AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerConnexion
 

De l'autre côté du miroir (PV Adane et bons rpistes d'action

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : Précédente  1, 2
AuteurMessage
Drago Malefoy
Elève de Serpentard 6ème année
Elève de Serpentard 6ème année



Age : 18
Inscrit le : 30 Jan 2006
Messages : 858
Localisation : Où on ne s'y attend pas

MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Adane et bons rpistes d'action   Ven 6 Oct - 17:10:59

[hj: Encore une fois, désolé du retard.]

Le jeune Préfet était toujours en bas, dans une salle immense entourée de miroir dont il avait pris plaisir à détruire d'un bon sortilège, pour se défouler et/ou pour éviter de se retrouver au moindre mouvement en face de son double d'un miroir. Pas qu'il n'aime pas se regarder dans un miroir, non, là-dessus il tenait de sa mère, Narcissa, mais après déjà une presqu'heure à tourner en rond sans visible porte de sortie, le jeune héritier avait marre de se voir ainsi paumé et n'ayant, du moins pour le moment, aucune notion lui permettant de quitter cet endroit. Toujours dos à un miroir, assis et méditant sur sa situation quelque peu désespéré, Drago tentait et tentait d'émettre hypothèse sur hypothèse mais, pour une fois, son sens logique ne pouvait pas l'aider. Dans cette pièce, il n'y avait rien de logique. Pourquoi? Parce que les Miroirs, à défaut de toujours renvoyer l'image de celui qui s'y regarde, se donnait un malin plaisir et privilège de changer la vision, changer le contexte, le décor, l'endroit et l'apparence. On pourrait se croire dans ce qu'appelle les Moldus une télévision.

C'était ce que Drago n'avait pas particulièrement aimé mais, puisqu'il désirait ne pas mourir dans ce havre de narcissisme, avait remarqué. Il passa devant un endroit, un endroit où pullulaient les cadavres, comme s'il se retrouvait dans une fosse sceptique, il avait passé d'un bois enchanté en tant que mendiant jusqu'à une forteresse où se déroulait une Guerre durant milles années, ce qu'il lui avait paru, car plus le jeune homme se plongeait dans l'histoire de ses reflets, moins il avait envie de se battre contre sa situation, devenant plus lasse à chaque fois. Cependant, dans son cas, il ne s'en rendait pas compte, mais pas compte du tout. On pourrait croire que le Préfet est imbécile, mais même pour un jeune homme issu d'une puissante famille de Sang Pur, cette magie était étrange, phénoménale, intriguante car cela n'avait aucun sens, ce n'était pas des sortilèges répertoriés. D'ailleurs, si on le lui aurait demandé, il aurait plutôt parler de maléfice, et peut-être avec raison.

Il se trouvait là, maintenant, face à un miroir lui renvoyant l'image d'un somptueux Manoir, où se déroulait un banquet gigantesque où on pouvait affirmer trouver n'importe quoi, en passant d'un faisan jusqu'au plus petit légume étranger. Le banquet, où les gens agglutinaient, des gens habillés somptueusement, dans de grandes robes à corsets et des complets trois pièces. La salle était grandiose, des milliers d'étincelles brillaient dans les hauteurs de la pièce, étincelant tel un Lumos l'endroit tout entier. Les dames dansaient, les hommes courtisaient, quelques-uns disparaissaient loin de tout regard et des couples se hâtaient sur la piste de danse, définie par un plancher couleur d'émeraude. Plus loin, les gens bavardaient. On aurait pu dire que c'était les aînés qui s'y trouvaient et probablement l'hôte de cette réception de bon goût. Le cerveau de Drago se mit à fonctionner, que faisait-il là, il s'y trouvait ou était l'équivalent d'un esprit ou d'un simple spectateur de ce Bal...

La réponse vint à lui quand une jeune femme, belle comme le jour, lui apparut et s'approchait de lui. Elle possèdait de longs cheveux d'ébène, parsemé d'une poudre d'étoile qui faisait paraitre sa chevelure irréelle. De grands yeux noirs, un noir jais, corbeau. Un nez petit, des lèvres rouges et sa peau d'un teint mat, tout contrastait Drago qui, pour la première fois, s'aperçu faire parti de cette «fiction». La jeune femme était vêtu d'une robe blanche, ses épaules et osn dos était découvert et de grands gants blancs cachait ses mains jusqu'au haut de son coude. De fines chaussures d'un cristal pur, laissant à la vue de tous ses pieds, mettaient en valeur ses jambes. Pour conclure, elle possédait un collier en argent où un pendentif serpentait sur sa cage thoracique qui brillait, lui aussi, sur cette personne envoûtante.


Voulez-vous m'accorder une danse, gent demoiseau?

C'était la personne qui venait de s'adresser à elle, de sa voix claire, pure, cristalline, une voix qui lui parut être magnifique. Celle-ci n'attendit pas sa réponse et le tira, oui, le tira, parmi la foule qu'il bouscula, n'étant plus sûr s'il se trouvait toujours dans la pièce au Miroir, si tout n'était qu'un rêve ou s'il s'était cogné quelque part. De toute manière, la jeune femme reprit rapidement l'attention du Rusé. Vêtu de manière aussi luxueuse que sa compagne, il avait un complet noir, bordé d'un fil d'argent et les boutons de la même matière, son veston noir et ses pantalons noirs également, contrastait avec son teint ivoire et particulièrement avec celui de sa compagne. Leur apparence était complémentaire. Lui le blond, elle la noire. Lui le blanc, elle le noir. D'ailleurs, il eut l'impression de recevoir des regards mais non des regards apaisants, bienveillants, mais plutôt une menace qui planait sur sa tête mais bien sûr, sous l'effet de son inconnue, Drago n'y prêtait que très peu de temps attention.

Vous ne parlez pas, cher, il me tarde d'entendre votre voix, me laisseriez-vous patienter durant de fôl heures pour préserver le mystère qui plane sur vous car jamais, non jamais très cher, je ne vous ai vu dans une réception de dame Gwendoline. Êtes-vous étranger, de passage?

Il observa ses fines lèvres s'agiter au gré des mots qui traversait cette muraille aux apparences fragiles. D'ailleurs, il n'avait pas l'impression de pouvoir ouvrir la bouche, ni même effectuer d'autres mouvements que le mouvement et la cadence régulière de la danse qu'il partageait. D'ailleurs, la proximité entre cette femme, était troublante. Comment avait-il atterri ici, car tout paraissait réel. Les fumets du buffet, la chaleur de la peau sous ce tissu là où Drago avait posé la main, au niveau de sa hanche, les frôlements entre les autres occupants de la piste de danse, les regards troublants dont il était cribblé dans son dos. Pourtant, cette fois encore, la jeune femme ne le laissa pas se perdre dans les hypothèses et le ramena à elle, rapidement, comme si elle connaissait le Serpentard à la perfection.

J'ose croire que c'est parce que vous ne comprenez pas ce que je vous dit, mon bon monsieur, que vous ne dites rien. Ou encore, un casanova qui sait comment devenir l'objet de tourment d'une femme quelconque. Cependant, damoiseau, je ne suis ni une proie, ni une quelconque femme. Daphnée de mon nom, et le vôtre, si vous daignez ouvrir cette bouche qui renferme ces secrets.

Daphnée, il pouvait mettre un nom sur cette femme mystérieuse. Cette fois, l'annonce de son identité lui permit de se délasser la langue et il pu, cette fois, rendre paroles à celle de sa compagne, laissant les mots tel un torrent battre contre ses lèvres et s'élever haut, du moins pour que Daphnée puisse lui identifier ces paroles.

Je pourrais me dire étranger mais je me crois simplement perdu, perdu dans un endroit où je n'ai souvenir d'être arrivé. Seulement, le fait est que cela est un fait et ce dont je ne regrette pas, gente dame, est d'avoir fait votre rencontre. Cependant, je n'ai de nom que lorsque celui-ci s'y prête car, quand je vous dis être perdu, c'est que j'ignore même qui je suis.

Pourquoi ces paroles, il se savait très bien être Drago Lucius Malefoy, fils de Lucius et de Narcissa Malefoy, petit-fils d'Abraxas Malefoy. Que se passait-il? En y reprennant conscience, il s'aperçu n'avoir aucunement penser à ses paroles, comme si cela avait été une réplique d'une quelconque pièce de théâtre, un dialogue prémédité où tout ce qui est dit a été dûment analysé par un scénéaste. Sans crier gare, Daphnée s'approcha dangereusement de lui, beaucoup trop pour ce qu'il pouvait remarquer chez même les couples, ceux-ci s'éloignant du regard des aînés mais elle, Daphnée, semblait au-dessus de cette coutume, au-dessus de l'opinion des autres, au-dessus des convenances. Drago la sentait contre lui, sa peau chaude contre lui, à travers les vêtements et, au creux de son oreille, trois mots qui, quelques instants plus tard, eurent l'effet d'une bombe.

Drago, aidez-moi..

Drago ouvrit les yeux, péniblement, les jambes encore endolories par une chute qu'il ne se rappelait pas s'être prêté. Lorsque les prunelles grises du jeune homme s'ouvrirent sur la réalité, il se trouvait de nouveau dans la pièce aux centaines de Miroir avec un prénom en bouche, Daphnée. Pourquoi? Ses souvenirs étaient vagues mais un instinct, désormais, lui donna ordre de se méfier des miroirs qui l'entouraient. Le Préfet se leva debout, avec une difficulté qui s'allégea car debout, les courbatures disparaissaient. Un bruit sourd le tira une bonne fois pour toute de sa transe, un boum sonore sur le sol, un objet d'une lourdeur particulière devait venir de s'abattre sur l'étage du dessus et, c'était sûr, répercuterait bruyamment sur les parois des murs en miroir, un bruit que Drago préféra éviter à ses oreilles en posant ses paumes, bouchant en partie le crissement des miroirs contre les parois de sable, de pierre, et le fracassement d'autres Miroirs sur le sol.

Par précaution, Drago illumina la pièce d'un Lumos en évitant soigneusement d'observer, dans un regard, les Miroirs l'entourant. Il remarqua cependant, malgré tout, que des miroirs qu'il avait détruit auparavant avait reprit vie, comme si quelqu'un les avait réparé. L'aguet de sens du Préfet s'aiguisèrent et montèrent d'un cran. À quelques mètres de lui, il fut surpris de voir un espèce de matelas difforme, chambranlant comme du Jell-O et une silhouette y tombé. La silhouette sembla d'abord analysé ce qui s'était passé et où elle se trouvait. Finalement, après des secondes, elle se rendit compte d'une autre présence et il reconnut également le profil là-bas, loin de lui mais se rapprochant en très grande vitesse, elle sauta dans ses bras et le serra avec force, accompagné d'un soupir sonore. Sans qu'il pu s'empêcher, un sourire amusé apparut sur ses lèvres et un petit monologue qui, étrangement, le rassura car il n'était plus seul, seul avec ses miroirs, brisa le silence et la proximité étrange entre les deux Préfets.


Je suis content de te voir également, Joana.

Soudain, un vent se leva, plus haut, dans les hauteurs abyssales de cette pièce aux milles et une surprise. Il regarda et, hébété, rabaissa ses yeux au niveau de ceux de Joana. Un «Ange» avec une crinière de feu, ressemblant de manière épatante à Adanedhel, la Batteuse-Capitaine des Serdaigles. Est-ce que ses agissements qui la désignait comme Suicidaire-en-Chef lui avait été fatal, surement pas, car dès qu'elle posa le pied sur le sol, elle s'adressa à eux dans une voix tout sauf venu d'outre-tombe et auquel Drago, pour une fois, ne répondit pas...
_________________
Revenir en haut Aller en bas
Joana O'Donnell
Elève de Serpentard 7ème année
Elève de Serpentard 7ème année



Age : 21
Inscrit le : 26 Mar 2006
Messages : 704
Localisation : quelque part, ici, ailleurs...

MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Adane et bons rpistes d'action   Mar 31 Oct - 15:24:54

[hrp: à la rescousse pour ne pas laisser mourir ce topic^^]

Inconsciemment, la jeune fille serra son camarade presque à l’en étouffer. Elle n’en pouvait plus de toutes ces histoires. Elle avait vraiment le chic pour s’embarquer dans des histoires plus folles les unes que les autres. Mais là, elle avait quand même tiré le gros lot. Un labyrinthe sous Poudlard. Il faudrait qu’elle en discute avec Dumbledore en sortant de là, où avec ces **** d’architectes de l’école qui n’avaient rien trouvé de mieux à faire que des petits trous et des ouvertures partout, et surtout là où il fallait pas.
Une voix ramena la jeune irlandaise à la réalité. Ce fût alors que la jeune fille réalisa tout le ridicule de la scène. Elle était dans les confins de Poudlard, dans les bras du pauvre Drago qui ne devait pas plus comprendre qu’elle ce qu’il faisait là.

Également content de la voir ? La jeune fille ne pouvait pas savoir par quoi était passé son camarade pour en arriver là, mais elle ne pouvait que supposer qu’à lui aussi il était arrivé de drôles de choses. Pourvu que lui n’ait pas eu à faire à d’autres élèves. Auquel cas, c’était vraiment surpeuplé ce coin. La jeune fille plongea son regard dans celui de Drago, comme si elle espérait pouvoir y trouver une réponse à sa question muette. Il avait l’air troublé, même s’il avait réussi à cacher tout ça derrière un sourire amusé. Peut-être tout simplement la préfète se faisait-elle des idées. Toutes ces chutes et ses étonnantes rencontres l’avaient-elle un peu marquée.
Joana n’eût pas le temps d’approfondir le fil de sa réflexion qu’une chose ailée descendit du plafond. La jeune fille fit brusquement volte-face, tenant sa baguette fermement en main, prête à lancer un sort. Cependant, si on omettait les ailes, cette silhouette lui rappelait quelque chose, ou plutôt quelqu’un. Un corps élancé et une longue tignasse rousse: Iluvatar. Mais d’où donc avait-elle bien pu sortir ces ailes ? Joana n’avait jamais entendu parler d’un sort qui fasse pousser des ailes (auquel cas elle l’aurait utilisé pour se faire moins mal). Et -pour ce qu’elle en savait du moins- Iluvatar n’était pas un ange. Quoique, cela expliquerait son côté suicidaire vu que les anges sont immortels…
L’adolescente la contempla quelques longues minutes d’un air ébahi. Plusieurs questions se bousculaient dans sa tête, dont celle de savoir comment elle était arrivée là, et comment avait-elle fait pour rester en vie vu sa propension à attirer les dangers les plus grands. Ou encore si elle était là et entière, quelle affreuse créature pouvait bien être en train de la suivre ?
Les paroles de la Serdaigle la surprirent encore plus. Décidément, qu’est-ce que c’était que cette vague de bonheur généralisée ? C’était la première fois qu’autant de gens se disaient heureux de la voir et de la savoir en vie… surtout quand on savait la quantité de gens qui auraient préféré la voir disparaître -et oui, réputation de terreur de serpentard oblige-. Le plus étonnant était l’absence d’ironie apparente dans ces propos.
Toutefois, ne vous imaginez pas que notre Joana nationale va devenir gentille parce qu’on se soucie de son bien-être. La préfète ne répondit pas par une remarque grinçante, mais pour une toute autre raison. Son attention venait d’être attirée par quelque chose un peu plus loin. Il lui avait semblé voir quelqu’un. Du moins une ombre. C’était probablement sa propre ombre ou celle d’un de ses deux camarades, simplement projetée sur la grande quantité de miroirs qui tapissaient les murs de la pièce.
Malgré tout, elle avait un drôle de pressentiment. La jeune fille s’avança dans la pénombre, ses pas crissant sur les bris de verre et de miroirs. Elle avait vu quelqu’un, elle en était persuadé. La préfète s’éloignait de plus en plus de ses camarades pour s’approcher du fond de la pièce. Elle était comme hypnotisée par ce qu’elle voyait, et rien de ce qu’auraient pu dire les deux adolescents ne l’aurait arrêtée….
La jeune irlandaise était déjà ailleurs. Elle s’arrêta devant la glace qu’elle contempla longuement. Cela pouvait paraître hautement narcissique, mais ça ne l‘était pas. Pendant un moment, la jeune fille avait pensé être de nouveau devant le miroir du Risèd, dans lequel elle s’était vue plus âgée en compagnie des gens qu’elle aimait. Sauf que là, le reflet était seul. C’était une jeune femme, mais qui ne lui ressemblait pas vraiment, ni à son portrait actuel, ni à celui présenté par le reflet du miroir du Risèd, mais c’était quand même un reflet. En effet, lorsque la jeune fille se tournait d’un côté ou de l’autre, la silhouette du miroir faisait de même. La jeune femme du reflet était à peine plus âgée qu’elle et portait une somptueuse tenue de soirée. Contrairement à Iluvatar, elle ressemblait vraiment à un ange: toute de blanc vêtue, un visage aux traits fins qu’encadraient une longue chevelure de jais aux reflets étoilés. Joana baissa les yeux sur sa propre tenue. Non, décidément, ce reflet était loin de lui correspondre.
Brusquement, le reflet se pencha en avant vers Joana, semblant sortir du miroir, et l’attrapa par le col de son pull. Elle avait l’air aussi terrifiée que pouvait l’être la tornade irlandaise en cet instant précis, mais aussi extrêmement déterminée. Un souffle s’échappa de ses lèvres rouge sang.


« Aidez-moi »

Aussi soudainement qu’elle était apparue, elle disparût, et tout ce qu’il resta dans le miroir fût la réfraction d’une adolescente qui aurait mieux fait de rester dans son dortoir ce matin-là. Joana semblait paralysée devant le miroir. Tout s’était tellement vite. Elle ne savait même pas si tout ce qu’elle avait vu était vrai ou s’il elle l’avait rêvé. Une lueur dans son regard s’alluma pour disparaître petit à petit.
Sous le poids des émotions, et de toute la fatigue qu’elle avait accumulée, les jambes de Joana flanchèrent.

_________________


Serpy démoniaque cherche (sans)âme soeur pour histoire d'enfer
Revenir en haut Aller en bas
Bradley Hopes
Elève de Serdaigle 5ème année
Elève de Serdaigle 5ème année



Age : 19
Inscrit le : 05 Sep 2006
Messages : 90

MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Adane et bons rpistes d'action   Ven 10 Nov - 16:50:09

[HJ: A mon tour de m'excuser pour ce retard Sad ]

Sauter dans le gouffre qui s'était présenté à lui dans la salle du miroir avait été un choix particulièrement stupide. Et Bradley commençait à en être conscient. Bien sûr, quand il s'était aventuré en ce lieu, il était loin de s'imaginer que le danger y était présent. Après tout, l'école de sorcellerie était réputée pour être un endroit sûr où les élèves pouvaient aller et venir en toute sécurité. Mais c'était loin d'être le cas.
Dumbledore lui-même devait ignorer l'existence de ce labyrinthe souterrain. Un labyrinthe qui n'avait rien de rassurant, s'il on prenait en compte la présence d'un squelette humain. Depuis quand gisait-il sur ce sol froid? Plusieurs siècles, sans aucun doute, à juger par son état. Au début, le jeune Serdaigle ne s'était guère soucié de ce corps en décomposition. Il s'en était même amusé, quelques minutes plus tôt, tandis que les deux adolescentes étaient en total désaccord sur le chemin le plus sûr à emprunter.
Mais Bradley ne s'amusait plus du tout désormais. Il n'y avait pas vraiment matière à se divertir. Ce n'était certainement pas un hasard si un squelette jonchait le sol. Un homme s'était retrouvé ici par le passé. Un homme y était mort. L'amas d'os en était la preuve. Etait-ce la faim et la soif qui avaient eu raison de lui? Ou était-ce une créature magique?


**Il faut bouger d'ici, et vite...**

C'est alors qu'Adane décida de prendre les devants en se dirigeant vers le couloir de droite, comme l'avait fait quelques instants auparavant la jeune Serpentard. Bradley ne fit aucune remarque désobligeante quant à ce choix. Il n'était plus dans ce vieux cachot où enfreindre le règlement était un passe-temps comme les autres. Cette fois, le danger était bien réel, et le Serdaigle allait devoir se montrer plus attentif qu'à l'ordinaire.
Même si Bradley disposait de nombreuses connaissances théoriques dans le domaine de la sorcellerie, il avait moins d'expérience pratique que la Capitaine des Aigles. Il décida alors de la suivre de près, sa guitare en main, et sa baguette dans la poche. Ce n'était pas un choix très judicieux, mais un bon coup sur la tête est parfois plus efficace qu'un sortilège mineur.
Le couloir de droite était semblable aux autres. Une vive lumière émanait des nombreux miroirs qui ornaient les murs du long couloir. Bradley s'efforça de regarder droit devant lui sans prêter attention à son image qui se reflétait à l'infini de part et d'autre. Après plusieurs minutes de marche, Adane et lui arrivèrent à un croisement. Le jeune Serdaigle se rendit alors compte que son ami Nysinthos ne l'avait pas suivi. Il songea un bref moment à l'appeler, mais il se ravisa presque aussitôt. Il y avait déjà eu suffisamment de vacarme, et il était inutile d'en rajouter une couche supplémentaire.
L'adolescente n'était pourtant pas de cet avis. Quand Bradley reporta son attention sur elle, il était déjà trop tard. Un craquement sonore retentit, suivi par un effondrement d'une grande partie du plafond.


-ADANE !

Mais il était trop tard pour lui venir en aide. Bradley la vit disparaitre derrière d'énorme rochers qui continuaient à s'empiler les uns sur les autres dans un bruit assourdissant.
Le jeune sorcier tentant cependant de se frayer un chemin parmi les décombres, en vain. A moins de connaître un sortilège permettant de déplacer des montagnes, il était impossible de franchir l'obstacle. Le Serdaigle décida donc de revenir sur ses pas dans l'espoir de retrouver Nysinthos. Si son ami avait lui aussi disparu, il se retrouverait seul en ces lieux. Heureusement, il n'était pas claustrophobe, de même que la solitude ne lui était pas inconnue. Mais il n'était pas certain de trouver une issue à ce piège qu'il aurait pu éviter si son affection pour l'aventure n'avait pas pris le dessus.
Quand il revint dans la salle d'origine, il ne vit aucune trace de son ami. En fait, la seule présence était celle du squelette qu'il avait baptisé Barnabé. Se promettant de ne pas finir comme lui, il se redressa et s'engouffra d'un air déterminé dans le couloir de gauche, là où Adane était allée récupérée le hamster. A cette pensée, Bradley ressentit un pincement au coeur. Adane avait-elle survécu à l'éboulement? Et Joana, où était-elle en cet instant? S'en était-elle sortie?
Beaucoup de questions allaient et venaient dans l'esprit du Serdaigle. A cause de leurs différents stupides, tous avaient mis leur vie en danger. Et le danger sembla s'amplifier lorsque Bradley entendit un grondement sonore provenant du bout du couloir.
Le jeune sorcier n'eut pas le temps de réagir. Ce qui semblait être un fauve aux longs poils noirs fit brusquement son apparition. Il plongea alors sur Bradley, le plaqua violemment au sol puis lui planta ses crocs acérés dans la chair de son bras gauche.


-AAAAARGHHHH !

Une douleur lancinante se répandit alors dans tout le corps du Serdaigle qui se saisit de sa guitare avec son bras valide avant de l'abattre avec force sur la tête de la créature qui s'éloigna en titubant pour revenir ensuite à la charge.
D'un geste presque instinctif, il se saisit de sa baguette et lança d'une voix claire un "Ligature" en direction de son adversaire. Plusieurs chaînes apparurent alors par enchantement et se refermèrent autour du monstre pour l'immobliser enfin complètement.
C'était donc cette créature qui était à l'origine de la mort du hamster expédié par la Serpentard, de même que c'était elle qui avait poussé la Serdaigle à revenir sur ses pas à toute allure. Et enfin, c'était cette créature qui avait eu raison du bras gauche de Bradley qui saignait abondamment.
Toujours à l'aide de sa baguette magique, le jeune sorcier essaya un "Episkey", puis un "Revigor"... Sans succès. La blessure, à l'image de la créature, avait certainement des propriétés magiques. Bradley s'en voulut de ne pas avoir emmené ses potions avec lui. Il savait pourtant que le danger pouvait se présenter à tout moment, mais sa négligence n'avait d'égal que son âge encore trop avancé.
Un claquement métallique résonna alors dans le couloir, indiquant que l'une des chaînes venait de céder. Le fauve se débattait avec force, espérant trouver un échappatoire pour se venger, ce qu'il parvint à faire sans trop de difficultés.
Le Serdaigle recula alors contre le fond du couloir et ferma les yeux. Il n'y avait plus aucune issue possible. Tout était fini. Quand il vit le monstre approcher, il recula d'avantage. Son dos heurta doucement la paroi glaciale du miroir du fond, puis tout son corps bascula en arrière dans une lumière aveuglante.

Lorsque Bradley retrouva ses esprits, il se trouvait dans une vaste pièce, encerclé par des centaines de miroirs. Mais cette fois, aucune image n'était reflétée. En temps normal, un tel mystère aurait éveillé la curiosité du jeune Serdaigle, mais le fait que les miroirs restaient vierges de toute représentation était alors le cadet de ses soucis. Ce qui l'inquiétait davantage, en revanche, c'était que son bras lui faisait atrocement mal. Il avait déjà perdu beaucoup de sang. Et à en juger par l'extrême paleur de son visage, il n'allait plus tarder à perdre conscience. Il devait trouver un moyen de rejoindre l'infirmerie. Il ne pouvait pas rester ici sans rien faire. S'il ne trouvait pas de sortie, il finirait comme ce squelette. Plus de Quidditch, plus de moments de rigolades autour d'un bon feu dans la cheminée, plus de séjours dans les cachots de Rogue...

Un faible murmure s'éleva alors tout autour de Bradley. Le Serdaigle entrouvrit ses yeux sombres et remarqua la présence de plusieurs personnes à ses côtés, toutes vêtues de longues robes de velours noires. Qui étaient ces personnes? Allaient-elles le sortir de là et lui venir en aide? Et pourquoi tous ces murmures?
Il essaya d'attirer leur attention, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Le jeune sorcier pensa alors que tous ces gens ne pouvaient pas le voir, mais il dut chasser cette pensée de son esprit lorsqu'un jeune homme âgé d'une vingtaine d'années vint se placer face à lui pour le regarder fixement.
Bradley pensa premièrement qu'il s'agissait de son père plus jeune, mais ce ne pouvait être le cas. Les traits de l'inconnu étaient plus fins, ses yeux plus foncés, à l'image du jeune Serdaigle.
Toujours sans le quitter des yeux, l'homme prit la parole d'une voix légère.


-Aide-moi...

L'aider? En quoi cet homme avait-il besoin d'aide? Et pourquoi s'adressait-il à lui dans un endroit tel que celui-ci? Bradley ne pouvait quitter des yeux l'homme qui lui faisait face. Il remarqua également que contrairement à lui, il paraissait en bonne santé.
Le jeune Serdaigle voulut alors s'excuser en disant qu'il ne pouvait rien faire pour lui vu son état, mais il demeurait toujours muet. Il lui était impossible de prononcer la moindre parole.


-Aide-moi... répéta l'inconnu de cette même voix légère, cette fois animée par un vague sentiment de crainte.

L'homme s'éloignait à présent de Bradley comme si une force invisible le tirait en arrière. Le jeune sorcier essaya une nouvelle fois de s'adresser à lui, sans résultat. Son regard était toujours plongé dans celui du mystérieux inconnu, et il lui était impossible de détourner les yeux.
Que pouvait-il faire pour lui venir en aide? Le Serdaigle n'en savait rien. Il n'avait pas été capable de protéger Adane, il n'avait même pas été en mesure de se protéger lui-même. Comment pourrait-il secours à un homme sans connaître l'origine de ses problèmes? Il n'y avait aucune issue.
Une issue... C'était pourtant ce qu'il cherchait depuis un moment déjà...


-Aide-moi...

Cette fois, des flammes bleutées encerclèrent l'individu qui ne cessait de s'éloigner, le regard implorant, le visage déformé par une douleur grandissante.
Comment ces flammes étaient-elles apparues? D'où provenaient-elles?
Tout cela n'avait aucune importance. Un homme était en train de souffrir, et s'il ne faisait rien pour lui venir en aide, il finirait par mourir, piégé dans ce feu persistant.
Bradley se releva alors doucement, ses yeux noirs toujours rivés sur ceux de son interlocuteur, la baguette magique en avant.


-Aguamenti !

Un puissant jet d'eau fut propulsé alors en direction des flammes qui s'estompèrent aussitôt. Au même moment, le mystérieux inconnu disparut, à l'image des autres personnes présentes autour de lui. Les murmures s'évanouirent à leur tour, laissant place à un lourd silence...
La salle avait retrouvé son premier aspect à l'exception d'un élément. Le jet d'eau propulsé par la baguette du Serdaigle rebondissait de miroir en miroir sans jamais s'affaiblir. Plusieurs fois, Bradley dut s'esquiver pour éviter de le recevoir sur lui. Il remarqua alors que le projectile traversa l'un des miroirs qui lui faisait face au lieu de rebondir comme sur les autres.
L'adolescent s'avança alors en titubant vers ledit miroir puis fixa la glace avec intensité. Il ne pouvait pas voir l'image de son reflet, mais au lieu de ça, il pouvait distinguer un couloir se prolongeant sur plusieurs mètres. Bien décidé à sortir d'ici, il avança en direction du miroir et le traversa sans que l'objet n'oppose la moindre résistance. Après tout, les élèves de Poudlard traversaient bien un mur pour accéder à Kingcross. Un miroir, c'est plus original.

Mais cette pensée ne l'amusa que quelques secondes. Très vite, il ressentit cette douleur insoutenable qui lui traversait tout le corps et dont la source se situait au niveau de son bras gauche.
Mais Bradley ne pouvait pas s'arrêter maintenant. Il devait continuer le long du couloir. Sans porter la moindre attention sur la flaque d'eau due à son sortilège, il avança tant bien que mal en prenant bien soin de ne pas se heurter aux miroirs qui reflétaient son corps meurtri dans tout le couloir.
Après quelques mètres seulement, il remarqua au loin une faible lumière. Il poursuivit alors ses efforts pour ensuite percevoir plusieurs sons, et même plusieurs voix. Sentant son coeur s'accélérer, il continua son avancée incertaine pour finalement se retrouver face à Adane, qui était en compagnie de Joana, apparemment secouée par les évènements, et de Drago Malefoy.
Il salua le jeune Serpentard d'un faible signe de la tête puis afficha à léger sourire à l'adresse de sa capitaine de Quidditch.


-La prochaine fois, murmura-t-il, essaie de m'attendre avant de traverser les murs...

Bradley s'effondra alors sur le sol froid, vidé de son énergie, mais néanmoins rassuré par la présence d'autres sorciers autour de lui...

_________________
Revenir en haut Aller en bas
Adanedhel Iluvatar
Elève de Serdaigle 7ème année
Elève de Serdaigle 7ème année



Age : 17
Inscrit le : 27 Fév 2006
Messages : 1198
Localisation : Pas loin de la petite lumière, au bout du tunnel...

MessageSujet: Re: De l'autre côté du miroir (PV Adane et bons rpistes d'action   Lun 4 Déc - 22:20:01

{Hrp : accepterez-vous mes plus humbles excuses ? T.T}

En sentant des regards étonnés braqués sur elle, Adanedhel prit soudain conscience que ses condisciples de la prestigieuse école de magie ne devaient pas avoir pour habitude de voir des élèves descendre à travers un immense trou dans le plafond à l'aide d'une paire d'ailes blanches à faire pâlir le plus pur des anges. Par acquis de conscience, elle tourna la tête pour jeter un coup d'oeil dans son dos. Deux ailes de faible envergure y brillaient encore. Elles se secouèrent comme pour se débarrasser d'une poussière invisible puis, sur l'ordre silencieux de leur propriétaire, disparurent tout à fait. Devant le manque de répondant des deux enfants enlacés, elle leur adressa un bref salut alliant signe de tête et regard perçant qui se privait de mots, puis elle attendit que quelqu'un réagisse, afin de pouvoir continuer leur route le plus vite possible, sans qu'elle aie à se faire passer pour le chez improvisé de leur petite unité... Elle détestait passer pour Celle-Qui-Dirige-Tout... C'était plutôt gênant, en cas d'échec, elle l'avait vécu avec le Quidditch. Et puis il était crucial qu'ils sortent vite... Elle n'avait pas l'intention de servir de plat de résistance à l'autre fauve du couloir de gauche...
Alors que le silence qui s'installait commençait à devenir franchement pesant, la Préfète de Serpentard eut l'excellente idée de se mettre à bouger pour redonner un peu d'action à tout ce petit monde amorphe. Elle semblait préoccupée par quelque chose qui se trouvait un peu plus loin... Étonnée, la plus jeune du petit groupe suivit son mouvement du regard... Maintenant qu'elle y pensait un peu plus sérieusement, elle avait l'impression, elle aussi, d'avoir vu quelque chose bouger dans cette direction...
Oui. Elle avait vraiment vu bouger quelque chose dans cette direction, elle aussi… C’était d’ailleurs fort inquiétant, de savoir qu’il y avait quelque chose de non identifié qui avait bougé dans un couloir présumé vide… Surtout si on avait croisé un fauve qui avait dû se passer de nourriture pendant un long moment dans un autre couloir, à on ne savait combien de mètres plus haut (vu que l’on venait de faire une chute fantastique sans moyen de mesurer la distance parcourue) et qu’on lui avait échappé de justesse. Tout bien considéré par un esprit sain, la situation n’était pas normale, voire carrément inquiétante…
Se fiant à sa logique infaillible, Adanedhel suivit sa condisciple reptilienne d’un pas vif, curieuse de voir ce qui avait bougé. Non. Définitivement, Adanedhel n’avait pas un esprit sain…
Les miroirs tapissant le couloir renvoyaient des images du petit groupe, démultipliées à l’infini et étrangement distordues à cause de la lumière dure et vive projetée par les baguettes des trois adolescents. Tous évitaient de lancer des regards à leurs reflets, peu enclins à laisser la magie presque palpable de l’endroit s’attaquer à eux. D’ailleurs, s’ils les avaient regardés, ils n’auraient pu que se faire peur : ils étaient très pâles, cette pâleur renforcée par la pénombre de l’endroit et leurs yeux étaient écarquillés, comme pour mieux scruter l’obscurité. Malgré cette volonté de ne surtout pas regarder, ils stoppèrent au même endroit, face à un miroir exactement comme les autres, de la même taille, aux mêmes motifs sur le cadre… Mais la Préfète des Serpentards avait pilé devant et, vu qu’elle était la première, ils furent bien obligés de s’arrêter aussi. Dans le miroir, la petite rousse voyait leurs reflets et elle se rendit compte avec un certain désappointement qu’elle avait l’air de quelqu’un qui n’avait pas dormi depuis plusieurs jours – ou plutôt plusieurs nuits - : perdu et nerveux. Il y eut un instant de silence, durant lequel la Capitaine des Bleus et Bronze vérifia soigneusement que les deux autres avaient la même tête qu’elle. Elle remarqua même que miss O’Donell avait l’air tout d’abord intrigué, puis franchement effrayé. Il se passa alors quelque chose qui sortait singulièrement de l’ordinaire, même pour un endroit tel que Poudlard : l’image que le miroir lui renvoyait de troubla et une image qui n’avait absolument rien à voir avec ce que la jeune fille à la crinière de feu contemplait un instant plus tôt la remplaça ; une jeune fille toute de blanc vêtue, dotée d’un visage aux traits fins qu’encadraient une longue chevelure de jais aux reflets étoilés qui sortit du miroir… Ladite jeune fille aux cheveux noirs se pencha vers la plus vieille du groupe et lui demanda de l’aider… Il y eut à nouveau un terrible instant de silence et de totale immobilité : même miss Iluvatar, habituellement si réactive, ne sortit pas sa baguette pour exploser le reflet d’un sortilège bien lancé, juste entre les deux yeux… Puis le reflet rentra dans son miroir et s’évanouit, brouillant un instant la vitre, faisant penser à un nuage de lait dans une tasse de liquide sombre, et les images des trois enfants complètement ahuris réapparurent. La quatrième année de Serdaigle put tout à fait nettement voir sa collègue Verte et Argent s’effondrer au sol. Vivement, elle se retourna et se pencha vers elle, pour vérifier qu’elle était consciente. Elle lui tendit une main pour l’aider à se relever puis lança un regard à l’homologue masculin de la Préfète et se ravisa en faisant un pas en arrière, préférant laisser le soin au jeune homme de sauver la jeune fille en détresse. Il y avait un minimum de traditions à respecter.
Il y eut un bruit d’éclaboussures, puis une ombre titubante s’avança vers eux. Un Aigle que tous connaissaient eut le courage de lancer une remarque ironique à laquelle Adanedhel répondit par un petit soupire dédaigneux et un éclat ambré dans les yeux, puis le nouveau venu, qui était encore plus blanc que les trois compagnons d’infortune réunis, s’écroula littéralement au sol, face contre terre…
Et la jeune fille se retrouva avec un jeune homme en détresse à sauver…
Au diable les traditions…


*… Qu’est-ce qu’ils ont tous à tomber comme de bêtes feuilles mortes ?*

Se demanda l’une des deux seules personnes encore capables de tenir sur leurs jambes, un peu submergée par cette soudaine épidémie. Un éclat couleur de flammes brilla soudain au creux de ses pupilles. Ses nerfs étaient mis à vif par cette succession d’évènements. Sentant la panique la menacer après avoir contemplé le visage du Serdaigle effondré, elle s’efforça d’agir suffisamment vite pour lui échapper. L’ombre monta à l’assaut de ses yeux. Avec des gestes qui trahissaient inquiétude et empressement, elle s’accroupit près du deuxième année et le retourna sur le dos. La vue de son visage aussi blanc que la face osseuse de la Mort, elle fut parcourue d’un frisson des plus désagréables et elle s’activa encore un peu plus. En premier lieu, elle pointa sa baguette sur la poitrine de l’inconscient et s’exclama :

« Revigor ! »

Elle eut l’impression fugitive que quelques couleurs étaient réapparues sur ses joues mais, un instant plus tard, elle n’en était plus certaine… Devant son incapacité chronique, elle sentit une nouvelle vague de peur et de colère l’envahir. Le feu et l’ombre se livrèrent à un combat acharné dans ses yeux. Elle préféra ignorer ses sentiments et s’intéresser à l’entaille d’une taille impressionnante dont le garçon était doté et marmonna en tapotant son bras gauche :

« Ferula. »

Quelques bandes de soin élastiques apparurent et l’entourèrent sans grande conviction. Ce n’était pas exceptionnel, mais tout de même mieux que rien… La Bleu et Bronze posa sa baguette au sol et, les doigts tremblants, réajusta le bandage tout en déplorant silencieusement son incompétence chronique… Pas capable de faire une attelle correctement… Au moins le liquide à l’odeur un peu piquante qui lui restait sur les doigts signifiait-il que les bandes étaient imbibées de désinfectant… Une chose correcte dans la soirée… Enfin, vu la panique du moment, elle ne pouvait guère faire mieux… Elle lança un regard anxieux au visage du blessé et ramassa sa baguette avec un soupire de lassitude. Elle ne pouvait le forcer à se réveiller et aucun autre sortilège utile ne lui venait à l’esprit… Aussi se tourna-t-elle vers les deux Serpents, en désespoir de cause.

« Ca va mieux ? »

Demanda-t-elle dans une voix où perçait la fatigue. Sans réfléchir, le cerveau un peu anesthésié par la tension accumulée ces dernières minutes, voir cette dernière heure, elle balaya les miroirs de ses yeux sombres. Son regard s’arrêta sur l’une de ses nombreuses représentations… Qui n’était pas semblable aux autres… Voire même pas du tout… Déjà l’image renvoyée par le miroir représentait une jeune fille debout… Plus grande… Très blonde…
Ce n’était pas possible… Il devait y avoir des fuites de magies du Miroir du Risèd, pour que cette jeune femme soit ici représentée… La quatrième année en était à peu près certaine, cette vision était née du plus profond de son cœur… Car elle ne pouvait pas être ici… Déjà parce qu’elle n’avait jamais mis les pieds à Poudlard… Ensuite parce qu’elle n’était pas de cette tranche d’âge… Et puis parce que… Elle n’était plus de ce monde…
L’ombre prit possession des yeux de l’Aigle, et se scotchèrent à ce reflet salvateur. Il y eut un instant durant lequel elle ne sut vraiment que faire. Elle était à la frontière entre se mettre à hurler et fondre en larmes… Alors, le reflet se détacha du miroir, se pencha vers celle qui, dans un monde meilleur, aurait dû être sa sœur et murmura :


« Aide-moi… »

… C’en était trop. Ne voyait-elle pas qu’Adanedhel était bien en peine de s’aider elle-même et ceux qui étaient dans un besoin immédiat ? La jeune fille serra sa baguette de sa main droite et, semblant produire un effort surhumain, se redressa sur ses jambes. Elle brandit sa baguette en direction du visage du reflet et, à nouveau, s’immobilisa… Il suffit que ledit reflet lui lance un regard suppliant pour la faire craquer. Ses yeux virèrent au rouge sang. Elle eut l’impression que ses nerfs se brisaient sous la pression qu’elle leur imposait et elle balança une flopée de sortilèges dont la nature se perdit dans les couloirs, les incantations répétées sans fin par les multiples échos. Chose dont elle ne s’était pas doutée, ils rebondirent tous sur le miroir et foncèrent vers elle…

*Oh oh…*

**Comme tu dis…**

*Tes remarques servent à rien.*

**Pas le moment de t’en formaliser.**


C’était plutôt vrai… Malgré la colère, l’Aigle récupéra vite ses moyens et se jeta au sol. Il fallait croire qu’elle était la spécialiste pour déclencher des catastrophes.
_________________
Revenir en haut Aller en bas

De l'autre côté du miroir (PV Adane et bons rpistes d'action

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 2 sur 2Aller à la page : Précédente  1, 2

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le Miroir du Risèd :: Poudlard :: Quatrième étage :: Ancienne salle du Miroir du Risèd-