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Dallas, bonus: une histoire de pastèques ?! [Finished]

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Emilien A. Backhand
Elève de Serpentard 3ème année
Elève de Serpentard 3ème année



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MessageSujet: Re: Dallas, bonus: une histoire de pastèques ?! [Finished]   Mer 24 Oct - 17:26:17

[C'est gentil ça I love you]

Résumons la situation. Emilien, du haut de ses un mètre cinquante-cinq, était dans la forêt interdite, alors que la nuit était tombée. Ce n’était déjà pas très normal. Qui plus est, il n’était accompagné d’aucun adulte. Donc, il enfreignait le règlement. Ce côté-là ne le dérangeait pas particulièrement : non pas qu’un règlement ait été fait pour être enfreint, mais beaucoup de ses règles ne méritaient pas d’exister. Et puis, tant qu’on ne le prenait pas en flagrant délit, il n’y avait aucun problème. Seulement, cette règle-là, qui interdisait aux élèves de se rendre dans la forêt interdite – d’où son nom, d’ailleurs – elle était totalement justifiée. Parce que c’était réellement dangereux. Rien que le Clabbert, qui pourtant était loin d’être le pire animal qui peuplait la forêt, était effrayant. Malheureusement, il faut croire que le danger et l’interdit attirent les gens. Ce pourquoi Emilien retournerait dans cette même forêt interdite au début de sa deuxième année, bien qu’il ait vécu cette expérience traumatisante. Enfin, il ne le savait pas encore, bien sûr. Pour terminer, il n’était pas seul, certes, mais il était accompagné d’une élève de son année, pour le moment inconsciente. C’était encore pire que d’être seul. Parce qu’il était obligé de s’occuper de l’élève en question. Bon, c’était son amie, alors évidemment qu’il n’allait pas la laisser là … Même s’il commençait à avoir franchement froid. Et faim. Et un peu peur, il devait l’avouer. Qui lui disait que le Clabbert n’était pas là, caché dans les ténèbres, une pastèque à la main, et souriant de toutes ses dents jaunes et pointues ? Hein ? Qui ?

Il faut croire qu’Emilien se posait très souvent des questions existentielles. Par exemple, pourquoi l’animal qui représentait Poufsouffle était-il un blaireau ? Pourquoi faisait-il chaud au sud, et froid au nord ? A cause des climats, certes, mais pourquoi les climats ? Et pourquoi est-ce que la forêt interdite était peuplée par des monstres féroces, et non pas par de gentils petits animaux inoffensifs ? Pourquoi n’y avait-il pas une barrière pour empêcher les élèves d’entrer dans la forêt ? Et Dumbledore n’avait-il pas peur que l’un de ces terrifiants monstres qui habitaient la forêt, n’en sorte et ne pénètre dans le parc ? D’ailleurs, pourquoi …

Ah, Lucy se réveillait ! Enfin, elle bougeait un peu, non ? Si, si ! Il ne rêvait pas. Elle essayait de se redresser, et avant qu’Emilien n’ait eu le temps de l’aider, elle s’était relevée, appuyée contre un arbre. Elle n’avait pas l’air très en forme, et c’était normal, mais enfin, s’il ne fallait que marcher, ça suffirait pour sortir. Bien sûr, s’il fallait courir parce que le Clabbert était de retour, ça serait une autre paire de manches. Mais Emilien comptait sur son extraordinaire chance. Pour le moment, on ne pouvait pas dire que la chance était avec lui … Quoique. Il avait réussi à retrouver la sortie. Etait-ce de la chance, ou bien simplement de la logique ? Emilien ne savait pas vraiment s’il devait croire à la chance, en réalité. Tout ce qui arrivait, découlait de l’acte d’une personne, d’une volonté quelconque, d’un monstre de la forêt interdite parfois aussi. Alors était-il question de chance et de malchance ? Ce n’était pas du hasard. S’il avait retrouvé la sortie, c’était parce qu’il avait compris, qu’il s’était rappelé qu’il devait aller tout droit, et dans cette direction précisément. Si le Clabbert ne leur avait pas déjà sauté dessus, c’était parce qu’il les avait perdus de vue, qu’il était déjà passé à autre chose. Ce n’était pas de la chance. C’était juste que ce Clabbert était bête, point. Enfin, c’était une question compliquée, et Emilien se dit que ce n’était peut-être pas le moment d’essayer d’y répondre.

Maintenant debout, Lucy le remerciait. Emilien haussait les épaules, après tout c’était de sa faute, il avait couru trop vite sans faire attention à elle. Alors c’était normal de revenir en arrière. Ils étaient amis, en plus. Et puis, on allait pas y passer la nuit. D’ailleurs, Lucy semblait de cet avis, car elle déclara qu’il fallait sortir de la forêt. En effet. Quelle heure était-il maintenant ? Puisque la nuit était tombée, et qu’on était au moins de juin, on pouvait en conclure qu’il était au moins dix heures … Il fallait espérer que personne ne les attendait au château pour leur enlever des points et leur donner une retenue. Enfin, les points, ce n’était pas ce qui comptait le plus pour Emilien … Disons que Serpentard était presque dernier, alors ce n’était pas dans les derniers jours qu’on allait dépasser Serdaigle, qui était largement devant. Ce n’était pas une chose capitale, qu’il sache. Il y avait plus important, en ce moment précis. Sortir de la forêt, par exemple. Après seulement ils pourraient envisager d’échapper à Rusard. Lucy avait du mal à marcher, selon toute évidence, bien qu’elle l’ait « aidé » à se relever. En fait Emilien s’était levé plus par lui-même que tiré par Lucy, parce que sinon, il serait encore par terre. Bien. A ce rythme-là, il leur faudrait un bon quart d’heure pour sortir de la forêt … Par où, demandait Lucy.


- Par là, répondit Emilien après avoir hésité une demi-seconde.

Il ne ferait plus l’erreur de se perdre. Les deux première année se mirent en route, dans la direction indiquée par Emilien. Ce dernier marchait au ralenti, afin de suivre le rythme de la Serdaigle, qui bien sûr avançait plutôt lentement … Apparemment, elle lui faisait confiance quant au chemin à emprunter. Tant mieux. Ça éviterait à Emilien de se justifier en expliquant qu’il était déjà sorti de la forêt. Parce que bon, avoir couru assez longtemps pour arriver dans le parc, sans même remarquer que Lucy n’était plus là … Mieux valait taire cette partie de l’histoire. Lucy se dirait juste qu’il avait un super sens de l’orientation. Etait-ce faux ? Ben, il n’en savait rien, puisque maintenant il se dirigeait en sachant parfaitement où était la sortie … N’empêche, tout à l’heure il avait réussi à la trouver. Alors qu’il courait sans réfléchir. C’était peut-être parce qu’il ne réfléchissait pas qu’il l’avait trouvée. Ça lui réussissait bien de ne pas réfléchir, en fin de compte. C’était quelque chose sur quoi il devrait méditer, à l’avenir. Même si ça voulait dire réfléchir. On verrait bien. Ça ne nécessitait pas une réflexion immédiate, même si en réalité, Emilien aimait bien réfléchir à des choses inutiles. Ça faisait passer le temps, et ça lui évitait de penser aux choses désagréables du présent. Comme le fait qu’il soit dans la forêt interdite à plus de vingt-deux heures, et que peut-être un monstre les observait, quelques mètres derrière eux. Par acquis de conscience, Emilien jeta un petit d’œil en arrière. Rien. Enfin, il ne voyait rien. Mais on ne voyait rien, puisqu’il faisait noir. Normal, donc.

Evidemment, Emilien n’avait pas eu la super idée de proposer de l’aide à Lucy pour marcher. Bah quoi ? Pas qu’il n’ait pas vu qu’elle avait un peu de mal. Mais il n’était pas empathique et il estimait que si elle avait besoin d’aide, elle pouvait le lui demander. Bien sûr, vu la fierté de la Serdaigle, elle ne le ferait pas, à moins d’y être vraiment obligée … Mais il n’y avait pas pensé. Il était plongé dans ses pensées philosophiques particulièrement passionnantes, et n’avait même pas remarqué qu’un long silence s’était installé. Il fut presque surpris lorsque Lucy posa une question. Euh, Bill, Ashley, Mariana ? Qui ça ?


- Euh, Mariana, non. Mais j’ai mangé avec Bill et Ashley l’autre jour.

En effet, après la scène du petit-déjeuner, le coup de théâtre dans les couloirs, les passionnants cours de la matinée qui représentaient respectivement l'acte trois et quatre de la pièce, Emilien s’était rendu dans la Grande Salle pour déjeuner et avait passé le repas à la table des Poufsouffle. Un peu suicidaire de la part d’un Serpentard, à vrai dire. Mais Emilien n’avait pas été trop embêté par ses condisciples. Il avait juste eu droit à quelques remarques lancées au passage, mais rien de bien grave. Les Serpentard devaient avoir d’autres préoccupations, comme travailler pour battre Gryffondor avant la fin de l’année … Bref. Emilien avait donc pris place à la table des Blaireaux, à côté de Bill et d’Ashley. Tout d’abord il lui avait fallu subir la question un peu bête – et c’est un euphémisme – d’Ashley, qui demandait s’il était fâché. Franchement, elle cherchait à empirer la situation ou quoi ? Bref, Emilien s’en était tiré en ne répondant ni oui, ni non. Ils avaient ensuite discuté de choses et d’autres, avant qu’Ashley ne s’en aille, comme quoi elle était pressée. Ce n’était pas ça qui avait dérangé Emilien, loin de là. Parfois, la Poufsouffle lui tapait un peu sur les nerfs – et deuxième euphémisme. Mais c’était là qu’avait vraiment commencé la discussion, entre lui et Bill. Ce dernier lui avait rapporté les derniers mots de Stanislas, qui l’avait traité entre autres de bouseux. De toute façon, maintenant, il pouvait aller se faire voir … Avait suivi une conversation qui bien que tout aussi intéressante, n’avait pas apporté grand chose. Si ce n’est que ça ne servait à rien de se prendre la tête et de presser les choses.

Emilien regardait en l’air, comme s’il cherchait une façon de formuler clairement sa réponse, afin de lui tout lui faire comprendre en une seule phrase, et prit la parole avec grand sérieux.


- Nous avons eu une conversation passionnante sur ma profonde amitié pour Stanislas.

De toute façon, ce n’était une nouvelle pour personne, Emilien détestait Gatween, et voilà. La nouvauté, c’était que Bill avait commencé à comprendre pourquoi. Peut-être avait-il entraperçut sa stupidité, ou bien son hypocrisie. Les deux, sans doute. Son mépris, sa hautaineté. Emilien reporta son attention sur le chemin, enfin la direction qu’ils prenaient. D’ailleurs, il lui semblait apercevoir déjà la sortie …
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Lucy Duncan
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MessageSujet: Re: Dallas, bonus: une histoire de pastèques ?! [Finished]   Mer 14 Nov - 19:32:14

Effectivement il valait mieux pour Lucy qu'elle suive Emilien plutôt qu'elle fasse confiance à son propre sens de l'orientation. Pourquoi Emilien connaissait-il déjà le chemin ? La Serdaigle ne cherchait pas d'explications, se contentant de faire confiance à son ami. Elle n'avait pas plus envie de réfléchir que lui, et de toute manière, à quoi cela les aurait-il avancés, puisqu'autours d'eux, l'obscurité se voilait de plus en plus ? Bientôt, ce serait la chance qui les sortirait d'ici, comme elle avait manifestement aidé Milou à sortir de la forêt quelques dizaines de minutes auparavant. Et maintenant, la Bleue et Bronze s'appliquait à ne pas s'éloigner de Milien, qui lui, ne semblait pas encore avoir été contaminé par la malchance. Enfin... c'était quand même lui à la base, que le Clabbert visait. D'ailleurs, dans ce cas là, pourquoi était-ce elle qui avait été la victime d'un kidnapping ? Il faudrait trouver un moyen anonyme de prévenir Dumbledore que de dangereux criminels trouvaient refuge dans la forêt située à côté de son établissement. Peut-être la créature, en plus d'essayer d'abîmer légèrement Miloo à l'aide de pastèques, avait-il voulu le ruiner en lui faisant payer une rançon pharaonesque ! Et à cet instant, on en reviendrait à l'adage du voleur volé... car Emilien ne voudrait certainement pas payer pour récupérer Lucy... En revanche, il était bien son genre de trouver une combine pour récupérer la petite sans rien payer, et faire ainsi enrager le Clabbert. Ca, c'était une attitude qui lui correspondait nettement plus.

Ils étaient en train d'essayer de sortir d'une forêt contenant multiples monstres, plus affreux les uns que les autres, et la nuit ne faisait qu'ajouter une touche de glauque supplémentaire à la situation, déjà guère reluisante. Si elle n'avait pas trouvé détestable l'idée de passer pour une trouillarde, Pinpin aurait aggripé le bras de Milou et s'y serait accroché, bénéficiant de tous les avantages que cela pouvait procurer, au détriment de cet inconvénient... majeur. Premier avantage: elle aurait pu prendre appui sur le jeune homme sans lui demander son avis. Second avantage: elle aurait été certaine de ne pas le perdre une nouvelle fois. Et enfin, le dernier, et non le moindre; le contact l'aurait rassurée.
Malheureusement, elle ne pouvait pas faire ça. Il fallait donc trouver un autre moyen d'éviter toute pensée terrifiée concernant les loups-garous, les araignées géantes, ou tout être répugnant susceptible de trouver attrayante la forêt interdite. Et la conversation avait semblé à la Bleue et Bronze, être le meilleur moyen. Elle avait donc demandé tout naturellement au Serpentard s'il avait revu leurs amis communs ces derniers jours. La précision n'était pas donnée, mais elle était évidente, ces derniers jours représentaient tout le temps passé depuis sa "rupture" avec Michel. Bon, d'accord, son vrai nom, c'était Stanislas... Mais il l'avait tellement agacée, lorsqu'heureuse qu'il n'ait pas mal pris sa décision, il avait traité Emilien devant elle ! Sans se préoccuper le moins du monde de ce qu'elle pourrait ensuite ressentir ! Bon, son ami faisait exactement la même chose, mais c'était... différent.

Le Vert et Argent déclara qu'il avait mangé avec Bill et Ashley. Lucy songea que demander où, serait malvenu, mais elle les imaginait mal déjeuner dans la Grande Salle, un Serpentard à la table des Poufsouffles se ferait huer aussi vite par ses camarades, que les Poufsouffles en question se feraient jeter s'il leur venait l'idée farfelue de s'approcher de trop près de leur table. Remarque, un miracle pouvait toujours se produire en faveur d'Emilien !
Un autre détail étonnait Minipousse; qu'il ait supporté Dash tout un repas durant. Lui, si prompt à la franchises, ne l'avait visiblement pas envoyée balader alors qu'il était visible que la Blaireautte avait le don de le mettre sur les nerfs. Cela ne l'aurait pas traumatisée de toute manière, elle qui n'avait aucun scrupule à casser des chevilles à ses amies, au beau milieu de la nuit, et qui était incapable de lancer un contresort... Sans doute la présence de Bill avait-elle apaisé le caractère fougueux et pour le moins emporté du Serpentard, et l'avait empêché d'être trop sec...
Startouffe avait d'ailleurs, du s'empresser de narrer la fâcheuse scène qui s'était déroulée sous ses yeux à Emilien. Michel qui l'avait traité de bouseux... Ca, la Serdaigle s'en doutait. Elle était en revanche, loin de penser que le Poufsouffle avait demandé au Serpentard s'il n'était pas un petit peu amoureux d'elle. Si cette conversation avait eu lieu entre elle et le romantique, la petite aurait sans doute rit, en lui assurant qu'il ne pouvait rien y avoir d'autre entre elle et Milou que de l'amitié. Il se disputaient bien trop pour ça, et ils étaient tous deux aussi agacés des comportements de l'autre... Certes, elle tenait à lui sans doute bien plus qu'à aucun des autres Dallasseurs, mais cela ne signifiait strictement rien ! L'idée d'un couple entre nos deux héros, si elle était touchante, restait tout de même impensable aux yeux de Lucy.

Alors qu'elle allait demander à Emilien quel avait bien pu être son sujet de conversation avec le Poufsouffle, Pinpin fut devancée. Son meilleur ami répondit un quart de seconde à la question muette qu'elle lui adressait. Une réponse qui ne la surprit pas du tout, et qui eut pour effet de la faire grimacer dans le noir. Heureusement que plus aucune lumière ne perçait à travers les branches des arbres à la hauteur si impressionante de la forêt. Milou aurait pu constater, avec plaisir sans doute, que c'était le nom de Michel, qui lui avait fait froncer le nez. Bill avait-il, lui aussi, participer de façon active à la conversation, ou au contraire, s'était-il tu, écoutant le Serpentard déclamer des tirades longues comme le jour dénigrant son condisciple ? Il avait sans doute, lui aussi, dit du mal de Stanislas, mais qui pouvait leur en tenir rigueur ? Il s'était montré si méprisant envers Emilien... Loyal, Billounet avait sans doute accouru à la rescousse de son ami. N'était-ce pas ce qu'elle-même avait fait, en priant Michel de cesser de parler comme ça ?


- Tout à fait réciproque d'ailleurs, maintenant qu'on en parle. Il semble qu'il t'apprécie énormément...
dit-elle avec ironie. A tel point que j'aie du lui demander d'arrêter de parler de toi comme d'un Dieu !

Après un moment de silence, elle reprit, d'une voix douce:

- Tu ne fais pas attention à ce qu'il dit, hein ? C'est peut-être un beau parleur, mais les seules choses qu'il sort, quand c'est à ton sujet, ce sont des conneries, qui ne méritent pas que tu t'attardes dessus.


Oh mon Dieu ! Encore un subit accès de gentillesse pour Lucy Duncan ! Appelez une ambulance, des médecins ! Prévenez les journaux télévisés, les autorités, que la fin du monde est proche ! De plus en plus proche d'ailleurs, car il lui semblait voir un trou de lumière entre deux arbres. Seraient-ils en train de parvenir à l'orée de la forêt ? Alelluja ! Minipousse cligna des yeux, et l'allucination ne partit pas. Devaient-ils en conclure qu'ils allaient rentrer sains et saufs au chateau ? Subir les maladresses de Mariana, écouter les âneries d'Ashley et supporter la gentillesse de Bill, encore et encore ? A l'instant, rien n'aurait pu faire plus plaisir à la la Serdaigle.
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Emilien A. Backhand
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MessageSujet: Re: Dallas, bonus: une histoire de pastèques ?! [Finished]   Dim 18 Nov - 22:38:10

C’était vrai, c’était la première discussion qu’Emilien avait avec Lucy depuis ce fameux épisode dans les couloirs, à la fin duquel Emilien avait envoyé balader Ashley, et Lucy avait dramatiquement rompu avec Gatween. Comment Emilien aurait-il pu savoir que la Serdaigle avait été énervée par l’attitude de l’autre idiot ? Ce dernier avait d’ailleurs très bien pris la nouvelle, ce qui n’étonnait pas le jeune Backhand, d’une certaine façon. Pourquoi y aurait-il accordé de l’importance, après tout ? Il y avait de quoi être vexée, à la place de Lucy, mais sur le moment, ça n’avait pas semblé être le cas. Comme quoi, entre eux deux, il n’y avait pas dû avoir grand chose … Et comme on s’en doute, ça faisait plutôt sourire Emilien qu’autre chose. Mais attention, c’était seulement parce qu’il détestait Gatween, qui était un sale hypocrite méprisant et hautain, et que Lucy était sa meilleure, rien de plus, n’est-ce pas ? Emilien en était presque convaincu, même si sa discussion avec Bill avait ramené à la surface quelques questions enterrées depuis longtemps. Emilien s’était contenté de les repousser comme s’il s’agissait simplement de quelques miettes de pain sur une table. Seulement, les miettes étaient tombées par terre, et viendrait un jour le moment où il faudrait réellement s’en occuper. En passant le balai, par exemple. Mais Emilien n’était pas très doué en ce qui concernait le ménage …

Lucy lui répondit que sa profonde amitié pour Gatween, qu’il avait évoquée un peu plus tôt, était tout à fait réciproque. C’était drôle, ça ne l’étonnait pas du tout ! En effet, si au début Michel avait joué la carte de l’indifférence, ça n’avait pas tardé à se transformer en mépris. Peut-être que l’aversion dont Emilien faisait preuve envers Gatween avait aidé dans ce sens-là … Il aurait été étrange que Stanislas apprécie Emilien, puisque ce dernier le détestait, et ne se privait pas pour le lui faire savoir : des remarques sarcastiques, des critiques, un sortilège malencontreusement lancé sur lui en cours, un chaudron qui ex … Oups, vous n’avez rien lu ! Rien vu, rien entendu ! Toujours est-il que Stanislas n’aimait pas Emilien, c’était bien compréhensible. Par contre, le traiter de bouseux devant Lucy, ce n’était pas franchement une bonne idée ! C’était très méprisant, comme insulte, et faisait bien sentir à quel point il se pensait supérieur à tout le monde. De plus, ce n’était pas la première fois qu’il l’utilisait : en Sortilèges, par exemple, lorsqu’il avait accidentellement lancé un Aguamenti sur lui … Apparemment, Gatween avait un vocabulaire certes peu commun, mais très réduit. Dans ce cas, ça ne servait à rien d’utiliser des mots aussi compliqués, s’ils étaient si peu diversifiées, il passait plutôt pour un idiot ou au mieux, un robot … Lorsque Lucy déclara qu’elle devait demander à Stanislas d’arrêter de parler de lui comme d’un Dieu, Emilien se mit à rire.


- Ça ne m’étonne pas, tiens, j’ai toujours su qu’il me vouait une admiration secrète.

Il y eut un silence, pendant lequel ils continuèrent à avancer. Emilien reconnaissait de plus en plus de choses, cet abre là-bas par exemple, ou bien ce rocher. A présent, il était totalement certain qu’ils avaient pris le bon chemin. A un moment il avait eu quelques doutes c’était vrai, mais la preuve était là qu’ils étaient infondés. Soulagé, il ne laissa rien paraître de ce changement d’état d’esprit et continua tranquillement son chemin. La sortie était proche ! Finie la forêt interdite, fini le Clabbert, finies les pastèques qui volent ! Emilien avait été carrément traumatisé par cette histoire de soi-disant citrouilles géantes, et ne serait plus jamais capable de manger de pastèque. Déjà qu’au départ il n’aimait pas beaucoup ça, mais alors, il les aurait en horreur et ce jusqu’à la fin de ses jours, probablement ! Quant au Clabbert, eh bien il avait dû s’en retourner dans les profondeurs de la forêt, les oublier, se trouver une nouvelle proie, ou s’entraîner au lancer de pastèques, activité à laquelle il n’était pas si bon que ça, puisqu’il les avait ratés à plusieurs reprises. Heureusement, d’ailleurs, une pastèque géante, ça devait faire mal, surtout si on se la prenait dans la tête …

Lucy brisa le silence pour parler à nouveau de Gatween. Oh, non, Emilien ne faisait absolument pas attention à ce qu’il disait. Il avait pour principe de ne pas accorder d’importance aux propos tenus par des abrutis … Surtout lorsqu’ils étaient aussi creux que ceux de Michel ! Aucune argumentation, rien. C’était un bouseux, point. Que répondre à ça ? Emilien n’estimait pas nécessaire de s’en préoccuper. Si encore Gatween avait déclaré qu’il était égoïste parce qu’il n’avait même pas offert de cadeau à Lucy pour Noël, que c’était un menteur parce qu’il ne disait jamais toute la vérité, ou qu’il était violent parce qu’il s’était battu avec un Poufsouffle au bord du lac, là il aurait été touché. Puisque c’était la vérité. A partir du moment où ses insultes n’avaient aucun fondement, Emilien pensait que ses amis se rendraient compte de leur stupidité. Gatween, un beau-parleur ? Même pas, comme dit précédemment, son vocabulaire était en réalité très pauvre, il se répétait sans cesse, et ses longues phrases n’avaient pour effet que d’embrouiller ses pauvres auditeurs. Dans la phrase de Lucy, Emilien aurait volontiers supprimé le « quand c’est à ton sujet ». Pour lui, Gatween ne disait que des idioties, encore et toujours des idioties. Quand on est bête, de toute façon, que peut-on dire d’autre ? Le mieux dans ce cas, c’est de ne rien dire, ça évite d’être pris pour un abruti. Dans le cas de Michel, c’était un peu tard … Ils étaient trop nombeux à avoir pris conscience de sa débilité. Emilien, Isaac, Bill … Et bien d’autres encore
.

- T’inquiète pas pour ça, j’accorde pas spécialement d’intérêt à ce qu’il dit, en général.

Et puis, le plus fort pour insulter Emilien, c’était le jeune Backhand lui-même. Mais passons. En effet les deux première année, à force d’avancer, s’étaient bien rapprochés de la sortie ! Quelques pas encore, et ils se retrouvaient dans le parc. Jamais Emilien n’aurait cru qu’il serait si heureux de revoir une école. Pourtant la vision du château, qui se dressait devant eux comme une masse sombre mouchetée de points lumineux, lui fit plus plaisir que jamais. Il resta quelques secondes là, à observer les fenêtres derrière lesquelles on devinait encore des mouvements – le couvre-feu ne devait pas encore être passé – puis se décida à reprendre le chemin en direction du château. Qu’il était bon de se retrouver en univers connu ! D’être dans un environnement rassurant, protégé, où rien ne pouvait lui arriver ! Il n’y avait plus personne dans le parc, évidemment, il faisait nuit. Lorsqu’ils arrivèrent enfin aux portes encore ouvertes du château, Emilien ne se fit pas prier deux fois, et entra aussitôt. Son extrème gentillesse l’empêcha de proposer à Lucy son aide pour monter jusqu’à la salle commune de Serdaigle, située dans les tours. Bah quoi, lui aussi il était fatigué, il avait couru plus vite qu’elle encore … Après avoir souhaité une bonne nuit à son amie, donc, il rejoignit la salle commune de Serpentard, puis les dortoirs. Là, il se laissa tomber sur son lit, et ne mit pas plus de quelques minutes à s’endormir.
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