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Ceux qui vont mourir te saluent [terminé]

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Liliana Vanloock
Elève de Serpentard 4ème année
Elève de Serpentard 4ème année



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MessageSujet: Re: Ceux qui vont mourir te saluent [terminé]   Mar 23 Oct - 19:11:13

- On va dire qu’on a rien vu.

Oui mais non, Kilian avait beau faire la gueule, la curiosité l'avait apparemment emporté et il lui jeta un coup d'oeil suspicieux avant de découvrir ce qu'il s'était passé.
Le mépris est la pire des armes. Liliana s'attendait à ce qu'il râle, à ce qu'un début de dispute naisse, que... que quelque chose ! Mais non, rien, Kilian se contenta de lui jeter un regard comme si elle était plus ininterressante qu'un veracrasse mort et se réinstalla contre le matelas du lit qu'il avait investit, comme si de rien n'était.

Tu m'en veux tant que ça ? Aurait eut-elle envie de lui dire. Mais en même temps, elle commençait à se sentir passablement enervée du comportement du brun. Mince à la fin ! Ca commençait à lui tapper sur le système ! Elle avait attendu une grande partie de la soirée toute seule son retour, avait finit par s'inquiéter et sous prétexte qu'elle avait un peu rouspetté de le voir toujours là alors qu'il aurait dû la rejoindre il faisait la tronche comme si elle l'avait insulté de la pire des façons !
Les joues rouges, elle fusilla du regard la nuque de Kilian tandis qu'il se levait comme si de rien n'était pour démontrer que l'oeil surveillait bel et bien la porte de l'infirmerie. Ses doigts se serrèrent sur le bois de sa baguette et elle prit une grande inspiration pour ne pas déclencher la guerre civile en pleine infirmerie.
Une chose était sûre, elle garderait son comportement dans le coin de sa tête, et quand l'occasion se présenterait, elle le lui ferait payer de la faire passer pour une cruche !

Sur ça, Oswald voulut se mettre à faire l'intelligent, et Liliana se tourna vers lui avec un regard hautain.


*Quel bouffon, c'est vraiment trop tard pour lui pour être intelligent, il ferait mieux de s'abstenir !*


Malgré ses pensées, elle se contenta de soupirer. Etant donné qu'elle ne savait pas combien de temps encore elle était sensée rester enfermée avec les trois guignols, il valait mieux éviter de lancer des répliques cinglantes tout de suite.

« Récurvite n'est pas un sort pour faire disparaître les objets mais les tâches, sur toi par exemple ça marcherait donc non, je ne peux pas le faire disparaître. »

Expliqua-t-elle sur le ton le plus patient qu'elle le pouvait, chose qui devenait de plus en plus difficile malgré les effluves de parfum qui l'entourait encore. Kilian, lui, avait proposé un sort de conjonctivite, donc elle ne l'utiliserait pas non plus.
Mais... Mais... Faire disparaître... Y avait un sort pour ça, non ?
Oswald jetait des regards implorant à Emilien et à elle, en leur demandant ce qu'ils pouvaient bien faire et Liliana tiqua. C'était la goutte de potion qui venait de faire déborder le chaudron, et elle s'éloigna des trois d'un pas enervé en s'exclamant.


« Vous êtes tous des incapables ou quoi ?! Franchement, y en a pas un pour rattraper l'autre ! Entre l'autre qui fait la gueule sans raison, toi qui cherche inutilement comme si la solution se cachait sous un placard et toi qui ne fait rien du tout, c'est à se demander ce que vous faites à Serpentard ! Si je comprend bien c'est encore à moi de trouver la solution, heureusement que je suis là car je parie un gallion que vous passeriez la nuit ici à tourner en rond si je ne faisais rien ! »


Elle se détourna, ses fins sourcils froncés et brandit sa baguette en direction de l'oeil.


« Evanesco ! »


Lança-t-elle, mais l'oeil voleta de côté pour éviter le sort, et Liliana poussa un feulement entre ses dents.

« Tu m'échapperas pas longtemps... »

Elle fit mine de se détourner, et au moment où l'oeil reprenait place, se retourna rapidement et :

« Confundo ! »

Pouf ! En plein dans l'oeil ! Cette fois, Lily l'avait eut et c'est avec un regard victorieux qu'elle s'adressa à Emilien, le seul qui ne l'avait pas encore irrité.

« Tu peux marcher ? On a pas de temps à perdre. Maintenant si vous voulez rester ici toute la nuit vous avez qu'à continuer à jouer les deux de tensions, moi je m'en fou, je m'en vais ! »

Continua-t-elle en jetant un regard mauvais aux deux autres et en prenant le soin de rester une seconde de plus sur Kilian.
Sur ce, elle alla ouvrir la porte au dessus de laquelle l'oeil virevoltait de façon paniqué en clignant de son unique paupière.


« Bon, vous voulez coucher là ou quoi ? »


Dernière édition par le Mar 6 Nov - 17:49:31, édité 1 fois
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Emilien A. Backhand
Elève de Serpentard 3ème année
Elève de Serpentard 3ème année



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MessageSujet: Re: Ceux qui vont mourir te saluent [terminé]   Mer 24 Oct - 22:27:14

Faire fonctionner ses méninges. Parce qu’il fallait bien trouver une solution, ils ne pouvaient pas passer toute la nuit ici. Seulement, Emilien, tant qu’à réfléchir il préférait le faire sur des sujets absolument inutiles. Mais enfin, pour une fois, il pouvait faire un effort. Donc, il fallait soit casser la saleté au-dessus de la porte, soit l’occulter. Ah, bah voilà le verbe qu’il aurait dû sortir un peu plus tôt. Seulement quand il était malade, Emilien n’avait pas ce vif esprit du poète prosaïque qui sans même y réfléchir construit des phrases élégamment tournées, avec des mots compliqués et inusités, et non sans humour. Cette description n’a bien sûr rien à voir avec Stanislas Gatween. Car le poète fait sourire. Gatween fait pitié. Mais passons. On en revenait au point de départ. Tout le problème venait du faux œil installé par l’infirmière, il suffisait alors de le rendre inutile. Coller quelque chose dessus ? Certes, mais quoi ? Lui lancer un sortilège ? Soit, mais lequel ? Emilien n’en connaissait pas cinquante. Il faudrait d’ailleurs qu’il se cultive un peu de ce côté-là-là, pas qu’il ait subitement réalisé que les études, c’était l’amour de sa vie, loin de là. Mais il fallait avouer qu’il serait utile d’en connaître un peu plus. Rien que celui pour déverrouiller les portes, par exemple. Parce que c’était très utile, ça. Et tout le monde semblait le connaître, en plus, alors …

Emilien vit alors Brutus se lever et se diriger vers la porte. Il le suivit donc des yeux d’un air désabusé. Que pouvait bien compter faire cet abruti ? Une petite démonstration, c’est ça ? Emilien se passa les mains sur visage. Mais qu’il était bête, qu’il était bête ! Sans son intervention, on aurait toujours pu espérer que l’infirmière s’était endormie, ou s’était concentrée sur autre chose. Si ça se trouvait, elle n’avait même pas remarqué qu’ils étaient quatre ! Maintenant, il était clair qu’ils allaient avoir du mal à sortir, ah çà oui ! Cet abruti de Brutus – j’ai l’impression de faire un pléonasme – n’aurait pas pu le leur expliquer de vive voix, non ? Ah, mais non, ce pauvre idiot avait décidé de ne plus rien dire. Dans ce cas, qu’il reste assis là-bas, mais surtout qu’il ne fasse plus rien. La situation était déjà assez pathétique comme ça. Pas besoin de l’empirer.

Et maintenant, il jouait avec une balle. C’était quoi, son plan ? Les exaspérer, jusqu’à ce que l’un d’eux se mette à hurler ? Emilien en était bien capable, le problème était là. Seulement, il voyait bien que Brutus en était conscient. Alors il ne voulait pas lui faire ce plaisir … Déterminé à rester calme quoi qu’il arrive, le première année – le seul d’ailleurs, les trois autres étaient en deuxième année – se mit à écouter Liliana et Néron avec attention. Je ne reviendrai pas sur le pourquoi du comment Néron. C’est comme ça. Habituez-y-vous. Ce dernier, comme brusquement frappé d’un éclair de génie, proposa son plan génial : ouvrir la porte et s’enfuir en courant. Oui, bien sûr … Emilien ne se sentait franchement pas assez en forme pour courir. Bien sûr la peur donne des ailes. Mais dans le cas présent, il n’avait pas peur, il était juste énervé. Et la colère fait plus trembler qu’autre chose. Surtout, il était malade. Assis sur le lit, ça allait, mais s’il essayait de se lever, il ne pensait pas tenir debout. Pratique. Pourtant, il voulait absolument quitter l’infirmerie avec les trois autres. Bref. L’idée de Néron était donc à jeter aux ordures. Mais Emilien devait lui accorder une chose : lui au moins ne s’était pas isolé dans un coin, lui au moins n’avait pas réveillé définitivement l’infirmière, et lui au moins cherchait des idées. Même si elles étaient complètement nazes. Il faisait l’effort de chercher, et était un peu solidaire.


- Nan, courir c’est pas possible. Laisse tomber ça.

Presque aimable, Emilien. Ah, mais quand il était déterminé à rester calme, ça pouvait porter ses fruits … Surtout si c’était une question de fierté, et que le sujet n’était pas si grave que ça. En l’occurrence, ce n’était pas un drame s’ils ne sortaient pas de l’infirmerie. Disons qu’ils n’en mourraient pas. Evidemment, ça ne serait pas joyeux, mais ce n’est qu’un détail. Il suffirait de bâillonner Brutus, et tout irait bien mieux. Pourquoi ne l’avait-on pas fait depuis longtemps, d’ailleurs ? Ça leur aurait évité bien du mal …

Ce fut alors au tour de Liliana d’expliquer à Néron les failles de ses idées. Oui, Recurvite ce n’était que pour nettoyer des tâches … Emilien avait appris un nouveau sortilège ! Pas le plus utile qui soit, certes, mais il ne faut pas mépriser la culture générale. La deuxième année commença ensuite à s’énerver, comme quoi ils étaient tous les trois des incapables. Eh, oh, elle y allait un peu fort. Pour l’instant, elle n’avait rien fait non plus. Quant à lui, il n’était qu’en première année, et n’avait même pas la force de se lever, qu’aurait-il pu faire ? Il essayait bien de réfléchir depuis tout à l’heure, mais il avait mal à la tête. Alors ce n’était pas facile. Et puis elle n’avait qu’à faire quelque chose, elle, si elle était si intelligente ! Ce qui ne tarda pas à arriver. La blonde sortit sa baguette et visa l’œil. Tiens, nouveau sortilège à ajouter à la liste de ceux qu’il ne connaissait pas. Ça servait à quoi ? Emilien ne le saurait jamais, car le sortilège n’atteignit pas sa cible. Ah, dommage … Il aurait bien voulu voir … Par curiosité, quoi. Tant pis. Mais Liliana n’abandonna pas pour autant. Après avoir feinté perfidement – comme tout bon Serpentard devrait savoir le faire – la deuxième année avait jeté un autre sort inconnu. Et cette fois, il avait touché l’œil ! Qui se mit à voler dans tous les sens … confusément ! Sortilège de confusion ! Ah, pas mal, pas mal du tout. Emilien devrait le retenir, celui-là. D’autant plus qu’il n’avait pas l’air bien compliqué, si Liliana l’avait réussi …

Euh, s’il pouvait marcher ?


- Malheureusement, j’crois pas, marmonna-t-il.

Il leva les yeux au plafond, comme pour y trouver une idée. Il n’était pas question de rester là, alors que les trois autres s’en retourneraient dans la salle commune, bien qu’il soit malade. Emilien devait s’avouer qu’il aurait besoin d’aide. Bah, ce n’était pas déshonorant, c’était plutôt normal. Tout à fait normal. Il était malade, après tout. Que faire, alors ? La seule solution était qu’on le porte. Oh, il n’était pas si lourd que ça. Et pas si grand. A peine un mètre et cinquante-cinq centimètres – soit cinq pieds d’après un convertisseur automatique. Bof, je sais pas, ça pourrait être faux comme juste. Peu importe. Restait maintenant à ce que l’un des deux garçons accepte de porter Emilien jusqu’à la salle commune, et ce n’était pas gagné. Le première année jugeait que Néron accepterait plus volontiers, mais il avait comme une envie de se venger de Brutus. Pourquoi ? Pour lui avoir tordu le nez – si, si, il s’en souvenait – et pour avoir réveillé l’infirmière, pour les énerver depuis tout à l’heure avec sa stupide balle. Par contre, Brutus était bête, par définition. Bête, buté, et sans doute persuadé que porter Emilien serait une atteinte à son honneur. Ce qui prouverait qu’il n’avait rien compris. Ce serait beaucoup plus noble de sa part d’accepter. Être capable de porter un ennemi … Enfin, après, tout dépendait du point de vue. Emilien s’adressa donc à Brutus :


- Eh, toi, là ! J’peux pas marcher, porte-moi !

Et Brutus allait lui répondre, avec un grand sourire : « Mais bien sûr, mon enfant ! » C’était là qu’Emilien devait ajouter quelque chose. Lui expliquer pourquoi il devait le porter, pourquoi il y était obligé et pourquoi il n’avait pas choix. (Pourquoi c’était essentiel, existentiel, Diplodocus). Certes, c’était très Serpentard, mais après tout, il n’avait pas le choix. La fin justifie les moyens. Et si Brutus n’était pas trop bête – cherchez l’erreur – eh bien il comprendrait qu’il lui fallait accepter.

- Il est pas question que je reste ici. Si tu m’laisses là, j’expliquerai à l’infirmière comment tu as jeté un sortilège de confusion à son truc de surveillance, et comment tu m’as maltraité alors que j’étais malade.

Emilien fixait Brutus avec sérieux. Il le ferait réellement, si on le laissait moisir là. C’était du chantage, et alors ? Un mensonge, et après ? Ce ne serait ni le premier, ne le dernier. Le Serpentard ajouta :

- Allez, fais quelque chose d’intelligent, pour une fois.
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Kilian Doyle
Elève de Serpentard 4ème année
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MessageSujet: Re: Ceux qui vont mourir te saluent [terminé]   Jeu 25 Oct - 8:18:59

Citation:
Entre l'autre qui fait la gueule sans raison, toi qui cherche inutilement comme si la solution se cachait sous un placard et toi qui ne fait rien du tout, c'est à se demander ce que vous faites à Serpentard !


Kilian ne daigna même pas accorder un regard à celle qui feignait ne pas se souvenir de son nom. Non mais qu'est-ce qu'elle croyait ? Depuis le début, il disait qu'il n'avait rien à faire chez les verts argent. Et honnêtement, après en avoir prit pour son grade sans raison, toute sa bonne volonté s'était envolée. Par conséquent, pour une fois, il correspondait parfaitement à l'archetype Serpentard, égoiste, bête et méchant. Et ca lui convenait parfaitement.

C'est donc Liliana qui prit les choses en main et comme il fallait s'y attendre, avec l'acharnement qui était le sien, elle parvint à ses fins. Le sort de confusion perturba complètement l'oeil magique qui se mit à tourner follement, un peu comme l'oeil de Maugrey quand il avait son "quart d'heure de folie". Quoi qu'après reflexion, un peu comme l'oeil de Maugrey tout le temps... c'était pas pour rien qu'on l'appelait Fol'Oeil. Bref, la voie était donc libre et ils allaient enfin pouvoir sortir d'ici. Merci Liliana. Mais il n'allait sûrement pas lui dire, ingrat jusqu'ou bout. Il en avait marre d'être toujours le premier à s'excuser, à s'écraser et à la laisser le traiter comme bon lui semblait. C'était fini ça. Et il allait lui faire comprendre. Elle avait maintenant un adversaire de taille.

Alors qu'il s'apprêtait à se lever pour quitter l'infirmerie, l'autre mourrant l'interpella, exigeant qu'il le porte.

"Mais bien sûr mon enfant !" Dit-il avec un peu trop d'enthousiasme.

Kilian lui jeta un regard amusé et se redressa en souriant alors que l'autre lui concoctait un mensonge de premier choix, ajoutant que pour une fois, il devrait faire quelque chose d'intelligent.

Le brun acquiesça, l'air faussement songeur en s'approchant du lit de sa victime du malade:


"Tu sais quoi ? Tu as parfaitement raison. Je vais faire quelque chose d'intelligent. Quelque chose que j'aurais dû faire dès le début. Autrement dit : Ne pas m'en mêler... Ton chantage miteux tu le gardes pour toi, parce que crois-moi, je n'aurai aucun scrupule à te le faire amèrement regretter..."

Et de toute façon, que ferait-elle ? Elle le collerait ? Quelle importance !
Sur ceux, sans un regard à Liliana ou Oswald il se dirigea vers la porte qu'il ouvrit une nouvelle fois, sans déclencher l'alarme cette fois.


"Et maintenant, demerdez-vous !"

Et il s'en alla rejoindre son lit.

"Bonne nuit !"

Oui c'était une bonne leçon... à l'avenir, il laisserait crever les petits serpents miteux... sage décision...
Le nouveau Kilian commençait à comprendre les règles de Serpentard... et à les appliquer...
Pour une fois, on ne pourrait pas dire qu'il n'avait rien à y faire...

_________________
Conseil d'ami : ne m'approche pas ou tu le regretteras...
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Oswald Smith
Elève de Serpentard 4ème année
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MessageSujet: Re: Ceux qui vont mourir te saluent [terminé]   Mar 30 Oct - 19:09:18

Comme Oswald s’y attendait, les autres ne mirent pas beaucoup de temps pour constater que les solutions que le blondinet avait proposées était soient stupides, soient impossibles. Mais le regard qu’Oswald lança au deux déclencha une réaction inattendue de la part de Liliana.

*Ça y est, elle est devenu complètement hystérique!*

S’attendant à ce que la crise de colère de la blonde finisse par causer une catastrophe, Oswald fut agréablement surpris de voir qu’au bout du compte, elle avait fini résoudre leur problème. Le premier sortilège qu’elle lança fut éviter, mais elle fit une feinte digne d’une serpentard et en un clignement de paupière, elle projeta un second sortilège dont l’efficacité fut couronnée de succès. Elle était étonnamment intelligente pour une blonde, chose assez rare à Poudlard. La voie était libre grâce à Liliana et à Oswald. Ben quoi, c’était un peu à cause du comportement exaspérant du blondinet que Liliana était devenue hystérique et avait neutralisé l’œil. Donc, sans Oswald, tout cela ne serait pas arrivé. Logiquement, on peut en conclure que c’est en grande partie grâce à lui qu’ils pouvaient à présent sortir de l’infirmerie. Comme d’habitude, c’est Oswald qui réussissait à résoudre tous les problèmes!

S’apprêtant à sortir, le blondinet s’arrêta un court instant. Émilien venait de demandez à Kilian de l’aider à marcher, mais ce dernier lui répondu de la façon la plus aimable, comme tout bon serpentard l’aurait fait. Puis, il quitta la salle avec un chaleureux "Et maintenant, demerdez-vous ! Bonne nuit !". Avec une attitude pareille, il devait en avoir beaucoup d'amis ce Kilian. Oswald le regarda s’éloigner dans le couloir puis, il se retourna vers Liliana.


-C’est pas mon genre de me mêler des affaires des autres mais je serais curieux de savoir comment tu fais pour endurer un mec aussi chiant.

Mais Oswald ne s’attendait pas à avoir une réponse. Il y avait ce pauvre Émilien étant du sur son lit qui faisait pitié. D’un côté, Oswald avait le goût de le laisser pourrir là comme l’avait fait Kilian avant lui. Et oui, la nature de l’homme est paresseuse et transporter quelqu’un, ce n’était pas aussi facile que cela paraissait. De plus, celon la loi du moindre effort qui régissait le cerveau d’Oswald, il faut toujours opter pour la solution qui impliquait le moins de travail. Cependant, le blondinet voulait se convaincre qu’il n’était pas aussi emmerdant que Kilian. De plus, si il rendait un service à Émilien, celui-ci aurait donc une dette envers Oswald. Dans un proche future, le blondinet pourrait sûrement utiliser cet atout. Se dirigeant vers le lit du jeune brun, Oswald lança :

-J’espère que tu t’attendais pas à ce qu’il t’aide. Et puis de toute façon, il était sûrement pas assez fort pour te transporter, contrairement à moi!

Comment le transporter jusqu’aux dortoirs? Il aurait pu utiliser le lit dont les pattes étaient munies de roulettes, mais le cadre de la porte était selon toute évidence trop petit pour laisser passer un lit. Il pourrait l’attraper par les bras et le traîner. C’était une méthode facile et sûrement très désagréable pour Émilien mais ça, Oswald s’en foutais. Le seul désavantage, c’était qu’en le traînant sur le sol, Émilien ramasserait toute la poussière et Oswald ne peut pas se permettre de faire plaisir au concierge Rusard. Il ne restait donc qu’une solution, la plus classique et la moins originale; porter Émilien sur son dos. Après tout, cela ne devait pas être si difficile, Oswald était super musclé (enfin, le plus musclé qu’un garçon de 13 ans peut l’être, c'est-à-dire pas beaucoup) et Émilien était petit et assez maigrichon. Passant son bras sous celui d’Émilien, Oswald l’aida à se relever tout en le soutenant avant d’ajouter :

-Allons-y, on a qu’un étage à descendre, ça devrait pas prendre beaucoup de temps.

Puis, en transportant Émilien du mieux qu’il pouvait, Oswald amorça son départ en direction des cachots.
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"L'humour, c'est de savoir que tout, absolument tout, est drôle. Du moment que c'est aux autres que ça arrive."
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Liliana Vanloock
Elève de Serpentard 4ème année
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MessageSujet: Re: Ceux qui vont mourir te saluent [terminé]   Dim 4 Nov - 21:41:04

Liliana poussa un léger soupir alors qu'Emilien annonçait qu'il ne se sentait pas la force de marcher. Bien sûr, l'idée de faire signe à Kilian et de laisser les deux estropiés là où ils étaient lui traversa fugitivement l'esprit, mais la jeune fille ne put s'empêcher de se dire que ça n'était vraiment pas sympa. En plus, il y en avait un qui était dans sa classe, et l'idée qu'il lui en veuille ne la réjouissait pas forcément. Non pas qu'elle craigne une revanche, loin de là, surtout pas d'Oswald qui apparemment faisait marcher son cerveau une fois sur cent, mais les deux garçons étaient tout de même à Serpentard. Déjà que les Serpents étaient détesté des autres Maisons, il serait bien de faire au moins preuve d'un minimum de solidarité entre membres du même blason !
Mais... Aïe ! Emilien ne se contenta pas de déclarer qu'il ne pouvait pas marcher, mais exigea en désignant Kilian qu'il le porte. Appréhendant la réaction du jeune homme dont elle connaissait le caractère gentil, mais emporté voir carrément impulsif (nous avons eu la preuve de ce trait de caractère un instant auparavant Rolling Eyes), la jolie blonde fit la moue. Et grimaça carrément lorsqu'Emilien se mit à menacer Kilian de le balancer à l'infirmière.

" Euh... C'est p't'être pas le meilleur moyen, tuvasquandmêmepasfaireperdredespointsàSerpentard... "

OK, c'était pas la défense la plus solide qui soit, mais Liliana n'allait tout de même pas clairement s'opposer à Emilien alors que Kilian lui faisait la tronche pour elle ne savait quelle raison !
Liliana assista à la scène avec une pointe de surprise quand elle vit son petit ami se lever de son lit en souriant. Hmm, quelque chose lui disait que ça n'était pas bon signe.
Ensuite, tout se passa très vite. Kilian envoya balader en beauté le première année et s'en alla en leur disant de se démerder, passa devant elle et lui claqua la porte au nez. Non après relecture, il n'avait pas claqué la porte, mais l'effet que son comportement avait eu sur Liliana fut tel que ça avait été comme si.
Immobile, elle vit le garçon disparaître de son champ de vision et avant qu'elle eut le temps d'assimiler le fait qu'il la mettait dans le même sac que les autres et que le "démerdez-vous" lui était donc à elle aussi adressé, il avait déjà disparut.

Blessée par ce manque de considération (et encore c'est un euphémisme), elle resta plantée devant la porte encore grande ouverte, ses beaux yeux bleus écarquillés sous le choc. Bien sûr, sa réaction aurait put-être d'entrer dans une rage folle, surtout si le dit Kilian n'avait pas édité et qu'il avait annulé le sortilège de confusion sur l'oeil pour les laisser comme trois imbéciles, à nouveaux enfermés, mais heureusement vous n'aurez pas le droit à une crise de nerfs de la part de la jeune Vanloock puisque comme je l'ai dit, Kilichou a édité.

La voix d'Oswald retentit, proche d'elle. La remarque aurait put la faire éclater de rire si elle s'était ressaisit, mais là, elle se contenta de battre des cils et de se tourner vers Oswald, déconfite.
L'espace d'un instant, elle eut envie de se plaindre, de demander aux autres ce qu'elle avait fait pour être traitée de la sorte, mais ça n'était pas le genre de la maison et faire par de ses doutes de vive voix était d'une impudeur qui ne lui ressemblait pas, mais alors pas du tout.
La jeune fille prit donc sur elle, inspira profondément et répondit d'une voix anormalement calme à la remarque de son camarade de classe.


« Et bien là tu vois, je suis en train de me poser la même question. »


Elle eut un faux sourire, haussa les épaules et se tourna vers Emilien, moins décidée que jamais à le laisser moisir là maintenant qu'elle venait de se faire jeter par son propre petit ami, qui d'ailleurs allait en avoir pour des semaines avec cette histoire.
Oswald avait suivit le mouvement et s'était dirigé vers le troisième protagoniste en demandant s'il n'avait pas espéré que Kilian le porterait réellement et Liliana ne put s'empêcher de penser que ça avait été le cas. C'était sans compter sur le caractère désagréable qui semblait animer Kilian depuis le début de la mésaventure...
A son tour, elle s'approcha des deux garçons et, histoire de se changer les idées, s'inquiéta pour Oswald.


« Ca va aller ? Tu vas pas te faire trop mal avec ton... ton doigt ? »

"ton doigt" avait été prononcé avec une légère mimique de dégoût, car l'image de l'auriculaire qui formait un angle anormal était encore profondément gravé dans son esprit. Elle se força à ne pas y jeter à nouveau un coup d'oeil tandis que le blond soulevait Emilien, et elle s'avanç d'un pas rapide jusqu'à la porte, qu'elle poussa un peu plus pour leur permettre de passer.
Lorsque cela fut fait, elle jeta un regard de part et d'autre du couloir avant de passer devant. Devant parce que de une, c'était quand même elle qui les avait sortit de là, et de deux car cela lui permettrait de voir le danger (incarné sous l'apparence de Peeves, Miss Teigne ou le vieux Rusard en chair et en sac d'os) arriver plus vite et de prévenir les deux autres.


« J'espère qu'on ne rencontrera personne, on aura l'air bien si on se fait trouver avec toi qui a ton doigt cassé et toi qui peu à peine marcher... Lumos. »

Chuchota-t-elle en sortant sa baguette et en la pointant vers les couloirs afin d'éclairer les alentours.
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Emilien A. Backhand
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MessageSujet: Re: Ceux qui vont mourir te saluent [terminé]   Dim 11 Nov - 20:10:01

[Désolée du retard niarkhéhé]

S’était-il réellement attendu à une réponse positive de la part de cet abruti de Brutus ? Pas vraiment, mais ça valait le coup d’essayer, sait-on jamais. S’il avait accepté, ça l’aurait bien arrangé, tout de même. Comment allait-il faire ? Emilien se savait incapable de faire trois pas sans s’écrouler, bien que sa fièvre ait diminué. Le grand mystère restait de savoir comment il était arrivé jusque-là. Peut-être que la potion que lui fait avaler de force Brutus avait eu un effet de somnifère sur lui. Sans doute. Ah, quel idiot, décidément ! Emilien pouvait d’ores et déjà faire une longue liste de tout ce qu’il reprochait à Brutus, et aurait tout l’été pour réfléchir à une vengeance appropriée. Et puis, il ne devait pas être le seul qu’il énervait … Vers qui se tourner ? Emilien avait remarqué qu’Isaac avait tendance à penser comme lui à propos de certaines personnes. Comme Michel, par exemple. Mais enfin, il n’allait pas l’entraîner dans des plans foireux contre tous ses ennemis, non plus. En plus, s’attaquer encore à un Serpentard, ça devenait mauvais pour la maison. Enfin, on parle de Brutus, alors ils pouvaient bien faire une exception. Des idées lui venant déjà à l’esprit, Emilien jeta un regard noir à l’imbécile qui quittait l’infirmerie, apparemment content de lui – sans doute parce que personne ne lui avait fait remarquer le ridicule de sa sortie.

- Pauvre abruti, marmonna Emilien. Il le regrettera.

Il se rendit compte qu’il avait parlé d’une voix à peu près intelligible, alors que la petite amie du pauvre abruti en question était juste là. Peut-être pas un bon plan … Pourtant, elle devait l’avoir réalisé, que c’était un idiot fini et qu’il vaudrait mieux qu’elle le laisse tomber ! C’était incroyable, ça. Pourquoi la plupart des filles sortaient avec de parfaits crétins et refusaient de l’admettre ? Entre Lucy, et Liliana, maintenant … Enfin, Lucy et Michel, c’était terminé. Bon. Peut-être un peu à cause d’Emilien. Ce dernier était en train de se demander si, à cause de lui, Liliana allait se rendre compte de la bêtise de Brutus et mettrait un point final à leur histoie. Après, on allait croire qu’Emilien portait la poisse, alors que ce n’était absolument pas vrai. C’était juste qu’il avait l’esprit plus éclairé, et le don pour mettre de la lumière sur la vraie nature des gens, c’est-à-dire en général leur débilité profonde. Regardez, avec Michel, ça avait très bien marché : non seulement Lucy l’avait quitté, mais en plus, Bill aussi avait admis que ce n’était pas quelqu’un de très aimable. Bref. Néron paraissait avoir lui aussi remarqué que quelque chose clochait dans le comportement de Brutus car il se tourna vers Liliana pour lui faire une gentille remarque. Surprise, la blonde déclara qu’elle se posait la même question. Ah … Peut-être Emilien pourrait-il compter sur elle pour une éventuelle vengeance … Enfin, pas tout de suite.

Néron se dirigea ensuite vers lui, pour d’abord lui faire remarquer qu’il n’aurait pas dû s’attendre à ce que Brutus l’aide. Oui, mais bon … Au moins, il aurait essayé. Et puis Emilien n’aurait pas été capable de le demander gentiment, alors quitte à s’adresser impoliment à quelqu’un, autant que ce soit à quelqu’un qu’il n’aimait pas. Parce que les deux autres Serpentard, Emilien les trouvait plutôt supportables. Bon, les circonstances étaient un peu particulières, et peut-être était-ce en comparaison avec cet idiot de Brutus, mais quand même. Puis, surprise, Néron se décida à l’aider et le souleva de son lit, pour le hisser sur son dos. Là, Emilien devait avouer qu’il montait grandement dans son estime ! Parce que c’est bien beau de faire le fier, de ne vouloir aider personne, mais c’était quand même beaucoup plus difficile et plus honorable dans le cas présent d’accepter de porter Emilien – il fallait aussi dire que ça l’arrangeait, mais c’était vrai que dans l’histoire, c’était Néron qui s’en sortait le mieux, pas Brutus. Comme Liliana ouvrait la porte, les deux autres suivirent, et bientôt ils se retrouvèrent tout trois dans le couloir.

Ils n’étaient cependant pas encore tirés d’affaire. Et si Rusard survenait au détour d’un couloir ? Ils allaient avoir du mal à s’enfuir, vu l’état d’Emilien. C’était lui qui avait le plus à craindre. Parce que si le concierge apparaissait, nul doute qu’Oswald le laisserait tomber et s’en irait avec Liliana, en courant. Mais ce serait normal, il ne pourrait pas leur en vouloir. Et puis, rien ne disait que le vieux faisait sa ronde de nuit juste à ce moment-là. Les trois Serpentard avançaient, la baguette de la blonde allumée, en faisant le moins de bruit possible. Personne en vue. Même les tableaux étaient silencieux, ils devaient dormir. Et si Rogue venait à passer par là ? Plusieurs professeurs se levaient, la nuit, Emilien le savait bien. Ce n’était pas la première fois qu’il se retrouvait hors des dortoirs alors que le couvre-feu était largement dépassé. Au début de l’année, il avait eu beaucoup de mal à s’habituer à ses camarades de dortoir, et il sortait souvent pour échapper aux Serpentard. Maintenant, il avait fait leur connaissance, et il passait plus de temps dans son dortoir. Il fallait avouer qu’il y avait de quoi … Tiens, d’ailleurs, on risquait de lui poser des questions, à son retour. Emilien espérait que les autres dormaient. Il y avait des chances, il était tard. Mais on était samedi. Bref. Oh, on arrivait dans les cachots ! Et toujours en vie ! Pour une fois, peut-être avait-il de la chance. Emilien s’était déjà posé des questions sur la chance. Mais vu son état, mieux valait ne pas recommencer.

Les trois élèves arrivèrent donc sains et saufs dans leur salle commune, et Emilien fit signe à Néron qu’il pouvait le lâcher. Le première année se laissa tomber dans un canapé, épuisé, et laissa échapper un long baîllement. Malgré la fatigue, il n’avait pas envie de monter dans son dortoir tout de suite. Parce que Néron ne le porterait sûrement pas jusque là, et qu’il lui fallait donc attendre d’avoir récupéré quelques forces avant de s’attaquer seul aux escaliers qui menaient aux dortoirs. Il pouvait même passer la nuit là, tiens. C’était assez confortable. Emilien, dans un élan de politesse, ajouta à l’adresse de Néron :


- En tout cas, merci.

[Voilà, c'est fini pour moi niarkhéhé Après, à vous de voir si vous voulez encore ajouter quelque chose ...]
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Ceux qui vont mourir te saluent [terminé]

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