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| | TP de l'année (année 3 et +) | |
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Lucretia Ulwarth Elève de Poufsouffle 5ème année


Age : 19 Inscrit le : 15 Sep 2006 Messages : 448 Localisation : Dans la course folle de Pekin Express avec Yoyo :D
| Sujet: Re: TP de l'année (année 3 et +) Dim 11 Nov - 18:40:07 | |
| Ce fut une Lucretia surexcitée qui se réveilla ce matin là, chose bien rare pour une heure aussi matinale… Non, ce n’était pas Noël, non Lucretia n’allait pas non plus à Disneyland mais se rendait bel et bien à… son TP d’Etude des Moldus !!! L’année précédente, c’était d’humeur plutôt grincheuse et méfiante qu’elle y avait été, et pour cause, la journée à Paris avait été bien éprouvante… Mais avec le recul, la Poufsouffle en gardait le souvenir d’une expérience ma foi assez instructive, et dont il y aurait moyen de rire pendant de longues heures lorsqu’elle serait plus vieille… Et puis cette année, elle s’était dit que ça ne pouvait pas être pire : Van Muller avait déjà dépassé les limites en livrant ses élèves à eux même dans une ville totalement inconnue, sans beaucoup de ressources… Donc au moins, ils avaient déjà tout vu tout fait, donc cette année ça ne pouvait être que quelque chose de relaxant et amusant ^^ surtout sur le thème de l’art… Pas besoin de voyager ni d’aller parlementer avec des inconnus. Lucretia vérifia le contenu de son sac à dos une dernière fois : dans le doute quand même, elle s’était bien équipée : K-Way, pantalon de K-Way, vêtements de rechange, pique-nique pour un régiment, deux litres d’eau, brosse à dent, sacs poubelles, trousse à pharmacie, papier toilette, et encore de multiples bricoles Moldues dont elle ignorait l’utilité pour la plupart mais qu’elle avait quand même raflé chez ses parents pendant les vacances en prévision du TP de l’année : un « couteau suisse », deux rouleaux de ficelle, un tire-bouchon, une paire de jumelles ainsi qu’une rallonge électrique.
** Bon ! Normalement j’ai rien oublié J’espère ne pas avoir à me servir de quoi que ce soit là dedans mais bon on sait jamais… Van Muller le terrible, tu ne me prendras pas au piège cette fois ! Me voilaaaaaaa…**
Là, normalement, Lucretia devait empoigner son sac et courir, voler même, vers la sortie de son dortoir, mais le poids dudit sac l’empêcha de décoller et la fit retomber par terre avec le contrecoup de son élan . Ne perdant pas espoir, la Poufsouffle se releva et souleva difficilement son petit sac à dos plein à craquer avant de sortir pour de bon.
Quelques minutes plus tard…
- LE TP ! Boum boum boum… LE TP ! Boum boum boum… LE TP ! Boum boum boum… LE TP ! Boum boum boum…
…scandait une Lucretia au taquet en tapant des poings en rythme sur son pupitre. Les derniers élèves arrivaient et bientôt Ludwig le Grand se mit à parler.
- Laissez le ! par-ler ! laissez le ! par-ler ! se remit à brailler Lucretia avant de se taire elle-même pour le laisser parler sinon c'est pas crédible.
Lorsqu’il eut fini, après avoir pris machinalement quelques notes, elle reprit sans trop réfléchir à la mission qu’il venait de leur donner:
- Il a bien ! par-lé ! il a bien ! par-… … … euh QUOI nan nan mais attendez ! J’ai rêvé ou quoi ? Vous pouvez répéter ? Séoul ? Pékin ? vendre des œuvres d’arts ? ne plus pouvoir rentrer à Poudlard sans cet avion ? … C’est… c’est une blague ! Allez c’est quoi le vrai TP ? Dites nous tout !
Mais lorsqu’elle vit déjà quelques élèves se rapprocher de leur Portoloin, affichant grise mine, Lucretia s’aperçut que Ludwig van Muller était une fois de plus en train de se foutre du monde.
- Mais Monsieur on va quand même pas partir en Asie !!! Vous pouvez pas nous faire ça ! Et puis le coup du métro, du Portoloin dans les toilettes… c’est du réchauffé de l’année dernière ça !
**IMPOSTEUR !!!** pensa-t-elle très fort pour elle-même, ne voulant tout de même pas commencer son décompte de points du TP dans le négatif.
Folle de rage et de déception, Lucretia alla déposer sa baguette auprès des autres et s’emparer d’une paire de lunettes « traductrices » (**Oh, trop aimable… -_- **), une de ces horreurs de tableaux peints par Peeves (**Mimi Geignarde aurait plus de chance d’attirer des clients en se prostituant que moi j’en aurais de vendre cette chose…**) ainsi que d’un CD apparemment rempli de… silence. C’était ça, la pédagogie, de nos jours… La Poufsouffle en était à regretter les cours traditionnels de Binns où au moins, on était assis sur une chaise à devoir se contenter d’écouter et de faire bien sagement ses devoirs.
**Tant pis pour lui, il aura perdu une de ses élèves les plus dévouées si je n’arrive pas à vendre ses babioles et que je loupe mon avion.**
- Vous aurez ma mort sur la conscience quand je finirai rôtie et laquée sur un lit de nouilles chinoises à l'espace pique-nique du festival de Yangpyeong ! lança-t-elle en guise de dernier adieu aux vieux schnock avant d’empoigner le ticket qui lui servait de Portoloin vers les lointaines contrées d’Orient…
**Nnnnnnnnnnyaaaaaaaaaah ! Moyen de déplacement « instantané » le Portoloin, tu parles… Je les ai senti passer moi les chais pas combien de kilomètres…**
Lucretia se releva tant bien que mal sur le sol d’une place inconnue, dans un pays inconnu, entourée d’inconnus, et visiblement à côté d’une gare inconnue mais qui d’après ses notes devait être la station de métro d’Oldo. Elle décida de mettre la main sur les lunettes ridicules que Van Muller leur avait distribué pour vérifier quand même, parce que pour l’instant, tout ce qui ressemblait de près ou de loin à de l’écriture tout autour d’elle était de l’ordre du hiéroglyphe.
** C’est une blague, c’est une blague, c’est une blague… On peut pas être en Asie… J’y crois pas… C’est un décor de théâtre… C’est pas possiiiiiiiiible !** désespérait la préfète tout en fouillant dans son sac à la recherche des lunettes traductrices.
Une fois ces affreuses lunettes chaussées, elle se releva et poussa un long soupir en regardant tout autour d’elle : derrière elle, la station d’Oldo. Devant, une longue avenue peuplée de Coréens… Mais où étaient donc passés ses camarades de classe ?
- Lellia ? Kael ? … Zézette ? appela-t-elle désespérément, s’attirant le regard de passants qui ricanaient à la vue de cette européenne de 14 ans, un tableau sous le bras, et affublée d’un sac à dos plein à craquer et d’une paire de lunettes en plastique trop grandes qui commençaient à glisser vers le bout de son nez.
**Si ils savaient tout ce que j’avais dans mon sac, ils auraient trouvé bien utile de rester avec moi. Tant pis pour eux !**
Maintenant, il fallait passer aux choses sérieuses. Lucretia s’empara de son plan de métro au dos duquel elle avait griffonné les instructions principales : Atterissage à Oldo… Banque aux alentours de Aa.. Apju… Apnyuh ><… Ap-ju-ge-ong. S’ensuivit alors une partie interminable du jeu « Trouvez Charlie » sur le plan de métro, à la différence près qu’il s’agissait de trouver cette fichue station de Apjugeong. Lucretia aurait juré que le métro de Séoul comptait au moins deux fois plus de stations que celui de Paris, et frisa la migraine en recherchant dans les « ong », « ing », « tchong », « kouak », « tchiuwa » et compagnie le nom de Apjugeong. Lorsqu’elle l’eut enfin trouvé, sous le nom plus exact de « Apgujeong », près du fleuve qui sillonnait la ville, sa satisfaction s’effaça bien vite lorsqu’elle s’aperçut qu’il lui faudrait… tout simplement trente stations pour y parvenir, y compris deux changements. (Maintenant il fallait trouver le chien d'Apgujeong, la copine d'Apgujeong, et son bonnet rayé rouge et blanc...)
**Et c’est parti pour une matinée spéciale Séoul by metro…** pensa Lucretia, plus blasée que jamais, en sortant son ticket pour aller passer les tourniquets de la station d’Oldo… _________________
Dernière édition par le Dim 11 Nov - 18:48:34, édité 3 fois |
|  | | Lucretia Ulwarth Elève de Poufsouffle 5ème année


Age : 19 Inscrit le : 15 Sep 2006 Messages : 448 Localisation : Dans la course folle de Pekin Express avec Yoyo :D
| Sujet: Re: TP de l'année (année 3 et +) Dim 11 Nov - 18:40:43 | |
| La Poufsouffle essaya quand même de savourer ce moment en ce qu’il représenterait sûrement la seule étape facile de la journée… En effet, ayant déjà pris le métro parisien, elle n’éprouva aucune difficulté à trouver le bon quai de la ligne 4, direction Danggogae. La seule petite différence avec Paris était la densité de population qui remplissait les couloirs et le métro lui même Lorsque ce dernier arriva, elle resta bouche bée en apercevant les gens collés contre les vitres, et se demanda bien comment elle allait réussir à se glisser là dedans… Et là, ce fut le drame : la porte du métro s’ouvrit et un flot, un torrent, un fleuve de Coréens en sortit et commença à emporter la pauvre petite Lulu en arrière, vers les couloirs d’où elle était arrivée.
- AAAAAAAaaaah laissez moi passer ! Pardon ! Pardon ! AÏEUH ! … BIIIIIIIIP… Nyaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah !
Jouant des coudes et des coups de poing dans tout ce qui se trouvait à proximité, elle parvint tout de même à franchir les portes du métro au dernier moment, aidée par un étrange Monsieur qui s’amusait à presser les gens les uns contre les autres à l’aide d’un grand balai pour les faire monter . Ceci dit, elle regretta presque son exploit une fois que le métro partit et qu’elle se retrouva compressée comme jamais, un bras en l’air, l’autre autour des épaules d’un Coréen qu’elle ne connaissait ni d’Eve ni d’Adam, et le tableau de Peeves entre les jambes (**aïe… **)…
**Trente stations comme ça… Pas moyen.**
Elle dégagea son bras droit avec difficulté des épaules du charmant Coréen pour se livrer à une autre mission de taille : atteindre son sac à dos. Au moyen d’une prestation digne du champion du monde de contorsionnisme, sa main droite réussit à en ouvrir la fermeture éclair et à en sortir son couteau suisse Elle commença ensuite à tirer du manche rouge tout ce qu’elle pouvait : ciseaux, lime à ongle, cure-dent, tournevis, tire-bouchon, fourchette à huîtres, et bien évidemment… la lame du couteau Peu à peu, les voyageurs autour d’elle commencèrent à s’apercevoir de ce qu’elle avait dans la main et elle ressentit étrangement plus d’espace autour d’elle… Au bout de cinq minutes, elle disposa ainsi d’un cercle de liberté suffisant pour s’étirer, retrouver l’usage de son corps et s’asseoir tranquillement par terre.
**Alors alors… Voyons voir cette œuvre d’art Peevienne… Oh Merlin Je m’attendais à tout mais là, quand même…**
Lucretia se demanda un instant si Van Muller ne s’était pas trompé et ne leur avait pas donné la palette dont s’était servi Peeves au lieu du vrai « tableau » : des tâches de couleur toutes plus criardes les unes que les autres s’étalaient sur la toile qui gondolait affreusement, donnant presque l’impression qu’elle se tordait de douleur sous ce traitement infâme. Ça et là, des échantillons de liquide nasal légèrement fluorescent venaient agrémenter le tout ainsi que de multiples traces de doigt. Tout cela ne représentant évidemment pas quoi que ce soit de reconnaissable… En cherchant bien cependant, la seule forme d’ « art » que Lucretia pouvait y déceler était des spaghettis collés tout autour de l’œuvre et qui en constituaient ainsi le cadre. Le temps de chercher de quels arguments elle allait bien pouvoir se servir pour vendre ça à un prix raisonnable au premier abruti venu, le métro se trouvait déjà au niveau de Sadang, d’où elle devait changer pour la ligne 2 direction Seongsu. Encore une fois, pas de problème là-dessus La Poufsouffle était une pro du métro ! Heureusement, la ligne 2 était un peu moins encombrée que celle qu’elle venait d’emprunter, même si les gens devaient quand même être là aussi poussés dans le wagon avec des balais. Mais bon, une fois dedans, elle arrivait à respirer, c’était déjà ça. Hop ! Un dernier changement à Séoul [ ] Univ. Of Education, ligne 3 direction Daehwa, et ce fut avec une faim de loup que Lucretia arriva enfin à Apgujeong.
- Ca vous épate, hein ? … lança-t-elle aux passants en descendant du métro, toute essouflée et s’essuyant le front tel Jésus II dans Les Inconnus (incultes, passez votre chemin).
**Alors alors… Prochaines réjouissances… Ah, voilà mon papier : trouver un pub appelé « Apgujeong ». Quelle imagination -__- Et quelle précision surtout !**
Ceci dit, elle avait toute la matinée devant elle : le ventre tiraillé par la faim, elle s’aperçut pourtant en jetant un œil à l’horloge de la gare qu’il était à peine 10h.
**Un dimanche à 10h, remarque, je pense que ça limite le nombre de pubs ouverts…**
Cinq minutes passèrent, puis dix, puis vingt, puis quarante-douze durant lesquelles Lucretia tourniqua autour de la station, surchargée par le poids de son sac et du tableau (sans compter les lunettes traductrices qui n’arrêtaient pas de glisser le long de son nez).
- Euh… Excusez moi Monsieur ! fit-elle au premier connard passant venu. Vous parlez anglais ?
- … 
- Euh, bon… Voilà, j’en ai marre, ça fait à peine deux heures que je suis dans ce pays et j’en peux plus, j’ai le dos en compote et je vais devoir me taper l’après midi dans un festival d’art contemporain alors que j’habite à des milliers de kilomètres d’ici ! Et que je ne suis même pas sûre de pouvoir en revenir si je ne vends pas cette HORREUR !!! s’écria-t-elle en brandissant le tableau de Peeves devant le nez du pauvre Coréen, qui continuait pourtant de la regarder comme ça :
- … 
- Ouais bon, vous n’en avez rien à cirer certes, mais ça fait du bien de s'exprimer. BREF ! Je cherche un pub appelé le Apgujeong, vous le connaissez peut-être ? - Apgujeong ! Là ! répondit l’autochtone en montrant du doigt les escalators du métro.
- Oui, ça je sais bien qu’on est à la station Apgujeong, mais moi je ne cherche pas la STATION, je cherche un PUB appelé Apgujeong ! un pub ! pour boire ! glouglou !
- … … Aaaah ! Glouglou… Oui, le Apgujeong… Par là-bas. Je dois partir maintenant.
Le Coréen s’éloigna rapidement en lançant à Lucretia des regards suspects, comme s’il se demandait qui était cette pauvre anglaise chargée comme un âne qui venait jusqu’en Corée pour se saouler laggle au troquet de la gare… Mais peu importait à la Poufsouffle, qui le remercia d’un signe de main avant de suivre la direction qu’il lui avait indiqué. En fait, il n’était pas si loin ce pub, mais tellement miteux et resserré entre deux immeubles dans une petite ruelle… difficile de le trouver sans demander son chemin.
Le moral un peu remonté par la perspective de voir un peu du monde des sorciers une fois qu’elle serait à la banque, Lucretia poussa la porte du bar à la volée… Et là elle crie :
- C’EST MOOOIII ! 
Alors là tout le monde il se retourne…
- Eh mais en fait, c’était pas moi ! AaaaHAHA ! Aaahaha… Aaa. (ga.)
Elle se dépêcha ensuite de sortir son petit papier pour se cacher derrière afin de ne pas voir posés sur elle les regards desespérés des quelques habitués du coin déjà assis au bar à 10h du mat’.
** J’avoue celle là elle était même pas préparée, héhé chui assez fière de moi… … Ou pas. Bon, qu’est ce qu’il faut faire ensuite… Oula ! Qu’est ce que j’ai noté moi ? Caresser un genou ? **
L’écriture à cet endroit du parchemin était difficilement lisible, montrant que la Poufsouffle avait du prendre ses notes trop vite et oublier quelques précisions… Qu’à cela ne tienne, Lucretia se fit confiance et s’avança vers les clients du pub avec un sourire un peu gêné.
- Alors, je ne sais pas si vous parlez anglais, si vous savez où sont Bryan, Jenny et leur parapluie, bref, peu importe, toujours est-il que je vous préviens que je vais devoir vous caresser les genoux pour voir si quelque chose se produit. C’est un peu long à expliquer, alors si vous permettez… 
Elle passa donc entre les tables pour caresser les deux genoux de chaque pochtron individu, qui pour la plupart n’eurent même pas le temps de protester, sûrement trop occupés à se demander qui était cette folle, sauf un dont le verre était déjà bien descendu et qui adressa à Lucretia un large sourire lorsqu’elle lui caressa le genou gauche.
- Mais ! Nan mais qu’est ce qui vous passe par la tête à vous !?! je fais ça simplement dans le cadre de mes études, et accessoirement de ma survie aussi, parce que j’ai besoin de Won pour rentrer chez moi ! Alors allez pas croire que j’ai que ça à faire, non mais !
- Besoin de Won ? Combien tu prends ? demanda l’ivrogne dont le sourire s’élargit.
- … … … … … CET ENDROIT EST INFREQUENTABLE ! Je compte vraiment pas m’y éterniser alors que celui dont le genou donne accès à la banque de Gringotts se dénonce immédiatement, ou je… WOOOP !
Sans s’en rendre compte, Lucretia s’était reculé vivement du pervers et avait pris appui sur le mur derrière elle, où un portrait y était accroché. En bougeant un peu, son coude avait effleuré le genou du personnage qui y était représenté et elle bascula ainsi en arrière, quittant le pub miteux pour se retrouver dans un hall dont le style architectural lui parut agréablement familier.
- GRINGOTTS de mon coeeur ! Au moins si je reste coincé dans ce pays je pourrai venir finir mes jours ici, parmi les sorciers… 
Elle tenta ensuite de sautiller jusqu’au bureau de change tellement le contact avec le monde des sorciers la rendait heureuse, mais le poids de son sac ainsi que du tableau la ramena bien vite à la réalité. Résolue à marcher normalement, elle atteint bientôt le guichet tenu par un Gobelin à l’air grincheux.
- Bonjour mon Gobelinou adoré, est-ce-que par hasard on vous aurait confié un crayon rose dans le cadre d’un jeu de piste tu pourrais s’il te plaît m’échanger ces 40 Gallions qui me manquent déjà, contre 381562 vulgaires Won Moldus ?
Le Gobelin avait apparemment reçu d’autres élèves de la classe avant elle puisqu’il sortit immédiatement une enveloppe contenant les Won, en échange de laquelle il prit la bourse que lui tendait Lucretia avec un regard mi-blasé, mi-compatissant. La Poufsouffle le remercia vivement puis se fit indiquer la direction de la sortie par un grand sorcier qui lui tint la porte.
Elle n’eut pas trop de difficultés à retrouver la station de métro depuis la ruelle sur laquelle elle venait de déboucher, et consulta son plan : prochaine étape, le fameux festival. Il lui fallait continuer la ligne 3 jusqu’à Oksu, changer pour la 1 jusqu’à Singil, et un dernier changement l’amènerait enfin à Yangpyeong sur la ligne 5… C’est reparti !
Quelqu’un sera-t-il assez tordu pour acheter une peinture au mucus et un CD vierge mais non ré-enregistrable ? Vous le saurez… si vous êtes sages. _________________
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|  | | Lucretia Ulwarth Elève de Poufsouffle 5ème année


Age : 19 Inscrit le : 15 Sep 2006 Messages : 448 Localisation : Dans la course folle de Pekin Express avec Yoyo :D
| Sujet: Re: TP de l'année (année 3 et +) Jeu 15 Nov - 22:53:07 | |
| C’est en arrivant sur les lieux du fameux festival d’art contemporain de Yangpyeong que Lucretia s’aperçut que la journée ne faisait que commencer : devant ses yeux s'étendaient des stands à l'infini, entre lesquels circulait une foule aussi dense que le mucus de Peeves sur le tableau qu’elle avait sous le bras. En tout cas, pour l’heure, elle avait grandement besoin de manger… Dans une vague de soulagement extrême, elle se débarrassa de son sac à dos qu’elle posa sur le sol, dans un coin tranquille, et à côté duquel elle s’assit en tailleurs. Elle déploya ensuite un de ses sacs poubelles comme nappe de pique-nique et entama son premier sandwich à la rosette de Pré-au-Lard, en essayant d’ignorer les passants qui regardaient le tableau de Peeves avec dégoût.
- Ch’est bon, zut, pachez votre chemin ! leur lança-t-elle avec hargne entre deux bouchées.
**Euh… ceci dit faudrait peut-être que je me calme si je veux me faire une clientèle… Tiens d’ailleurs on va pas perdre plus de temps que ça…**
Elle posa son sandwich à côté d’elle et mit son sac à dos devant elle, avant d’y adosser le tableau. Avec le doigt, elle posa ensuite une soustraction dans le sol de terre battue pour calculer combien il lui faudrait récolter exactement pour pouvoir acheter son billet d’avion. 461506 – 381562 =… 79944 Won exactement (après dix bonnes minutes de réflexion quand même). Elle attendit que le gérant du stand au pied duquel elle était assise eut le dos tournée pour se saisir d’un carton vide qui visiblement lui appartenait, ainsi qu’un stylo posé sur le comptoir. Elle déchira un petit rectangle de carton pour en faire une pancarte sur laquelle elle inscrivit un peu au pif le prix de 53296 Won. Elle refit ensuite une soustraction pour déduire le prix du CD afin que le tout fasse 79944, ce qui lui donna 26648 Won, et entreposa celui-ci à côté du tableau avec l’étiquette correspondante. Et dans un sursaut d’intelligence, elle découpa une dernière pancarte à mettre devant le tout où elle inscrivit : « JE PARLE ANGLAIS ». Si c’était pas une descendante de MacGyver notre petite Lulu ! Maintenant, il ne lui restait plus qu’à attendre que les clients arrivent. Elle reprit son sandwich et le porta à sa bouche tout juste après que quelqu’un soit passé en courant juste à côté d’elle, projetant ainsi un nuage de poussière vers son visage, dont une grande quantité se déposa sur son sandwich. N’ayant pas eu le temps de réagir sur le coup, la pauvre Poufsouffle recracha la substance sableuse qu’elle avait failli avaler, en déversant une avalanche d’insultes sur le coureur qui était déjà loin… Tandis qu’elle remballait avec regret son sandwich désormais immangeable, elle sentit une main sur son épaule et se retrouva nez à nez avec le visage compatissant d’un type qui avait l’air quand même un peu allumé, et qui lui confia tout bas :
- Mieux vaut avoir de la poussière dans la bouche qu’une soupière dans le boule… 
**Nyuh ? **
Mais le Sage était déjà reparti vers d’autres terres de connaissances, laissant Lucretia à elle-même dans ce bas monde matérialiste.
**On croise des bonnes têtes de vainqueurs ici quand même…**
Elle entreprit ensuite d’ouvrir une briquette de jus de citrouille tandis que deux madames commençaient à s’approcher timidement de son « stand ».
- Qu’est ce que vous vendez là ? demanda l’une d’elle en désignant le CD, que Van Muller leur avait donné dans une boîte noire assez sobre.
- Bien le bonjour Mesdames ! Ceci est un CD qui va vous étonner… euh… hum ! Effectivement, on peut y écouter l’art… l’art du silence et… euh…
Mais les deux poufs madames étaient déjà en train de tourner les talons après avoir lancé à Lucretia un « trop cher pour ce que c’est » dédaigneux.
**Pfff. J’ai même pas la notion des prix moi… Faudrait quand même que je baisse celui du CD… mais en même temps je peux pas augmenter celui de la peinture, déjà que je me demande qui arriverait à mettre 53296 Won là dedans…**
Il se passa un bon quart d’heure durant lequel elle sirota son énième briquette de jus de citrouille tout en réfléchissant à une solution, lorsqu’une voix d’enfant en coréen lui fit relever la tête. Le gamin était en train de tirer sa mère par la manche en montrant Lucretia du doigt, visiblement déterminé à obtenir quelque chose qu’elle possédait ! 
**YES !!! il va vouloir le tableau pour sa chambre…**
La mère et son enfant, qui à vue d’œil devait avoir six ou sept ans, finirent par s’approcher d’une Lucretia radieuse qui les accueillit avec un grand sourire :
- Bonjour bonjour ! Que puis-je faire pour vous ? Jetez donc un œil à ce magnifique tableau, je suis sûre qu’il ferait un effet bœuf dans la chambre de votr…
- Euh… Je suis désolée Mademoiselle, mais est-ce-que… Est-ce-que les lunettes que vous avez là sont à vendre ?C’est que mon fils les aime beaucoup… Fido, arrête ! ajouta-t-elle, exaspérée, à l’intention de son gamin.
- Mes… lunettes ? répéta Lucretia en portant la main aux lunettes traductrices posées sur le bout de son nez. C’est que… euh… j’en ai besoin et… mh. (**Ca pourrait quand même me permettre de faire baisser le prix du CD…**) D’ACCORD ! 6000 Won ça vous va ?
- 6000 ? Pas question ! s’exclama la jeune femme en commençant à tourner les talons. Son fils poussa alors un hurlement de colère en la tirant de nouveau par la manche vers Lucretia, l’autre main tendue en direction de ses lunettes traductrices. La mère revint alors et lui dit, la mort dans l’âme : Bon, d’accord….
** Héhé ! Bonne affaire ! **
Une fois l'échange effectué et que la Coréenne ainsi que son enfant tout content qui arborait à présent des lunettes plus larges que son crâne furent repartis, la Poufsouffle repassa au stylo un gros 0 à la place du deuxième 6 sur la pancarte de prix du CD, et attendit de nouveau la suite des évènements en entamant son sandwich au fromage. Quelques minutes plus tard, un nouveau badaud s’approcha d’elle et prit le CD dans les mains, le retournant pour regarder si un titre quelconque y était inscrit. Faute de titre, il lui demanda :
- Qu’est ce que c’est ? Il n’y a pas l’air d’avoir grand-chose dessus…
- Bonjour Monsieur ! lança Lucretia, bien déterminée cette fois à assurer le coup. Savez-vous que ce que vous tenez entre les mains est d’une grande rareté ? Vous êtes d’ailleurs très chanceux que je puisse vous l’offrir à un prix aussi raisonnable. Ce CD… a été composé par un chanteur de génie, plein de mérite par son terrible handicap… Effectivement, il s’agit d’un chanteur… muet. Mais c’est là toute l’essence de son œuvre, et vous pourrez sentir en l’écoutant une énergie étonnante qui se dégage de cette prestation silencieuse ! Il faut vraiment en faire l’expérience, croyez-moi. Les fonds récoltés avec la vente de cet album iront directement à une association spéciale en Grande-Bretagne, d’où je viens directement pour le promouvoir partout dans le monde, et qui se bat activement pour l’intégration des sourds-muets dans notre société actuelle. 
Le client potentiel paraissait assez touché par son discours, quoiqu’une légère lueur de doute subsistait encore dans son regard.
- Eh bien, c’est une cause à laquelle je suis assez sensible à vrai dire, j’ai moi-même une personne dans ma famille qui… qui… enfin, peu importe, reprit l’homme avec des trémolos dans la voix. Mais, comment s’appelle ce chanteur ? Il a l’air connu en Grande-Bretagne d’après ce que vous me dites…
- Oh, il commence tout juste à se faire une réputation, mais ça s’annonce vraiment bien croyez-moi ! répondit Lucretia tout en réfléchissant vite à un nom à donner à ce chanteur. Le prénom du gamin aux lunettes fut alors le premier à lui revenir à l’esprit : Il se fait connaître sous le nom de Fido ! Fido-le-Muet.
- Tiens, effectivement, il me semble avoir déjà entendu ce nom quelque part… ... ... Eh bien écoutez… marché conclus, je vous l’achète !
**WAAAAI TROP DE LA BALLE DE L'AVADA KEDAVRA QUI TUE YIPIPIP !!! **
- Mille fois merci, Monsieur, vous faites là un grand pas pour l’humanité.
Elle attendit ensuite que l’homme ait fini de la remercier et se soit refondu dans la foule environnante pour tâter ses nouveaux billets avec appétit. Cependant, le plus dur restait à faire : le tableau. Lucretia reprit son pique-nique là où il en était, jetant de temps à autres des regards désespérés aux passants qui regardaient tous l’œuvre de loin avec une moue de mépris. Cette situation dura peut-être une bonne demi-heure, quand tout à coup quelque chose se produisit devant les yeux de la Jaune et Noire, qui s’immobilisa les yeux grand ouverts en plein milieu d’une bouchée de pudding. Un homme, visiblement asiatique lui aussi, venait d’apparaître de nulle part, comme s’il avait tout simplement… transplané !!! Malgré la foule compacte, Lucretia ne s’était pas trompé. Précisément là où elle regardait il y a quelques secondes, cet homme venait d’apparaître. Il avait d’ailleurs l’air un peu perdu et portait un katana rangé dans un fourreau. Il regarda autour de lui quelques instants et s’écria :
- MISTER ISAAC ! Vous êtes là ?!
Lucretia, qui n’en croyait toujours pas ses yeux, se leva et alla à sa rencontre les bras grands ouverts :
- Un sorcieeeeeeer ! Vous êtes un sorcier ! Vous venez de transplaner !!! Je n’aurais jamais rêvé rencontrer un sorcier parmi tout ce monde ! Dites, durant vos études, vous avez eu l’option Etude des Moldus ? Vous avez eu à faire des TP vous aussi, où vous étiez en galère et où vous deviez vendre des trucs par exemple ? Vous pouvez peut-être m’aider, vous POUVEZ comprendre ma douleur… 
Le jeune homme la regarda avec un air d’incompréhension, puis lui adressa la parole sans l’avoir apparemment écouté :
- Je m’appelle Hiro Nakamura, et je viens du futur. Je dois trouver Mr Isaac, il faut absolument que je lui parle.
- Mr Isaac ? 
- Un peintre, un peintre qui peut peindre… le futur !!! Il peut sauver le monde ! Il faut que je le trouve et que je trouve un de ses tableaux, pour pouvoir retrouver Sylar !
Même si Lucretia n’avait pas compris un traître mot de ce que lui baratinait Hiro Nakatrucmuche, il était temps de passer à l’action : il commençait à faire froid, elle n’avait aucune idée de l’heure à laquelle l’avion pour Pékin allait décoller et elle voulait bien évidemment rentrer à Poudlard le plus vite possible. Elle ouvrit alors de grands yeux vers Hiro comme si elle comprenait parfaitement son histoire et qu’elle se sentait très concernée, tout en lui murmurant d’un ton faussement inquiet :
- Oui, oui, c’est bien vous ! Mr Isaac n’a pas pu rester, mais je pense avoir ce que vous recherchez… Venez par ici…
Elle attrapa Hiro par la manche et l’entraîna vers le tableau de Peeves.
- C’est celui-ci n’est ce pas ? Par contre… il m’a engagé dans cette affaire, pour 53296 Won… C’est vous qui êtes chargé de me payer, Mr Isaac m’a assuré qu’il vous remboursera plus tard. Et puis, comme ça, vous aurez juste l’air de quelqu’un qui m’achète un tableau, ça fera moins suspect, ajouta-t-elle en baissant le ton et en regardant autour d’elle avec un faux air de stress.
- Oh mon Dieu… murmura Hiro tout en cherchant dans son portefeuille, sans poser davantage de questions à Lucretia. La peinture avait l’air de retenir toute son attention à ce moment précis. Un grand chaos nous menace !!!
- C’est ça, raboule les Won répondit Lucretia dans une totale perte de contrôle, en lui arrachant presque les billets des mains. 53294, 5, 6… le compte est bon ! Il est à vous.
- MERCI ! MERCI ! Je m’en vais maintenant, je dois sauver le monde !
- C’est ça, bonne chance ! Moi je m’envole pour Pékiiiiiiiiiiiin !!!
La Poufsouffle reprit juste son sac à dos (déjà beaucoup moins lourd sans le pique-nique ), abandonnant sur place sac poubelle, bouts de cartons et restes de sandwich, et entama un sprint de la liberté vers la station de métro, direction Hoegi pour l'aéroport... _________________
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|  | | Lou Belacqua Elève de Serdaigle 5ème année


Age : 101 Inscrit le : 17 Avr 2006 Messages : 874 Localisation : Où que je sois, c'est là que je suis ...
| Sujet: Re: TP de l'année (année 3 et +) Sam 17 Nov - 16:15:08 | |
| OUIII ! Enfin, Lou avait rejoint SON monde ! Elle tournoyait les bras grands ouverts genre free hugs party dans l’immense hall de la banque, les nombreux sorciers présents s’efforçant de s’écarter sur son joyeux passage. Et Lou regardait la foule avec un sourire béat, comme si elle venait de parcourir le monde pendant deux mille huit cent ans et qu’elle retrouvait seulement son pays d’origine … mais c’était ça en fait. Lou se sentait parmi les siens, en sécurité.
« Tatalaaaa ! Youpi ! »
Autour d’elle, des grands guichets avec des queues plus ou moins longues, de drôles de personnages habillés de façon étranges, qui avaient indubitablement essayé de se faire passer pour des moldus mais sans grand succès, d’autres personnes portant la traditionnelle robes de sorciers, les dialogues se mélangeant dans une délicieuse cacophonie, des gobelins portant des regards aussi méprisants qu’en Angleterre, et puis comble du comble, ils avaient TOUS une baguette, certain à la main, d’autres sûrement dans leur poche. Une idée traversa alors l’esprit de la Serdaigle : et si elle volait une baguette ? Ouah, ce serait drôlement cool, elle pourrait alors multiplier les wons qu’elle s’apprêtait à faire changer, et elle serait tranquille, elle n'aurait pas à vendre l'horreur de tableau qu'elle tenait sous son bras ! Mais alors que Lou réfléchissait au meilleur moyen de voler une baguette, un gobelin lui fit signe de s’écarter en disant :
- Hiainetupuslichtragoung.
Mais la 5ème année resta sur place, immobile et stupide, les bras ballants, l’air niais comme un Poufsouffle quoi devant la révélation de taille qui venait de s’inscrire dans son petit cerveau : tout le monde parlait une autre langue, moche qui plus est, même ici, dans une banque sensée être internationale ! Quoi que, Van Muller avait-il dit ça ? Elle ne s’en souvenait plus vraiment, toutefois la Serdaigle tenta de se remémorer la scène …
***Lou serra Zélie dans ses bras … elle s’assit … elle sortit de quoi noter … Van Muller se lança dans son monologue … et c’était là qu’il avait dit : ***
VOILA, c’était ça qu’il avait osé déclarer, le salaud ! Et comme la dernière fois, tous les élèves s’étaient fait avoir : en effet, sur trois personnes avec qui elle avait échangé des mots (les deux ivrognes du bar, et le gobelin qui avait fini par la contourner en râlant probablement contre ces potiches d’anglaise) les trois parlaient coréen. Ça faisait 100% de la population, et la preuve irréfutable que le prof les avait lâchement télé porté en pays hostile. Mais pourquoi, POURQUOI les TPs n’étaient-ils pas interdit par la loi ? C’était décidé, la prochaine fois, Lou emmènerait des dictionnaires pour toutes les langues … ou mieux, elle ne ferait pas ce scrogneugneu de TP. Bref, c’était bien beau de prendre des décisions pour l’an prochain, il n’empêche que la poursuiveuse n’avait pas résolu le problème actuel. Et bien tant pis, elle se dit qu’elle allait essayé de se faire comprendre par ses propres moyens, quand bien même elle aurait l’air d’une autochtone aliénée. Et puis, le ridicule ne tuait pas sinon elle serait déjà morte depuis un bout de temps.
« - BONJOUR ! Lança la jeune fille au gobelin devant elle, après avoir fait la queue pendant 15 bonnes minutes. Jeeeeee, dit-elle en se désignant elle-même du doigt, échangeeeeeeeeeeeeeeer, pour ce mot là, elle eut plus de mal, mais elle finit par effectuer une sorte de demi tour sur elle-même tout en avançant d’un demi mètre et en envoyant les bras en l’air . Gallioooooooooons, continua Lou en vidant sa bourse sous la mine stoïque du guichetier. Gal-lion. Indiqua-t-elle en pointant son doigt sur la pièce d’or. Ennnnnn. Woooooons. Won c’est votre argent hein. Voooooootre. D’iciiiiiii. Expliqua-t-elle en continuant à désigner toutes sortes de directions. Wooooons : double véééééééé, ôôôôôôôôôôô … - Je pense que vous vous êtes trompée de guichet, Miss. Ici, c’est pour ouvrir un compte. »

Rouge de honte, bredouillant des excuses, Lou s’écarta du comptoir, réalisant qu’elle venait de passer pour la plus parfaite des idiotes devant un gobelin qui non seulement parlait un anglais très raffiné mais qui EN PLUS avait fait exprès de la laisser s’enfoncer quand il avait compris ce qu’elle essayait de faire. Bon, il y avait pire tout de même. C’était pas comme si quelqu’un qu’elle connaissait l’avait vu … Prise d’un doute soudain, Lou jeta des regards furtifs aux quatre coins de la grande salle, mais ne vit pas l’ombre d’un de ces camarades. Remarque, avec une foule pareille … Et puis, elle était sûrement une des derniers non ? Mine de rien, il était midi passé, et histoire d’accélérer le mouvement, Lou réajusta les lunettes difformes qui lui avaient glissé d’un nez et entreprit de lire les panneaux que dessus des gobelins, afin de ne pas se tromper une fois de plus.
Une demi heure plus tard, Lou ressortait de la banque avec ses 381562 wons en poche. Elle n’avait plus qu’à se rendre au festival contemporain, à la station de Yangpyeong. Ce fut de nouveau une opération longue et laborieuse pour que la poursuiveuse localise la bonne gare sur son plan. Elle se demanda si un attrapeur n’aurait pas été plus vite qu’elle, et si ils y avaient des attrapeurs qui faisaient le TP. Mais comme on s’en tape après tout elle n’en avait aucune idée, Lou passa à autre chose.
Avant l’arrivée du métro qu’elle allait prendre pour aller à Oksu, Lou se prépara mentalement à la séance d’apnée qui allait suivre. Elle respira un bon coup, se glissa dans un trou de 20 cm² et tenta de ne pas s’évanouir à cause des effluves de transpiration qui vous faisait bien vite tourner de l’oeil si vous respiriez trop fort. A Oksu, Lou prit la ligne 1 jusqu’à Yeongdeungpo, où elle fit un nouveau changement. Elle eut le métro de la ligne 5 de justesse, se retrouva donc comprimée contre une vitre pendant trois arrêts, avant d’émerger enfin au festival, se jurant de ne plus jamais se plaindre des trains en Europe, qu'ils soient en panne, en grêve, en retard ou en avance (si si, ça arrive !). _________________
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|  | | Jaina Wedgers Elève de Gryffondor 4ème année


Age : 20 Inscrit le : 04 Fév 2007 Messages : 370 Localisation : Ahem! Euh... Quoi qu'on reproche à ma présence là où je suis, c'est juste une coincidence!
| Sujet: Re: TP de l'année (année 3 et +) Lun 19 Nov - 17:51:34 | |
| Voilà comment lancer une vente aux enchères improvisée! En effet, alors que Jaina inventait et comptait l'histoire de ce tableau, d'autres passants fanats d'art s'étaient rapprochés à la fois fascinés et étonnés qu'une aussi jeune demoiselle aux cheveux orangés et clairement caucasienne improvise ainsi une petite scène du haut de son banc. Il est clair que la plupart étaient de simples curieux ici pour le spectacle mais quelques uns semblaient intéréssés. Dont une femme dotée de lunettes aux montants d'écaille. Elle émit à voix haute la supposition que la grosse tache (morve de Peeves) soit justement la vérité dans ce mensonge. Jaina garda son air mysterieux, en bonne actrice. Et alors que la dame proposait 50000 Wons, un jeune homme -probablement étudiant aux vue du classeur sous son bras- entra dans le débat, disant qu'au contraire le mensonge était la tache et que la toile valait au moins 90000 Wons. Notre jeune lionne eut un moment d'hésitation mais patienta histoire de voir jusqu'où pouvaient grimper les enchères. D'autres personnes se mêlèrent au débat jusqu'à ce qu'un homme à la carure imposante, le crâne chauve et l'air déterminé s'écrie qu'il offrirait 200000 Wons, annonçant ensuite que l'ensemble du tableau était un mensonge et que c'était pour cette raison qu'il se nommait Le Mensonge (finalement notre petite menteuse avait bien trouvé le nom à donner à cette toile). Puis il tendit une liasse de billet vers Jaina en lui disant même qu'elle mentait très bien, la nommant Miss Peeves en tentant de prendre l'accent anglais. Notre jeune lionne s'empressa d'accepter en remerciant l'homme pour le « compliment » sur sa mythomanie. Les autres encherisseurs observèrent l'échange se conclure, l'air outrés. Mais jamais personne ne saurait la pure vérité sur l'oeuvre... C'est fou ce que les fanats d'art peuvent imaginer avec un simple mot. Puis le mensonge était une « qualité » de notre chère attrapeuse.
Bien. C'est pas tout, mais le temps passait bien plus vite qu'il n'en avait l'air. Jaina venait de s'en mettre plein les poches et n'aurait qu'à planquer l'argent jusqu'à trouver un moyen de l'échanger... Contre des Livres Sterling par exemple, ce qui serait annonciateur d'une grosse journée de shopping dans Londres. Mais pour l'instant, il fallait déjà songer à rentrer. Ainsi, Jaina partit en direction de la station de métro. Elle descendit et composta son ticket en prenant bein soin de ne pas se tromper de destination. Ce métro-là passerait par Joegno, elle en était sure. Il faudrait bien verifier les stations d'ailleurs, qu'elle descende bien à Joegno et pas après. Son nouveau transport favorit arrivé, elle se précipita d'y entrer pour trouver une place assise. Finalement installée elle fit le compte de l'argent gagné. Plus que necessaire, cela dépassait ses esperances: il faut dire aussi que les Wons se comptant en centaines de milliers, elle avait l'impression d'être richissime. Satisfaite, elle prit son walk-man pour écouter la musique à fond -au grand dam de certains passagers- et se détendre suite à cette dure matinée. Bientôt tout reviendrait à la normale, à Poudlard.
Station Joegno. Sans se tromper, Jaina descendit en conservant ses écouteurs. Elle changea de quai pour se rendre à la ligne 1, direction le nord. Ses yeux se posèrent alors sur un groupe de jeunes à côté desquels elle venait de passer. Apparemment ils connaissaient le groupe moldu qu'elle écoutait car l'un s'était mit à agiter sa tête en entendant la musique s'échapper des écouteurs au volume amplifié. C'est là qu'un détail revint en mémoire de notre jeune lionne. Le CD! Elle ne l'avait pas vendu! Et en voyant les tenues à moitié punk de ce groupe de jeune, notre chère mythomane eu l'idée de frapper à nouveau. Elle rangea son walkman après l'avoir éteint et se tourna vers les jeunes gens en sortant le CD de Van Muller. Elle leur fit un petit signe de la main avec un grand sourire, en guise de salutation et leur montra le CD. Elle prit soin de ne pas se servir de la potion polyglotte car parler anglais ferait plus commercial (ndlr: qui sera écrit en français pour des raisons de compréhension générale ). Puis elle ne put s'empêcher de dire un mot japonais en voyant leur tête d'asiatiques.
« Kawaii! Dites, vous seriez intéressés par une démo d'un nouveau groupe anglais? On a fait quelques compos et aussi des reprises genre le générique du Groland God Save The Queen des Sex Pistols! »
Les jeunes gens semblant très enthousiaste se cotisèrent après négociations et autorisation de faire des copies pour la maudique somme de 15000 Wons. Une chance qu'ils n'aient pas eu l'idée d'écouter le CD avant de l'acheter, sinon qui sait ce qui serait arrivé à Jaina!? En fait, j'ai parlé trop vite. Notre jeune lionne s'éloignant sur le quai, un sourire goguenard au coin des lèvres, ne se doutait pas qu'à l'instant même où elle s'éloignait, les jeunes punks attendaient que le silence pourvu de divers sons cesse pour laisser place à la musique. Mas lorsqu'ils réalisèrent quel genre de canular leur avait été tendu... Entendant des hurlements plus loin, Jaina fit volte face pour découvrir une bande de jeunes assoifés de sang... Courir vers elle! Le pire c'est qu'ils n'hésitaient pas à bousculer les gens et que ces derniers n'essayaient même pas de les arrêter! Oh oh... Que faire? Fuir! L'attrapeuse s'imagina donc chevauchant son Nimbus 2001, sauf que là, seules ses jambes pourraient la sauver. Elle se mit donc à sprinter, les punks gagnant peu à peu de la distance en lui hurlant de leur rendre leur argent. Elle devait absolument trouver un moyen, surtout que le bout du quai approchait. Et au bout du quai, il n'y aurait plus que la voie de circulation du métro. Elle ne pouvait décemment pas prendre le risque de se faire écraser, mais ses assaillants, eux, risquaient aussi de vouloir la tuer. Que restait-il à faire? Une porte. Il y avait écrit quelque chose d'illisible dessus, enfin il était facile de comprendre que c'était interdit au public.
Jaina y entra, refermant derrière elle. Les autres n'hésiteraient probablement pas à l'y suivre, elle devait trouver un moyen de se cacher. La pièce dans laquelle elle venait d'entrer était remplie d'une multitude de machines, de tuyaux, de tout un tas de choses dont seuls les spécialistes moldus devaient connaître l'utilité. Mais Jaina avait vu un truc à la télévision, les gens qui s'enfuyaient par des galleries creusées dans les murs pour on ne sait quelle raison. C'est à ce moment là qu'elle remarqua le bruit des engins, ses yeux se posant vers l'origine du son. Juste à côté, une grille incrustée au mur... Une bouche d'aération! Le problème étant qu'elle se situait trop en hauteur pour s'y faufiler. Dans quelques secondes ils entreraient, elle n'avait plus le temps, il fallait qu'elle trouve un moyen pour entre dans ce conduit. Elle trouva enfin comment faire. Il y avait un balai non loin de là, mais pas volant. Jaina s'aida du manche pour soulever le loquet qui refermait la grille. Maintenant il fallait trouver un truc assez haut pour entrer dans la bouche d'aération grande ouverte... Ou pas. Notre jeune lionne se jeta derrière une machine juste à temps, la porte s'ouvrant à la volée. Bien évidemment les punks regardèrent directement vers le conduit dont la grille avait été ouverte, cela leur semblait logique que Jaina ait fuit par là, bien qu'ils éprouvent quant à eux quelques difficultés pour escalader le mur jusqu'au passage étroit, devant se faire la courte echelle. L'un d'entre eux -comprit grace à la potion polyglotte- fit d'ailleurs bientôt la judicieuse remarque comme quoi la lionne lui avait semblé trop petite pour pouvoir grimper. Les deux déjà entrés dans le conduit protestèrent en disant qu'il n'y avait pas d'autre issue. Ce qui poussa une fille à commencer à fouiller dans la salle. Ouch, tout ceci sentait mauvais.
Jaina leva alors les yeux vers la machine derrière laquelle elle s'était caché. L'engin avait un siège, un volant, une clé sur le contact avec un truc à boutons attaché au porte-clé, puis au devant et à l'arrière, des sortes de serpillères tournantes, ou quelque chose dans le genre. Une Formule1 aurait certainement été plus appropriée, mais ont faisait avec les moyens du bord. Jaina glissa lentement sa main vers le contact tandis que la fille s'approchait dangereusement de sa cachette. Puis la lionne tourna le contact, se jetant aussi vite qu'elle pouvait sur le siège. Problème: le truc n'avançait pas et le bruit venait d'attirer l'attention des quatre punks. Paniquée, Jaina commença à donner des coups de pieds à l'engin, jusqu'à ce que... Le véhicule venait de faire un à coup en avant! Mais il stopa net après un coup de pied juste à côté... Mais oui! Des pédales, comme dans les voitures! La rouge et or pressa donc à plein gaz la fameuse pédale d'accélération, forçant la punkette à se jeter sur le côté pour ne pas se faire écraser... Ou nettoyer, au choix. Oui car la machine était en train de serpiller le sol et n'avançait ainsi pas très vite. Jaina chercha donc un moyen d'aller plus vite, appyant sur quelques boutons. D'abord un klaxon, ensuite un jet d'eau mousseuse puis enfin les trucs servant à nettoyer qui se soulevèrent. Ça y est, la lionne roulait à fond... Sauf qu'elle fonçait droit vers une sorte de porte de garage. Elle avait essayé tous les boutons de son destrier, acun n'ouvrait la porte. Et le porte-clés? Deux boutons sur le porte-clés. Le premier qui fut préssé déclencha une musique. Sauf que la musique en question ne venait pas de la machine à nettoyer mais bel et bien des hauts-parleurs de la station, le volume bien fort hein. Le pire dans tout ça, c'est qu'elle diffusait Wannabe des Spice Girls. Consciente que cette musique pouvait détruire les oreilles des punks et les mettre hors d'état de nuire (comme dans Mars Attacks avec les aliens qui supportent pas la musique de la mémé), Jaina pressa l'autre bouton du porte-clés. Juste à temps pour ne pas se prendre la porte de service, cette dernière se soulevant.
« Comme par magie! HIHAAAAA GRYFFINDOR! »
Il est vrai que la plupart des citadins séoulais n'ont pas pour habitude de voir une gamine de 13 ans débarquer les bras levés en l'air en guise de triomphe sur une laveuse avançant à plein pot, les hauts parleurs à fond sur un air des Spice Girls. Oui, Jaina avait laché le volant pour exprimer sa joie. N'empêche que malgrès tout son plan machiavélique avait fonctionné puisque les punks ne la coursaient plus, l'air ahuri à la vue de cette pilote d'un nouveau genre. Par chance, avant que les autorités ne soient prévenues de la bavure, c'est cet instant qu'avait choisit le métro pour faire son entrée en gare. En fait il s'apprétait même à repartir. Jaina mit donc les pleins gaz direction la première portière. Arrivée à un mètre de cette dernière, elle trouva la pédale de frein, évitant de peu la collision, pour foncer droit vers la portière prete à se refermer. Elle manqua de perdre un pied dans l'effort, mais elle avait finalement réussit à entrer au dernier instant. Bien entendu tous les regards s'étaient alors portés vers elle, l'air accusateur, mais elle n'en fit rien, restant collée près de sa porte pour fuir dès qu'ils seraient à la station de Hoegi.
Heureusement, les autorités ne s'étaient pas lancées à sa recherche, ou alors ils ne l'avaient pas trouvé car elle arriva saine et sauve au terminus. De là, elle mit quelques minutes avant de trouver sa route, demandant à divers passants où se trouvait la gare. Elle prit tout de même le soin d'éviter chaque individu pourvu d'un uniforme, facteur y comprit, sait-on jamais. Et se profila bientôt sous ses yeux ébahis le fameux aéroport. Elle allait prendre l'avion! Waow, elle avait hate de vivre cette experience aux multiples dangers de détournements ou de crash, enfin pour le premier cas on s'en souciait encore peu, du fait que l'on ne soit pas encore arrivé au 11 septembre 2001. Bref, Jaina se mit à l'affut d'un guichet. Lorsqu'elle en trouva un, elle sortit une liasse de billets à la femme, en expliquant qu'elle voulait aller à Pékin. La dame la regarda d'un oeil suspect, étonnée de voir une fillette de cet age commander seule son billet.
« Première ou seconde classe? -C'est quoi le mieux? -Pour 592000 Wons, vous pouvez avoir un billet en première classe. -Et c'est le mieux? J'ai assez d'argent? On peut voyager assis avec cette classe? -Hum, vous avez déjà prit l'avion? Vous voyagez obligatoirement assise, les sièges de première classe sont quant à eux plus confortables et une collation vous est offerte. Sinon, vous avez effectivement assez d'argent. -Bah je vous fait confiance madame, je vais prendre la première classe. »
Jaina paya donc son billet, suivant par la suite les instructions de la vendeuse. Elle devait donc se rendre à la porte 3, et faire tout un tas de trucs, comme s'enregistrer et passer au detecteur de métaux. En résumé, un protocole de moldus, à savoir, encore plus loufoque que chez les sorciers. Elle qui croyait qu'il n'existait pas pire que le metro, elle allait être servie. Ainsi, elle se présenta en temps voulu au guichet, devant montrer tout un tas de papiers, avant de pouvoir marcher jusque dans une salle d'attente... Et de nouveau passer à un autre guichet pour avoir accès à l'avion. Le véhicule était gigantesque, heureusement des moldues en uniforme étaient là pour lui indiquer où elle devait aller, et comment trouver son siège. C'était simple, elle avait le numero 1: à l'avant contre un hublot, dans un fauteuil ressemblant quelque peu à un relax. Pour ce qui est du décollage, du vol et de l'aterissage, nous abrègerons, faute de caractères et flemme de double poster. Le fait est que la jeune lionne avait été émerveillée du voyage et s'était régalée d'un succulent jus de tomates généreusement offert par la compagnie aérienne pour l'achat d'un billet en première classe.
Elle avait donc dû quitter l'avion à son grand regret, pour se diriger vers l'aéroport et trouver le 3ème sous-sol. Une fois chose faite, elle se faufila dans le couloir où se situaient les WC pour hommes, attendant qu'il n'y ait plus personne pour y entrer. Constatation: les toilettes pour hommes moldus empestent. Seconde constatation: où était le portoloin? Le regard de Jaina s'attarda sur un papier représentant un horrible dessin avec écrit au centre « Peeves ». Il n'était pas necessaire de chercher plus loin, la lionne s'emparant de la feuille. Aussitôt elle se sentit aspirée, s'envolant à toute vitesse pour voir apparaître quelques minutes plus tard le parc de Poudlard. Inspirant une grande bouffée d'air, elle lacha la feuille avant qu'il ne soit trop tard... Pour venir s'écraser à plat ventre contre l'herbe fraîche qu'elle respira à plein nez. Pas de doutes, c'était la pelouse de Poudlard!
THE END _________________
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|  | | Camille Arway Elève de Gryffondor 6ème année


Age : 16 Inscrit le : 15 Mar 2006 Messages : 565
| Sujet: Re: TP de l'année (année 3 et +) Mar 20 Nov - 15:31:56 | |
| 6h30. Le réveil sonna une fois, deux fois, trois fois et la main de Camille vint s’abattre dessus pour le faire taire. C’était sans compter la résistance de l’objet qui sonna une quatrième fois avant de lâcher d’un air dynamique : « Allez, c’est parti pour cette merveilleuse journée , nous sommes dimanche , quoi de mieux que le dimanche pour s’amuser et profiter de la v… » Mais Camille avait déjà pris un oreiller pour le mettre sur sa tête, faisant enfin taire ce foutu réveil que ses parents lui avaient offert à Noël bien gentiment, il y a de cela deux ans. C’était p’têt un réveil sorcier, parlant et tout, qui connaissait la date, le jour (et l’heure), mais il ne savait pas que ce jour-là, c’était pas un dimanche comme les autres ! Non monsieur, Camille n’allait pas se prélasser au lit jusqu’à midi, petit-déjeuner à 13h et passer son après-midi à ne rien faire. Comme l’année précédente, Van Muller, l’horriiiiible professeur d’Etude des Moldus, leur avait programmé un TP, une sortie, une journée perdue quoi . Encore, l’année dernière, Webcam était revenue plutôt contente car ça s’était bien passé et elle avait adoré Paris - mais le métro c'était autre chose. Cette année, elle espérait que ce serait encore quelque chose d’aussi cool, elle était motivée, oui, mais elle était quand même frustrée de laisser son dimanche passer comme ça, de devoir se lever aux aurores, et elle doutait légèrement que leur prof serait aussi gentil que la dernière fois… Plus sadique que lui, y avait pas – à part peut-être Rogue, et encore…
Bref, Camille voulait bien y aller, mais elle voulait pas se lever, c’était ça, en gros. Elle décida de rester cinq minutes de plus au lit (et le réveil pourrait dire ce qu’il voulait) et dix minutes plus tard, elle émergeait de ses couvertures bien chaudes, l’air pas réveillé du tout, et elle jeta un regard désabusé au réveil qui avait enfin analysé qu’elle s’était levée et avait arrêté de piailler des âneries comme « Tu ne pourras pas faire ton jogging matinal si tu ne te lève pas maintenant ! » (Comme quoi, ce réveil est aussi intelligent que les persos dans le jeu PC HP4… Je sais pas si vous y avez déjà joué, mais ma sœur avait tout simplement envie de jeter le PC par la fenêtre quand Ron répétait sans cesse « Mmmh, des dragées » ou que Hermione faisait « Oui, j’viens t’aider, pas de problèmes » et qu’elle restait plantée comme une idiote à regarder sa baguette… ).
A 7h10, Camille ressortait de la salle de bain en baillant, fraîchement vêtue d’une parfaite tenue moldue, à savoir, slim bleu clair, teeshirt rouge et pull blanc, et tout ça passerait bien inaperçu derrière un manteau noir (elle aurait très bien pu arborer un teeshirt « Vive les Hippogriffes, personne ne l’aurait remarqué). Elle vit alors Lavande qui s’était elle aussi habillée, sexy comme d’habitude, en jupe (Webcam elle, n’avait pas mis de jupe car sait-on jamais où l’autre allait les envoyer… Valait mieux être à l’aise et pouvoir courir tranquille ), et la préfète lui lança d’un air ironique « Alors, prête pour le TP d’Etude des Moldus ? A ton avis, il va nous envoyer où l’autre dingue ? » Lavande lui répondit avec sagesse qu’elle n’était jamais prête pour ce genre de truc et s’en alla. Camille quant à elle attrapa son sac qu’elle avait pour une fois préparé la veille (les habitudes changent lorsqu’il s’agit de dormir plus le matin), dans lequel elle avait de l’eau, sa baguette (sait-on jamais), un calepin et un vieux stylo qu’elle avait retrouvé en fouillant dans sa valise (le même que l’année dernière, elle n’avait pas 36000 crayons étant donné qu’eux écrivaient avec des plumes), et quelques autres trucs pouvant servir. Il lui restait vingt minutes, qu’elle mit à profit pour filer aux cuisines à la suite de Lavande, pour fourrer dans son sac un gros sandwich made in les cuisines de Poudlard (sandwich anglais, donc sandwich dégeu pour nous, la qualité de la cuisine britannique n’était plus vraiment à prouver, de notre point de vue à nous français ), puis aller dans la salle commune et se goinfrer le plus possible d’œufs, bacon, pain grillé, jus de citrouille et autres mets qu’elle ne pouvait malheureusement emporter dans son sac (en même temps, pain grillé et bacon le midi… ).
A 7h30 pile, elle déboulait dans la salle de cours, le ventre bien rempli (et elle était pas la seule, on aurait presque pu dire que Jaina et elle avaient fait la course à celle qui mangerait le plus), même un peu trop, fallait espérer que le voyage en portoloin passerait vite. Elle s’affala sur une table, bien décidée à finir sa nuit – c'est-à-dire grappiller une minute de somnolence en plus avant que le prof ne commence à parler. Elle eut la chance de fermer les yeux deux minutes avant que le sadique ne décide de récupérer leurs baguettes, et Camille la lui donna avec tristesse, et il commença son habituel discours de TP – enfin habituel, il l’avait déjà dit l’année dernière, c’est tout – et cette fois-ci, heureusement que Camille avait sorti de quoi noter car il donna tellement d’informations il aurait été impossible de les retenir de tête. Ils allaient à… Séoul ? C’était quoi ça ? Ça sonnait pas assez Angleterre et pas assez Français pour plaire à Camille… En Corée ?
Laissant échapper une exclamation de surprise, Camille fit les yeux ronds tout en continuant de prendre en note ce qu’il disait. Tout en parlant, il leur distribuait les tableaux, les CDs, la carte du métro de Séoul, de la monnaie, des billets de train… des lunettes ! Lorsqu’il se tut enfin, elle n’était même pas sûre d’avoir tout compris et elle jeta un regard affolé à ses notes, comme si quelqu’un allait lui piquer – et dans ce cas, elle était pas dans la zut de hibou, la p’tite, parce que ce qu’elle avait bien retenu, c’est que s’ils ne vendaient pas leurs œuvres, ils pouvaient se frotter pour retourner en Angleterre . Webcam se dirigea comme une automate vers le portoloin, elle se voyait déjà en train de trimer pour un gagner quelques Won et revenir chez elle à 80 ans… Chassant cette vision funeste de son esprit, la tête pleine de questions qu’elle voulait poser au prof, elle s’encouragea mentalement en se disant que elle mettrait un peu moins de 65 ans pour revenir ici, vu son air tellement adorable et sa tchatche naturelle, elle n’aurait aucun mal à vendre ces deux *#/¤$% d’œuvres. Il fallait qu’elle vende ces deux trucs là pour 80.000 Wons… Ca en faisait de l’argent, quand même… Les Coréens avaient-ils le sens de l’art ou pas ?
Elle posa in extremis un doigt sur le portoloin. La dernière vision qu’elle eut de sa classe qui, cette fois-ci, était plus synonyme de havre chaleureux et de confiance, plutôt que d’endroit de torture mentale, fut le petit tas de baguette qui attendait sagement sur le bureau du prof. Elle eut une dernière pensée avant de ressentir cette impression qu’on l’aspirait par le nombril…
* J’espère qu’ils ne sont plus en guerre, les Coréens… *
Non, Camille n’avait jamais écouté un mot du cours d’Histoire de la Magie, et elle n’avait pas non plus le sens de l’histoire . Elle avait donc complètement zappé le fait que la guerre de Corée s’était finie sur un armistice en 1953 (oui Camille IRL se souvient bien de son cours sur la guerre froide de l’année dernière… le cours que j’ai le moins aimé peuuh) et que donc elle n’avait (presque) rien a craindre. Elle était juste lâchée, pauvre petite créature Gryffondorienne sans défense, dans la jungle qu’est le monde des Moldus, Coréen en plus, avec la tâche on ne peut plus simple que de vendre un CD presque vierge et une toile pleine de taches. Que demander de mieux ?
Heureusement, le voyage en portoloin ne s’éternisa pas et Camille sentit qu’elle venait de retomber sur la terre ferme au moment où elle ressentit une douleur lancinante dans… ben dans tout le corps en fait, elle était misérablement tombée sur le ventre . Après deux trois jurons bien sentis sur le prof d’EDM, elle se redressa et épousseta tant bien que mal ses vêtements, puis elle sortit les lunettes censées la faire voir de l’anglais, qu’elle glissa sur son nez (elle avait l’air fine comme ça, comment passer pour une Moldue saine d’esprit avec un truc aussi moche ?), la carte du métro et son calepin, parce que la première chose à faire était bien de repérer les stations où elle devait aller (après avoir enfin compris ce qu’il fallait [url]faire[/url], au juste, dans le TP).
Et là, ce fut un mini drame. A 7h45 le matin, elle était déjà pas très fraîche, et en plus, fallait qu’elle repère trois stations au nom bizarre dans une immense carte comme ça ! Et puis tous les noms finissaient pareil ! Elle eut limite envie de taper quelqu’un mais se retint (quand même. On se fait mal voir quand on arrive dans un pays de gens chinois en étant blanche aux yeux pas bridés, et qu’on tape le premier venu ), et se laissa tout simplement tomber par terre et entreprit de chercher les noms. Méthodiquement, elle regarda une ligne après l’autre, et au bout de dix minutes, elle avait mal aux yeux, mais elle avait bien gribouillé les endroits où elle devait aller. Premier arrêt : alors attendez, laissez-moi le temps de repéreeer Apju-machintruc, Apjujeong en fait, ligne 3, c’était là qu’elle devait changer ses gallions contre des Wons. Bon courage Camille. Elle analysa vite fait son trajet, et il en résultat qu’elle devait prendre la ligne 4, donc celle qui commençait dans la station juste en face d’elle, jusqu’à Sadang, puis la ligne 2 jusqu’à… heuu… Univ. Of Education , puis la ligne 3 jusqu’à… ben, Apjugeong. Contente d’elle, elle fourra la carte dans sa poche.
Camille se releva et se dirigea alors vers l’entrée du métro, en regardant d’un air émerveillé les gens qu’il y avait autour d’elle, parce que mine de rien, elle était en Chine, et c’est pas un endroit où on va tous les jours… Pour une fois qu’elle sortait de l’Angleterre ! Elle entra dans la station, utilisa son premier ticket et se dirigea tant bien que mal vers le quai. Elle était entraînée par une foule presque ininterrompue de gens qui allaient à leur travail, il était l’heure, il faut dire. Ça avait des inconvénients (comme le fait d’être collée à des gens qu’on ne connaît pas, avoir l’impression de ne plus pouvoir respirer, compressée comme elle était, et aussi le devoir de garder constamment sa vigilance (vigilance constante !!... ) car il ne fallait surtout pas qu’on lui pique son sac ni qu’on lui fouille les poches), mais aussi un avantage (et un seul) : au moins, elle ne se perdrait pas dans les dédales de la station, car il lui suffisait de se laisser « porter » et elle arriva directement devant un métro qui… partait . Bon, au moins, elle n’aurait plus qu’à attendre là, et elle n’avait pas débouché dans des toilettes car elle aurait été incapable de lire le plan affiché (les lunettes marchaient parfaitement, c’était pas du tout ça le problème ).
Quelques minutes plus tard, un autre métro arriva mais Camille ne put pas le prendre car avant même qu’elle ait fait un pas, tout le monde s’y était déjà engouffré et elle n’avait plus qu’à attendre le prochain. Rapides, les gens ! Heureusement, elle put prendre in extremis le deuxième (et cette fois-ci, en entrant dans le train, elle ne lança pas le « Bonjour ! » tonitruant qu’elle avait pu lancer à Paris l’année dernière, après avoir espionné des français pour pouvoir le dire sans accent… Elle aurait bien dit bonjour en Coréen, mais c’était fichtrement plus dur à prononcer et puis les gens ne se disaient même pas bonjour, ici, et puis de toute façon elle n’aurait pas su déterminer dans la phrase, s’il quelqu’un le disait, et si oui, quel était le mot… enfin bref) qui arriva devant elle. Les gens la regardaient de travers (elle avait l’impression), ou en tout cas curieusement, mais elle ne leur prêta pas attention et adressa un grand sourire à tous les Coréens autour d’elle, avant que le train ne démarre et qu’elle fut projetée contre quelqu’un derrière elle. Elle n’avait pas prévu ça, parce que ça faisait un an qu’elle n’avait pas pris le train, puis la dernière fois elle était assise, et de toute façon, ça surprend toujours même si l’on est habitués… J’en suis la preuve vivante
Toujours est-il qu’elle heurta quelqu’un, et une voix masculine lui parla alors... en Coréen.
Avant même de se retourner, Webcam était déjà in love de la voix, pour son timbre, et parce que c’était la première fois qu’elle entendait quelqu’un parler clairement Coréen et que finalement c’était une langue pas si moche que ça (ou presque). Le seul problème, c’était qu’elle ne comprenait pas ce qu’il venait de dire, mais c’était pas grave, elle essaierai de lui parler anglais et puis les gens parlant anglais avec un accent, c’est toujours tellement mignon !
On venait donc de lui dire quelque chose mais Webcam était bien trop comprimée par les gens autour d’elle qu’elle n’arrivait même pas à se retourner (à croire que c’était la malchance – ou la chance – qui avait fait qu’évidemment, elle avait pu bousculer quelqu’un assez fort pour qu’il s’en rende compte, parce qu’en fait, ils étaient tous collés les uns aux autres, du coup difficile de vraiment pousser quelqu’un…), le pire c’est qu’elle ne savait même pas à quoi s’attendre car elle n’avait pas fait attention au ton colérique ou autre du bonhomme. Après quelques difficultés, elle réussit à tourner sur elle-même et à se trouver face au Coréen à la voix de ses rêves à cette personne.
Personne qui réitéra ses paroles et ô grande surprise, Camille n’y comprit toujours rien. Sauf que cette fois-ci une raison venait s’ajouter à celle qui disait « Tu ne comprendras pas le Coréen car tu ne l’as pas appris » qui a dit remix d’un commandement ? , et cette raison résonnait dans sa tête : « Haaaaan il est trop mimi il est trop mimi il est trop mimi il est trop mimi » . Ouais bon, il était pas si mignon que ça, mais il avait son charme. Il devait avoir entre 20 et 25 ans (selon Camille ; en fait, il avait 22 ans maiselle n'avait pas la notion de l'âge xD), mais ce n’était pas le problème (que les filles qui n’aiment pas Johnny Depp qui est beaucoup plus vieux lèvent la main ! … \o o/ \o \o \o/ \o/ .... C’est bien c’que je disais, l’âge n’est pas un problème), et puis surtout il commençait à s’impatienter léééégèrement. Sauf que Camille était en impossibilité provisoire de parler, et quand le mode déblocage fut enclenché, elle put enfin ouvrir la bouche et articuler dans un anglais très lent :
Excu-sez-moi. Je suis an-glaise, je ne com-prends pas ce que vous dites.
Dernière édition par le Mar 20 Nov - 18:20:15, édité 2 fois |
|  | | Camille Arway Elève de Gryffondor 6ème année


Age : 16 Inscrit le : 15 Mar 2006 Messages : 565
| Sujet: Re: TP de l'année (année 3 et +) Mar 20 Nov - 16:04:25 | |
| Agrémentez ça d’un sourire colgate (niais), d’une posture parfaitement adorable et vous aurez le portrait de Camille à ce moment-là (ui, le fait de trouver quelqu’un mignon rend con ). L’homme haussa un sourcil et sourit légèrement. C’est là que Camille allait savoir si la moitié de la population Coréenne parlait vraiment anglais. La personne à coté venant de la regarder d’un air de totale incompréhension, le garçon en face d’elle, selon les lois de la logique (une personne sur deux), devait parler anglais – enfin selon ses lois de logique à elle hun…
Oh. Moi pensais que vous comprenez le Coréen… Que fait jeune fille anglaise qui parle pas Coréen ici ?
La question qui tue. En attendant, il parlait plus ou moins anglais, c’était déjà pas mal. Webcam ouvrit la bouche, réfléchit quelques secondes à une réponse puis reprit la parole, très à l’aise (de toute façon le Coréen devait sûrement pas s’en apercevoir vu la grande maîtrise qu’il avait de la langue…).
Eh bien, en fait, je suis en vacances chez ma tante qui habite ici, avant elle habitait en Angleterre mais elle est partie avec son mari quand elle était plus jeune car il était Coréen et qu’il avait du travail ici, alors moi comme j’aime beaucoup ma tante je suis venue la voir, là elle m’a permis d’aller me balader alors je prends le mmmmm…étro (petite hésitation) pour aller visiter la ville. Et vous ?
La préfète adressa un immense sourire au bonhomme qui la regardait maintenant d’un air ahuri. Elle avait parlé tellement vite qu’il n’en avait sûrement rien compris, peut-être à la limite retenu quelques mots mais c’était tout, le mieux c’est que c’était voulu. Elle était désolée d'avoir à 'employer cette méthode avec quelqu'un mignon comme lui mais elle était forcée. Avec un peu de chance il nierait n’avoir rien compris et ne s’intéresserait plus à cela, car la raison en elle-même était un peu stupide (c’était pas les vacances à ce qu’elle sache et puis même) selon Camille, et il penserait qu’elle avait une raison en béton.
Ce qu’il fit, au grand soulagement de Camille, qui s’excusa en passant pour le fait de l’avoir poussé. Il descendit au bout de trois stations et au bout de quelques minutes, la jeune fille s’élança vers un siège qui venait de se libérer. Elle gardait constamment un œil sur les noms des stations qui défilaient car elle ne voulait absolument pas perdre de temps, et surtout elle ne voulait pas se perdre tout court . Encore à Paris, ce n’était pas très grave, elle pouvait toujours se débrouiller un peu en français et retrouver la gare, mais là fallait qu’elle vende ses œuvres d’art le plus vite possible donc pas question de s’attarder définitivement dans Séoul. En théorie, quand elle regardait son plan, elle n’avait pas besoin de s’inquiéter avant un grand virage, jusque là bas, la ligne était droite. Ce qui ne l’empêchait pas de rester sur le qui vive car elle doutait de tout ce que leur fournissait Van Muller.
Le trajet dura trop longtemps à son goût. Ils s’arrêtaient à toutes les stations et Webcam luttait contre le sommeil qui la gagnait petit à petit. Elle avait tout essayé pour se distraire : enlever les lunettes et admirer l’écriture Coréenne en essayant de deviner ce que voulaient dire les panneaux, faire des grimaces aux gens à travers la vitre (elle avait même dû changer de place à un moment car la personne montait dans le métro et elle n’avait pas vraiment apprécié ), chercher les beaux garçons dans la foule (sauf qu’il n’y en avait pas tant que ça… les Corréa Coréens n’étaient décidément pas à son goût ; à part le gars des premières stations), gribouiller des smileys sur son calepin, essayer de dessiner un truc ressemblant, ce qui avait lamentablement échoué car le métro vibrait un peu trop, chercher ses camarades dans le wagon, inventer vingt façons de tuer Van Muller , et, comble de l’extrême, elle avait déjà tracé son chemin une fois qu’elle serait arrivée à Apjujeong et elle connaissait ses notes presque par cœur.
C’est avec un grand soulagement qu’elle sortit enfin du métro, à la bonne station, les lunettes toujours sur le nez (le ridicule ne tue pas). Elle se débrouilla pour s’orienter tant bien que mal, et au bout de dix minutes elle entrait dans un autre train en direction de l’ « Univofeduc » comme elle l’appelait si bien. Là c’était facile, c’était la troisième station. Camille sauta sur le quai au bout de quelques minutes pour changer encore de ligne, cette fois-ci c’était la dernière ligne droite, direction : Apjujeong, puis la banque des sorciers ! Au moins pendant quelques minutes elle serait pas dépaysée…
A la quatrième station, elle sortit donc directement du métro (elle avait pris le coup, là. Elle s’était même mise près de la porte et avait délibérément renoncé à une place assise pour ne pas prendre trop de temps à descendre de là ), et elle retrouva l’air libre pollué avec tout de même une certaine joie. Bon, maintenant, direction, le pub Apjumachin ! Et pas [url]LA[/url] PUB comme la RPGiste nullissime avait d’abord lu… c’est bien pour ça qu’elle ne comprenait pas bien Tournant frénétiquement la tête à droite et à gauche, Camille fit quelques pas et remarqua en souriant d’un air désabusé que le pub était juste devant elle. Elle s’y faufila et une fois à l’intérieur, entreprit d’examiner les lieux. Elle mit quelques minutes à trouver le tableau, sous l’air intrigué et pas très net du barman. Quand elle le trouva enfin, elle se fit discrète, chatouilla le genou droit en murmurant pour elle-même « Heureusement qu’y a personne – et surtout pas un beau garçon – pour me voir faire ce truc débile sinon… sinon rien mais c’est toujours pas cool. ». En désaccord avec sa malchance habituelle lors des TPs (enfin c’est ce qu’elle disait, parce qu’elle n’était pas si malchanceuse que ça), le tableau pivota immédiatement en laissant place à des marches, qui semblaient diriger vers l’endroit où le serveur préparait les plats… la cuisine quoi , mais Webcam s’était plus ou moins faite à l’architecture sorcière. Après tout le Chemin de Traverse était bien en plein Londres…
Avec un air de conspiratrice, elle s’avança et grimpa les quelques marches, le tableau pivotant sans un bruit derrière elle. * Au moins c’est pas comme dans les films d’horreur. * pensa-t-elle en réprimant un sourire, elle qui avait vu un seul film d’horreur de sa vie, à savoir Saw 1 (et les français attendent impatiamment la sortie de Saw Six... pardon, excusez-moi pour ce petit hors-sujet ), cet été avec son père, et il n’y avait aucune porte/fenêtre/tableau qui grince dedans à mon son souvenir, mais bon. Après avoir parcouru une petite distance, elle déboucha dans une sorte de hall. Se dirigeant d’un pas hésitant vers l’autre bout, elle poussa une porte en verre et ne put s’empêcher un petit sourire de triomphe en apercevant un peu plus loin des sortes de guichets, avec bien entendu, des gobelins qui effectuaient les transactions habituelles. Camille s’approcha et adressa un sourire timide au vieux gobelin se trouvant en face d’elle – c’est que c’était impressionnant, quand même, ces bestioles là ; pourquoi ils avaient pas choisi des elfes, des sorciers, des êtres ayant l’air plus aimables, quoi ! Enfin, leur but était quand même dissuader les voleurs, dooonc… – et commença à parler lentement :
Bonjouuuur. Je voudrais échanger… 40 gallions… contre… de l’argent mol-du... d’ici… S’il vous plait, ajouta-t-elle en détachant bien les syllabes et en formant bien les mots sur sa bouche, pour que, à défaut de comprendre ce qu’elle disait, le gobelin lise sur ses lèvres.
Mais celui-ci prit un air pincé et rétorqua dans un anglais parfait, et tellement rapide que Camille ouvrit légèrement la bouche d’étonnement.
Bien. Donnez-moi vos 40 Gallions, je vais aller chercher les Wons, la monnaie de Corée. - Heuuu… Ben… Tenez, et merci, bredouilla la Gryffondor en lançant un petit sourire d’excuse.
La créature s’éclipsa avec l’argent de la jeune fille, qui s’émerveillait pendant ce temps de cette banque, des sorciers qui vivaient ici, en Corée, chose tellement évidente bien sûr, mais qui était tout de même plutôt impressionnante lorsque l’on se retrouvait devant le fait accompli. C’était surtout l’idée d’une filiale de Gringotts, ici, qui la sidérait et l’éblouissait en même temps. Alors qu’elle regardait d’un air intéressé les sorciers Coréens venus retirer de l’argent de la même façon qu’à Gringotts, le Gobelin reparut en tendant la bourse que Camille lui avait donnée et qui contenait auparavant son argent sorcier.
Voilà, 381562 Won à la place de 40 Gallions. Merci et au revoir. - Merci à vous, heuu, au revoir.
Camimi (hé ouais nouveau surnom ) s’empara de la bourse, tourna les talons et entreprit de marcher vers la sortie en ayant l’air le plus naturel possible, le fait est que maintenant elle n’avait plus qu’un élément sorcier sur elle, qui était les lunettes qu’elle portait toujours sur le bout du nez d’ailleurs, et qui lui donnaient l’air d’un E.T. – ou d’une mouche, au choix – et malgré tout, ça l’inquiétait un peu… Sans baguette ni rien, elle se sentait un peu paumée. Ça ne lui était pas arrivé depuis longtemps et c’était pas très agréable, surtout quand on pensait que si elle ne parvenait pas à vendre ses « œuvres d’art », elle pouvait se brosser pour rentrer à Poudlard. Enfin, elle parvenait plus ou moins à se convaincre que Van Muller ne les laisserait pas crever là, qu’il avait un minimum de cœur ou en tout cas Dumbledore en avait, et lui était forcément au courant de l’affaire et ne laisserait pas ses élèves dépérir en Corée… Elle espérait, en tout cas… Mais ça ne la rassurait qu’à moitié.
Redescendant les marches en trombe, le portrait s’ouvrit devant elle et elle rangea vite fait sa bourse dans son sac, avant de prendre un air parfaitement naturel et de filer pendant que le serveur nettoyait des verres (l’aurait pas fallu qu’il croit qu’elle soit venue seulement pour aller aux toilettes, parce que bon…). Une fois à l’air libre, elle sortit son plan et se remémora vite fait le trajet qu’elle avait déjà établi tout à l’heure dans le train ; à savoir, ligne trois jusqu’à Oksu, puis ligne une jusqu’à Yampquelquechose. Elle se dirigea d’un pas guilleret vers le métro, utilisa son elle-ne-savait-plus-combientième billet, et entra dans un wagon encore bondé, ce qui lui arracha une grimace de dépit. Elle s’était placée près de la porte – j’vous dit, elle avait la techhhniiiqueuh ! – pour pouvoir ressortir le plus vite possible à Oksu, et puis elle était sûre de ne pas manquer sa station comme ça.
Une fois arrivée, elle se trompa une fois de direction, ce qui lui valut de terribles sueurs froides alors qu’elle rebroussait chemin en venant d’apercevoir un panneau indiquant qu’elle n’irait pas vers Yangpyong mais vers Eungbong ou quelque chose comme ça. Elle soupira de soulagement lorsqu’elle aperçut, dans le train, un panneau qui indiquait qu’ils se trouvaient maintenant à la station « H-quelqueuhchose », donc qu’ils allaient bien dans le bon sens.
Elle commençait à s’ennuyer, compressée contre une Coréenne plutôt grande qui sentait pas la rose et un gosse qui chouinait et qui se faisait systématiquement réprimander par une claque. * Pitain de merdouille de crotte de Merliiiin, Van Nuller j’te déteeeesteuuuh ! Un jour faudrait qu’il les fasse, lui aussi, ses TPs, qu’il se rende compte de la galère dans laquelle il nous met ! Nan mais j’te jure, quand j’serais en septième année j’pourrai transplaner et là ça cassera des briiiqueuh, j’aurai même plus besoin de me tuer les jambes à marcher toute la journée. A moins que je continue pas cette option en Septième année... * Un gros gargouillis s’éleva et Webcam répondit par une affreuse grimace et un « Oh ça va hein ! » pas très aimable au ricanement du gosse qui reprit aussitôt ses couinements en tirant la veste de sa mère. * J’ai faiiim ! Berdool, j’ai faim . Dès que j’arrive à Yamp-machin je mange. J’espère que j’vais trouver vite fait une cafètér… ah ben nan j’ai mon sandwich, c’est vrai. Van Muller crève souffre j’te hais , ça devrait être interdit les TPs de ce geeeeeeeeeeeeeen… *
Elle n’eut pas le temps d’achever sa pensée qu’une madame plutôt forte se plantait devant elle, les mains sur les hanches, un air menaçant sur la figure, et un petit garçon se placait juste à coté d’elle en arborant un sourire sadique. Camille leva les yeux en avalant sa salive un peu trop vite et essaya de prendre un air décontracté. Elle fit deux pas en arrière et se cogna contre une barre de métal alors que la dame commençait à parler d’un ton pas très aimable, et une déduction s’imposa dans l’esprit de la Gryffondor : le gosse à qui elle avait répondu en anglais tout à l’heure devait s’être plaint à sa mère et il avait sûrement pris ce qu’elle lui avait pour une insulte .
Nonmaisçavapasdeparleràmonfilscommeçaespèced’étrangèrevousvouscroyeztoutpermisenfin c’estquoicelangagevousn’avezpasàfaireçadansmonpayschezvousc’estpeut-trepascommeçamais icionn’insultepaslesgensetencoremoinslesnenfantsalorsqu’ilssecontententderigolerpourunebêtise ! ! débita la dame en Coréen, agrémentant son discours de plusieurs mots qui ne devaient pas être très aimables eux non plus. _________________
Hahaaa, Webcam sait tout, mon cher ami, Webcam te connait, Webcam a le pouvoiiir ! Tu es Invité ! J'ai visé juste, n'est ce pas ? Je t'avais dit que je savais tout ! Tu as 0 ans, tes parents t'ont mis au monde le 0. Je suis effrayante, n'est ce pas ? MWAHAHA x). |
|  | | Camille Arway Elève de Gryffondor 6ème année


Age : 16 Inscrit le : 15 Mar 2006 Messages : 565
| Sujet: Re: TP de l'année (année 3 et +) Jeu 22 Nov - 18:51:52 | |
| Heuuuuu… Sorry, I don’t understand, répliqua Camille qui avait repris son aplomb habituel (ou en tout cas en partie). I’m English , fit-elle d’un ton supérieur. Le visage de la dame parut s’affaisser légèrement, visiblement elle avait remarqué que Camille était étrangère mais elle n’en avait pas déduit qu’elle ne parlait pas Coréen (mais quelle cruche ) – ou alors elle pensait qu’elle le parlait – et elle adressa un regard à son fils avant de dire tellement lentement que la jeune fille ne comprit pas tout au début : Aaaah… moi… parle… pas beaucoup… anglais. Moi… dire toi… pas insulter… enfants.
Camille ouvrit la bouche en un O parfait, les yeux grands ouverts, d’un air on ne peut plus angélique et surpris. Oh, mais je ne l’ai pas insulté , répondit-elle en battant des cils ( *Jouer la sainte-nitouche, ça amadoue les gens, particulièrement les madames ! C'est cool de savoir jouer la comédie. * ). Je lui ai simplement dit que ce n’était pas bien de se moquer des gens.
Comme la femme ne comprenait pas un mot d’anglais et n’avait de toute façon pas entendu que Camille avait seulement prononcé quatre mots (absolument pas agressifs) lorsqu'elle avait parlé à son fils, elle ne remit pas en cause ce que venait de dire la préfète, et se contenta d’acquiescer légèrement la tête. La mère semblait ne plus savoir quoi dire (ce qui fit que Cam douta fortement qu'elle ait compris ce qu'elle lui avait dit) et Camille lui adressa un sourire bien ironique alors que le train ralentissait pour déposer la jeune fille à sa station. Elle descendit sur le quai en laissant la dame plantée là, se dirigea dans la station, fit une halte peepee-room (ça devenait urgent ), puis prit le métro en direction de Yangpyeong, et après quelques minutes elle fut enfin arrivée à destination.
En sortant de la station, elle s’arrêta brusquement en regardant le festival, qui était, ben, plutôt trèèèèèèèèèèèèèèèèès étendu. Et en général, quand Camille pensait « étendu », elle se disait que les gens qui exposaient prenaient tous beaucoup de place, ainsi le festival durait sur plusieurs kilomètres . Eh ben là, nan ! Tous les Coréens semblaient compressés comme des hippogriffes dans une boite de converse (ce n'est absolument pas un lapsus révélateur de mes envies pour Nowel ) conserve dans leurs stands de deux mètres max. Il y en avait deux qui visiblement s’engueulaient pour savoir où placer une limite et Camille fut momentanément découragée car elle ne voyait pas du tout où se placer pour vendre ses œuvres. Décidant de prendre une petite pose, elle s’assit dans un coin et prit son déjeuner avec un grand plaisir, parce qu’elle commençait à crever de faim, l’heure était déjà bien avancée. Elle en était à la moitié de son sandwich lorsqu’une jeune femme, apparemment intéressée (Camille avait posé le tableau de Peeves et le CD à coté d’elle, sait-on jamais), se planta devant elle, la dominant de toute sa hauteur. |
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