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Drago Malefoy Elève de Serpentard 6ème année


Age : 17 Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 162 Localisation : En haut de vous.
| Sujet: Le niveau supérieur Mer 3 Oct - 6:48:11 | |
| Le lendemain, Erylis et Drago se rejoignirent au Lac pour reparler de ce qui s'était passé. Ils décidèrent d'aller patiner, mais la glace céda sous leur poids, ils tombèrent dans l'eau et, incapables de remonter à la surface, furent congelés. Lorsque la neige eut complètement fondue, ils furent retrouvés, envoyés à l'infirmerie pour être décongelés et prirent une semaine pour se remettre sur pied. Ils étaient maintenant à moins d'un mois de la fin d'année et pouvaient finalement enchaîner où ils étaient rendus tout en respectant la chronologie du forum.
[ ...Non ?... T'es certaine ?... D'accord, d'accord alors... Mais sache que tu es très exigeante ! ]
Le réveil fut rude. En ouvrant les yeux, Drago était aussi perturbé que lorsque, la nuit dernière, il était arrivé en sueur dans le dortoir, le coeur battant la chamade, et qu'il s'était jeté tout habillé sur le dos dans son lit. Il se retrouvait dans le même état, toujours aussi sale, avec la tête qui l'élançait toujours autant. Il contempla le plafond de son baldaquin quelques instants, puis se redressa péniblement et resta un moment assis sur son lit à essayer de faire le point. Il avait l'impression de ne pas avoir dormi, d'être aussi fatigué qu'hier. Pour retrouver ses esprits et son équilibre, il ferma les yeux. Les vagues de fatigue qui ballotaient dans sa tête diminuèrent tranquillement, jusqu'à disparaître. Le monde avait arrêté de tourner.
Lorsqu'il ouvrit les paupières, il s'était calmé. Maintenant, il pouvait penser normalement à nouveau. Goyle qui le harcelait depuis deux minutes en lui posant des questions sur son état, sur son abscence au souper d'hier, sur sa surdité feinte à ces questions importunantes se tanna de n'obtenir de réponses et sortit du dortoir en bougonnant, laissant seul la tête blonde désorientée. Le tunnel sombre et humide, la nuit noire et froide... Le chateau bruyant et incommodant, la Salle Commune, pleine de têtes qui se retournaient, des yeux étonnés, des questions... Hier soir, il était arrivé au chateau exténué, dans un état second, automate qui avait traversé le chateau sans s'en rendre compte et qui, rendu il ne savait comment dans son lit, avait observé le plafond pendant des heures avant de trouver le sommeil. Il n'avait pas entendu les autres arrivé hier soir. Il avait même oublié qu'ils existaient, hier soir.
Ce matin, il les avait ignoré. Pas par impolitesse, pas par arrogance. Désintérêt total, indifférence profonde. Qu'avait-il ? À quoi pensait-il ? Quel détail lui échappait ?
D'un bond, il se propulsa sur ses pieds et descendit en vitesse les marches du dortoir, entra dans la Grande Salle (déjà arrivé !?) et balaya la table vert et argent d'un regard attentif. Et il la vit. Sa chevelure noire tombait devant son visage, le cachant à moitié, elle avait la tête basse et semblait essayer de se fondre le plus possible dans la masse. Elle portait des vêtements longs qui ne dévoilaient nullement sa peau, mais Drago, en y portant attention, remarqua qu'elle prenait soin de ne pas effleurer ses fraîches cicatrices. Personne ne faisait attention à elle et elle ne faisait attention à personne.
Il resta à la regarder, mais bien vite des élèves remarquèrent son état et commencèrent à le pointer du doigt. Des deuxième année. Il jeta un autre rapide coup d'oeil à Erylis qui était de l'autre côté de la salle. Elle s'en était sorti.
« Qu'est-ce que vous regardez, bande de morveux !? »
Maintenant qu'il s'était assuré qu'Elle allait bien, il se réveillait finalement de cet état de torpeur qui l'accablait depuis les douze dernières heures. Il irait la rejoindre, mais pas immédiatement, pas dans cette condition. Ses vêtements sales et ses cheveux terreux attiraient les regards des autres. Mieux valait aller se changer, se laver. Pour dissuader la bande de petits avortons qui le dévisageaient de passer un commentaire sur son aspect miteux, il chercha sa baguette magique, mais il s'aperçut rapidement qu'elle trainait toujours dans son dortoir.
« Vous feriez mieux de dégager avant que je mette la main sur ma baguette... »
L'un d'entre eux vint pour répliquer, mais les deux autres le prirent par le bras et ils se hâtèrent de se trouver des sièges à leur table. Rouge et or...
Satisfait de l'effet qu'il avait provoqué, Drago se retourna et partit vers le dortoir à pas rapide pour ne pas susciter d'autres réactions gênantes. Avant de partir, il avait jeté un dernier coup d'oeil à Erylis qui prenait un gorgée de son verre de jus de citrouille.
***
À peine quinze minutes plus tard, il réapparaissait sur le seuil de la Grande Salle, changé, les cheveux parfaitement coiffés, baguette en poche. Erylis était toujours là (il le faut bien), mais elle achevait son repas. Il passa à côté de la table des Gryffondors - les trois jeunes insolents se firent très petits - et atteignit la table de sa maison. Il s'avança en direction de Crabbe et Goyle, mais alors qu'ils se tassaient pour lui faire de la place, il leur dit:
« Non, pas aujourd'hui les gars. »
Et il continua son chemin en tentant d'ignorer la réaction excessivement tragique de Pansy.
Alors qu'il marchait vers Erylis, d'autres têtes serpentardes se tournèrent vers lui. Habituellement, il aurait apprécier être l'objet d'une telle attention, mais ce matin ses regards lui pesaient. Ils l'accompagnèrent jusqu'à ce qu'il prenne place à côté d'Elle. Certains se mirent à chuchoter en les observant. Certaines jetèrent des regards courroucés à sa compagne. D'autres hochèrent la tête de gauche à droite. D'autres semblaient surpris et les regardaient avec une insistance quelque peu dérangeante. D'autres riaient, mais c'était sûrement sans rapport avec eux - un Poufsouffle avait avalé de travers et deux de ses comparses tentaient de lui faire la manoeuvre de Hamlisch sans beaucoup de succès.
Le jeune homme ne savait pas exactement à quel moment Erylis l'avait aperçu, mais maintenant qu'ils étaient côte à côte, ils se regardaient.
« Tu as fini ? dit-il en désignant son assiette. »
Et sans attendre de réponse, il ajouta :
« Allons ailleurs. »
Sur cette délicate entrée en matière, il se releva et retraversa la table. Il regardait droit devant lui pour ne pas croiser le regard de Pansy qui le suivait des yeux la bouche grande ouverte. Ainsi, il atteignit la sortie en s'assurant qu'Erylis le suivait.
Une fois rendu dans le corridor, le vert et argent se retourna enfin vers sa demoiselle. Il affichait un air grave. Son visage était impassible.
« ... Alors ?... »
Étrangement, maintenat qu'il se retrouvait avec elle à nouveau, il ne trouvait pas de mots. Que voulait-il exactement ? Il avait ressenti le besoin de la revoir, de lui reparler de la nuit dernière, mais il ne savait plus par où commencer.
« ... Est-ce que tu vas bien ? »
Oui, ça il voulait le savoir. Ensuite ? Il voulait savoir ce qui s'était passé. Mais il se rappelait bien qu'elle n'avait jamais de souvenirs de ses transformations, que pouvait-elle lui dire ? Lui, avait été témoin. Il la revoyait, les muscles tendus, le visage crispé par la concentration, il réentendait son cri désespéré lorsqu'elle lui avait ordonné de partir, il revoyait les poils qui s'étendaient peu à peu sur son visage... Et il la voyait là, devant lui en ce moment. Des cernes mauves sous les yeux, pas si apparentes mais dont lui pouvait deviner la source, le visage fatigué mais les yeux en éveil, sa silhouette féminine et délicate dont il pouvait deviner les courbes malgré ses vêtements trop amples...
« Tu es... ravissante, ce matin. »
C'était vrai. Il avait craint que l'image horrifiante qu'il avait gardé d'elle cette nuit pourrait l'empêcher de la trouver belle à nouveau. Il s'était trompé.
« Je voulais te dire, poursuivit-il un peu mal à l'aise, je suis... désolé d'être venu. Hier soir. Tu avais raison, je n'aurais pas du. C'était de la folie. Je ne sais pas ce qui m'est passé par la tête... J'imagine que je voulais seulement... te voir un peu... te dire au revoir... Enfin, pas au revoir, mais... c'est que, tu étais partie sans que... Je ne t'avais pas... Enfin... »
Avant de dire n'importe quoi, il préféra s'interrompre et retrouver le fil.
« Je ne reviendrai plus. Voilà. »
Il ouvrit la bouche à nouveau, mais cette fois parvint à se retenir avant de dire n'importe quoi. Il n'était pas certain de vouloir lui dévoiler ce qu'il avait pu apercevoir de sa transformation. Lui-même ne savait pas trop comment réagir face à cela. Il préféra donc s'abstenir et attendre de voir ce qu'Elle avait à lui dire. _________________
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|  | | Erylis Sayan Elève de Serpentard 5ème année


Age : 18 Inscrit le : 25 Mar 2006 Messages : 342
| Sujet: Re: Le niveau supérieur Mer 3 Oct - 13:55:01 | |
| [ Belle excuse... On aurait pu tomber dans le coma, comme ça on aurait gagné quelques mois ]
L’alarme qui avait sonné son réveil résonnait encore désagréablement dans la tête de la jeune fille qui remontait l’escalier qui reliait les cachots, et donc sa salle commune, à la grande Salle, là où elle pourrait prendre un petit déjeuner. Le son ne s’atténua que lorsqu’Erylis entra dans la pièce où mangeaient déjà beaucoup d’élèves, aussitôt remplacé par leurs bruyantes et criardes conversations. Un coup d’œil nerveux sur ses vêtement la rassura immédiatement ; aucune de ses cicatrices n’étaient visibles, à part la légère griffure qui barrait sa joue dans un sillon rouge et fin. Si jamais qui que ce soit lui posait la question, mais Erylis en doutait sincèrement, elle n’aurait aucune peine à trouver une excuse…
Ses cernes, qu’elle avait pourtant caché du mieux qu’elle le pouvait, traçait sur son visage un air presque menaçant, et sa fatigue, ajouté à son isolement brusque de la matinée, éveillait quelques curiosités. Peu lui importait le regard de ses condisciples, la Verte et Argent n’était pas d’humeur à engager une conversation futile avec quiconque, simplement pour faire « comme tout le monde »…
La jeune fille buvait un peu de jus de citrouille lorsqu’elle vit la silhouette de Drago à l’entrée de la salle, en train d’insulter deux mioches de Griffondor, et alors qu’elle se tourmentait encore sur ce qu’il avait pu voir de cette nuit, elle le vit tourner les talons, et disparaitre. Erylis garda un instant les yeux fixé vers l’entrée de la pièce, puis, comme il ne revenait pas, baissa le regard. Etait-ce là la réponse à sa question ? Avait-il vu un tant soit peu de sa transformation ? Ce serait déjà trop.
Un quart d’heure après, Erylis se forçait à avaler sa moitié de croissant, étant incapable d’ingurgiter plus de nourriture. Ses pensées étaient toujours tournées vers le beau Blond qui s’était échappé de la salle sans même lui avoir adressé un signe. Il fallait l’avouer, la jeune fille avait peur de ce que pouvait vouloir dire ce simple geste. Inattentive au reste de la Grande Salle, la Verte et Argent ne vit pas l’entrée de Drago, ni son signe de dénégation envers les deux armoires à glace. Elle entendit cependant la réaction de Pansy, ce qui lui fit lever la tête vers le jeune homme qui s’approchait d’elle.
Il s’assit près d’elle, et il sembla à la jeune fille qu’un lourd poids s’envolait soudain de sa poitrine. Il était là, près d’elle. La jeune fille lui adressa un fin sourire, presque timide, ignorant toujours ce qu’il avait vu de la nuit, sans savoir ce qu’il avait à lui dire. Après lui avoir délicatement souhaité le bonjour ( ), le jeune homme la pressa de venir avec lui autre part, certainement dans un lieu où ils pourraient discuter plus tranquillement, et Erylis enfin conscience des regards indiscrets et curieux posé sur eux. Elle n’avait absolument pas l’habitude d’être observée ainsi, et ses joues pâles se teintèrent doucement d’un jolie couleur rosée.
« Mais qu’est-ce qu’ils regardent comme ça ?! »Grogna-t-elle.
Drago se leva alors, refaisant le même chemin, dans le sens inverse, et Erylis le suivit, marchant à ses cotés du même pas rapide. Pas de démonstrations affectives devant tout le monde, cela lui convenait bien. Elle supportait déjà assez mal ces regards posés sur sa nuque. Cependant, par fierté, elle gardait la tête haute, et lançait un regard farouche, de défi à tous ceux dont elle croisait le regard. Ce n’était pas vraiment un moyen efficace pour qu’on ne les fixât pas, on pouvait même dire que cela ne changeait strictement rien, mais cela avait le mérite de calmer un peu le Verte et Argent.
Une fois sortis de la Grande Salle, un peu plus loin dans les couloirs, Drago se tourna à nouveau vers elle, et commença directement par lui poser une question. Sans qu’il ait besoin de préciser, par le seul mot prononcé, elle avait bien comprit ce qu’il voulait savoir. Il précisa cependant, avant qu’elle n’ait eu le temps de répondre, et laissa ainsi à Erylis le temps de réfléchir à ce qu’elle dirait.
Allait-elle bien ? Physiquement, rien à dire. Pas plus mal qu’après les autres nuits, en tout cas. Encore un peu fatiguée, leur baignade forcée dans une eau gelée n’avait évidemment rien arrangé ( Merci Drago ^^ ), mais elle se sentait plutôt en forme. Psychologiquement, par contre, cela différait un peu. La vérité ? Erylis était terrifiée de savoir que le Blond avait pu voir quelque chose de sa transformation et, étant incapable de se rappeler à partir de quel moment il était parti, ne pouvait le deviner. Elle avait bien tenté de se repasser la scène, du début à la fin, dans l’ordre chronologique, et avec force de détails, mais il arrivait toujours un moment où tout s’embrouillait. La preuve, elle avait y avait vu Manuel. Et cela, c’était la deuxième question qui la hantait. Pourquoi avait-elle vu son frère ? Ca ne lui était jamais arrivé, pourtant. Et s’il était vraiment venu ?
** Arrête de croire aux contes de fée…**Se morigénât-t-elle, sans pour autant arriver réellement à s’empêcher d’y croire.
Elle adressa un sourire à Drago.
« Je vais bien, ne t’inquiète pas. J’aurais bientôt complètement récupérée. »
Incapable de lui demander s’il avait vu quelque chose. Erylis avait trop peur de la réponse qu’il lui donnerait et ce que cela pourrait impliquer. Le jeune homme lui dit ensuite qu’il la trouvait jolie, ce matin, et la Verte et Argent lui adressa une moue semi-moqueuse, mais ne releva pas. Pourtant, son visage cerné, ses vêtements amples n’avaient rien d’agréable, et la jeune fille détestait la tête qu’elle avait les jours après la pleine lune.
Drago s’excusa ensuite d’être venu, bégayant presque, apparemment mal à l’aise. Un Malefoy n’avait peut-être pas l’habitude de présenter des excuses, cela aurait pu être une solution à son malaise perceptible, mais la jeune fille avait peur d’y lire autre chose. N’était-ce pas parce qu’il avait vu quelque chose qu’il aurait préféré ignoré cette nuit là qu’il réagissait ainsi ? Car dans la Cabane Hurlante, il n’avait pas vraiment eu l’air de comprendre qu’il n’aurait pas dû venir… Erylis l’observa alors d’un regard scrutateur, comme si elle allait ainsi lire toutes les réponses dans les yeux argentés du garçon, puis haussa les épaules, acceptant ses excuses d’un geste.
« Qu’as-tu vu ? »
Son murmure timide avait l’avantage d’être aussi direct que possible. Et si elle avait peur de la réponse, elle ne pouvait plus non plus l’attendre sans arrêt, en essayant de la lire entre les lignes de chaque parole de Drago. Elle leva son regard sombre vers le garçon, plantant ses yeux dans les sien, comme pour le dissuader de lui mentir. Elle avait besoin de savoir. Peut-être avait-il besoin de lui dire.
Et puis, sans plus y réfléchir, la jeune fille se décida à le questionner sur une hypothétique autre présence. Une présence qu’elle avait crut voir et sentir alors qu’elle était impossible. Mais la jeune fille avait besoin de l’entendre de la part de quelqu’un d’autre. Qu’on lui dise non, c’est impossible, arrête, abandonne.
« Il n’y a eu personne d’autre, n’est-ce pas, cette nuit ? »
Etrange question, sans doute. Drago ne la comprendrait sans doute pas. Comment le pourrait-il ? De toute façon, Erylis ne voulait pas qu’il la comprenne. C’était trop idiot, trop enfantin. Trop intime peut-être. _________________
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|  | | Drago Malefoy Elève de Serpentard 6ème année


Age : 17 Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 162 Localisation : En haut de vous.
| Sujet: Re: Le niveau supérieur Sam 20 Oct - 7:21:27 | |
| [ Je n'ai pas vraiment de temps pour relire et corriger mes fautes, mais il ne devrait pas y en avoir tant que ça ; j'ai corrigé au fur et à mesure. J'espère que ça te plaît Et finalement, le mot qui doit s'être échappé de tes lèvres quand tu as vu que j'avais posté et qui s'échappe des miennes avant de cliquer sur "Envoyer" : Enfin ! ]
Erylis avait du comprendre pourquoi il avait tenu à se mettre à l'écart pour parler car elle le suivit sans rouspéter. Oh, bien sûr il l'entendit bougonner contre l'indiscrétion des autres élèves, mais lui ne scilla pas, continuant à marcher en fixant un point imaginaire droit devant lui. Même s'il ne s'était pas retourner, il arrivait sans peine à s'imaginer la réaction d'Erylis qui devait s'être efforcée de soutenir chacun des regards avec son air provocateur. Non, il ne l'avait pas regardée, car alors qu'il marchait à travers la Grande Salle, il revêtait son masque hautain, imperturbable, à l'intention des autres. C'est seulement lorsqu'ils se retrouva hors de portée des regards fureteurs que Drago porta son attention sur sa belle demoiselle.
En revenant à elle, il se rendit compte que depuis qu'il la connaissait (ça pourrait faire des mois, quelques jours ou quelques semaines, on sait plus où on en est... ) c'était la deuxième fois qu'il arrivait presque à se séparer de ses sentiments envers elle, qu'il arrivait à agir "comme il le devait" malgré sa présence, en supprimant presque totalement ces petits papillons qui voletaient dans son estomac. Il avait traversé la Grande Salle sans lui accorder un regard, en se tenant droit et impassible, refoulant complètement ses sentiments. Ce n'était pas si difficile que ça...
Hier soir, il avait eu à faire la même chose. Il s'était coupé d'elle, il avait essayé de l'oublier. Il avait tenté d'oublier leur rencontre près du lac, leur soirée magique au bal de noël, il avait tenté d'oublier ses sourires, son regard... Et il y était parvenu, l'espace de quelques secondes. Ainsi, il avait pu battre en retraite, mettant de côté ses remords, la laissant affronter seule son martyre d'une nuit. Quelques secondes seulement, au terme desquelles ils s'était juré de ne plus l'accompagner les soirs de pleine lune, justement pour ne plus être forcé de l'oublier ainsi.
Et pourtant, ce matin il l'avait fait par automatisme. La Grande Salle ne lui avait simplement pas paru endroit approprié pour l'amour. Pouvait-il vraiment se couper de ses sentiments dès qu'il le désirait ? L'avait-il seulement désiré ? Non, il l'avait fait sans y penser. Ou plutôt, en pensant à tous les regards pointés dans leur direction. Les sourcils froncés, il essayait de comprendre ce qui s'était passé, pourquoi il avait agi ainsi, mais à présent il s'était retourné vers elle et elle attendait sûrement qu'il dise quelque chose. Négligeant le "Bonjour, bon matin" qui aurait été de mise, il sauta directement à la question qui l'avait tracassé toute la soirée et qui avait continué de trotter dans sa tête jusqu'au matin.
Aussitôt que les mots eurent quittés ses lèvres, son ventre se remit à bouillonner. Toute son attention revenait à elle et le stress inquiet qui l'avait accaparé pendant les dernières vingt-quatre heures resurgissait brusquement. Il se sentait à nouveau inconfortable et tendu et son estomac grondait famine tandis que sa gorge se resserrait pour bloquer l'éventuelle nourriture que l'estomac appelait. La jeune fille réfléchit un instant à la question, puis lui adressa un doux sourire, fatigué mais rassurant. Le même sourire naquit sur le visage du garçon tandis qu'un soupir de soulagement s'en échappait, évacuant une partie de sa tension.
Plus léger, il constata avec bonheur qu'Erylis, même dans le pire des états, restait toujours aussi belle. Il ne se gêna pas pour le lui faire remarquer et la jeune fille lui adressa une moue incrédule. Il n'insista pas et préféra revenir au deuxième point qu'il s'était juré de lui dire. L'épreuve d'hier soir l'avait fortement ébranlé et, arrivé dans son lit, il avait eu beaucoup de temps pour y revenir. Et il s'était juré de ne plus l'accompagner. Jamais. Parce que la séparation était beaucoup trop pénible. Il se rappelait l'accablement qu'il avait ressenti pendant des heures après, les remords et la torture. Il revoyait les brèves images qu'il avait pu entrevoir du loup, il revoyait Erylis, tremblante, disparaissant tranquillement...
Et donc, il s'était promis de ne plus revivre telle situation, et tenait à en aviser Erylis. Qu'elle sache qu'il avait compris. Au prix de quelques efforts, il parvint à bafouiller des excuses - chose rare chez un Malefoy - et conclut en lui assurant que - en fait, chose très très rare chez un Malefoy - il ne reviendrait - très très rare - plus. Suite à cela, il serra la mâchoire et détourna le regard le temps de ravaler son orgueil. Il venait tout de même de lui donner raison. Soudainement, la fenêtre, du bout du couloir paraissait extrêmement passionnante...
Drago sentit alors le regard investigateur d'Erylis le sonder quelques instants, cherchant probablement à voir s'il était sincère et il eut un moment d'hésitation avant de replonger son regard dans les yeux profonds de sa compagne. Et elle de même avant d'effacer sa mine dubitative et d'accpeter ses excuses de son haussement d'épaules si caractéristique. Pourtant, cet échange de regard, ce doute qui planait dans l'air, cette atmosphère taboue, tout cela menaçait de s'effondrer et la jeune fille sembla être tannée de tourner autour du pot, car elle n'hésita pas plus longtemps avant de se libérer de la question qui la tourmentait.
Le blondinet fut un peu prit de cours. Bien qu'elle ait murmuré, il avait très bien entendu ce qu'elle lui demandait et ces mots avaient provoqué un choc considérable. Aussi, il se sentait quelque peu bousculé, elle avait été très directe, elle ne s'était même pas enquise de sont état. Elle n'avait même pas remarqué son bandage à la main. D'un voix quelque peu hésitante, il dit:
« Tu ne me trouves pas ravissant ce matin toi ?Oh... Rien, rien... Rien de grave... »
Il était habituellement habile menteur, mais devant elle, tel subterfuge n'opérait pas. Avant de subir à nouveau son regard dubitatif, il rectifia.
« D'accord, j'ai vu quelque chose, mais ça va, c'est... fini maintenant... »
À la fin de sa phrase, sa voix s'estompa. Son regard aussi se brouilla de souvenir et il revit la scène, comme il l'avait revu tant de fois depuis. L'adolescent tourmenté poussa un long soupir. En un mouvement de tête semi-circulaire, il s'assura qu'ils étaient bel et bien seuls dans le couloir. Ils avaient de la chance, la quasi-totalité des élèves et des professeurs se trouvait dans la Grande Salle à déguster son petit déjeuner. Tout de même, le couloir vide, leurs paroles résonnaient deux fois plus forts et il serait aisé pour quiconque passant dans le coin de surprendre l'écho de leur conversation.
Sur cette constatation, le serpentard s'approcha davantage de sa compagne ; ainsi ils pourraient percevoir plus facilement et garder pour eux seuls leurs chuchotements. Aussi, il en profita pour créer un semblant d'intimité en déposant la main gauche sur la hanche féminine d'Erylis et la droite sur sa joue. De la matinée, ils ne s'étaient pas manifestés la moindre marque d'affection. Il caressa distraitement la fine cicatrice qui s'étendait sur la joue pâle de la louve en repensant à hier soir, puis retira rapidement sa main en s'apercevant que cela pouvait être douleureux.
Il retrouva le regard d'Erylis et s'y adressa.
« Je t'ai vu te transfomer. »
Aussi sec. C'était ce qu'il avait sur le coeur. Le spectacle le plus terrifiant de sa vie. Quelque chose à quoi il n'aurait jamais songer assister un jour, quelque chose à quoi personne ne peut penser assister un jour. Cependant, le jeune Drago Malefoy avait assisté à cette scène qui déjà restait effroyable dans l'onirisme, mais qui devenait un cauchemard dans le réel. Cauchemard dans lequel il avait nagé toute la nuit et dont il s'était éveillé seulement lorsqu'il l'avait aperçue, un peu plus tôt, à la table. C'était certes une expérience terrifiante et, dès qu'il eut prononcer ces mots qu'il avait tant hésité à garder pour lui, il sentit que le poids se dissiperait sûrement s'il continuait.
« Je t'ai vu... trembler. Je t'ai vu te battre contre lui. Je t'ai vu céder, tranquillement. Je t'ai... Je t'ai vu... »
Étrangement, il avait du mal à retrouver son souffle. Il lui sembla que, pour y parvenir, il fallait s'éloigner, prendre l'air un peu. Il la lâcha donc et lui tourna le dos. Oui, comme cela. La conversation était beaucoup plus supportable ainsi. Il jeta un coup d'oeil à un vieux sorcier qui tendait l'oreille dans un cadre devant lui, et celui-ci prit immédiatement la fuite dans le cadre voisin. Il continua de contempler le cadre vide et se mit à lui parler.
« Je t'ai vu souffrir. Ton corps se contractait... On aurait dit que c'était trop pour toi, que tu allais flancher et t'effondrer sur le sol. Mais tu ne tombais pas. Vous, rectifia-t-il, vous, ne tombiez pas. Et alors... »
À ce moment, il dut se retourner ; le jeune homme avait confondu l'espace d'un instant la fiction et la réalité. Il pivota rapidement et observa le visage d'Erylis. Nul lieu de s'inquiéter ; il restait toujours aussi délicat et éthéré, à l'exception de la rouge raie qui ornait sa joue. Les poils drus de la bête et ses yeux jaunâtres n'existaient plus que dans son imagination.
« Et alors il est apparu sur ton visage. Mais c'est fini maintenant. Tout est fini. Et je suis encore là, avec toi. »
Drago s'efforça de chasser les images de sa tête et revint vers sa douce. C'est à ce moment que l'idée lui vint. Sans s'annoncer, elle se pointa et força sa place dans la tête blonde du jeune homme jusqu'à ce qu'il cède. Après tout, elle n'était pas obligée d'accepter. Il lui ferait simplement la proposition, le choix reviendrait à elle. Pourquoi y avait-il pensé à cet instant précis ? Peut-être était-ce l'émotion forte qu'ils avaient vécu dans la soirée précédente qui le poussait à vouloir resserer les liens. Peut-être était-ce parce qu'il s'était coupé de ses sentiments un instant qu'ils cherchaient à ne pas se faire oublier. Car effectivement, le jeune Malefoy commençait à se remettre en question. Par deux fois il s'était coupé d'elle. Et il ne voulait plus recommencer. Il n'avait pas à mener deux vies, à porter deux masques. C'était la solution.
Drago ouvrit donc la bouche pour exposer son idée, mais Erylis avait parlé.
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| Citation: | | Et puis, sans plus y réfléchir, la jeune fille se décida à le questionner sur une hypothétique autre présence. Une présence qu’elle avait crut voir et sentir alors qu’elle était impossible. Mais la jeune fille avait besoin de l’entendre de la part de quelqu’un d’autre. Qu’on lui dise non, c’est impossible, arrête, abandonne. |
« Il n’y a eu personne d’autre, n’est-ce pas, cette nuit ? lui demanda-t-elle. »
Et Drago comprit par le ton de sa voix ce qu'elle avait besoin d'entendre. Il posa une main sur son épaule et, le visage triste, hocha la tête de gauche à droite. Puis, il prit la parole, et lui dit d'une voix grave et terre-à-terre ce qu'elle voulait qu'il lui dise.
« Non. C'est impossible. Arrête. Abandonne Ery'. Arrête de croire aux contes de fées, Manuel n'était pas là. »
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[Non, désolé mais tu t'es trompé de gars ! ]
Drago ouvrit donc la bouche, pour exposer son idée, dis-je, mais Erylis avait parlé. L'information prit un moment à parvenir jusqu'à son cerveau à cause des réflexions que s'était portés celui-ci, mais aussitôt qu'il eut compris ce qu'elle lui avait demandé, il afficha instinctivement une mine incrédule. Quelqu'un d'autre ? *Ça y est, elle est folle.*
« Si, je dois t'avouer, je suis allé assister à deux autres transformations après la tienne.Il n'y a eu personne d'au... »
Pourquoi ce doute !? Maintenant qu'il y repensait, il lui semblait avoir entendu la maison émettre des craquements inquiétants. Sur le coup, il les avait associé au fait que la cabane était en ruines, mais si vraiment il y avait eu quelqu'un d'autre ? Les sens d'Erylis étaient plus aiguisés avant sa transformation, peut-être avait-elle pu percevoir quelque chose qui lui avait échappé ? Et, quand cela s'était passé, il n'avait pas porté attention à quoi que ce soit d'autre qu'au loup. La trappe était-elle déjà ouverte quand il s'y est glissé pour partir ? Cela non plus, il n'aurait su le dire.
« Pourquoi est-ce que tu me demandes ça ? fit-il, sceptique. Tu as... vu quelqu'un ? »
Il avait failli dire "Tu as senti quelque chose ?". Si vraiment il y avait eu quelqu'un d'autre... Drago n'osait pas imaginer ce qui pourrait arriver. Toujours les mêmes craintes : renvoi de l'école, séparation forcée, son père serrant les mains autour de son cou... Le jeune homme ravala difficilement et, avant qu'elle donne sa réponse, lança l'idée qui l'avait frappée un peu plus tôt. Un peu comme un dernier espoir qu'il précipitait avant que tout ne s'effondre.
« Ça te dirait de passer au niveau supérieur ? »
[ Et voilà, j'ai finalement abordé le sujet qui est le titre du topic si tu avais pas remarqué . Quel mystère ! Je suis un as du suspense... ] _________________
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|  | | Erylis Sayan Elève de Serpentard 5ème année


Age : 18 Inscrit le : 25 Mar 2006 Messages : 342
| Sujet: Re: Le niveau supérieur Dim 21 Oct - 9:35:10 | |
| [ Enfin... ( C'était facile, j'avoue... ) ]
Drago lui avait demandé comment elle allait et la jeune fille l’avait rassuré d’un sourire. Le visage du Vert et Argent s’était détendu perceptiblement, suffisamment du moins pour qu’elle le remarque. Malgré tout, il restait entre eux une certaine tension, due à la nuit précédente, à la question qu’elle n’osait pas poser et à ce qu’il ne voulait pas lui raconter. Tension qui lui était tout à fait insupportable car elle était la cause de ce tabou, et n’aspirait qu’à savoir la vérité, la craignant tout autant. Erylis prit une profonde inspiration avant de lui demander ce qui lui tenait à cœur, de but en blanc.
Un silence lui répondit tout d’abord, le jeune homme étant certainement choqué sa question si directe. Il lui répondit néanmoins rapidement un mensonge peu vraisemblable, chose dont il dut se rendre compte puisqu’il se corrigea ensuite. Il avait vu quelque chose, mais c’était fini. Y croyait-il vraiment ou essayait-il de s’en convaincre lui-même ? Erylis n’aurait su le dire, mais cette réponse évasive n’était pas ce qu’elle avait souhaité. En vérité, elle s’était bien douté qu’il avait vu quelque chose. Sa crainte tournait surtout autour de la question « Quoi ? ». Qu’avait-il vu de cette si dérangeante transformation qui le poussait à lui cacher la vérité ?
Elle allait protester, ou du moins cherchait en elle la force de lui reposer sa question, quand le jeune homme s’approcha d’elle, caressant sur sa joue la griffure pourpre. Encore à vif, cela la piqua légèrement mais elle n’esquissa aucun mouvement de recul ou pour le faire stopper. Il s’arrêta de lui-même, plongea son regard argenté dans le sien, et prononça les mots qu’elle avait tant craint. Je t’ai vu te transformer. Un instant, ces mots résonnèrent douloureusement dans les pensées de la jeune fille qui ne pouvait détacher son regard de celui du Serpentard. Il avait tout vu alors… Mais que faisait-il là ? Avec elle ? Ne devrait-il pas courir loin d’elle ? S’éloigner ? Elle était dangereuse. Avait-elle seulement le droit d’aimer… Elle aurait pu le blesser, lui transmettre sa malédiction, le tuer peut-être…
Erylis tremblait doucement, puisant la force de rester debout dans les yeux du jeune homme. Celui-ci reprit la parole et retraça d’une voix douloureuse la nuit passée. La jeune fille eut envie de se boucher les oreilles, de le faire taire. Elle ne voulait pas en entendre plus, elle ne voulait pas imaginer, mettre en scène chaque mot qu’il prononçait. Mais elle ne dit rien, pensant que c’était pour lui un moyen de délivrance peut-être, qu’il avait besoin de parler. Elle ne le coupa donc pas, mais son corps tremblait un peu plus fort encore, au fur et à mesure qu’il avançait dans son récit.
Drago se détourna tout à coup d’elle, fixant un tableau vide, évitant ainsi son regard. La fuyait-il ? Le regard sombre de la jeune fille se détourna vers la fenêtre du fond du couloir, et elle s’appuya contre le mur pour ne pas tomber. Les mots de Drago résonnaient dans le couloir et elle ne pouvait que les entendre. Et les imaginer. Elle mordillait nerveusement sa lèvre inférieure, attendant la fin de son récit. Elle se sentait étrangement perdue et blessée d’avoir la confirmation de ce qu’elle avait tant craint. Elle qui avait naïvement pensé que savoir la vérité la soulagerait… Drago insista à un moment sur un mot qui reliait la Bête et elle en une même personne, et Erylis ne sut pas si elle devait prendre cela comme une accusation ou pas. La Verte et Argent commençait à véritablement se demander s’il n’allait pas lui dire qu’il valait mieux qu’ils arrêtent là quand il se tourna à nouveau vers elle.
Les mots qu’il prononça alors furent exactement ceux qu’elle attendait, espérait. Tout était fini. Il était là. N’était-ce pas le plus important ? Peu importe de savoir comment il pouvait accepter sa présence après cette nuit, puisqu’il était là. Erylis releva enfin les yeux pour les poser sur le jeune homme qui lui faisait face. Elle remarqua enfin la main blessée du garçon, entourée d’un bandage, et s’étonna de ne pas l’avoir vu avant (forcément, elle –je- ne pouvait pas deviner puisqu’il –tu- ne l’avait pas dit….)
« C’est moi qui t’es fait ça ? »Demanda-t-elle d'une voix encore légèrement coupable.
Elle se ne se souvenait pas de l’avoir blessé, mais cela ne l’étonnait pas, ses souvenirs étant beaucoup trop flous. Elle se creusa néanmoins la tête, cherchant en vain un souvenir qui expliquerait cette blessure. Elle lui demanda ensuite s’il ‘avait vu personne d’autre, et avait regretté d’avoir posé cette question immédiatement après.
******
| Citation: | | « Non. C'est impossible. Arrête. Abandonne Ery'. Arrête de croire aux contes de fées, Manuel n'était pas là. » |
La jeune fille comprit alors la vérité et se jeta dans les bras de son bien-aimé qui la comprenait si bien, pleurant toutes les larmes de son corps.
« Oh Johnny Drago ! Si tu savais… J’avais cru... Tellement espéré… Mais tu es là, toi. C’est tout ce qui compte…»
Leurs lèvres se scellèrent alors dans un baiser Hollywoodien, sous la lumière d’un soleil couchant [On était le matin, je sais ]
[Désolée, trop tentant… J'avoue n'avoir cependant pas pas ton imagination pour ce genre de scène... Tu m'excuseras donc pour ce passage pitoyable qui me faisait trop envie ]
****** Drago commença par lui affirmer qu’il n’y avait personne d’autre, éteignant ses derniers espoirs. Elle aurait dû le savoir, s’y était préparée, mais ne pouvait s’empêcher de sentir cette petite pointe de déception qui lui pinçait douloureusement le cœur. Elle était idiote. Le jeune homme s’interrompit pourtant au cours de sa phrase, lui demandant avec inquiétude si elle avait quelque chose, quelqu’un. Erylis imagina sans peine les scénarios de renvoi et disgrâce qui leur tomberaient dessus si son secret était découvert, et elle s’empressa de le rassurer, esquissant un sourire doux.
« Non, ne t’inquiète pas. C’était… C’était juste une bêtise. »
Elle s’en voulait de l’avoir inquiéter pour rien, pour un rêve de gamine, et haussa les épaules pour appuyer sur sa réponse, d’un mouvement de désinvolture qu’elle était pourtant loin de ressentir. Elle se rendit compte soudain qu’il lui avait posé une question, et lui lança un regard mi-étonné, mi-interrogateur. Qu’entendait-t-il par niveau supérieur ? De façon un peu idiote, elle leva les yeux vers le haut, ne trouvant comme réponse que le plafond.
« Le Niveau supérieur ? Tu entends quoi par là ? »
Et puis, avant de lui laisse le temps de répondre, elle haussa à nouveau les épaules avant de rajouter quelques mots.
« Enfin, oui, c’est d’accord. »
Elle ne savait pas ce qu’il entendait par ce niveau supérieur, mais acceptait. Elle avait pour lui une confiance totale, sentiment qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps et dont elle savourait le gout agréable, et n’avait pas hésité plus longtemps avant d’accepter sa proposition.. Erylis s’approcha alors du jeune homme, posa ses lèvres sur les siennes dans un baiser éphémère, avant de lui adresser un sourire mutin, se reculant de quelques pas.
« Je te suis où tu veux. » _________________
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|  | | Drago Malefoy Elève de Serpentard 6ème année


Age : 17 Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 162 Localisation : En haut de vous.
| Sujet: Re: Le niveau supérieur Mar 23 Oct - 6:19:29 | |
| [ J'espère que l'idée va te plaire... ]
Son récit achevé, Drago rappela à Erylis que malgré tout, il était toujours là, avec elle, et cette pensée le revivifia au moins autant qu'elle. L'orage était passé et ils s'en étaient sortis. Oh, bien sûr, il y en aurait d'autres, mais pour l'instant, à la minute - car le présent immédiat est bien ce qui compte pour les adolescents insouciants, non ? -, ils étaient ensemble, unis. Et ce sentiment étrange qui mijotait dans son ventre, ce bonheur unique, lui inspira une idée. Amener leur relation à ce niveau supérieur était un moyen incontestable de les rapprocher. Enfin, il ne voulait pas l'obliger à quoi que ce soit, il décida donc de présenter son intention sous forme de question. Pas question de lui imposer, il fallait lui laisser le choix. Lui-même n'était pas certain du mérite de ette idée et c'était son opinion à elle qui allait prévaloir.
Alors qu'il ouvrait la bouche pour lui faire part de ses projets, la jeune fille l'interrompit dans son élan (Ah ! tant pis pour toi ! ) pour lui demander si elle était la cause de sa blessure à la main. Le serpentard décida donc que c'était un signe du destin et qu'il devait taire son idée. À jamais. fronça les sourcils en regardant son bandage. Comment s'était-il blessé ? En se remémorant l'événement, un sourire se tailla une place automatiquement sur son visage.
« Oh, non, ne t'inquiète pas... Je ne t'avais pas raconté ça ? Figure-toi que j'ai bravé mille périls pour toi hier soir. J'ai du affronter le Saule Cogneur fou, un groupe de chauve-souris enragée... Je me suis écorché la main pendant une de mes nombreuses prouesses héroïques pour me rendre jusqu'à toi, mais, toi, tu ne m'as pas blessé. »
[Madame, si tu avais pris la peine de lire attentivement mon post à la Cabane Hurlante, tu y aurais déniché un passage qui parle de Drago qui te fait un salut avec "sa main tâchée de sang pas complètement coagulé". Erylis le savait, donc. 1 - 0 pour moi !  ]
Il lui adressa un sourire forcé, mais ne pouvait s'empêcher de se sentir mal à l'aise à l'évocation de ses paroles. Toi, tu ne m'as pas blessé... Il lui était toujours étrange de parler d'elle comme une menace éventuelle.
« J'imagine que ce n'est pas du tout la peine de me demander comment tu t'es fais cette cicatrice, dit-il en désignant celle qui ornait la joue d'Erylis. »
Car effectivement, elle ne devait avoir aucun souvenir de ce qui c'était passé. Elle avait perdu conscience et s'était réveillée ce matin avec le corps endolori et sûrement d'autres cicatrices un peu partout. Le regard argenté du blond la détailla un instant, comme s'il arrivait à voir toutes ces marques à travers ses vêtments, mais il s'interrompit avant qu'elle ne se pose des questions. Et puis, il avait une offre à lui proposer. Il prit donc une bonne bouffée de courage et :
« Encore une question ? »
Erylis lui avait demandé si quelqu'un d'autre était là, hier soir. Le Vert et Argent, instinctivement, commença par refuser l'éventualité, mais s'interrompit lui-même pour une fois dans sa lancée. Par cette question d'apparence futile, Elle avait semé le Doute. Prit d'inquiétude, Drago s'empressa de lui demander pourquoi elle lui posait un telle question. Son coeur s'accélérait sans qu'il lui en ait donner la permission et le jeune homme avait la dérangeante impression de perdre le contrôle. Tout menaçait de s'effondrer alors, avant la fin, il précipita son idée.
Et aussi soudainement qu'elle était apparue, cette impression de finalité s'évanouit sous le sourire rassurant de la jeune fille. Il ne fallait pas s'inquiéter, ça n'était qu'une bêtise... Bien sûr, qui s'était inquiété ? Lui ? Jamais ! Les Malefoy gardaient toujours leur sang froid. Pourtant, il semblait respirer beaucoup plus facilement tout à coup. Le garçon essuya d'un geste de la main désinvolte la sueur qui perlait sur son front et regarda Erylis lever les yeux vers le plafond. Lui-même l'imita; il n'y avait rien de bien passionant. Pas de fissure, du marbre plate et inintéressant.
« Le Niveau supérieur ? Tu entends quoi par là ? questionna-t-elle.»
Il lui fit un sourire, mais encore une fois celui-ci n'était pas totalement convaincant et convaincu. Arrivait le temps des explications. Cependant, à sa plus grande surprise, Erylis le devança en affirmant qu'elle était d'accord. Drago la dévisagea un instant. Il la considéra ensuite sous un autre angle, ne sachant que dire.
« C'est... d'accord ? Tu ne sais même pas ce que... »
Et elle l'interrompit de la plus belle des manières. Ce baiser, bien qu'il se passa en un clignement d'oeil, signifiait énormément. Il signifiait : "Oui, idiot, je sais que je ne sais pas ce que c'est mais j'ai confiance en toi." Et le Vert et Argent en fut touché. Il dissimula pourtant la rougeur qui menaçait ses joues et planta un regard de défi dans celui de la jeune fille, comme pour dire : "Tu ne sais pas dans quoi tu t'embarques, ma jolie." Mais elle assumait pleinement ce qu'elle avait dit. Pour appuyer son geste, elle lui décocha droit au coeur son sourire espiègle.
« Je te suis où tu veux. »
~~~
À ces mots, Drago prit un air grave, mais confiant. Car il n'avait plus peur désormais. Il savait ce qu'il devait faire, il l'avait toujours su. Délicatement, le jeune prince posa un genoux au sol et sortit de sa poche un petit boîtier satiné, pas plus gros que la paume de sa main. Il le présenta sous les yeux de sa compagne et celui-ci s'ouvrit d'un coup. Une lumière pure en jaillit, éblouissant le visage émerveillé de la jeune fille. En son centre brillait le plus beau bijoux du monde. Une bague.
« Ery', veux-tu m'épouser ? »
~~~ [Ben quoi ? T'as dit que ça te plaisait quand je déconnais un peu, non ?]
Un large sourire s'étira sur les lèvres du jeune homme. Décidément, elle resterait toujours aussi impulsive, imprévisible. C'était loin de lui déplaire. Au contraire, ce dynamisme le revivifiait, lui donnait à lui l'énergie d'assumer aussi jusqu'au bout l'idée qu'il avait proposée. Tout de même, comment lui annoncer la chose sans l'effrayer ?
Le garçon baissa la tête et réfléchit à la manière d'exposer la situation. Il ne voulait pas qu'elle se rebute soudainement ou qu'elle regrette d'avoir accepté trop tôt. Tranquillement, il releva la tête, puis posa ses yeux dans le regard expectatif de sa belle.
« Euhm... commença-t-il perspicacement, tu sais, dans un couple arrive toujours un moment où, le couple, doit passer à un niveau supérieur ; pour ne pas stagner, tu comprends ? C'est... une étape que je n'ai jamais franchi avec personne d'autre avant. »
Le moment arrivait, il fallait maintenant lui dévoiler son projet, au risque de la brusquer et de se faire briser ses illusions. Pour se donner un semblant de courage, le serpentard bomba le torse et leva le menton.
« J'ai pensé que ce serait bien de te présenter à mes parents, voilà. » [ ]
C'était dit. Ça n'avait pas été si difficile que ça.
« Ce serait seulement une soirée, un souper au manoir. »
Le fait est que Drago avait conclu que s'il avait été porté à mettre ce masque hautain et distant en public, c'était parce qu'il avait deux vies. Celle avec Erylis, et l'autre avec tout le monde en général. Et le seul moyen qu'il avait trouvé pour unir les deux était de faire accepter Erylis auprès de ses parents. Si eux l'intégraient à "leur famille", lui pourrait sans nul doute l'intégrer complètement dans sa vie. Restait à voir sa réaction maintenant. Mais avant de la laisser parler, le garçon tenait à essayer de la convaincre, en allégeant un peula situation.
« Je te rappelle, fit-il d'un ton faussement culpabilisant, que j'ai affronté pour toi le Saule Cogneur. À toi maintenant d'affronter une soirée pour moi. À toi de faire tes preuves. »
Ayant repris un peu de confiance, il se permit un peu de sarcasme - c'était infaillible. Il adopta un air hautain et détourna la tête, condescandant.
« Sauf si tu as peur, évidemment. »
[ Voilà. J'espère que tu ne t'étais pas trop fait de scénarios et que je ne t'ai pas déçue. Je t'ai déjà vaguement introduit auprès de ma maman Narcissa dans un topic, mais il y a un bout de temps qu'elle ne s'est pas connectée. J'espère qu'elle ne m'a pas abandonné... Sinon, ça pourrait être intéressant non ?] _________________
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|  | | Erylis Sayan Elève de Serpentard 5ème année


Age : 18 Inscrit le : 25 Mar 2006 Messages : 342
| Sujet: Re: Le niveau supérieur Ven 26 Oct - 17:52:28 | |
| La jeune fille s’était inquiétée pour la main bandée du garçon, et s’était demandé si elle avait été la cause de cette blessure, culpabilisant à l’avance de sa faute. Il la rassura cependant immédiatement, lui assurant que cela s’était passé avant même qu’il ne vienne la retrouver dans la Cabane Hurlante, très certainement au moment de son épopée contre le Saule Cogneur. Elle se souvint alors vaguement que, lorsqu’il était arrivé dans la soirée, elle avait déjà remarqué sa blessure, et esquissa un moue contrariée, ennuyée d’oublier toujours autant de détails ces nuits là. [Forcément, si la Fouine (et plus Sieur Malefoy, tu notes l’efforts d’imagination !) ne s’était pas amusé à tout faire trainer, j’aurais pu sans doute me souvenir plus facilement de ce détail ! Bref, 30-0 pour moi (Et ne dis pas que je triche, mauvais joueur !)]. Un fin sourire amusé éclaira son visage lorsque le jeune homme énuméra les rudes épreuves qu’il avait pu traverser, et elle lui répondit sur le même ton.
« Ce n’est que ça ?! Quelle belle preuve de courage ! Digne d’un griffondor… »Dit-elle, sur un ton nettement provocateur.
Le sourire forcé qu’il lui adressa ensuite, ennuyé de parler d’elle comme d’une menace, lui fit hausser les épaules d’un geste nonchalant. Elle avait été menace, la nuit de pleine lune, mais ne voulait plus y penser. Cette aventure avait été une pure folie, et ils avaient eu de la chance que tout cela se finisse aussi bien. Il désigna sa griffure pourpre qui ressortait sur sa peau pale, et la jeune fille lui adressa un sourire ironique.
« Simple erreur d’inattention… »
Le jeune homme lui fit alors une étrange proposition qu’elle ne comprit pas, mais qu’elle accepta sans hésiter. Au fond d’elle, elle était d’accord avec Drago, sans le savoir. Ils avaient besoin de penser à autre chose, de passer vraiment à autre chose, et quoiqu’il puisse entendre par Niveau Supérieur, cette proposition était la bienvenue. Son accord rapide étonna le Vert et Argent, mais elle l’interrompit par un baiser léger. Elle n’avait de toute façon aucune explication à lui donner. Elle le suivait, voila tout.
Mais si Erylis accepta sans hésitation son idée, elle n’en était pas moins curieuse d’en connaitre le contenu. Son imagination florissante marchait à toute vitesse, enchainant les hypothèses, aussi idiotes, tentantes et impossibles qu’elles soient. Son regard sombre fixa celui du garçon, curieux et impatient de connaitre le véritable projet du jeune homme. Le niveau Supérieur ? Cela ne voulait rien dire mais pouvait tout insinuer… Elle y réfléchissait encore quand Drago reprit la parole, commençant quelques explications qui ne lui apprenait rien du sujet, mais n’attisait que plus sa curiosité.
Une étape importante par laquelle passait tous les couples ? Qu’il n’avait jamais franchit avec personne ? La jeune fille haussa un sourcil, fugitivement, et se retint de répliquer quelque chose qui retarderait ses réponses. Mais, tout de même, si on en croyait les rumeurs, quelque chose qu’il n’avait jamais fait… Elle devrait être rassurée, il ne s’agissait donc pas d’interrompre leur relation. Après tout, c’était bien quelque chose par laquelle passait presque tous les couples, mais pas d’une nouvelle étape pour lui. Quoi d’autre ?
Quelque chose de nouveau… A part l’épouser, elle ne voyait pas. Oh, peut-être adopter un dragon… Ca devait être nouveau ça ! Par contre, Erylis ne pensait pas que beaucoup de couple soient passés par là… Il lui faudrait donc attendre la révélation du Blond qui ne tarderait certainement pas.
Le torse bombé, et le regard fier, l’héritier des Malefoy lui annonça alors son idée, et la jeune fille en fut stupéfaite. Cela dut se voir à son visage car elle ne cachait rien de ses émotions à ce moment là, et elle attendit que Drago lui dise que c’était une blague. Lui présenter ses parents ? C'est-à-dire les même que ceux qui ne devaient jamais apprendre leur relation ? Et encore moins sa condition ? Ceux qui pouvaient, en un hibou, la faire renvoyer définitivement de Poudlard et l’empêcher d’intégrer les autres écoles de sorcellerie ?
La jeune fille eut cependant la confirmation que ce n’était pas une blague lorsque Drago relança la conversation, sur un ton culpabilisant. Erylis ne comprenait pas vraiment ce qui l’avait poussé à une telle décision, et se sentait un peu perdue. C’était au début censé resté secret pour ses parents, il lui parlait aujourd’hui d’un diner avec eux. En dehors de la surprise, pourtant, la Verte et Argent s’en sentie heureuse. C’était pour elle une preuve d’affection qui la touchait vraiment. Même si elle ne comprenait pas, même si elle craignait la réaction des parents Malefoy… Même si elle avait peur. Et ce fut exactement ce que le garçon, d’un ton sarcastique lui reprocha. C’était plus fort qu’elle, sans réfléchir, elle ne put s’empêcher de répliquer du tac au tac.
« Peur ?! Je n’ai peur de rien qui puisse venir de toi… »Lança-t-elle sut un ton prétentieux.
C’était faux, bien évidemment. Elle n’avait jamais vu encore ses parents, et ne les connaissaient que par les quelques mots que Drago lui avaient dit, et encore que sur son père, ou par les articles de la Gazette du Sorcier qui en parlaient parfois, puisqu’il travaillait au Ministère. La jeune fille n’avait pas encore répondu à la proposition du garçon, se laissant le temps de réfléchir un instant pour savoir quelle serait la bonne décision. Incapable de répondre d’un ton sérieux sans laisser échapper un peu de son appréhension, elle lui adressa une courbette cérémonieuse.
« C’est pour moi un immense honneur que cette invitation, et je ne saurais la refuser… »
Une bouffée d’excitation lui monta au visage, à la fois impatiente de découvrir les parents du Blond et intimidée par cette rencontre. Un instant, il lui vint à l’idée tous les détails vestimentaires, d’éducation et de conversation qu’il lui faudrait connaitre plus tard. Erylis ne put s’empêcher de lui poser une nouvelle question sur ses parents, laissant ainsi échapper un peu de son appréhension.
« Tu leur en a déjà parler à tes parents ? » _________________
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|  | | Drago Malefoy Elève de Serpentard 6ème année


Age : 17 Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 162 Localisation : En haut de vous.
| Sujet: Re: Le niveau supérieur Mar 6 Nov - 22:50:33 | |
| Drago avait énuméré les frasques périlleuses qu'il avait entrepris la soirée précédente en espérant épater Erylis, mais celle-ci le gratifia, à l’instar de l’éloge attendue, d'une ironique flatterie. Lui, un Gryffondor... Bien sûr, et Goyle lui pourrait devenir Ministre de la Magie pendant ce temps. S’il se retrouvait à Gryffondor, il pourrait même devenir meilleur ami avec Neville Londubat !...

Le serpentard jugea préférable d'oublier la remarque - ce qui lui soutira tout de même un effort titanesque vu l'air terriblement provocateur qu'elle adoptait à présent - et détourna plutôt la conversation sur la cicatrice de sa taquine de petite amie ( Ha ! Gryffondor !... ) Elle la qualifiait d'erreur d'inattention ; doux euphémisme qui tira un léger sourire abusé au blond. Finalement, c'était bien de pouvoir parler de cette soirée ainsi. Calmement, légèrement... La terrible nuit paraissait au jeune homme comme une autre vie, loin, loin d’où ils étaient à présent. Il oubliait peu à peu le passé, son regard se tournait vers le futur.
Vint alors la proposition. De nulle part, un espoir, une idée soudaine. Cette épreuve par laquelle ils étaient passés apportait une sorte de réconfort à Drago, une confiance en la solidité de leur relation qu’il n’avait pas totalement avant. C’est d'une voix emplie d'appréhension et d’espoir qu’il proposa de passer au Niveau Supérieur. Cette appellation était tout ce qu’il y avait de plus nébuleux et ne fit qu’attiser la curiosité de la jeune fille. Lui, n’y avait pas pensé plus qu’il le fallait pour le dire, il avait utilisé le terme qui lui était venu instinctivement à l’esprit. Car c’était ce qu’il ressentait. Le Vert et Argent voyait cette étape comme excessivement importante. Il voulait qu’Erylis comprenne l’ampleur de la chose ; leur relation était – à ses yeux du moins – tout sauf banale.
Alors que la jeune fille lui demandait ce qu’il avait derrière la tête, elle l’interrompait la seconde d’après pour accepter la proposition - qui lui restait toujours inconnue. D’abord perplexe, Drago la contempla pour essayer de comprendre, mais il n’y avait rien à comprendre.
*C’est Erylis...*
Oui, c’était simplement Erylis. Impulsive, imprévisible, vivante… toujours partante pour un défi. Car un défi, cette soirée le serait. Encore un défi, toujours des épreuves... Mais maintenant, le garçon portait une confiance beaucoup plus solide en leur couple. Ils pouvaient le faire. Il pouvait le faire si elle était à ses côtés. Oui, car évidemment il serait bête de la présenter à ses parents si elle n’était pas là…
Ainsi donc, animé d’un nouvel espoir et de toute l’appréhension du monde, Drago exposa clairement son idée à Erylis. La réaction de sa copine ne se fit pas attendre ; une surprise flagrante mêlée de stupeur et d’une franche incrédulité. Devant cette mine effarée, le jeune homme se sentit désemparé l’espace d’un instant, mais n’abandonna pas pour si peu. Quelque peu heurté de la réponse – muette mais oh combien expressive - de la Verte et Argent, il enchaîna en lui rappelant tout ce qu’il avait déjà fait pour elle, espérant puérilement qu’elle se sentirait obligé d’accepter. Et pour parachever sa requête, il intercala un léger sarcasme en fin de plaidoyer. Comme il s’y était attendu, la réplique d’Erylis fut instantanée. Peur ?! C’était un mot qu’il avait su utiliser à parfait escient…
« Bien sûr, j’avais oublié que tu ne connaissais pas la peur… Dis donc, c’est toi qui devrait être à Gryffondor !..., fit-il, plutôt fier de sa répartie. »
Il lui adressa alors un sourire railleur qui se dissipa lorsqu’il vit son hésitation persistante. Le jeune Malefoy cherchait quelque chose à rajouter, qui puisse la convaincre, puis en vint à se dire que l’idée n’était peut-être pas si bonne après tout. Il ne fallait tout de même pas la forcer. Il allait déclarer forfait et remettre cette rencontre « à plus tard » quand il entendit sa voix mielleuse de dérision. Drago ne put s’empêcher de sourire devant ses yeux pétillants de malice alors qu’elle se courbait devant lui en une révérence solennelle. D’accord elle se moquait de lui, mais elle acceptait…
« C’est pour moi un immense honneur que cette invitation, et je ne saurais la refuser... »
Le cerveau du blond prit quelques instants à interpréter ce qu'elle venait de lui dire, mais quand il eut compris, il réagit de la même manière qu'il avait subconsciemment reproché à Erylis un peu plus tôt. Une expression de franche stupeur s'afficha sur son visage et il la dévisagea quelques secondes, attendant qu'elle éclate de rire et qu'elle refuse catégoriquement, mais elle s'était redressée et son visage se réjouissait. Celui de Drago l'imita bien vite alors que son corps devenait léger, léger, comme si son bonheur allait le faire décoller du sol. Mais, habitué à garder sa prestance, il chassa vite le sourire qui s'était accroché à ses lèvres, reprit contenance et la regarda en hochant la tête de haut en bas.
« Bien, c'est très bien, c'est comme ça que tu devras t'adresser à eux. Mais, attention, tu ne pourras relever la tête que lorsqu'ils te le permettront. Autrement tu restes incliner. »
Elle allait rencontrer ses parents. Jamais il n'avait présenté personne à ses parents, c'était toujours le contraire. Eux qui lui présentaient Mr Goyle et son fils, même chose pour Crabbe, Parkinson... Il regarda Erylis et se rendit compte de ce qu'il éprouvait à son égard. Enfin, il avait du mal à mettre un nom sur ce sentiment, mais il constata tout de même à quel point il se sentait léger avec elle, et à quel point son regard profond lui faisait oublier tout le reste. Ce sentiment qui le faisait vibrer s'extériorisa d'un coup. Il l'embrassait goulûment en pressant sa tête contre la sienne. Quand il la lâcha et qu'il se recula, il s'aperçut qu'il l'avait quelque peu décoiffée et lui même replaça ses cheveux ébouriffés.
« Euhm..., merci. »
Merci d'être avec moi, qu'il voulait dire. Il eut un sourire embarassé pour ce qu'il venait de faire, mais en même temps persistait cette euphorie.
« Tu leur en as déjà parlé à tes parents ? »
Il ouvrit la bouche, puis la referma, un peu honteux. Il hésitait à lui dire la vérité, mais la lui devait.
« En fait,... non. L'idée de faire les présentations a toujours été exclue... Comme s'ils pouvaient deviner au premier coup d'oeil que tu étais... Et je ne parle presque pas à mon père... Son travail au ministère le prend beaucoup. C'est qu'il est quelqu'un de très imoprtant. Et il a d'autre choses à s'occuper, beaucoup plus importante que... »
Beaucoup plus importante que moi. C'était ce qu'il pensait, mais le dire, l'avouer franchement, apportait une autre dimension, pénible, à la chose et il préféra s'interrompre.
« Mais j'ai parlé de toi à ma mère ! D'après moi, elle serait ravie de te rencontrer. »
Oui, Narcissa Malefoy était une mère très aimante. Drago était ce qu'il y avait de plus cher à ses yeux et rien d'autre ne semblait lui importer, que son bonheur. Elle était en quelque sorte tout ce que Lucius n'était pas pour lui. Bien sûr, elle restait toujours dans les convenances et exigeait le respect, mais tout de même, elle était aimante. Et Drago était convaincu qu'elle adorerait rencontrer Erylis, qu'elle serait polie, courtoise et déférente. Pourquoi avait-il tant hésité à la lui présenter ? À cause de Lucius, bien sûr, qui chercherait sûrement à la tester, à la mettre mal à l'aise... Mais ils allaient être prêts. Le moment venu, lui et Erylis seraient complètement prêts et Lucius lui-même ne trouverait rien à redire.
Et soudainement, l’espace d’un instant, la vision d’Erylis illuminée par le soleil brillant de la fenêtre, sembla se figer dans le temps, comme une photographie qu’aurait prise le cerveau de Drago. Ce moment, maintenant immobile, imprégné en lui, il le garderait longtemps dans sa mémoire. Erylis, près de la fenêtre, lui souriant innocemment, consciente qu’elle venait d’accepter de passer au Niveau Supérieur avec lui, qu’ils étaient plus que deux adolescents frivoles en quête de rapprochements dérisoires. Erylis qui le regardait, et cette complicité du regard qu’ils partageaient. Leurs yeux connectés qui pétillaient de la même énergie, comme juste avant de " faire le grand saut "…
En y pensant ainsi, un bouffée de chaleur monta subitement dans sa poitrine. Sans s’en rendre compte, il passa impulsivement à la première image qu’il se rappelait avoir d’elle, une autre image imprégnée dans sa mémoire, porteuse d'autant de magie. Elle se tenait debout devant lui et le regardait d’un air interloqué, un sourcil levé, pour ce qu’il venait de lui crier bêtement. Ses cheveux dansaient faiblement sous la brise légère. Derrière elle, les arbres d’automnes. Mais elle surtout, et ses yeux qui déjà l’avaient capté. Qu’était-ce ? Qu’était cette première réplique qu’elle lui avait adressé ?
« Il me semble que… je n'ai pas de compte à te rendre. Mais si tu te sens vraiment concerné par mes actes, saches que je passais. Tout simplement. »
Oups, avait-il pensé tout haut ? C’est ce qu’il semblait, en effet...
« Et tu m’as demandé qui j’étais, enchaîna-t-il, mais pour elle cette fois, qui se tenait là, devant lui à cet instant. C’est ce que tu m’as dit. La première fois qu’on s’est rencontré. »
Il se tut un instant, curieusement nostalgique. Puis, le regard perdu, il eut un sourire ; probablement dut à un souvenir.
« Tu n’avais pas été très chaleureuse, fit-il d’un ton de reproche. »
Mais le reproche était plutôt atténué par son sourire espiègle. Sur ce, aussi promptement, il pencha la tête de côté, comme pour l’examiner sous un autre angle. Après l’avoir dévisagée ainsi à sa guise, mais avec un sérieux troublant, il reprit la parole en ces termes :
« Es-tu toujours la même ? »
Ma foi, ce matin il paraîssaitt difficile au jeune Malefoy de se prononcer clairement, d'abord avec son "Niveau Supérieur" et maintenant cette question imprécise... Cependant, cette fois-ci, il s’en rendit compte rapidement et s’expliqua avant qu’elle lui pose des questions.
« Que ce jour-là. Je veux dire, tu crois avoir changé ? Depuis qu’on s’est rencontré ? »
Peut-être resterait-elle perplexe face à cette question, lui-même ne savait pas tellement pourquoi il l'avait posé. Avec le recul, il se rendait compte que lui, se sentait complètement différent depuis qu'il la connaissait. Il avait évolué. Elle l'avait fait se questionner, elle faisait ressortir chez lui des traits qu'il n'aurait pas pensé avoir, des émotions qu'il n'aurait pas cru pouvoir ressentir... Mais lui, qu'avait-il fait pour elle ? Que lui avait-il apporté ? _________________
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|  | | Erylis Sayan Elève de Serpentard 5ème année


Age : 18 Inscrit le : 25 Mar 2006 Messages : 342
| Sujet: Re: Le niveau supérieur Mer 7 Nov - 22:02:30 | |
| Alors qu’Erylis insinuait qu’il aurait été plus à sa place à Griffondor que dans la maison des Verts et Argents, elle s’attendait à une quelconque réplique de sa part. Qui ne vint pas. Connaissant le garçon comme c’était son cas, elle se doutait qu’il avait dû faire un grand effort pour ne pas répondre à sa provocation gratuite et moqueuse. Erylis esquissa alors une petite moue déçue de son manque de réaction, mais ne s’y attarda pas puisque Drago entrainait déjà la conversation vers la cicatrice qui marquait sa joue. Elle esquiva un peu sa question, répondant légèrement, sans vouloir s’y attarder. S’il avait vu les bleus qui marquaient tout son corps…
Elle ne fut donc pas mécontente du changement de sujet de conversation qui dériva sur quelque chose de bien plus sérieux, intriguant, et surprenant. La rencontre des parents Malefoy. Quelle étrange idée, tout de même, de rencontrer de son plein grès un des rares hommes capables de la faire renvoyer de l’école en un temps record…. Pourtant, et malgré cette appréhension, la jeune fille avait véritablement hâte de rencontrer ces adultes qui avaient élevés Drago, et qui certainement, le connaissaient mieux que quiconque. Elle ignorait les véritables relations qui étreignaient le jeune homme et ses parents, l’atmosphère dans laquelle il avait grandit, la maison dans laquelle il avait vécu, et ce diner serait très certainement une excellente façon d’en savoir un peu plus sur ce garçon qu’elle aimait de plus en plus. Elle était profondément plongée dans ses réflexions lorsque le Blond lui reprocha sa peur, ce à quoi elle prétendit le contraire. La réponse fut rapide, et ce fut elle qui se vit attribuer le titre de Griffondor. Loin de s’en offusquer, la jeune fille lui adressa un sourire rayonnant, avant de répliquer à son tour.
« Ne t’avais-je pas dit que j’entretenais avec Harry des relations pour le moins chaleureuses et agréables ?! »
Un sourire innocent se peignit ensuite sur son visage, pendant que ses yeux brillaient de rire. Parler de l’ennemi n°1 de Drago était, à son avis, un excellent moyen de gagner la partie. Surtout en ces termes. Et alors que la conversation commençait à dériver un peu sur un sujet différent que celui qui leur importait à tous deux, elle accepta sa proposition, sur le ton de la plaisanterie. Cette façon de parler dût surprendre le jeune homme qui eut un air surprit, presque sceptique, comme s’il pensait à une blague. Puis, voyant qu’Erylis se refusait à ajouter quoique ce soit, un sourire heureux se peignit sur son visage. Un sourire franc, naturel et magnifique que la jeune fille observa avec plaisir. Rien que pour ce sourire, elle ne regrettait pas d’avoir dit oui. Bien sur, le naturel Malefoy revint vite, et le jeune homme reprit un air bien plus sérieux pour lui donner quelques consignes indispensables. Erylis se retint de rire alors qu’il égrenait des ordres qu’elle serait bien incapable de tenir.
« Je ferais comme bon vous semble… » Répondit-elle, mais sa voix avec une teinte déjà bien trop amusée pour qu’on puisse la croire vraiment.
De ce diner, il pouvait résulter d’innombrables choses, bonnes ou mauvaises, qui joueraient très certainement sur leur relation. Cette pensée s’imposa en Erylis et la fit frémir, d’impatience et d’appréhension. La confiance totale qu’elle éprouvait cependant envers Drago lui permettait d’aborder cette nouvelle épreuve pour leur couple avec plus d’excitation que de peur. Cette peur qui se dissolvait si facilement alors qu’elle plongeait son regard dans les yeux argentés du Vert et Argent…
Erylis, absorbée par ses pensées qui traduisaient la force de ses sentiments, ne vit pas le jeune homme s’approcher d’elle, et ne releva la tête qu’à l’instant où sa bouche entrait en contact avec celle de Drago. S’en suivit un baiser plus fougueux, plus audacieux encore que les précédant, auquel elle répondit avec autant d’ardeur et de plaisir. Pendant ce temps, quelques secondes suspendues dans le temps pour le plus grand bonheur de la jeune fille, s’envolèrent appréhension, crainte, doute, pour ne laisser place qu’à une immense et profonde béatitude dont elle ne prit conscience qu’une fois leur baiser achevé. Les cheveux ébouriffés du jeune homme, fait suffisamment rare pour qu’il soit évoqué, furent rapidement remit à leurs place, pendant qu’Erylis dégageait son visage des mèches ébène échappées de son chignon pendant leur étreinte. Le jeune homme s’était reculé, et la regardait, avant de la remercier. La jeune fille lui adressa un fin sourire en coin, avant de répondre.
« Ne me remercie pas trop vite, on ne sait pas encore comment va se passer cette rencontre… »
Son sourire s’élargit doucement alors qu’elle ajoutait, d’un ton plus bas, quelques mots.
« Et puis c’est moi qui devrais te remercier, après ce baiser. »
Erylis avait dans l’idée que si c’était là sa façon d’apprécier son acceptation envers ses propositions, elle n’aurait plus le cœur à lui refuser quoique ce soit. Lui vint alors la question sur l’annonce de leur relation à ses parents. A son air presque honteux, à la façon dont il ouvrit la bouche sans laisser échapper un son, la jeune fille comprit avant que Drago ne parle que ses parents ne devaient pas vraiment être au courant. Le jeune homme lui confirma ainsi son impression, lui avouant ainsi qu’il ne parlait que rarement à son père, finissant sa tirade par une phrase non achevée mais dont elle n’eut aucun mal à comprendre la teneur. Une courte seconde, son visage marqua un air interrogateur, avant qu’Erylis s’oblige à reprendre un air neutre, s’interdisant de poser la moindre question. Drago ne semblait pas spécialement avoir envie de parler de ces relations, et la jeune fille ne comptait rien lui demander à ce sujet, trop consciente du sujet sensible que cela pourrait être.
Ce fut alors sur un ton différent que le Blond enchaina sur sa mère, auprès de qui il l’avait introduite. D’après lui, Narcissa accepterait volontiers de la rencontrer, et cet aveu la détendit imperceptiblement. Le diner s’annonçait déjà plus agréable, la rencontre plus facile… Restait Lucius, et Erylis commençait à comprendre que ce ne serait certainement pas la partie la plus facile. ** Il ne peut pas être si terrible, de toute façon…** Estima-t-elle. Un large sourire heureux éclaira alors le visage de la jeune fille. Dire qu’elle était prête à rencontrer les parents Malefoy serait un peu avancé, mais elle sentait grandir en elle une sorte d’excitation et d’assurance au fur et à mesure qu’elle contemplait le beau Blond.
Elle était la première étonnée de voir en elle cette assurance qu’elle était pourtant loin de ressentir en temps normal. Prête à relever tous les défis du monde, à vivre pleinement son âge d’adolescente… Le fait de ne plus être seule, d’avoir à ses cotés quelqu’un sur qui elle pouvait compter alors qu’il savait tout sur sa condition, lui donnait cette impression merveilleuse que, finalement, elle avait bel et bien sa place ici. Et ce, malgré son « petit problème de fourrure »…. Elle ne sortit de ces pensées, cette semi-transe si agréable, que lorsque la voix chaude du jeune homme résonna dans le couloir, à nouveau. Erylis ne comprit d’ailleurs pas directement ce qu’il disait, sa phrase n’ayant absolument aucun rapport antécédent immédiat. Il lui fallut peu de temps néanmoins pour situer cette réplique, la sienne, dite pour la première fois sur un ton nettement moins encourageant.
Drago enchaina ensuite, lui rappelant le déroulement de leur toute première conversation dont elle se souvenait parfaitement. Comment oublier ? Début de leur relation, qui commença plutôt mal puisque le Vert et Argent avait réussit à poser le doigt dès le début sur le point le plus sensible, sur la lycanthropie. Simple hasard, sans doute, auquel elle avait réagit de cette façon si vive qui lui était propre. Il y avait eu, heureusement, par la suite, le bal de noël…
« Moi, qui je suis ?! Drago Malefoy, mais tu as très certainement déjà dû entendre parler de moi… » Répliqua-t-elle, imitant sans trop de mal le ton orgueilleux que Drago savait employer.
Le jeune homme lui reprocha son manque de chaleur, et la jeune fille lui adressa un sourire ironique.
« Tu m’avais agressé en premier… Et puis un Malefoy n’a nul besoin de l’amabilité des autres. Simplement de leur respect et de leur reconnaissance. »Répondit-elle, moqueuse et charmante.
Le sourire mutin de la jeune fille laissait plus qu’entrevoir l’amusement de ses propos. Elle fut donc surprise de voir Drago prendre un air si sérieux, non sans l’avoir observé un moment, pour lui poser une question vague. La jeune fille haussa un sourcil, étonnée, sans comprendre exactement ce qu’il voulait dire. Etait-elle toujours la même ? Etrange question… Quel rapport avec ce qu’ils avaient dit plus tôt ? Ou bien était-ce une question qui concernait la nuit de pleine lune ? Son regard intrigué eut cependant une explication rapide alors que le Vert et Argent la lui détaillait.
Avait-elle changé depuis qu’ils s’étaient rencontrés ? A travers cette question, Erylis en comprenait d’autres plus subtiles, plus importantes. L’avait-il changé ? Avait-elle changé pour lui ? Son regard sombre se perdit un instant dans celui du Blond, comme pour y transmettre ses réponses. Au fond d’elle, elle connaissait depuis longtemps ce qui s’était transformé grâce à leur relation, grâce à Drago. Mais si le savoir était une chose, l’avouer, l’expliquer en était une autre, bien plus ardue. La jeune fille joua un instant avec une mèche ébène qui cachait un peu de son visage et de son expression pensive. Elle cherchait en elle les mots qui transmettraient sans mentir les sentiments, émotions qu’elle avait pût connaitre et apprivoiser avec lui, gâce à lui, sans en trouver un seul qui ne lui paraissait pas trop fade ou trop insignifiant.
« Tu m’as offert mon humanité. » Laissa-t-elle échapper, le regrettant immédiatement.
Pensée intime, profondément enfouie sous une couche épaisse de fierté, Erylis ne savait comment lui expliquer cette étrange idée. Elle essaya néanmoins, tant bien que mal, cherchant les mots qui pourraient faire comprendre à Drago ce qu’elle était presque incapable de s’expliquer.
« Je veux dire… Etre avec toi, le fait que tu m’acceptes tel que je suis, toi qui es… normal, c’est un peu comme si ils … »
…acceptaient tous ma différence. La jeune fille leva vers lui un regard d’excuse, incapable de finir sa phrase. Elle mordillait inconsciemment sa lèvre inférieure, souhaitant à tout prix lui expliquer, sans savoir comment faire. Lui faire comprendre cette assurance, son bonheur, ce plaisir d’être avec lui, cette sensation de liberté. Incapable pourtant de le lui dire. Ces images, ces pensées qui s’organisaient pourtant si bien dans sa tête se dispersaient lorsqu’il fallait les prononcer, fragiles et éphémère. Elle se detestait pour cette faiblesse, pour ne pouvoir lui offrir ces mots, cette réponse à lui qui lui avait tant donné. La Verte et Argent releva la tête, glissant son regard dans celui argenté du garçon, comme pour y chercher un apaisement immérité et indispensable.
« Je ne sais pas comment … » Commença-t-elle, sans finir.
Elle lui adressa alors un regard implorant d’aide, avant de se reprendre. Comment pourrait-il comprendre ce qu’elle essayait de lui avouer à demi-mot, alors qu’elle-même était incapable de l’expliquer ? _________________
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|  | | Drago Malefoy Elève de Serpentard 6ème année


Age : 17 Inscrit le : 01 Juin 2007 Messages : 162 Localisation : En haut de vous.
| Sujet: Re: Le niveau supérieur Ven 9 Nov - 16:50:45 | |
| « Potter !? Qu'est-ce que... »
Sa réaction avait été instantanée. Il fallait lui accorder, à sa petite amie, qu'elle avait l'art de trouver ses points sensibles à Drago (ce qui en soit n'est pas trop mal pour une petite amie... ). Il semblait que le simple fait de mentionner le nom du Survivant l'ait déconnecté de la réalité, l'empêchant de réfléchir rationnellement. La fin de la phrase de la coquine s'était embrouillée à cause du choc provoqué par l'élocution du nom, mais, à retardement, elle se fraya une place dans la tête du serpentard et vint achever la raclée qu'elle était entrain de lui mettre. Des relations pour le moins chaleureuses et agréables ? Des relations pour le moins chaleureuses et agréables !? Essayant de chasser les horribles images qui s'insinuaient d'elles-mêmes devant ses yeux, Drago, abasourdi et soudainement dépité, avait perdu la voix avant d'achever sa phrase.
Exagérément secoué et désorienté, il mit un temps avant d’apercevoir l'éclat de rire dans les yeux d'Erylis. Fière de la réaction qu'avait suscité sa réplique, la jeune fille affichait un air tout à fait innocent, dissimulant de peine et de misère le rire qui bordait ses lèvres fines. Cela n'était donc qu'un quolibet ? Bien sûr que c'en était un... Comment avait-il pu croire à ses paroles ? Cependant, bien qu'il fut à présent conscient que ce n'était qu'une pique pour l'agacer, la plaisanterie lui laissait un goût amer. L'entendre, Elle, parler de Lui ainsi, même s'il consentait parfaitement que la chose relevait de l'impossible, lui tiraillait l'estomac et intensifiait inexplicablement sa haine envers le Rouge et Or. Peut-être était-ce que ses sentiments à l'égard des deux s'équivalaient en force de violence, mais, complètement aux antipodes de son cœur, les imaginer ensemble le disloquait.
Encore sous le choc donc, il parvint difficilement à sourire et fronça les sourcils la seconde d'après, incapable de soutenir plus longtemps cette joie feinte. Puis, il soupira, expirant sa tension, et sa mine sombre se dissipa curieusement sous un sourire sardonique.
« Peut-être, mais lui, il va t'être difficile de rencontrer ses parents... laissa-t-il échapper en un souffle, narquois et acerbe. »
Requinqué, Drago avait l'agréable impression que, même s'Il n'était pas là, la haine qui émanait de sa réplique caustique avait atteint, où qu'il soit, Harry Potter l'orphelin. Ses yeux gris jetèrent un bref regard à ceux de sa compagne pour voir l'effet qu'avait produit ses mots. Il avait été plutôt cru dans ses propos, mais ne regrettait en rien ce qu'il avait dit. Il l'avait dit avec plaisir - apparenté au sadisme et ne démordait pas de sa haine viscérale. Quiconque ayant déjà entendu parlé de lui, la majorité des élèves de l'école donc, connaissait son aversion envers le brun, toutefois, il n'avait jamais abordé le sujet avec Elle. Ainsi, il n'ajouta rien, guettant une réaction ; offusquée ou amusée. Cependant, quoi qu'il en serait, il ne retirerait pas ses dires.
Finalement, revenant au cœur de leur conversation initiale, Erylis lui sourit, les yeux pétillants de malice, et accepta sa proposition avec des airs pîtrement révérencieux. Le serpentard fut d'abord surpris par l'audace de la jeune fille et mit un temps à comprendre ce que signifiait cette mascarade, mais, malgré tout, un éclair de bonheur illumina son visage lorsqu'il assimila l'information. Ayant toujours été réticent à laisser voir ses états d'âme, il recouvra rapidement, instinctivement, contrôle de ses traits et parvint même à formuler un compliment ironique quant à l'attitude bouffonne qu'elle avait adopté. Ce serait l'attitude à adopter à l'égard de ses parents... Au sourire qu'elle lui décocha, il comprit avant qu'elle ne parle quelle serait sa réponse.
« Je ferai comme bon vous semble, répondit-elle avec une aisance innée dans la déférence, en même temps que dans le sarcasme. »
Bien sûr, elle se moquait de lui, encore et toujours ! mais il ne s'attendait à rien de moins. Surtout après ce qu'il lui avait demandé. Étrangement, il sentait qu'elle se débrouillerait à merveille ; elle savait si bien s'adapter. Dans un élan d'euphorie, il sauta au cou de sa demoiselle pour lui démontrer, dans sa plus simple expression, l'ampleur de ce qu'il ressentait. Il s'était précipité sans retenu, libérant une foule d'émotions d'un coup et s'abandonnant à l'exaltation qui l'avait submergé, avec d'autant plus de plaisir qu'il sentait qu'elle aussi se laissait emporter. Lorsque les deux jeunes gens se retrouvent face à face à nouveau, et à une distance qui conviendrait aux parents Malefoy, Drago, essoufflé, rassasié ( ), comblé, ne put que murmurer un remerciement, pour toute la joie qu'elle lui apportait, pour toute la joie que promettait leur avenir. Erylis lui adressa en réponse un sourire, le priant de ne pas la remercier trop vite : restait la rencontre...
« Je suis sûr que... tu te débrouilleras à merveille, souffla-t-il. »
La légère hésitation dans sa voix n'était aucunement due à un doute. Seulement, l'altier jeune homme qu'avait toujours été Drago Malefoy s'était rarement évertué à complimenter qui que ce soit et, de même que lorsque venait le temps de mettre ses sentiments sur le tapis, son inexpérience se manifestait souvent par une maladresse bancale. De toute façon, il n'avait que soufflé ces mots, incertain quant au fait qu'Erylis les aient entendu ou non ; elle avait parlé en même temps. Sa petite amie, le visage réjoui, lui avait retourné son remerciement, mais référant au baiser passionné qu'ils venaient de partager. Le Vert et Argent détourna la tête, comme si le geste pouvait empêcher ses pommettes de roussir.
Puis vint la question qui teinta définitivement ses joues, mais d'un "rouge honte", plus que d'un "rouge embarras" . Il dut lui expliquer en quoi le souper n'était encore qu'un projet brumeux à échéance indéterminée, les deux principaux piliers de l'événement n'étant toujours pas averti, et pourquoi son père ne savait rien de leur relation. Il aperçut l'interrogation dans le regard d'Erylis, mais ne précisa pas et lui fut silencieusement reconnaissant de ne pas insister. Un jour, peut-être, en parlerait-il, mais qu'y avait-il vraiment à dire ? Lucius et son fils avaient simplement toujours eu un relation singulière. Singulière signifiant ici froide, accablante, déprimante. Comme à son habitude, Drago put se raccrocher à sa mère, qui elle, "au moins", serait sûrement ravie à l'idée de rencontrer la jeune prétendante de son fils.
Une fois ces réalités étalées devant eux, on aurait dit qu'ils se retrouvaient à une table où toute les cartes étaient distribuées, où il ne restait plus qu'à entamer la partie. Chacun, de son côté, vivait son appréhension de l'épreuve à venir, et chacun pouvait percevoir dans le regard de l'autre le reflet de sa propre anxiété, mais aussi, le reflet d'un lien puissant qui les rattachait, la promesse d'un dévouement mutuel passionné. Ce chaleureux réconfort, comme un baume aux blessures de l'esprit, apaisa subitement les craintes qui avait assailli le garçon quant à la rencontre prochaine avec ses parents et tout ressentiment - à l'égard de son père, de Potter... - s'évapora, pour ne laisser que cette tendre chaleur dans sa poitrine.
En repensant à cette complicité que jamais il n'avait pu trouver avec quiconque d'autre, l’esprit de Drago alla vagabonder dans ses mémoires, s’attardant sur ces moments heureux où les deux adolescents avaient appris à se connaître. Dans un laisser aller que jamais il ne se serait permis dans leur début, le jeune homme avait plongé si profondément dans ses souvenirs, délaissant le moment présent, qu’il laissa malencontreusement échappé de sa nostalgie une lointaine réplique. Sans doute sa compagne fut-elle déstabiliser par le non-sens apparent de ses propos, mais le blond précisa rapidement ce qu’il avait en tête. Il s’avéra apparemment qu’elle avait déjà saisi. Avec cette complicité du regard qui l'ébranlait tant, Erylis sortit à son tour du passé la réplique que le garçon lui avait alors adressée, d’un ton qu’il fut surpris de constater aussi bien décalqué.
« Mmm... Non, ce n’est pas très convaincant, décréta-t-il indûment. Je ne parle pas du tout comme ça, moi fit-il en parlant tout à fait comme ça... Je suis Malefoy, Drago Malefoy. Je suis unique, tu ne peux pas m’égaler et tu ne m’arrives pas à la cheville. »
Si quelqu’un avait écouté les deux dernières répliques, il aurait pu croire que deux Drago Malefoy tenaient une conversation dans le corridor. Bien entendu, une des deux voix était beaucoup plus virile que l’autre… Continuant sur sa lancée nostalgique/sarcastique, le Beau Blond (c’est elle qui le dit! ) reprocha son accueil tout sauf chaleureux à la jeune fille, omettant évidemment qu’il avait alors lui-même déclenché les hostilités. Pas si dupe, la demoiselle Sayan souligna son omission volontaire, et ajouta dans la mêlée que, de toute façon, Drago ne nécessitait pas la sympathie d’autrui, il exigeait seulement leur respect et leur reconnaissance…
« Là-dessus, tu as tout à fait raison, lui accorda-t-il humblement. Et tu as oublié de leur obéissance ! »
Les railleries dérisoires, c’était un jeu qui se jouait à deux ; et justement les deux tourtereaux savaient y jouer avec brio. Et, évidemment, Drago avait toujours le dessus…
« Et, je te ferai remarquer, tu ne m’as accordé aucun des trois. Quelle jeune fille irrévérencieuse tu étais… Ta première impression a été plutôt ratée. »
C’était absolument tout le contraire, évidemment. Sa rencontre avec Erylis Sayan avait alors laissé le jeune Malefoy plus ébranlé qu’il ne l’avait jamais été. Le timbre de sa voix, son air détaché de tout soucis, sa beauté chaste et désinvolte, son regard si troublant… La jeune fille lui avait laissé une très forte première impression et, bien qu'il ait narquoisement prétendu le contraire, le ton espiègle qu'il avait employé traduisait sa véritable pensée.
C'est alors que le nostalgique jeune homme se tut un moment pour observer la fille qui se tenait devant lui. Elle attendait, intriguée, qu'il reprenne la parole, et lorsqu'il le fit, ce qu'il dit n'éclaira certainement pas son interlocutrice. Lorsqu'il lui demandait si elle était toujours la même, il ne faisait pas allusion à son irrévérence, bien sûr, Drago se questionnait à savoir ce qu'il avait apporté à sa compagne depuis leur rencontre. En effet, le serpentard s'intéressait au bien de quelqu'un d'autre que sa propre personne, et alors ? Tout le monde change ! Lui-même ne savait pas trop comment traiter la chose et c'est pourquoi sa question avait été si imprécise. Mais il rectifia, précisa ; la réponse lui importait réellement.
Elle comprenait, il le vit dans ses yeux. Pourtant la réponse tardait, elle cherchait des mots. Drago ne scilla pas, s'éternisant dans le noir des yeux d'Erylis où brillait une lueur insaisissable. Voulait-elle lui avouer qu'en réalité il n'était qu'une distraction évasive, qu'elle ne tirait rien d'autre de lui qu'un moyen de passer son temps ? Ou bien y avait-il vraiment quelque chose, de sincère et d'intime, que sa pudeur hésitait à révéler ? Le coeur du jeune homme s'était étrangement contracté à la pensée qu'il ne signifiait pas autant pour elle que Elle pour lui. Car malgré tout ce qu'ils avaient vécu et toute les preuves qu'ils avaient traversé, malgré cette "promesse silencieuse d'un dévouement mutuel passionné" qu'il avait cru lire dans ses yeux quelques minutes plus tôt, le doute persistait, soutenu par sa peur de la perdre.
Cette même peur qu'il avait ressenti lorsqu'ils s'étaient quittés au Lac, puis au Bal de Noël... Et qui, comme à l'instant (!), se révélait toujours infondée. Erylis venait de laisser échapper, apparemment malgré elle, un aveu troublant.
« Tu m’as offert mon humanité. »
Elle avait à peine remué les lèvres, et tout deux restèrent immobiles aussitôt les paroles envolées. C'était plus qu'il n'aurait pu l'espéré et l'ampleur de la chose avait cloué le blond sur place, ne sachant comment réagir. Quelque chose tournait dans sa poitrine et il ne savait pas si ce que c'était : bonheur ? effarement ? Les deux sans doute, mais on aurait dit qu'un lourd poids venait s'ajouter. D'origine inconnue. Drago fixait toujours les yeux d'Erylis, immobile. Après quelques secondes, il sembla que la parole lui revenait, qu'il devait répondre quelque chose, et quelque chose de fort. Quelque chose qui rendrait grâce à la confidence qu'elle lui avait faite. Mais que dire à une telle révélation ? Ne pouvant attendre plus longtemps, il ouvrit la bouche.
« ...Woua... »
Woua. Tout se qu'il avait pu émettre avait été cette faible exclamation, tout à fait sincère, mais qui sétait résumée à un murmure, atténué par cette boule dans sa gorge. Les mots étaient devenus trop lourds. Drago restait immobile, à la regarder, à attendre. Il ne savait que dire, une telle sincérité le dépassait. Heureusement, elle ne sembla pas lui tenir rigueur pour cette réponse et tenta de s'expliquer plus clairement. Mais il comprenait déjà - l'essentiel du moins. Lui non plus n'aurait sans doute pas été capable de trouver des mots pour traduire sa pensée et, à son tour, il ne lui tint pas rigueur pour être si confuse. L'explication lui ne importait plus, la sincérité évidente avec laquelle elle s'était dévoilé lui suffisait.
Il restait immobile et son coeur tourbillonnait. L'apaisement que lui procurait la confidence de sa petite amie se mêlait d'appréhension et son poids le paralysait. Erylis n'avait pas su achever sa phrase et se mordillait désespérément la lèvre inférieure, à la recherche de mots qui semblaient n'avoir jamais existés. Elle leva vers lui un regard implorant, désarmé, l'adjurant de comprendre. Encore une fois, elle ne termina pas sa phrase, essayant vainement de lui expliquer qu'elle ne savait comment dire, purger le poids qui l'accablait aussi. Drago n'avait toujours pas bougé et l'observait toujours. Tranquillement, il ouvrit la bouche et parla d'une voix rauque, le visage stoïque.
« Alors, ne dis rien, idiote, et embrasse-moi. »
Aussi simple. Lui-même prit quelques secondes à assimiler ce qu'il venait de dire. Puis, son regard gris pétilla et un sourire de ravissement amsué fendit tranquillement son visage.
« Tu sais, tu parles toujours trop Ery'. Prend une pause parfois, et détends-toi. »
Pourquoi les mots quand il pouvait la comprendre en un regard ? Pourquoi les mots quand il pouvait s'aimer en s'embrassant ? _________________
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|  | | Erylis Sayan Elève de Serpentard 5ème année


Age : 18 Inscrit le : 25 Mar 2006 Messages : 342
| Sujet: Re: Le niveau supérieur Sam 10 Nov - 17:32:55 | |
| Gagné ! Echec et mat, au moins. Le regard de Drago, à l’énonciation de son pire ennemi, de son rival eternel, prouvait l’efficacité de sa réplique. Apparemment secoué par cette fausse révélation, la jeune fille retenait mal le rire et le sourire de victoire qui menaçait à chaque instant de faire disparaitre l’air innocent qu’elle s’était composé, non sans mal. Ses insinuations sur ses liaisons avec le Griffondor semblaient avoir choqué le Vert et Argent au-delà de ses espérances, lui assurant une victoire sans conteste. Erylis n’imaginait que trop bien quelles images pouvaient imaginer le jeune homme à cette évocation aussi fausses qu’indésirables, et esquissa un fin sourire malicieux. Elle venait de découvrir l’arme ultime pour avoir le dernier mot dans leurs joutes verbales…
La jalousie et la surprise qu’elle avait lu sur les traits du garçon alors qu’elle évoquait ces soi disant relations lui fit aussi plaisir, non pas pour la joie de la victoire ! , mais parce que cette réaction prouvait qu’il tenait à elle. [ Ou, ce qui n'était pas à exclure, détestait profondément Potter au point de lui vouloir une vie privée de tout appel sentimental.] C’etait donc avec un large sourire qu’elle s’approcha pour déposer sur la joue pâle du garçon un léger baiser. Elle ne put cependant s’empêcher d’en rajouter quelques mots, d’une voix où perçait tout de même un peu de son amusement.
« Ne t’inquiètes pas, tu restes mon préféré… »
Drago répliqua ensuite, proférant d’un ton sardonique qui tranchait avec l’atmosphère joueuse précédant. Il lui rappela le fait qu’elle ne pourrait jamais rencontrer ses parents, décédés comme tout le monde le savait bien, le jour où le mage Noir avait disparut, pour, on le pensa |
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