Lea Mayfair Elève de Poufsouffle 4ème année


Age : 18 Inscrit le : 18 Juil 2008 Messages : 12 Localisation : Sûrement pas là.
 | Sujet: Eleanora Mayfair (Poufsouffle) Dim 20 Juil - 6:54:49 | |
| - Nom : Mayfair - Prénom : Eleanora Elisabetta, mieux connue sous le nom de Lea. - Âge en HJ : 18 ans (ou presque) - Âge du personnage s'il est du livre ou d'une famille (11 ans pour tous les autres.) 14 ans, 4e année - Comment avez vous connu le forum? (Connaissance, Top site, Tour de jeu, hasard ...) Top site, si je me souviens bien…
Accompagnement musical : Léa-Louise Attaque 
Giuseppa Galardi, originaire de Toscane, dut fuir son pays qu’elle aimait tant à cause de ce « irrrrrrrespectoueux incommpétent de Berrrrrlousconi », comme elle le disait si bien elle-même. Mais comme la France était aux prises avec le régime de Vichy, ç’aurait été un peu trop que de leur imposer aussi Mlle Galardi. Alors l’Italienne au caractère bien trempée opta pour la banlieue de Londres où elle prit quelques années pour s’installer, dénicher un jeune chirurgien naïf comme un chiot pour se marier. En fait, elle attendait de lui que le fric et la semence, le reste, c’était accessoire. L’heureux élu se nommait John Mayfair. Quoi de plus quelconque ? Je plains la pauvre femme qui serait mariée à un John. Elle ne connaîtrait probablement jamais le plaisir exaltant d’un seul moment de solitude.
Quoiqu’il en soit, ils se marièrent, eurent sept enfants et vécurent heureux pendant trente-cinq longues années, Giuseppa menant d’un bras de faire la grande famille. Elle mit toutes ses énergies et sa foi à l’éducation de ses enfants pendant que son mari trimait dur pour offrir le meilleur qui soit à sa famille. L’aîné se fit curé repeupler le pays, c’était sa volonté. Une réussite. La seconde devint une mère de famille modèle. Elle se maria et eut quatre enfants. Une réussite. Le troisième, quelque chose dérapa puisqu’il s’avéra être homosexuel. Giuseppa ne comprit jamais son erreur et ne voulut plus jamais entendre parler de ce fils « raté. » Le quatrième tomba amoureux des fourmis et devint entomologiste. Jamais il ne se maria. Une… réussite. La cinquième-née, Elena, faillit déraper lorsqu’elle s’embarqua avec ferveur dans le mouvement hippie et s’avéra être… une sorcière ! Giuseppa craignit le pire, mais tout compte fait, Elena se trouva un emploi dans le gouvernement sorcier, dans le département des sorts expérimentaux. Elle se maria à un type encore plus étrange qu’elle et eut une fille, Charlotte. L’avant-dernière Mayfair, jumelle d’Elena, devint tout le contraire de sa sœur et accumula les réussites professionnelles. Elle se maria mais n’eut jamais d’enfants. Une réussite.
Et la cadette. Perle d’entre les perles. Sa précieuse Elisabetta. Si belle, si belle, si belle. Voisine du ciel. Une peau de porcelaine, des cheveux d’ébène, de grands yeux qui vous dévorent, des lèvres finement dessinées, formant une adorable petite moue. Une peau parfaite, un corps élancé, des gestes gracieux, une voix d’ange. Giuseppa s’enorgueillit et ne voulut plus d’autres enfants. Dès sa naissance elle l’exhiba dans tous les concours de beauté et voulut en faire un top model. À quatorze, Elisabetta déambulait déjà pour les plus grands couturiers. Et soudain, le drame. À dix-sept ans, elle tomba amoureuse. D’un homme qu’elle ne présenta jamais à sa mère. Et pourtant, comme elle aimait cet homme mystérieux ! Et comme elle déprima lorsqu’il disparut sans laisser de traces ! Et comme la nouvelle de sa grossesse l’aida à traverser cette mauvaise passe ! Et pourtant ! Comme Giuseppa accueillit ce nouveau petit être d’un mauvais œil ! Et aussitôt, elle la jugea responsable de ses malheurs, car Elisabetta laissa tomber toute activité professionnelle pour s’occuper de sa petite Eleanora. Mais voilà, la jeune mère ne sembla jamais recouvrer une pleine santé après la naissance de sa fille et Giuseppa décida de rester auprès d’elles.
Pourquoi vous raconter tout ça ? Parce que ceci explique cela.
Giuseppa s’acharna sur la petite Eleanora son enfance durant, ne cessant de lui faire des reproches et de la critiquer, habituée à l’excellence par ses enfants.
« Rrrregarrrde ces cheveux ! Elle a l’airrrr d’un saule ! » disait-elle en pointant ses cheveux d’un blond cendré.
Ou encore :
« Tiens-toi drrrroite ! On dirrrrrait que tu porrrrtes le poids du monde sur ton dos ! » « Fais attention où tu mets tes grrrrrands pieds, espèce de maladrrrrrroite ! » « Ne sourrrrris pas bêtement comme ça, tu as l’airrrrrr idiote ! »
À travers ces reproches, Giuseppa signifiait régulièrement qu’elle regrettait que sa petite fille n’ait pas hérité des traits d’ange de sa mère. Bon. Elles avaient bien cette même moue, mais sur le visage plutôt quelconque de Lea, elle perdait de son côté adorable. Ses yeux bruns semblaient luire d’un regard rêveur et naïf et son teint méditerranéen rappelait ses origines latines. Un rien l’enthousiasmait et elle vivait avec passion. Il ne se passait pas une journée sans qu’elle ne laissât échapper son rire cristallin, car malgré les persécutions de sa grand-mère, c’était une enfant joyeuse et sans soucis, si ce n’était l’absence d’un père. Bon il y avait bien eu son grand-père pendant quelques années, mais celui-ci était décédé depuis presque dix ans. Infarctus au volant. Ça ne pardonnait pas. Quelle ironie pour un cardiologue !
La réception de sa lettre de Poudlard coïncida avec la découverte d’une bosse sur le sein d’Elisabetta et Lea partit pour la grande école de sorcellerie avec l’angoisse d’apprendre que sa mère avait un cancer. Heureusement, elle s’avéra bénigne, mais Lea n’en devint que plus maladroite. Fausse alerte, car quelques mois plus tard, une nouvelle bosse apparut et cette fois-ci, elle était maligne. Et c’était parti pour un long combat contre la maladie. Au début, il y eut bien plusieurs victoires, mais petit à petit, la maladie prit le dessus. Durant sa troisième année, Eleonora dut même s’absenter souvent de l’école pour se retrouver au chevet de sa mère, qui ne pouvait plus quitter sa chambre d’hôpital. L’été qui précéda sa quatrième rentrée, Elisabetta émit le souhait de passer les quelques mois qui lui restaient à vivre chez elle. Prendre le Poudlard Express cette année-là s’avéra très difficile, mais Elisabetta interdit formellement à sa fille de cesser de vivre à cause d’elle. Lea se jura alors qu’elle deviendrait Médicomage et qu’elle ferait des recherches sur le cancer. Avec tout ce que la magie pouvait accomplir de miracles, il y avait forcément un sort, une potion qui permettrait la guérison…! Forcément… Forcément…
Et maintenant, assise parmi ses condisciples, Eleanora observait muette et d’un air maussade la file de première année qui viendrait grossir les rangs des quatre maisons. C’était à peine si elle applaudissait lorsqu’une nouvelle recrue venait s’asseoir à sa table. Et pourtant, elle ne put s’empêcher de se rappeler sa propre répartition, sa maladresse qui la fit trébucher dans les ourlets trop grands de sa robe, l’éclat de rire nerveux qu’elle avait laissé échapper, l’indulgence avec laquelle plusieurs élèves plus âgés la regardèrent et les moqueries des autres, le stress qui l’avait envahie et le Choixpeau qui lui avait recouvert les yeux. Elle se souvint aussi que ça l’avait fait éternuer et que le couvre-chef lui avait glissé de la tête, juste au moment où celui-ci s’était exclamé avec force le nom de sa maison. D’autres éclats de rire avaient fusé en même temps que des cris et des applaudissements provenant d’une des quatre tables et l’on se prit bien vite d’affection pour cette petite fille au grand cœur, aux idées rafraîchissantes et aux émotions à fleur de peau. Ses aînés découvrirent bien vite sa naïveté et s’en amusèrent fort. Mais comme on le disait si bien : « Qui aime bien châtie bien ! »
En classe, elle se montrait distraite et maussade et ses notes s’en trouvaient dans la moyenne. Pourtant, il lui était arrivé à quelques reprises de se montrer désagréable lorsque quelque chose la piquait ou venait la chercher. Mais au fond, on savait bien qu’elle n’était pas méchante car s’il y avait bien une chose qu’elle ne tolérait pas, c’était bien la violence sous toutes ses formes. Depuis que sa mère était en phase terminale, Lea se montrait plus irritable, moins patiente, comme dans un perpétuel syndrome prémenstruel. Elle aurait souhaité ne pas retourner à Poudlard si vite, prolonger ses vacances pour profiter des derniers jours de sa mère, mais en même temps, elle savait qu’elle ne devait pas cesser de vivre pour autant.
Mais Merlin ! Comme c’était difficile ! _________________

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Dernière édition par Lea Mayfair le Mar 22 Juil - 3:25:01, édité 1 fois |
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Choixpeau Magique

Inscrit le : 22 Jan 2006 Messages : 1080
 | Sujet: Re: Eleanora Mayfair (Poufsouffle) Dim 20 Juil - 14:31:33 | |
| Humm...
Je dirais...
POUFSOUFFLE !!
[Très jolie fiche ] |
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