parla suffisament fort pour être entendue.
-Es-tu fou ? Qui que ce soit, il est ici chez lui. Range ta baguette, Daneel. Elle ne te servirait pas à grand-chose de toutes façons.
Puis elle fit trois pas vers la forme indistincte, écarta les bras, paume en avant, et inclina la tête.
-Oiche Maith, bonsoir à vous, et pardonnez-nous notre intrusion paisible dans votre domaine. _________________ Des armes ! Des armes, des armes ! et des poètes de service à la gachette pour mettre le feu aux dernières cigarettes au bout d'un vers français brillant comme une larme... |
|  | | Firenze Professeur d'Histoire de la Magie


Age : 20 Inscrit le : 30 Déc 2007 Messages : 27 Localisation : En plein galop au milieu des étoiles
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Dim 2 Mar - 12:23:12 | |
| Lui aussi avait entendu le bruit et s'était posté devant les enfants en mettant un bras devant eux; visiblement prêt à décrocher une ruade si la chose montrait un signe d'agressivité. Il détestait cette situation encore plus lorsqu'il y avait DEUX élèves. Lui tout seul c'était déjà pas gagné d'avance alors une fillette c'était chaud...Mais un autre première année en plus ! Non pas que Firenze ne fasse pas confiance aux talents des petits sorciers mais un centaure c'était quand même rapide. Surtout un Bane en colère! Il lui foncerait dessus sans hésitations et Firenze n'avait pas spécialement envie de se retrouver stupéfixié par erreur.
- Professeur…. Qu’est-ce qui se passe ? C’est quoi toute cette histoire de Capall an fear ou je ne sais quoi ?
-Nous sommes sur le territoire des centaures
Répondit Hâtivement Firenze en reculant légèrement pour faire face si besoin était. Ce n'était pas dit qu'il gagne mais il se battrait. Firenze n'avait pas l'âme d'un combattant mais c'était tout de même un centaure et ces derniers avaient tendance à ne pas apprécier de se laisser faire
-Oiche Maith, bonsoir à vous, et pardonnez-nous notre intrusion paisible dans votre domaine.
La forme indistincte approcha et sauta près d'eux. Firenze recula légèrement. Il était plus petit, plus fin et svelte que l'étalon à la robe d'ébène devant lui. Taillé pour la vitesse, l'agilité et la souplesse et non pour la puissance. Bien qu'il ne souhaite pas se laisser faire le centaure était quelqu'un de doux et de pacifique. Mener la guerre n'était pas fait pour un rêveur et un poète comme lui. Ce dernier jeta un regard noir à la fillette, se fichant de ses avances, pourtant Firenze les trouvaient très bien. Son regard se fit étonné lorsqu'il aperçut le tout jeune professeur d'histoire de la magie. Surprit de le revoir en vie sûrement; ses yeux noirs se posèrent sur le flanc droit de Firenze portant toujours et à jamais les trois fines marques de griffes du loup-garou....Puis son regard s'emplit de mépris et de haine. Comment osait-il revenir en compagnie, en plus de deux humains ? Firenze avait commis l'irréparable et il le savait. S'apprêtant à se défendre sans espérer avoir les meilleures chances du monde le centaure attendit la réaction-sûrement mauvaise- de son acien meilleur ami
[hj: quelqu'un sait si il faut demander un MJ pour faire agir le perso de Bane ? où si on peut se le partager ] _________________
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|  | | Daneel Wright Préfet de Poufsouffle 2ème année


Age : 24 Inscrit le : 28 Jan 2008 Messages : 138 Localisation : Soviet Canuckistan !
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Dim 2 Mar - 17:32:21 | |
| Daneel n’avait pas réagit lorsque le professeur s’était exclamé qu’ils étaient en territoire centaure. Qu’est-ce que cela pouvait bien faire ? Lui était un centaure et il leur enseignait l’histoire… Pourquoi est-ce qu’ils auraient du avoir peur d’autres de son espèce ?
Lorsque Canelle lui parla et posa sa main sur son bras, il garda son attention fixée sur la forme sombre qui se trouvait maintenant devant eux. Il comprenait maintenant pourquoi le professeur avait peur… Cette massive créature, semblable à un tank fait pour la course, se dressait devant eux. Leur professeur d’histoire n’impressionnait plus du tout Daneel maintenant qu’il voyait l’énorme centaure. L’autre chose qui différait de leur professeur était cette aura malsaine, violente, sauvage qui émanait de la bête contrairement à Firenze qui avait toujours semblé calme et doux.
Il sentit Canelle bouger et sa main couvrit instinctivement la sienne pour essayer de la retenir. Mais ce fut en vain et elle avança tout de même. Ne sentait-elle rien du danger de la situation ? Était-elle inconsciente ou quoi ? Daneel fit un pas pour se retrouver derrière elle, baguette toujours pointée devant, prêt à la jeter hors d’atteinte du centaure si ce dernier faisait le moindre mouvement.
La forme avançait lentement, toujours aussi menaçante et le jeune Poufsouffle vit son professeur battre un peu en retraite. Ah non ! Il n’allait pas les abandonner, tout de même ?! Mais qu’est-ce qui avait bien pu se passé pour que Firenze ait peur des siens à ce point ? N’étaient-ils pas faits du même sang ? N’étaient-ils pas nés des mêmes vaillantes mère centaures ? C’était a n’y rien comprendre.
Mais le danger résidait toujours.
Et si quelque chose venait a arriver, son amie serait la première blessée et il ne voulait pas.
Il songea à dire quelque chose… Aucune sage parole ne traversaient son esprit, pourtant. Que dire dans une telle situation ? Qu’est-ce qui aurait pu leur assurer la paix et la liberté de repartir tranquillement vers le château ? Aurait-il l’assurance de s’adresser au terrifiant centaure ? En tout cas, si leur professeur les abandonnait, ils étaient perdus.
D’une main peu certaine, il agrippa l’épaule de Canelle et la tira vers lui. Il avait toujours sa baguette pointée mais pas devant lui, il avait le bras droit replié a moitié et formant un angle aigu avec le reste de son corps pour paraître moins menaçant tout en gardant la forme en joue.
- …Viens… Canelle…, murmura-t-il à son amie pendant qu’il la tirait doucement à lui.
Il prit un peu confiance tandis qu’il reculait sans tourner le dos et sa voix s’éleva pour s’adresser au centaure.
- Nous ne vous voulons aucun mal… nous étions simplement perdus. Nous partons à l’instant même.
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|  | | Firenze Professeur d'Histoire de la Magie


Age : 20 Inscrit le : 30 Déc 2007 Messages : 27 Localisation : En plein galop au milieu des étoiles
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Dim 2 Mar - 22:15:01 | |
| Firenze, s'il avait été seul aurait probablement fuit. Mais si pour lui, le centaure ne voyait pas l'intérêt du combat et du sang il restait pour les deux enfants. Son courage ne s'exprimait que pour les autres comme ce soir-là où il avait sauvé Harry. Le centaure noir s'approchait. Firenze savait que s'il fuyait c'est lui qui gagnerait. Plus vif, plus souple et agile mais deux humains ne pouvaient rivaliser même face à un poids lourd comme Bane tout de même rapide.
- Nous ne vous voulons aucun mal… nous étions simplement perdus. Nous partons à l’instant même.
Bane sourit les yeux emplit d'ironie et Firenze ne se sentait pas assez puissant pour le combattre. Il était plus jeune et ça comptait beaucoup. Pourtant...Il n'avait pas le choix
-Je ne pensais pas que tu serais assez stupide pour y amener deux humains Firenze, toi qui tiens tant à eux
-C'était un accident, je ne les ai pas mené au camp....
-Peu importe, nous ne voulons pas d'intrus
-Les vrais centaures observent les astres, ils ne versent pas le sang. Il y a trois ans jamais vous auriez dû m'exiler. Ils disaient qu'Harry Potter devait être sauver! Je les ai écouté, quitte à le laisser monter sur mon dos
-Je vois qu'ils t'ont ferrés. Dis-moi tu as ta selle personnelle aussi ?
En bref c'était un dialogue de sourd. Les yeux de saphir du jeune centaure regardaient douloureusement son ami qui lavait trahi. Mais auraient-ils pu le rester de toute manière ? Ils étaient si différents.
-Laisse-les. Ils n'ont aucun rapport avec cette histoire. C'est à nous de régler ça
-Lâche
-Traître...
Répondit houleusement Firenze, mais avec tristesse et non haine. Il regarda en arrière; inquiet pour les enfants qu'il trouvait très courageux. Bane ne devait surtout pas avoir le temps d'appeler ceux du clan. Certains avaient approuvé Firenze il y a trois ans; et certains étaient pacifistes comme le jeune centaure. Mais depuis que Bane avait prit la tête après la mort de son père le clan était devenu guerrier et les "partisans " de Firenze avaient été proprement rejeté certainement ou se tairaient. Le jeune centaure ne comprenait pas ce qui avait donné tant de colère à Bane. Pourtant son père était quelqu'un de très bien qui respectait les astres...A n'y rien comprendre; que c'était-il passé pour que Bane se transforme ainsi ?
Pour défier Firenze il se cabra de toute sa hauteur. Firenze répondit, mêlant ses pattes blanches et fines à celles puissantes de son ancien ami. Il fut extrêmement peiné de constater que ce n'était pas un simple défi. De suite les sabots de Bane cherchaient à lui blesser les tibia ou le ventre...N'importe quelle partie du corps dans un moindre échange. Ca risquait d'être très violent. Firenze n'avait de chance de s'échapper et de gagner par la vitesse et la légèreté que si les enfants s'abritaient. Firenze les trouva extrêmement courageux de s'être avancer pour présenter leur salut pacifiste. Ca aurait été un autre centaure que Bane qui sait...Peut-être que cela aurait marché ? Mais l'étalon noir haïssait les humains à cause des histoires anciennes concernant les violences entre centaures et humains. Ces derniers ayant fait beaucoup souffrir les premiers. Pour le professeur au contraire il était temps de mettre ça de côté et se lier avec les humains pour éviter que les massacres ne se reproduisent.
-Allez-vous en !
Fit-il en barrant le chemin de son corps; se cabrant à demi en espérant que ce serait suffisant pour empêcher Bane de faire du mal aux enfants.Mais bon Firenze n'était pas un superhéros non plus et avait ses faiblesses. Il aurait donc logiquement beaucoup de mal. Il faut le reconnaître modestement
[A Canelle là ^^ Elle peut aussi jouer Bane et même le faire attaquer^^ ] _________________
~La vie laisse ses cicatrices. Si la surface de ton coeur est lisse; Sans aucune trace de brûlures, Ni vestiges d'anciennes blessures... C'est que tu n'as pas vraiment vécu~
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|  | | Canelle O'Riordan Elève de Serdaigle 2ème année


Age : 21 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 76
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Dim 2 Mar - 23:27:25 | |
| Canelle avait été stupéfaite de la réaction de Bane. Elle avait fait tout ce que son père lui avait appris dans le cas d'une telle rencontre. En la compagnie de Firenze, il ne lui était jaamis venu à l'idée qu'il pouvait yavoir de difficultés. devant la scène qui s'était déroulée sous ses yeux, il avait progressivement compris que Firenze était banni. Banni pour l'aide qu'il apportait aux humains.
Elle résista un moment à Daneel, affligée, déconcertée, malheureuse.
-Non... non... je vous en prie, non...
Lorsque la situation dégénéra en combat, les larmes jaillirent de ses yeux et coulèrent le long de ses joues tandis qu'elle contemplait la scène, apeurée et désespérée..
Elle ne résista plus et se laissa entrainer par Daneel, regardant toujours vers les deux centaures qui se mesuraient, oubliant ses chaussures, petite, impuissante, misérable. _________________ Des armes ! Des armes, des armes ! et des poètes de service à la gachette pour mettre le feu aux dernières cigarettes au bout d'un vers français brillant comme une larme... |
|  | | Daneel Wright Préfet de Poufsouffle 2ème année


Age : 24 Inscrit le : 28 Jan 2008 Messages : 138 Localisation : Soviet Canuckistan !
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Lun 3 Mar - 0:25:48 | |
| Daneel, dégoûté par l’attitude du grand centaure, regarda la scène se dérouler devant ses yeux et évoluer tranquillement en un combat. Il ne mit pas longtemps a comprendre, lui aussi, de quoi il s’agissait et il se rendit également compte que son professeur n’avait aucune chance face a ce centaure beaucoup plus massif et puissant.
Firenze leur cria de s’en aller, Canelle les suppliait d’arrêter. Il en était hors de question… Daneel ne partirait pas autant que le dénommé Bane n’arrêterait pas. Le jeune Poufsouffle ne pouvait abandonner son professeur en une telle situation.
Les deux centaures, fous et dressés l’un face a l’autre, tentaient de se blesser. Daneel avait réussit à tirer Canelle jusqu'à lui. Pauvre elle… elle n’avait pas le même détachement, la même force de caractère que lui dans une situation pareille. Elle avait cessée d’offrir une quelconque forme résistance et Daneel lui permit de se réfugier contre lui, passant son bras autour de ses épaules, l’autre tenant sa baguette devant lui.
Agrippant sa main fermement à l’épaule de son amie Serdaigle, Daneel pivota pour qu’elle n’eut pas a voir le spectacle et visa soigneusement le gros centaure. Il mit un moment à agir, espérant que son professeur, comme par magie, vaincrait soudainement son adversaire d’un coup spectaculaire. Mais non… les deux centaures continuaient un combat d’attaques rapides de sabot et d’esquive pendant qu’ils étaient de nouveau au sol.
Ses lèvres se séparèrent enfin et, une fois que Bane fut clairement face a lui et que le jeune Poufsouffle fut sur de son coup, le sortilège jaillit de sa bouche en lui déchirant sa gorge sèche, comme si une force surnaturelle l’avait poussé a le crier.
- Flagma Blâo !
Un sortilège de flammes bleues. Un petit jet de flamme jaillit en ligne droite de la baguette de Daneel et il n’eut même pas à en contrôler la trajectoire puisqu’elles atteignirent immédiatement une partie de l’avant bras du centaure ainsi que ses cotes.
Le centaure rugit, encore plus furieux. Malgré le danger d’une attaque de la créature, Daneel était fier de son coup, surtout qu’il laissait une opportunité d’attaque à son professeur.
Il fit deux pas en arrière, emmenant Canelle avec lui, baguette toujours pointée vers le centaure. |
|  | | Firenze Professeur d'Histoire de la Magie


Age : 20 Inscrit le : 30 Déc 2007 Messages : 27 Localisation : En plein galop au milieu des étoiles
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Lun 3 Mar - 0:47:51 | |
| Firenze entendit les mots de la fillette perdue par tant de violence. Lui même l'était avouons-le. Avec tristesse et désespoir il continuait à se dresser de moitié contre Bane; ses coups étaient moins offensifs et Firenze se contentait de barrer le chemin. Plusieurs fois les coups de Bane portèrent car même s'il était courageux le jeune étalon blanc n'était pas un surhomme surcentaure. Daneel s'approcha un peu trop à son goût. Pourquoi n'obéissaient-ils pas ? Le professeur aurait préféré que les enfants s'enfuient avant de pouvoir courir à son tour, se réfugier dans la vitesse et l'agilité le caractérisant. Dans ses cours d'histoire de la magie; dans le chapitre " la magie dans le monde moldu" il avait lu que les auteurs non-sorciers voyaient les centaures parfois comme des êtres affreux ou merveilleux. C'est vrai que qualifier Firenze d'horrible tant moralement que physiquement serait un mensonge car c'était un être très doux et son corps fin s'accordait volontiers à l'image angélique que donnaient ses grands yeux plein de désir de paix. Bane non plus n'était pas un centaure au physique répugnant, aucun homme-cheval ne l'étaient, plutôt gracieux de part cet étrange mélange entre l'animal et l'humain mais pour le moral...Oui on pouvait qualifier Bane de démoniaque. Firenze aussi avait fait des bêtises et ce n'était pas un ange mais maintenant, là tout de suite, quelle importance il faisait juste de son mieux
Alors que Daneel s'approchait toujours malgré la volonté du professeur l'étalon noir gagnait du terrain. Il se cabra puis se laissa emporter par son élan et cogna rudement l'épaule de Firenze de la sienne si massive; dans le même temps sa patte avant balaya le sol pour rencontrer celles de Firenze déjà déséquilibré qui tomba sur le sol. A demi-allongée; ses sabots avant encore posés sur le sol et pliés dans une tentative de se redresser il sentit une vive douleur dans son antérieur droit. Ce dernier ployé sous lui et le poids de Bane n'avait pas du tout apprécié et craqua violemment...Mais le bruit était tel qu'on n'entendit rien; par contre le professeur le sentit lorsqu'il se redressa, incapable de poser sa patte sur le sol. Bane en profita pour donner un coup dedans; son sabot dur fendant le poil blanc de son antérieur déjà échauffé. Le sang vint aussitôt colorer la robe crème de Firenze. Ce n'étaient pas une blessure mortelle ou fatale loin de là mais ça lui faisait mal ! L'étalon noir lui, portait quelques griffues sur son torse d'humain causées par les doigts de Firenze au sol qui avait voulu le repousser.
Daneel intervint en lançant un sort faisant apparaître des flammes bleues. Ceci effraya autant Bane que Firenze surprit et les deux centaures se séparèrent de force. Néanmoins sa patte blessée fit qu'il ne se cabra pas. Tandis que Bane retombait au sol Firenze en profita. Désormais dos à lui par la force des choses il se força à appuyer sur son antérieur droit et lança une ruade. Grâce à Daneel l'opportunité s'était ouverte. Les sabots ferrés pour ne pas glisser sur le sol du château dont se moquait l'ancien ami du professeur firent merveille. Ils augmentèrent la force du coup qui rejoignit proprement la poitrine humain de Bane. Or même un centaure costaud devait ressentir le choc.
Firenze s'approcha de Daneel et de Canelle terrifié. Lui aussi avait peur et mal mais il devait se montrer à la hauteur; c'était si dur parfois ! Le garçon avait réagit de façon un peu irréfléchie semblait-il avec ce sort mais en fait, ça avait été bénéfique. Maintenant il ne fallait pas traîner car Bane devait être encore plus enragé qu'on utilise la magie contre lui. Il faut savoir que la magie était haït de ce dernier car elle représentait le sorcier. D'ailleurs certaines créatures avaient horreur de ça également. Les géants peut-être ? Mais Firenze n'en était pas sûr. Ne faisant pas attention aux chaussures de la petite Irlandaise trop prêt de Bane qui commençait à se remettre le centaure parla vite. Le plus dur était à venir...Courir avec une fillette sur le dos en étant blessé. Le centaure s'adressa donc à Canelle. Il parlait rapidement ,sans mots superflus
-Tiens bon Canelle, tu te sens capable de tenir sur mon dos ?
De toute façons ils ne pourraient pas aller au galop car Daneel serait à côté et sa patte sans doute cassée ne lui laissait aucun répit. La douleur lancinante était moins horrible toutefois que de repenser au chant si beau de la fillette et de l'imaginer mourir par sa faute. Daneel aussi l'inquiétait
-Encore un peu de courage...Daneel tu te sens capable de courir à côté ?
Car bon, le petit trot d'un centaure équivalait à une course rapide pour un humain surtout un enfant. Forcément à 4 pattes-trois dans l'occurrence- c'est plus rapide. Firenze sentait les larmes lui piquer les yeux. Cette scène lui rappelait une certaine scène qui s'était déroulée il y a 4 ans. s'en était suivit presque 1 an de débat houleux-il s'agissait presque d'une condamnation à mort que l'exil quand même- pour juger le jeune centaure blanc. Il avait aussi envie de prendre Canelle dans ses bras; elle qui parlait si gentiment des Capall an fear et si innocente pour la protéger de tout ça et de pouvoir dire à Daneel : c'est une blague ! Mais ça n'en était pas une...Il fallait faire vite car le sang s'écoulant de la patte cassée de Firenze ainsi que les traces de pas et de sabots les trahiraient...Bane pourraient les pister il ne fallait donc pas espérer se cacher mais être assez rapide pour rejoindre Poudlard. Et pour ça Firenze avait besoin de tout son courage et de celui des deux enfants aussi...C'était un travail d'équipe
[hj: si un truc convient pas vous me dites. On ne sort pas de suite de l'aventure si Canelle veut avoir son mot à dire ou un rebondissement ! Je ne me suis pas permis de la faire monter ni de te faire agir Daneel car je ne veux pas jouer vos persos...A vous de décider la suite donc. ] _________________
~La vie laisse ses cicatrices. Si la surface de ton coeur est lisse; Sans aucune trace de brûlures, Ni vestiges d'anciennes blessures... C'est que tu n'as pas vraiment vécu~
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|  | | Canelle O'Riordan Elève de Serdaigle 2ème année


Age : 21 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 76
 | Sujet: Re: La Source [LIBRE] Lun 3 Mar - 1:56:11 | |
| La tristesse de Canelle s'était changée en horreur devant le sang versé, les blessures causées, le mal qui avait été commis ici. Cette forêt n'était pas celle qui avait bercé son enfance. Tout était... déformé ici, perverti, sali. Elle regarda l'antérieur cassé de Firenze, l'autre centaure qui se relevait péniblement. Sa tristesse semêla de colère et elle s'en prit d'abord à Daneel.
-Je t'avais dit de ranger ta baguette ! DE QUEL DROIT L'AS6TU FRAPPE ?.
Ses yeux brillaient auant de colère que de chagrin maintenant. Son souffle était court, ses poings étaient serrés...
-Vous ne savez faire que çà, les mâles... frapper, détruire, briser, blesser...
Dans un sanglot, elle s'enfuit. Au hasard, aveuglée par les larmes, s'enfonçant dans la forêt hostile, elle fila et disparut dans les halliers. _________________ Des armes ! Des armes, des armes ! et des poètes de service à la gachette pour mettre le feu aux dernières cigarettes au bout d'un vers français brillant comme une larme... |
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