Esyld MacBreen Fantôme

Age : 17 Inscrit le : 30 Mai 2007 Messages : 13
 | Sujet: Esyld MacBreen [fantôme ==> acceptée] Ven 1 Juin - 17:12:46 | |
| | Citation: | Nom : MacBreen Prénom : Esyld Age de votre personnage : Une petite deux-centaine d'années Age du posteur (en HJ) : Bientôt 16.. Comment avez vous connu le forum? : Par un lien sur -LNH- |
En des temps particulièrement reculés, en des temps où les mentalités n'étaient pas aussi développées qu'aujourd'hui, autant dans le monde Sorcier que chez les Moldus, naquit une petite fille. Ce n'était qu'une enfant parmi tant d'autres naissant chaque année, une parmi tous ; et cependant, son destin était déjà tout tracé. Cette enfant, fruit direct de la passion de deux jeunes Sorciers sortant à peine de la plus grande et prestigieuse école de magie anglaise Poudlard, Cassandra Crowley et Andrew Polson, bien que développant dès son plus jeune âge une certaine beauté et facilité pour la magie, n'en restait pas moins illégitime aux yeux des géniteurs Crowley. Ils avaient effectivement prévu, dès ses six bougies soufflées, que leur fille Cassandra aurait pour époux Edward MacBreen, un certain Lord du nord de l'Ecosse, et héritier d'une des plus grandes fortunes du pays en ce temps-là. Ce qui ne fut guère du goût de la jeune fille qui, on s'en aperçu près de cinq mois après son mariage avec MacBreen, était enceinte. La rumeur d'une certaine infidélité de sa part s'amplifia, jusqu'à parvenir aux oreilles de son époux - qui ne mit guère longtemps avant de retrouver l'amant de sa femme. Son argent ne lui ayant pas donné le bonheur par l'infidélité de son épouse, il lui permit tout de même de châtier de cent coups de fouet Andrew Polson, qui finit sa vie dans les geôles du manoir MacBreen, puis le cou accroché au bout d'une corde quelques deux mois plus tard.
Le prix de la naissance de la petite fille fut donc la mort de son père naturel. Mais quel don, quel cadeau pour cette infidèle mère et épouse ! Quelques jours avant l'accouchement, il fut décidé d'un commun accord entre le Père Crowley et le Fils MacBreen l'infanticide de l'enfant que portait Cassandra. Néanmoins, avertie à temps par sa femme de chambre aux oreilles plutôt indiscrètes mais à son infinie loyauté envers sa maîtresse, du projet mené par les deux hommes auxquels elle était inexorablement liée, l'un par le sang, l'autre par le mariage, Cassandra MacBreen (étant désormais son nom de mariée) eut le temps d'envoyer sa chère servante Royse soudoyer l'homme devant tuer son enfant - on préférait à cette époque laisser des servants se salir les mains à sa place, ce genre de rumeur n'étant jamais bonne pour rentrer dans les salons privés des grands de l'état. Ainsi, le servant, plutôt que de noyer l'enfant, comme le lui avait commandé McBreen Fils, alla le donner à une femme du château, Herline, en échange d'une coquette somme. Et l'on n'entendit plus parler de lui. Le fait qu'Herline Kelleher, âgée d'une trentaine d'années alors, accouchait le lendemain de la naissance de l'enfant de Cassandra Mère, fut parfait. L'on put faire ainsi croire aux gens du château et de la cour que cette brave vieille femme avait eu des jumelles, l'une qu'elle nomma Melliandra Kelleher - en l'honneur de la douce soeur cadette de Madame Cassandra, morte l'année de ses quatre ans de la fièvre jaune qui fit alors des centaines de morts dans le nord des Landes de l'Ecosse. Quant à la seconde, il lui suffit de lire le mot brodé sur une couverture de linge fin, pour la nommer.
Esyld et Melliandra vécurent les sept années les plus heureuses de leur vie, entourée d'une mère lingère et d'un père bûcheron. Très tôt, chacune d'elle développa une certaine beauté, ainsi qu'un certain halo d'intelligence mêlé de maturité, de sagesse. Les deux jeunes filles n'étaient cependant pas les dernières à préparer un mauvais coup ; mais l'une rattrapait l'autre, la rappelant pour peu qu'elle aille trop loin. Ainsi, c'étaient les deux plus douces et aimables fillettes que la cour du château se plaisait à regarder grandir, et tout un chacun les aidait dans cette tâche. Le maître écuyer et le fauconnier, s'étant pris d'affection pour elles, leur apprirent les bases du monter à cheval et de l'écriture. Et, du coin de la fenêtre, entendant les sourdes rumeurs monter jusqu'à elle, la châtelaine ne pouvait s'empêcher de sourire, heureuse du milieu dans lequel elle avait placé sa fille, pour son bien. Mais une certaine culpabilité commença bientôt à l'envahir : d'une part vis-à-vis de sa fille, pensant qu'elle méritait mieux que de vivre dans un milieu si bon mais si pauvre, et désirant le meilleur pour cette dernière ; d'autre part, envers son époux, auquel elle avait caché cette information depuis tant d'années déjà !
C'est ainsi que, l'année des huit printemps de la fillette, jour pour jour depuis celui de sa naissance, elle fut brutalement tirée de son monde, toutes ses croyances s'écroulant autour d'elle en même temps que ses repères. De la petite maison au toit de chaume qu'elle partageait avec sa mère, son père et sa soeur jumelle, tous réunis afin de garder la chaleur durant les longs soirs d'hiver, elle se retrouva au milieu d'une chambre uniquement meublé d'un petit lit, et entourée de quatre murs de pierre froids ; finies, les douces journées passées à s'amuser en compagnie de sa soeur de coeur ! à la place se déroulaient leçon de maintien pour les jeunes filles de l'époque, l'apprentissage de diverses sciences ainsi qu'une lecture poussée de certains passages de l'ouvrage sacré dans lequel étaient inscrites toutes les lois régissant les Landes, en plusieurs différentes langues. Investie d'une mémoire particulièrement développée pour son jeune âge, accrue par l'intérêt qu'elle portait à toutes ces nouveautés et sa soif de connaissances et de savoir, lorsqu'elle apprit l'année de ses dix ans de la bouche de sa mère qu'il existait une école de sorcellerie, et que de par les origines de son père, MacBreen (qu'elle nommait Père les rares fois où elle le croisait, ne comprenant pas pourquoi il l'évitait tant ; après tout, Papa Kelleher lui parlait constamment de tous sujets !), elle demanda à y être inscrite.
Les sept années qu'elle y passa sous la direction d'un directeur passablement grognon les fois où elle l'apercevait, ne furent guère intéressantes, pour y être relatées dans ce chapitre de sa vie. La seule chose à retenir sur celles-là fut qu'elle y passa les meilleures années de sa vie, s'attachant petit à petit à l'endroit qu'était cette école de sorcellerie, et que c'est là où elle s'épanouit. Le jour de ses dix-huit ans, alors qu'elle rentrait dans les Landes afin d'y fêter son anniversaire, la petite fille qu'on avait laissé partir s'était transformé en une véritable femme, d'une beauté à surpasser toutes les autres, hormis son anciennes soeur de coeur, la jeune Melliandra. Si heureuse de retrouver toutes ces connaissances perdues de vue depuis tant de temps, elle demanda la permission à sa mère de fêter leurs deux années en plus le même jour - cette dernière, trop heureuse du retour de sa fille, le lui accorda sans une hésitation. Toutes sortes de jeunes gens avaient été invités à ce bal. En effet, Cassandra MacBreen, désireuse que sa fille n'ait pas à suivre son exemple, avait pesé de toute son influence sur son mari, afin que la jeune fille se choisisse elle-même un époux, et non pas que ce choix soit prémédité par les deux familles. Le bal fut somptueux, toutes sortes d'artifices furent achetés pour égayer au mieux la fête, et les deux jeunes filles dansèrent avec chaque jeune homme invité. Esyld n'était pas dupe des intentions de sa mère, tandis que la soirée s'avançait. Apparurent alors, sur les deux heures du matin, deux jeunes hommes. On disait d'eux qu'ils étaient cousins ; et, malgré leur lien parental, ils ne se ressemblaient en aucun point. Tous deux étaient grands au port altier ; mais tandis que des yeux bleus limpide et des cheveux blonds de l'un, Antonio, se dégageait une aura de pureté et de grandeur ; du ténébreux Karskof, tant de la couleur de ses yeux que de ses cheveux, s'élevait une aura de magnificence, de pouvoir, de sombre mystère. Et, tandis que Karskof était irrémédiablement attirée par Esyld, et qu'Antonio n'avait d'yeux que pour Melliandra, cette dernière ne pouvait s'empêcher de contempler Karskof, et Esyld Antonio. Les contraires s'attirent, et ce fut dès lors une véritable lutte entre chacun des deux jeunes gens, le premier jaloux des intentions que portait l'autre à sa bien-aimée.
Leur joute se conclut un soir particulièrement sombre et pluvieux de décembre. Alimentée durant presque un an, puisqu'ils se retrouvaient tous quatre régulièrement dans le même château des Landes, demeure familiale depuis maintes générations des MacBreen, les uns attachés aux autres. Là, la faveur de l'ombre aidant le fier et ténébreux Karskof, il put en toute tranquillité poignarder le jeune et audacieux Antonio, afin de pouvoir recevoir le coeur de la merveilleuse Esyld. Mais, dans l'ombre toujours, Melliandra, celle avec qui la jeune blonde avait auparavant été si proche, fomentait de son côté son machiavélique plan. Et le soir, après avoir bu une coupe de vin et s'être endormie, la fille de Cassandra Crowley et unique héritière de la fortune MacBreen, tomba raide morte, dans son sommeil. Une lumière blanche, aveuglante, l'assaillit dès qu'elle ouvrit les yeux, et elle fut un instant désarçonné par ce monde si blanc, par ce paysage si pâle, si incolore. Et alors, la réalité se fit dans son esprit. Non, elle ne pouvait être morte, elle n'avait que dix-neuf ans, elle ne pouvait pas finir sa vie comme cela.. Elle avait encore tant de choses à voir, tant de sentiments à découvrir ! Non, elle ne pouvait pas.. Et elle referma les yeux.
Elle rouvrit ses yeux, une seconde fois - pour pousser un soupir de soulagement : le blanc, si oppressant tout à l'heure, avait disparu. À la place se trouvait une pièce meublée d'un miroir, d'un bureau, d'une chaise. Et, derrière le bureau, un vieillard, les mains jointes, un fin sourire aux lèvres. Elle reconnut l'environnement familier du bureau du Directeur de la grande école de magie, Poudlard, où elle avait vécu les meilleures années de sa vie. Elle voulut s'asseoir, mais son corps passa au travers de la chaise. Elle voulut attraper l'encrier posé sur le dessus du bureau, sa main passa à travers. Elle voulut se retourner en direction du miroir, et se sentit immédiatement envahie de nausées, comme l'unique mais si mémorable fois où elle avait laissé pendre ses jambes dans le vide, du haut d'un des perchoirs à pigeon de l'église. Comme si son corps flottait dans le vide... Et alors, elle ne put retenir un cri d'horreur. Ses cheveux ! Qu'était-il arrivé à ses cheveux ? À ses si beaux cheveux châtain tirant sur le blond ? Ils étaient tout blanc - elle ne pouvait tout de même pas avoir vieilli en si peu de temps, c'était logiquement illogique, voyons ! Et ses mains ? De la pointe de ses ongles, à son poignet, tout était translucide ! Un masque d'effroi se figea sur son visage lorsque l'horrible réalité s'offrit à elle, en une déferlante vague de visions d'horreur. Et le vieillard, dans le reflet du miroir, qui continuait à sourire...
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J'aimerais rajouter deux remarques à cette description. La première, l'histoire. Je la trouve personnellement un peu 'gnan-gnan', mais c'était pour moi une étape nécessaire pour arriver à la mort de la jeune fille (ainsi, cela me permettait d'inclure Melliandra, afin de ne pas être obligée d'expliquer plus tard d'où venait ce personnage (ce qui aurait fait un peu gros si j'avais fait apparaître trois personnages d'un coup, selon moi =S), d'où elle la connaissait, etc.). La seconde chose est que je ne sais comment se déroulent les changement de pseudonymes... En Esyld MacBreen, dans ledit cas =). En espérant enfin que mon histoire - et par la même occasion mon personnage XD - soit accepté. |
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